LA PERTE DE L’AURA DANS L’OEUVRE D’ART (WALTER BENJAMIN) COINCIDE HISTORIQUEMENT AVEC SON ÉMERGENCE DANS LA VIE PERSONNELLE OEUVRE D’ART (LE VAGABOND CÉLESTE)

Chez Walter Benjamin, «L’AURA» de l’œuvre d’art se définit dans les mots suivants:

LE LOINTAIN DU REGARD
S’ÉVEILLANT
DANS L’OBJET ÉLOIGNÉ

La naissance du modernisme au 19eme siècle s’accompagne DU FLÂNEUR/MARCHANDISE (Baudelaire) dans un interface physique où l’œuvre d’art elle-même disparaît  sous sa valeur d’échange.

Le crépuscule du modernisme au 20eme siècle s’accompagne DU FLÂNEUR/DÉTECTIVE (Walter Benjamin) où la disparition de l’aura dans la reproduction technique de l’œuvre d’art s’approfondit par l’image dialectique en trois temps du flâneur/marchandise devenu errance fantomatique par l’effet de foule (19eme siècle) devenu masse (début 20eme siècle puis masse d’état totalitaire, englué dans une lutte des classes dérapant PAR L’ERRANCE AXIOLOGIQUE des consciences lucides d’impuissance.

LA MISE EN ABIME DE L’AURA-OEUVRE D’ART DEVENUE MARCHANDISE atteint son point de non-retour avec Duchamp et son esthétisme de l’indifférence.

Joseph Beuys devient le prophète de la vie personnelle œuvre d’art prophétisant l’émergence de l’aura par une toute petite formule… TOUT ÊTRE HUMAIN EST UN ARTISTE.

Qu’Est-ce que l’émergence de l’aura dans la vie personnelle œuvre d’art? C’EST LE LOINTAIN DU REGARD S’ÉVEILLANT SUR SA VIE ÉLOIGNÉE.

Ainsi, le vagabond céleste se refuse à toute flânerie, qu’elle soit de nature baudelairienne (le flâneur/marchand) ou de nature benjamienne (le flâneur-détective).

La flânerie n’étant qu’une des formes de l’errance poétique (par sa théorisation fantomatique et axiologique de la personne marchande-détective, telle que prophétisée par Poe dans L’HOMME DE LA FOULE)

Le vagabond céleste sépare universellement par la révolution du droit cosmopolitique l’errance poétique de l’errance fantômatique ou axiologique.

Le vagabond céleste allume des rêveurs par quatre questions pour que ceux-ci, qu’importe qu’ils soient des errants fantomatiques ou des errants axiologiques puissent assister à l’émergence de l’aura de leur vie personnelle œuvre d’art qu’on appelle LE DROIT À L’ERRANCE POÉTIQUE DE LA DIGNITÉ ABSTRAITE DE TOUTE PERSONNE HUMAINE SUR TERRE.

L’AURA DE LA VIE PERSONNELLE OEUVRE D’ART ACCOMPAGNE NÉCESSAIREMENT LA NANODÉMOCRATIE CITOYENNE PLANÉTAIRE OEUVRE D’ART.
——
WALTER BENJAMIN
BAUDELAIRE
GIORGO AGAMBEN
BARBARA CHITUSSI
CLEMENS-CARL MÄRLE
P.857
EXTRAIT

Le flâneur, pourrait-on dire, marque le retour de l’oisif que Socrate prenait comme interlocuteur sur le marché d’Athènes. Sauf qu’il n’y a plus de Socrate. Ni l’esclavage qui garantissait son oisiveté.

walter Benjamin

P.857

 

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DEUX DOCTORATS PARALLELES… ALEXIS LEMIEUX ET PIERROT ROCHETTE DE L’ÉQUIPE (AULD-WOODARD-ROCHETTE)

COURRIEL D’ALEXIS À PIERROT

Un petit mot pour te souhaiter Joyeux Noel même si on a fêté ça avec Isabelle le 23 décembre!

Je tiens aussi à te remercier pour tes enseignements, tes bons conseils, tes très bonnes suggestions de lecture et ton excellent accompagnement digne d’un directeur de thèse.
J’aspire à prendre un rythme de lecture plus rigoureux à compter de Janvier.
Fais attention à toi,
On se voit bientôt!
Alexis

——–
COURRIEL DE PIERROT À ALEXIS
LA PASSION EST LA RÉCOMOENSE DU CHERCHEUR ASSIDU

je te souhaite cette joie
pour l’année 2017

J’ai presque terminé le 1000 pages de Benjamin… (p.750) je me suis permis de souligner et noter TON LIVRE pour que l’on puisse croiser nos traces…dans notre réflexion conceptuelle commune au sujet de L’ERRANCE POÉTIQUE versus la flânerie.

MON PREMIER COMPTE-RENDU DE LECTURE

effectivement, la flânerie chez Benjamin est de nature dialectique
et ses trois phases (thèse, antithèse, synthèse… se recoupent tout au long par une vision marxiste (image dialectique tirée de l’allégorie)et il n’y a pas flânerie sans objectif de libérer les humains de l’errance fantomatique (hypnotisme de la marchandise) pour l’éveiller à travers une errance axiologique consciente (l’humain en flânant devient lui-même marchandise… But visé… faire passer l’humain de marchandise à la dignité abstraite d’une vie personnelle oeuvre d’art par l’errance poétique.

Le musée en ce sens me semble un microscope de la société…. il est passé de l’art fantomatique (magasin de porcelaines) à l’art axiologique (le musée est lui-même marchandise) et n’a pas encore connu l’errance poétique comme mode muséal libérateur de la personne humaine.

La planète-terre me semble aussi passer par les mêmes apories…. la nanodémocratie citoyenne planétaire me semble l’outil du droit qui manque pour que la dignité abstraite de la personne humaine passe avant la dignité concrète des états en guerre les uns contre les autres.

Je pense sincèrement que la connaissance tant contextuelle que profonde des œuvres de Baudelaire, Poe, Benjamin, Malraux et Bernhard
permettant de bien cerner l’étiquette d’errance et ses trois corollaires, peut permettre aussi de bien de définir LE MUSÉE DU 21EME SIÈCLE COMME LABORATOIRE D’ERRANCE POÉTIQUE (ton doctorat)
aussi bien que LA PLANÈTE-TERRE DU 21EME SIÈCLE COMME LABORATOIRE D’ERRANCE POÉTIQUE (le doctorat de notre équipe de recherche Auld, Woodard,Rochette).

EN PRENANT COMME ACQUIS QUE TOUT AU LONG DE TA MAÎTRISE, LE THÈME DE L’ERRANCE A TOUJOURS CONSTITUÉ TA QUESTION VISCÉRALE ET INCONTOURNABLE.

TA QUESTION DE DOCTORAT
M’APPARAISSANT COMME LA CONSÉQUENCE LOGIQUE
DE TA QUESTION DE MAÎTRISE

TA QUESTION DE DOCTORAT,
APRÈS PLUS DE 3 ANS DE RÉFLEXIONS COMMUNES
DONC ….POURRAIT RESSEMBLER À CELLE-CI:

COMMENT LE MUSÉE DU 21EME SIÈCLE
PEUT-IL DEVENIR
UN LABORATOIRE D’ERRANCE POÉTIQUE?

——–

MA QUESTION DE DOCTORAT PARALLELEMENT
ÉTANT REDEVANTE DE NOS ANNÉES DE DISCUSSION
SUR LE SUJET, dont a aussi bénéficié
notre équipe de recherche (Auld, Woodard,Rochette)
POURRAIT RESSEMBLER À CELLE-CI:

COMMENT LA PLANÈTE TERRE DU 21EME SIÈCLE
PEUT-ELLE DEVENIR UN
LABORATOIRE D’ERRANCE POÉTIQUE?

————

La planète terre autant que le musée me semble en ce moment englués dans des contextualisations d’errance fantomatique et d’errance axiologique…
Il est scandaleux de flâner dans l’une comme dans l’autre sans réfléchir AU DROIT DE l’errance poétique pour tous, AUTANT DANS UN MUSÉE QUE SUR LA PLANÊTE-TERRE.

À SUIVRE

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Michel le concierge
Pierrot vagabond

LE PERSONNAGE DE MICHEL LE CONCIERGE…. AMBASSADEUR DE L’INTELLIGENCE PLANÉTAIRE

LE PERSONNAGE DE MICHEL LE CONCIERGE….AMBASSADEUR DE L’INTELLIGENCE PLANÉTAIRE.

Chaque matin Michel Marlene et moi réfléchissons sur le personnage, l’archétype hyper-réaliste de Michel le concierge…. l’amitié qui nous unit…. la poésie qui nous habite et l’humanisme qui nous transcende… sont les bases de notre laboratoire de recherche.

Et le blogue servira aussi de poïétique d’une prise de la parole à l’autre de l’homme qui planta de l’espérance dans le cœur des autres personnes humaines… et cela …. à partir de son fond de cave où l’univers de sa conciergerie industrielle se déploie depuis 14 ans.

1- LE PAYS OEUVRE D’ART?…. POURQUOI?

https://youtu.be/L7N0xCygM7E = Le Pays Œuvre d’Art ?… Pourquoi ?…

LE PERSONNAGE DE MICHEL LE CONCIERGE….AMBASSADEUR DE L’INTELLIGENCE PLANÉTAIRE

Chaque matin Michel Marlene et moi réfléchissons sur le personnage, l’archétype hyper-réaliste de Michel le concierge…. l’amitié qui nous unit…. la poésie qui nous habite et l’humanisme qui nous transcende… sont les bases de notre laboratoire de recherche.

Et le blogue servira aussi de poïétique d’une prise de la parole à l’autre de l’homme qui planta de l’espérance dans le cœur des autres personnes humaines… et cela …. à partir de son fond de cave où l’univers de sa conciergerie industrielle se déploie depuis 14 ans.

1- LE PAYS OEUVRE D’ART?…. POURQUOI?

1) https://youtu.be/L7N0xCygM7E = Le Pays Œuvre d’Art ?… Pourquoi ?…

AU SUJET D’EUREKA D’EDGAR ALLAN POE

Essai

Eurêka d’Edgar Poe : le Beau défend le Vrai

janvier 11, 2014 Jean-Pierre LUMINET Un commentaire

Un poète face à l’énigme de l’univers

Daguerréotype d’Edgar Poe pris en 1848, un an avant sa mort.

Edgar Allan Poe (1809-1849) est l’une des principales figures du romantisme américain. Connu surtout pour ses Contes fantastiques et autres Histoires extraordinaires, mais controversé dans son pays en raison d’une vie agitée, il a d’abord été défendu par des auteurs français prestigieux comme Baudelaire, Mallarmé (qui ont traduit la majorité de ses nouvelles et poèmes) et Valéry. La critique contemporaine le situe parmi les plus importants écrivains du XIXe siècle et comme l’inventeur du roman policier. Si Eurêka (1848), dernier texte d’importance publié du vivant de l’auteur[1] et sous-titré Essai sur l’univers matériel et spirituel, Poème en prose, prend la forme d’un essai, il n’en tente pas moins de résoudre une énigme au travers d’une enquête, non plus conduite par le perspicace chevalier Dupin mais par l’auteur lui-même, qui se pose en visionnaire extralucide. Enquête suprême, puisqu’il s’agit d’élucider le mystère de « l’Univers Physique, Métaphysique et Mathématique, — Matériel et Spirituel — de son Essence, de son Origine, de sa Création, de sa Condition présente et de sa Destinée », comme annoncé dès le premier chapitre ! Voulant embrasser d’un coup d’œil l’immensité de tout ce qui est connu en son temps, là où un esprit ordinaire ne percevrait que complexité et chaos, Edgar Poe (à l’intellect quelque peu surchauffé par plusieurs mois de maladie) y voit une unité, un ordre, un plan. Une Consistance. Tel est le mot-clé de sa cosmologie personnelle.

Le déroulement inflexible de ses Contes laissait déjà voir comment les grandes forces inorganiques, par un enchaînement scientifique de causes et d’effets, viennent entraver le fonctionnement de la psyché organique. Sa formule, c’est « tout se tient ». Cette notion de Consistance, Paul Valéry l’analyse comme l’intuition centrale de ce qu’il tient pour le principal poème cosmogonique des temps modernes : « Dans le système de Poe, la Consistance est à la fois le moyen de la découverte et la découverte elle-même. C’est là un admirable dessein, exemple et mise en œuvre de la réciprocité d’appropriation. L’univers est construit sur un plan dont la symétrie profonde est, en quelque sorte, présente dans l’intime structure de notre esprit. L’instinct poétique doit nous conduire aveuglément à la vérité »[2].

De fait, le lien indéfectible entre Poésie, Beauté et Vérité est posé par Edgar Poe dès sa préface : « À ceux qui sentent plutôt qu’à ceux qui pensent ; aux rêveurs et à ceux qui ont mis leur foi dans les rêves comme dans les seules réalités, j’offre ce Livre de Vérités, non pas seulement pour son caractère Véridique, mais à cause de la Beauté qui abonde dans sa Vérité, et qui confirme son caractère véridique. À ceux-là je présente cette composition simplement comme un objet d’Art ; — disons comme un Roman, ou, si ma prétention n’est pas jugée trop haute, comme un Poème. Ce que j’avance ici est vrai ; donc, cela ne peut pas mourir ; ou si, par quelque accident, cela se trouve, aujourd’hui, écrasé au point d’en mourir, cela ressuscitera dans la Vie Éternelle. »

Pour lui, l’Univers est un poème de Dieu, il est donc parfait et consistant. Mais l’homme ordinaire (y compris le savant) ne voit pas cette perfection. C’est au poète, qui a l’intuition de cette perfection grâce à son imagination créatrice, de la faire connaître. Dans Eurêka, il bâtit un poème abstrait qui se veut une explication totale de l’univers matériel et spirituel.

Aucun autre cosmogoniste de l’histoire n’a proclamé que son livre était un poème et que sa beauté même était garante de sa vérité ; nulle part ailleurs nous trouvons identification aussi complète de l’Univers à une œuvre d’art. Mais ce n’est pas l’architecture qui fournit à Poe ses similitudes ; c’est le roman, le drame, le poème : arts de la durée. Dans l’œuvre de Dieu – qu’il compare à un romancier –, le temps est un élément essentiel, inséparable de l’espace. Durée, dimensions, forces, vitesses sont calculées les unes sur les autres et sur les « destinées spirituelles » de l’Univers. La symétrie artistique qu’il invoque dans la construction de son récit et de son raisonnement (« Le sentiment de la symétrie est un instinct qui repose sur une confiance presque aveugle. C’est l’essence poétique de l’univers, de cet Univers qui, dans la perfection de sa symétrie, est simplement le plus sublime des poèmes », Eurêka XIV) est une symétrie dans la durée : celle de la réaction, qui est l’action inversée.

Le système cosmogonique d’Eurêka

Eurêka, trad. de Charles Baudelaire, Editions d’art, Paris 1923.

Précisons maintenant le système cosmogonique de l’écrivain. D’entrée de jeu, il formule la proposition générale qu’il entend démontrer : « Dans l’Unité Originelle de l’Être Premier est contenue la Cause Secondaire de Tous les Êtres, ainsi que le Germe de leur inévitable Destruction. » Son souci de Consistance absolue nécessite une vue du monde comme édifice limité dans le temps et l’espace, dont la cohérence puisse être totalement embrassée. Une cosmologie de la Consistance implique donc un univers évolutif, ayant un commencement et une fin. Un monde dynamique où la matière se ramène à des Forces et disparaît avec elles. Ces Forces, au nombre de trois – Expansion, Gravitation, Répulsion Électrique – naissent l’une de l’autre et n’ont d’autre raison d’être que la diffusion, l’individualisation et la dissolution de l’Esprit.

L’évolution cosmique se déroule en cinq phases. Au commencement, Dieu crée une Molécule primordiale, à laquelle il ordonne de se désintégrer en un nombre gigantesque mais fini d’atomes. C’est la première phase « d’expansion ».

Les atomes irradient dans toutes les directions, remplissant l’univers (fini) des étoiles. Seconde phase « de diffusion ».

Quand l’irradiation atteint ses limites, son action cesse et la Gravitation entre en jeu; cette force de rapprochement n’est rien d’autre chose que la réaction à la force de diffusion, provoquant l’agglomération des atomes pour constituer les diverses formes des corps célestes. Troisième phase « d’agglomération ».

La gravité cède ensuite le pas à la Répulsion électrique, qui prévient momentanément la fusion. Par le jeu contrasté de ces deux forces, les atomes se différencient, des masses particularisées de matière deviennent animées, sensi­bles, conscientes, avec toutes ses conséquences physiques, chimiques et biologiques. C’est la quatrième phase « de multiplicité et de variété ».

Si les « destinées spirituelles » de l’Univers développent des variétés aussi nombreuses et complexes, c’est pour créer la plus grande somme de relations possibles, condition nécessaire pour un retour vers l’Unité. « Alors parmi d’incommensurables abîmes, brilleront des Soleils inimaginables. Mais tout cela ne sera qu’une magnificence climatérique présageant la Grande Fin. […] Bientôt, avec une vélocité proportionnée à la véhémence spirituelle de leur appétit pour l’Unité, les majestueux survivants de la race des Étoiles s’élancent dans un commun embrassement. Nous touchons enfin à la catastrophe inévitable. »

Ainsi Poe envisage-t-il l’ultime phase « d’effondrement et annihilation » : sur le long terme, la gravité attractive redevient dominante et, en précipitant les globes les uns sur les autres, ramène l’univers à l’Unité.

Pour l’écrivain, l’intuition de l’Unité primordiale et finale n’a pas besoin de justification : l’instinct du Beau ne peut tromper, l’ima­gination poétique est le plus sûr des guides. Beauté = Symétrie = Consistance = Vérité = Beauté : il ne sort pas de cette équation circulaire. Qu’a-t-il besoin de raisons physiques ? C’est une raison à la fois philosophique et artistique qui lui permet de découvrir l’avenir de l’Univers. La dispersion fait violence à la nature, et les atomes, en recherchant le centre de leur sphère, recherchent la condition qui est leur normalité.

Ainsi, au bout du processus, la glorieuse flambée s’éteint d’un coup et fait place à l’évanouissement total de la matière. Dieu-pur ­esprit demeure seul … Jusqu’à la pulsation prochaine, car en écrivant Eurêka, Poe a redécouvert la doctrine de l’Éternel Retour – ou Grande Pulsation – et se l’est appropriée comme une trouvaille bien personnelle, exactement comme devait le faire plus tard Nietzsche. Le retour à l’Unité ne traduit donc pas une rentrée dans l’Éternité, au contraire, l’Univers doit renaître de ses cendres en de futurs cycles : « Un nouvel univers fera explosion dans l’existence, et s’abîmera à son tour dans le non-être, à chaque soupir du Cœur de la Divinité ». Ce cœur divin, affirme Poe, c’est notre propre cœur. Ainsi se trahit-il: c’est en lui-même qu’il a cru saisir la Loi, c’est sur le rythme de son organisme périssable qu’il a réglé le rythme universel et sans fin.

On notera aussi que la théorie de l’universelle diffusion de la divinité dans et par toutes choses, exposée dans Eurêka, rappelle la foi des brahmines exprimée à travers la Bhagavad-Gita. En réalité, Poe arrive à une forme d’incroyance plus radicale puisqu’il suppose que l’Âme centrale et créatrice est alternativement, non seulement diffusée, mais fondue et perdue dans l’univers, et l’univers en elle. Ainsi l’énergie créatrice « n’existe aujourd’hui que dans la matière et l’esprit diffusés dans l’univers existant ».

La postérité d’Eurêka

Poe considérait Eurêka comme le couronnement de son œuvre. À son éditeur dubitatif il déclare : « Mr Putnam, vous ne vous rendez pas compte de l’importance de l’œuvre que je mène à son achèvement. J’ai résolu le secret de l’Univers ! » et, dans une lettre de février 1848, ajoute : « Ce que j’ai exposé révolutionnera (avec le temps) le monde de la science physique et métaphysique. Je le dis avec calme, mais je le dis ! »

De fait, parmi les nombreuses divagations mystico-philosophiques, on trouve dans Eurêka plusieurs intuitions fulgurantes qui semblent anticiper plusieurs découvertes de la physique du XXe siècle : l’âge fini des étoiles comme explication du noir de la nuit (cf. l’extrait du chap. XI), les trous noirs et les trous de ver, la théorie du chaos, la matière sombre, l’existence des nébuleuses extragalactiques et leurs regroupements en amas de galaxies, l’expansion de l’espace, l’atome primitif, le Big Crunch et les univers-phénix[3]…

Or, Eurêka est resté incompris durant des décennies, voire considéré comme absurde même par les plus farouches admirateurs de son auteur. Si en 1919, D. H. Lawrence, auteur d’un essai sur l’œuvre de Poe, écrivit que « Poe n’est pas vraiment un artiste. C’est plutôt un génie scientifique », Baudelaire, plus lucide et circonspect, hésita quelques années avant de publier sa (superbe) traduction en français de ce « poème en prose », qui le laissait perplexe.

John Pringle Nichol, Architecture of the Heavens (1837), page de titre

L’échec du livre en tant qu’ouvrage scientifique repose sur plusieurs facteurs, tant de forme que de fond. Pour la forme, Eurêka est à la fois un traité d’astronomie, une méditation mystico-poétique sur la naissance de l’Univers et, dans son prologue, une fiction d’anticipation (le texte est censé s’appuyer sur une lettre trouvée dans une bouteille flottant sur la Mare Tenebrarum lunaire, datée de 2848 après J.-C. et retraçant les différentes étapes de la connaissance scientifique).

J.P. Nichol, Architecture of the Heavens, Pl.5

L’auteur y présente, dans un langage quelque peu ampoulé où les mots grandiloquents sont affublés de majuscules et d’italiques, des concepts philosophiques, métaphysiques et astronomiques en usant d’une méthodologie peu rigoureuse, essentiellement intuitive, sans aucun travail scientifique susceptible d’étayer ses conclusions (et sans posséder les diplômes académiques pouvant légitimer ses propos, péché mortel aux yeux de la communauté scientifique). Certes, il cite Kant, qui dans son Traité du Ciel (1755) avait lancé l’hypothèse des « univers-îles », il s’appuie abondamment sur Laplace et sa théorie de la nébuleuse primitive expliquant la formation des systèmes solaires, et il a dévoré Architecture of the Heavens, ouvrage de vulgarisation de l’Écossais John Pringle Nichol paru en 1838 et qui émettait avec précaution l’hypothèse que l’ensemble des nébuleuses spirales était en marche vers un flamboiement suprême : mais Poe y saisit uniquement les suggestions qui vont dans le sens de son désir.

Pour le fond, c’est d’abord l’objectif métaphysique quelque peu prétentieux affiché par l’écrivain qui a fait obstacle, et son affirmation que Dieu est la cause première à l’origine de l’univers, Dieu représentant l’Unité originelle à laquelle nos esprits doivent retourner en parallélisme strict avec le destin de la matière. Un tel retour vers l’Unité originelle préfigure d’ailleurs la vision tout aussi contestable de Teilhard de Chardin et de son Point Oméga (publiée en 1956), et développée par le cosmologiste-théologien américain Frank Tipler en 1994 dans le cadre des modèles relativistes de Big Bang – Big Crunch. Ces facteurs ont contribué au rejet d’Eurêka par la communauté scientifique positiviste, à cette époque et pour plusieurs décennies opposée au concept d’un Univers en évolution. Il faudra attendre les travaux de Friedmann et Lemaître dans la décennie 1920 et la lente acceptation des modèles de Big Bang pour que l’étrange cosmogonie d’Edgar Poe attire l’attention de quelques scientifiques.

À la lumière de la physique du XXe siècle, on constate cependant que Poe a voulu construire une « théorie de tout » avec les connaissances et les moyens intellectuels de son temps. De fait, Eurêka fournit un siècle à l’avance un modèle qualitatif d’univers newtonien dynamique, modèle qui ne sera scientifiquement développé qu’en 1934 par Edward Milne et William McCrea – sans plus de succès.

Toujours est-il qu’en 1848, dans un cosmos romantique, complexe, débordant de mystère et de nuit, l’instinct du Beau célébré par Baudelaire s’est mis à l’œuvre pour réédifier, sans les calculs et les scrupules du véritable esprit scientifique, un édifice non moins mythique que le cosmos construit par Kepler sur les polygones réguliers, mais dont l’esthétique musicale, loin des polyphonies de Palestrina, annonce le Götterdammerung wagnérien

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Marlene la jardinière
Michel le concierge
Pierrot vagabond

«WOW-T=2.7K?»… DE L’ÉQUIPE DE RECHERCHE (AULD-WOODARD-ROCHETTE) … C’EST À LA FOIS LA FORMULE MATHÉMATIQUE DU RÊVE D’EDGAR ALLAN POE, LA FUSION DU RÊVEUR ET DE L’UNIVERS DE gASTON bACHELARD COMME LA POÉSIE DU RÉEL ABSOLU DE NOVALIS

L’œuvre d’Edgar Allan Poe fut toute sa vie consacrée à la recherche d’une formule mathématique du rêve. Il suffit d’y joindre ces citations de Gaston Bachelard et de Novalis pour bien intuitionner toute l’importance du personnage archétype de MICHEL LE CONCIERGE qui fait, jour après jour, de son amour pour sa femme, une œuvre d’art, symbolisant universellement l’humanité œuvre d’art qui découlerait par le biais d’un droit nanodémocratique, d’une masse critique de vies personnelles œuvre d’art.

« LE RÊVEUR ET L’UNIVERS ENSEMBLE TRAVAILLENT À LA MÊME OEUVRE» (Gaston Bachelard)

«LA POÉSIE EST LE RÉEL ABSOLU. PLUS UNE CHOSE EST POÉTIQUE, PLUS ELLE EST RÉELLE.» (Novalis)

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Michel le concierge
Pierrot vagabond

UNE DE MES CHANSONS QUE JE DÉDIE À MONSIEUR ANGE…. UN AFRICAIN D’EXCEPTION QUI HONORE LE QUÉBEC DE SA PRÉSENCE INTÈGRE

TRÈS CHER MONSIEUR ANGE

Qu’est-ce qu’un être humain? C’est un être de lumière à intentisé variable. Allumer un rêveur, c’est nourrir de son propre feu un rêve à trop faible intensité de lumière. Etre allumé par un rêveur, c’est être aspiré par l’intensité de la lumière de l’autre. Chacune de mes chansons non normative fut une histoire vraie, inspirée par l’une ou l’autre des deux situations décrites dans ce paragraphe.

UN JEUNE HOMME DE BONTÉ

Un jour j’ai demandé
à un jeune africain
réfugié à Sept-îles
comment il voyait demain

ce jeune de 17 ans
m’a dit bien simplement
je rêve de retourner
dans mon pays maltraité

pour être reconnu
nationalement
comme un homme de bonté

REFRAIN

une chance qu’y pleuvait à sciau
sur ma guitare et mon chapeau
parce que mes larmes me lavaient l’corps
entre Sept-Iles et Bécomo
perdu dans l’parc
d’une route de bois
et d’orignaux

COUPLET 2

moi qui ai donné mes biens
qui marche mon pays
adoré des étoiles
et même de la pluie

il a suffi d’une phrase
d’un jeune noir en extase
pour que brille dans la nuit
sa clé du paradis

je me ferai mendiant
nationalement
pour chanter, ce jeune homme de bonté

COUPLET 3

y a très peu d’africains
qui demeurent à Sept-Iles
qui ont les yeux brillants
et bientôt 18 ans

qui marchent dans la rue
qu’on traite en inconnu
qui font l’ménage la nuit
dans une usine perdue

si vous le rencontrez
serrrez-lui la main
en lui chantant mon refrain

Pierrot, vagabond céleste

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Michel le concierge
Pierrot vagabond

LA LOI ROCHETTE-LEMIEUX DES TROIS FORMES D’ERRANCES… L’ERRANCE FANTOMATIQUE, L’ERRANCE AXIOLOGIQUE, L’ERRANCE POÉTIQUE

Durant près de 3 ans, Pierrot Rochette (pour le doctorat au nom de l’équipe Auld-Rochette-Woodart) et Alexis Lemieux (pour sa maîtrise) avons travaillé en équipe à défriché la structure de l’étiquette d’errance… si maladroitement conceptualisée dans l’œuvre de Dominique Berthet.

Le résultat me semble tellement significatif qu’Alexis peut en faire la base fondamentale de son doctorat sur l’errance muséale (ou son impossibilité)
comme de mon côté je peux étayer les trois concepts pour fonder la fin du post-modernisme par la naissance du nano-modernisme.

Comme nous n’utiliserons pas cette base de recherche de la même manière, nous prenons immensément de plaisir à poursuivre l’exploration du cadre théorique autant au niveau historial comme au niveau de théorisation systémique d’une époque à l’autre ( St-Francois d’Assise pour le pré-modernisme, Baudelaire (l’aurore) et walter Benjamin (le crépuscule)pour le modernisme et le vagabond céleste pour le post-modernisme dans son implosion en nano-modernisme par la nano-démocratie…

Enfin, chacun, nous aurons notre programme de lecture bibliographique….

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ALEXIS LEMIEUX… MAGNIFIQUE MÉMOIRE DE MAÎTRISE SUR LE THÈME DE L’ERRANCE OÙ PIERROT LE VAGABOND CÉLESTE EST CITÉ COMME ERRANT POÉTIQUE DU QUEBEC

June 3, 2016 Pierrot le Vagabond ChercheurEdit

LE MÉMOIRE DE MAÎTRISE D’ALEXIS LEMIEUX
ENFIN NUMÉRISÉ AU SITE SUIVANT:

http://www.archipel.uqam.ca/8538/1/M14188.pdf
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extrait p.3

L’historique de l’errance, et des errants axiologiques, fantomatiques et poétiques, se représente sous des figures d’errance qui ont traversé les siècles: Comme Ulysse et le mythe grec qu’il a incarné, les personnages légendaires tels que le chevalier errant (11-12eme siècle) et le juif errant (au 16eme siècle). Puis les personnages fictifs d’œuvres littéraires comme Don Quichotte (Cervantes 17eme siècle) Robinson Crusoé (Defoe 18eme siècle), Goldmund (Hesse, 20eme siècle). Puis ont existé des êtres religieux, qui ont potentiellement vécu une errance ascétique, comme l’ermite François d’assise (12eme-13eme siècle) au moyen-âge, suivi de son successeur l’ermite Ignace de Loyola (15eme-16eme siècle) et le vagabond-conteur Jean de la Fontaine (17eme siècle). Puis apparaît la modernité au 19eme siècle avec ses poètes et ses philosophes errants tels que Henry David Thoreau (1817-1862), Friedrich Nietzsche (1844-1900) et son personnage Zarathoustra (ainsi parlait Zarathoustra) et nul autre qu’Arthur Rimbaud (1854-1891). Il y eut aussi ces voyageurs qui ont vécu des moments d’errance sans avoir fait de leur vie une errance prolongée ou perpétuelle: Alexandra David-Neel (1868-1969), Nicolas Bouvier (1929-1998) et Serge Daney (1944-1992). Plus près de nous au Québec et au Canada, il y eut des générations d’errants après l’arrivée des colons en Nouvelle-France. Quelques figures de l’errance sont à considérées parmi les coureurs des bois: les personnages historiques dont le fameux cartographe David Thompson (1770-1857) et son parcours impressionnant, «les canadiens errants» exilés ou déportés en Australie ou ailleurs sur des îles inconnues, les vagabonds comme le survenant ou le quêteur officiel de tous les villages de la province, les peintres québécois errants: Ozias Leduc, Paul-Emile Borduas et Jean-Paul Riopelle parmi d’autres, le «clochard céleste» tel que Jack Kerouac (1922-1969, le robineux de Montréal et son confrère itinérant, et «le vagabond céleste» comme Pierrot Rochette (1949- ), un allumeur de rêves. Toutes ces figures de l’errance au cours de l’évolution de l’humanité ont participé à la richesse et à la différence de la personne humaine à travers les frontières, les géographies, les histoires, les pays, les cultures, les disciplines, les types de déplacement et les formes d’intelligence multiples de nos congénères errants…..

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extrait p.48…

L’errance poétique, c’est l’itérare qui «gagne» sur l’errare dans le sens qu’il s’agit de la racine proéminente et qui a le plus grand potentiel de croissance. L’errance poétique est par la profondeur de la quête qui prend souvent la forme d’un voyage initiatique (intériorisé il peut prendre la forme d’une errance immobile) ou vécu dans l’espace par le biais du déplacement inhérent à un but ou à une quête. La racine ITERARE (elle très souvent positive) parvient à faire du sens et à dynamiser la vie d’une personne. Elle est appelée à la réalisation et à la concrétisation d’un projet ou d’un rêve. Elle apporte de l’équilibre dans un monde désordonné ou chaotique ou la racine ERRARE DE L’ERRANCE est de plus en plus courante. Il y a plusieurs individus qui ont réalisé de type d’errance positive: Paul-Emile Borduas, Pierrot Rochette, Mylène Paquette.

Les expressions «errance axiologique», «errance fantômatique» et «errance poétique» ont pris naissance dans le cadre de nos discussions avec Pierrot Rochette , au cours des deux dernières années. Durant ces moments de partage, nous avons abordé le thème de l’errance sous différents angles. L’APPORT DE PIERRE ROCHETTE SUR LE PLAN DE NOS RÉFLEXIONS THÉORIQUES EST INDÉNIABLE, NOTAMMENT SUR LE DÉVELOPPEMENT DES RACINES «ERRARE» ET «ITÉRARE». Lors de notre première rencontre, au MUSO situé à Salaberry-de-Valleyfield, où nous travaillions au mois de mai 2013, Pierrot Rochette s’est enthousiasmé pour notre thème de l’errance par sa pratique du vagabondage. Quand à nous, notre curiosité portait sur ses errances. Par la suite, nous nous sommes rencontrés à Montréal, notamment à l’UQAM et en périphérie. Le site CENTERBLOG.NET retrace une portion considérable de nos correspondances qui font état de nos échanges théoriques. Ces échanges théoriques demeurent accessibles en ligne sur ce site (nous possédons une copie manuscrite de ces correspondances).
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extrait p.51

Le quatrième chapitre de notre étude porte sur le concept «d’errance poétique». Et nous ferons surtout référence aux lettres de Paul-Emile Borduas et des écrits de Gilles Lapointe qui suggèrent l’errance de Borduas. Puis nous ferons un aparte sur l’errance de Pierrot Rochette qui est, selon nous, UN PARFAIT ERRANT POÉTIQUE…….

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extrait p.123…

Les peintres québécois Jean-Paul Riopelle, Paul-Emile Borduas, et Ozias Leduc sont des exemples de créateurs ayant vécu une errance poétique par l’aventure trépidante de leur projet artistique. De la même manière qu’eux, l’errant chansonnier poète Pierrot Rochette a fait de sa vie vacillante une errance-quête (mercredi 22 avril 2015, information du nord Ste-Agathe,17) ponctuée de passages et d’arrêts, une danse de la marche, «pour vivre sa vie de vagabondage là où la vie l’amène».

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p.s.

Merci Alexis Lemieux pour ton intégrité à mon égard car je puis témoigner de notre engagement commun à définir le plus lumineusement possible une étiquette dont les attributs essentiels ont longtemps souffert de confusion.

Je l’ai fait pour mon doctorat pendant que tu le faisais pour ta maîtrise…. ce fut équitable…. et je te prédis un brillant avenir institutionnel universitaire.

sur Google
Pierrot vagabond

www.lepaysoeuvredart.com
Michel le concierge

LA CHANSON-MANIFESTE DU NANO-MODERNISME DE L’HUMANITÉ OEUVRE D’ART

VOYAGE

chu rien qu’un chanteur qui voyage
tu m’verras jamais à t.v.
j’ai 35 ans j’fais pas mon âge
j’fais du folklore dans mes tournées

j’ai comme des explosions dans tête
que j’ai besoin d’te raconter
d’un coup je meurs d’un hasard bête
dans des pays trop éloignés
—–
Au Japon j’ai connu l’boudhisme
avec des temples de 12,000 ans
pis en Afrique des musulmans
qui ont plusieurs femmes évidemment

moi catholique baptisé
traumatisé par le péché
y a tellement d’religions sur terre
qu’aujourd’hui j’me sens libéré

——
j’ai vu des noirs bleus comme la mer
qui vendaient des serpents séchés
des noirs charbons en Côte d’Ivoire
qui m’ont donné leur amitié

du fond de la brousse ma peau blanche
a eu honte de ses préjugés
y a tellement de couleurs sur terre
qu’aujourd’hui j’me sens libéré

——
j’ai vu des langues par dizaines
des dialectes par centaines
sayonara good by je t’aime
midowo antimari midowo

moi québécois enraciné
qu’on a monté contre les anglais
y a tellement de langages sur terre
qu’aujourd’hui j’me sens libéré
————–

les religions sont des poètes
comme les langues et les couleurs
j’ai comme des explosions dans tête
qui font qu’aujourd’hui j’ai pu peur

d’être québécois dans l’fond du coeur
et j’ose crier à la jeunesse
maudit déniaise t’as 18 ans
je sais que la planète t’attend

j’sais pas si j’ai bien fait d’parler
mais pour le reste oubliez-moé.

Pierrot
vagabond céleste

SUR GOOGLE
Marlene la jardinière
Michel le concierge
Pierrot vagabond

PAR LE MEURTRE DU POST-MODERNISME… LE VAGABOND-CÉLESTE DEVIENT ORPHELIN DE L’HUMANITÉ COMME L’HUMANITÉ DEVIENT ORPHELINE DU VAGABOND CÉLESTE… EN CONCÉQUENCE DE QUOI, LE QUOÎT INSESTUEUX DE DEUX ORPHELINS ENGENDRA LE NANO-MODERNISME

Chaïm Perelman
et Lucie Olbretchs-Tyteca
TRAITÉ DE L’ARGUMENTATION
les arguments basés sur la structure du réel
les liaisons de coexistences entre l’acte et l’essence
extrait
P.438

Plus fréquentes que les techniques de ruptures sont les techniques de freinage. Un des progrès du droit a consisté à remplacer la responsabilité collective par la responsabilité individuelle, en permettant de ne pas mettre les actes que la législation condamne et poursuit: mais ce n’est qu’une technique juridique que peut répudier un moraliste ou un sociologue….

extrait
p.439-440

AUTRES LIAISONS DE COEXISTENCE, L’ACTE ET L’ESSENCE

Les mêmes interactions que nous avons constatées dans les rapports de l’acte et de la personne, de l’individu et du groupe, se retrouvent chaque fois que des évènements , des objets, des êtres, des institutions, sont groupés d’une façon compréhensive, qu’on les considère comme caractéristique d’une époque, d’un style, d’un régime, d’une structure. CES CONSTRUCTIONS INTELLECTUELLES s’efforcent d’associer et d’expliquer des phénomènes particuliers , concrets, individuels comme manifestations d’une essence dont d’autres évènements, objets, êtres ou institutions sont également l’expression. L’histoire, la sociologie, l’esthétique constituent le champ de prédilection des explications de ce type: les évènements caractérisent une époque, des œuvres un style, les institutions un régime: même les comportements et la manière d’être des hommes peuvent être expliqués non seulement par leur appartenance à un groupe, MAIS AUSSI PAR L’ÉPOQUE OU LE RÉGIME DONT ILS RELÈVENT:…

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COMMENTAIRE

n’approchant l’autre que par SA DIGNITÉ ABSTRAITE DE LA PERSONNE HUMAINE, hier à la bibliotheque de l’UQAM, le vagabond céleste s’est penché au-dessus d’une table et a dit à une jeune étudiante:

«VOUS AVEZ UNE COULEUR DE PEAU OEUVRE D’ART MADEMOISELLE (D’UN NOIR D’UN VELOUTÉ EXCEPTIONNEL) PORTEZ-LA AVEC DIGNITÉ TOUT AU LONG DE VOTRE VIE…».

Pierrot vagabond
nano-moderniste

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Pierrot vagabond