CELA M’A PRIS DES ANNÉES À INVENTER LA CONFIGURATION EUMÉTRIQUE QUI ME RENDRAIT HEUREUX… EN FAIT… GEORGES BRASSENS L’AVAIT DÉJÀ VÉCU AVANT MOI …. AVEC MARCEL ET JEANNE…. TOUTE SA VIE… IL VÉCUT AVEC MARCEL ET JEANNE… MARCEL QUI COMME MICHEL MON AMI AVAIT COMPRIS QU’UN POÈTE …. DOIT POÉTISER HORS TEMPS, HORS RÉALITÉ, HORS SERVITUDE

Pendant que Michel vit d’amour pour Marlene, grâce è leur amour, je vis d’amitié pour la poésie.

Pierrot vagabond

WOWWWW… J’AI DORMI UNE COUPLE D’HEURES… QUELLE JOIE… MAIS QUELLE JOIE D’ÊTRE UN CHERCHEUR POÉTIQUE… ET CELA NUIT ET JOUR….

Il est 11h.30 du soir… je me suis couché à 8h.30 en disant à Marlene et Michel…. Je vais dormir… je veux me lever à minuit pour passer la nuit à réfléchir sur la dramaturgie de notre doctorat… le piton de la liberté…. faire en sorte que lorsque l’archétype de Pierrot vagabond dans le ier 100 pages terminé… devienne un émouvant témoignage d’amitié à mes deux partenaires archétypes hologrammiques… Michel le concierge .. maître k-onteur de la k-onditon humaine… puis Marlene la jardinière … la beauté du monde en action par ses jardins…

Et Michel de me dire… Mais pourquoi te lever à minuit? … et moi de lui répondre… Parce que à ça me rend heureux… comme quand le soir après le travail… tu répètes ta guitare…

Mais j’aurais pu ajouter…. Pourquoi minuit? parce que c’est magnifiquement poétique pour qui est fiancé à la poésie…

Quand mon socle abjetal qu’est mon k-orps s’est déposé sur la planche de bois…. tout de suite une brosse d’être est venue lentement et somptueusement me visiter… Puis…. à sa suite… comme une longue caravane de trésors à offrir à ma fiancée la poésie… des débris de la mémoire du k-oeur…. des fragments d’un tel scintillement comme des étoiles du passé fluides, éphémères mais éternelles parce que  reconnaissance d’avoir été vécues…. telle une trace d’impossible dans un univers d’effroi….

Toutes mes vies de couples…. et j’ai du en avoir une dizaine au moins…. furent des univers d’effroi…. J’arrive pas à comprendre…. mais en même temps si….

On aurait dit que la poésie s’attristait quand je prenais pause avec une femme pour vivre l’ontike à deux…. Ce n’était pas la faute de la femme…ni la mienne je crois… mais je n’ai rendu heureuse aucune de ces femmes et aucune ne m’a rendu heureux….

Ma fiancée la poésie m’attendait dehors…. la première fois qu’elle s’est présentée à moi…. ce fut lorsque je donnai des fleurs sur scène… je devais avoir 5 ou 6 ans… peut-être moins même…. je savais que cela serait ma vie…. Puis quand les deux hobos ont sauté du train… je devais avoir 5 ou 6 ans… je savais que cela serait ma vie…

On aurait dit des fragments de poésie déposés en moi…. éternellement en moi… qui prenaient fondation tels des châteaux d’impossibles….

Mes nuits sont remplies de visites de fragments de poésie…. qui me provoquent des brosses d’être et d’attaques d’être. Le libre-arbitre de ma conscience reste étrangement respectueux de ces fiançailles entre le rien et le rien en moi.

Qu’est-ce que la poésie? Pour moi…. c’est de la philosophie qui dépose un genou par terre devant l’énigme de la beauté du monde.

Je me rappelle l’été de Rose Ouellet la poune à la butte aux Pierrots, soit l’ancienne butte à Mathieu que nous les deux Pierrots…. Pierre David et moi-même avions transformé et en boîte d’animation et en salle de spectacle.

Le succès que nous eûmes cet été là fut fascinant… Durant l’année j’avais été professeur de philosophie au conservatoire de musique de Montréal avec un cours que j’avais inventé… QUESTIONS SUR LA VIE D’ARTISTE À TRAVERS LES SIÈCLES…. Je chantais aux Pierrots deux Pierrots le soir tout en écrivant notre partie du spectacle avant que la Poune arrive sur scène.

Ma iere épouse et moi avions acheté la maison ou Raymond Lévesque y écrivait ses revues…. elle y travaillait comme serveuse et moi j’y chantais….

Mais c’est la nuit que mes fiançailles avec la poésie avait lieu… Dès que le théâtre fermait, je prenais une brouette et , pierre par pierre, ramassées sur la route, une à une… je faisais mon chemin de pierre de ma maison à en-dessous de la scène de la butte…. de façon à ce que mes cendres un jour y soient enterrées discrètement… Puis , certaines nuits, j’allais me laver…. enfiler un pyjama, des pantoufles et je franchissais les quelques pieds de ma maison à la scène… entrais dans la butte par en arrière … j’allumais les lumières et poétiquement… j’allais laver le plancher avec une moppe… en me disant… ce fragment de poésie là… je ne l’oublierai jamais….

J’ai souvenir , au retour… du chant des grillons….  ah le chant des grillons… comme il m’a accompagné tout au long de mes vagabondages de fin d’été….

Je me disais… la poésie qui m’habite … les grillons… ce sont mes deux hobos qui sautent du train de la k-ondition humaine en moi ….. J’avais beau avoir du succès partout dans ma vie…. je ne rêvais que de sauter du train de la k-ondition humaine….

PRENDRE ENCORE ET TOUJOURS LE PARI DU RIEN … car la poésie d’un rêve big bang se vit dans la marge…. et même au-delà, là ou plus rien n’existe….

N’être plus rien… que la joie du plus rien….  AUCUN DE MES AMOURS NE M’A RENDU HEUREUX… ET JE N’AI RENDU HEUREUSE AUCUNE DE MES AMOURS….  Je crois que j’ai toujours été trop heureux fiancé à la poésie pour avoir du talent en amour … je ne comprends pas les drames de l’ontike…. les drames de la survie… les drames de l’ambition…. Je ne saisis pas les dynamiques des belles familles, les rapports hiérarchiques, les non-dits, les défaites, les secrets de famille…. Je ne comprends que LES DEUX HOBOS QUI SAUTENT DU TRAIN DE LA K-ONDITION HUMAINE.

Quand j’étais petit… il arrivait parfois que ma mère en pleurant , me dise…. TOI … ON SAIT BIEN… T’AS BESOIN DE PERSONNE… Je ne comprenais pas ses larmes…. ni ses phrases… j’allais sur la voie ferrée de mes deux hobos… et je criais à tue-tête…. JE NE VIEILLIRAI JAMAIS…. JE NE VIEILLIRAI JAMAIS…. et je courais cheveux au vent…. et je peux dire que j’ai tenu promesse… Je n’ai jamais vieilli….. ma fiancée la poésie me l’a interdit…..

Quand le clown de Toronto au Japon m’a initié aux quatre étapes de la vie DE MAÎTRE DE RIEN ( cabotinage, don de soi, communion et catharsis) …. quand mon maître en philosophie m’a initié à l’essentiel (Il y a beaucoup de professeurs de philosophie, peu de philosophes), Quand Rose Ouellet la Poune m’a initié aux secrets du rire (Quand le public est lent va vite, quand le public est vite, va lent) ….  c’est le poète en moi qui se fit lampadaire de l’impossible….

J’ai mis ma vie à devenir MAÎTRE DU RIEN, MAÎTRE EN PHILOSOPHIE, MAÎTRE DES LOIS DU RIRE ET DES LARMES….

Et c’est là que je suis devenu un rêveur au service des rêveurs… avec une dévotion qui m’étonne moi-même ….Quand je vois une rêveuse ou un rêveur qui risque d’être écrasé par la beauté ou la grandeur de son rêve… je donne tout… tout mais vraiment tout…

A L’UQAM par exemple… j’ai vu un rêve tellement beau, tellement grand que je me suis privé de manger pour que l’autre mange… que je me suis privé de m’acheter pour que les frais de scolarité de l’autre soient payés….que je me suis privé même d’un café pour que l’autre puisse prendre un café…. J’étais obsédé nuit et jour par l’autre… le rêve de l’autre…. c’est sacré un  rêve…. surtout un rêve doctoral…

J’y étais vagabond poète, recteur poétique non inscrit….en pantoufles… passant ses jours … tous les jours en fait et dans le temps des fêtes cette année… ses nuits et jour à vagabonder la connaissance avec ma fiancée LA POÉSIE… qui elle non plus n’a jamais vieilli entre mes bras de larmes de joie.

Et les deux hobos, les applaudissements quand je donne des fleurs, les grillons, les chevreuils qui dansent et dansent et dansent en moi… que ce fut à la bibliotèque de l’université Mc Gill, Concordia, université de Montréal ou université du Québec.

Cela m’a pris du temps à comprendre qu’UNE MÉTHODOLOGIE DES DÉBRIS DE LA MÉMOIRE DU K-OEUR PERMETTAIT DE FRANCHIR LA POROSITÉ DU MULTIVERS DONT LES BROSSES D’ÊTRE ET LES ATTAQUES D’ÊTRE TÉMOIGNAIENT SOUR FORME DE QWALIA.

et ce sont sous la beauté des qwalias des débris de la mémoire du k-oeur…. que la poésie et la philosophie …. se font feu de joie.

LE PARI DU RIEN…. ego sum pauper… nihil habeo… et nihil dabo….

Quand j’ai donné ma maison  par acte notarié… je suis sorti… sans refermer la porte derrière moi…. n’emportant rien d’autre que 2 paires de jeans.., 3 chemises courtes… un manteau d’hiver… les bottes de mon grand-pèere Lucien dans mes pieds… La t.v. marchait encore… pour me rappeller qu’une t.v. qui marche ne va jamais bien loin.

LE PARI DU RIEN…. fut…est sera ma vie jusqu’au dernier souffle.

Pierrot vagabond

 

 

 

 

EN COMPLÉTANT LE DESCRIPTIF DE MES 240 INVENTIONS GLOSSAIRIQUES … JE SUIS VISITÉ PAR UNE FABULEUSE SYNTHÈSE NANO-K-OSMOLOGIQUE SOUS-ENTENDANT LE MULTIVERS DES FORMES DU RÊVE BIG BANG QUI NE FAIT PAS PARTIE DU RÉEL MAIS LE SIGNE… ET CELA DE L,ERRANCE POÉTIQUE ENTRE TOUTE VIE PERSONNELLE OEUVRE D’ART À LA NANO-CITOYENNETÉ-PLANÉTAIRE… BIEN PLUS…. NOS TROIS ARCHÉTYPES HOLOGRAMMIQUES (MARLENE LA JARDINIÈRE, MICHEL LE CONCIERGE, PIERROT VAGABOND) SE FONT POÉSIE COMME SI L’ACTE ABCEPTUEL MÊME EN SACRAIT LA NÉANTITUDE DANSANT LA BÉATITUDE DU RIEN

Cette année…. je fais le pari du succès pour notre équipe de recherche (Auld, Woodard, Rochette) …

LE PITON DE LA LIBERTÉ… FONDEMENT MÊME DU FAMEUX PARI DU RIEN QUE FUT MA VIE DE VAGABOND CÉLESTE

Pierrot vagabond

DANS NOTRE DOCTORAT…. LE 100 PAGES SUR L’ARCHÉTYPE HOLOGRAMMIQUE DE PIERROT VAGABOND ÉTANT REVISÉ CETTE NUIT …. J’ENTREPRENDS MAINTENANT L’INVENTION DE LA DRAMATURGIE DE L’ARCHÉTYPE HOLOGRAMMIQUE DU 100 PAGES DE MICHEL LE CONCIERGE….DANS UNE MISE À JOUR DE SES APHORISMES CONDUISANT AU SURGISSEMENT DE LA PHILOSOPHIE D’EN BAS PAR SES CHANSONS…. DANS LE FOND… JE VAIS PRÉPARER UN SYNOPCIS À PARTIR DUQUEL MICHEL VA POINTILLER LE TOUT DE SON ART DU VISAGE…..

Quelle belle nuit de travail…. lever à minuit…. jusqu’au conseil d’administration avec Michel ce matin avant qu’il parte travailler. Le fait de voyager entre le doctorat de Gaelle dans son atelier-appartement et l’appartement de Marlene et Michel me donne cet enthousiasme à réfléchir au piton de la liberté à partir duquel notre équipe de recherche (Auld, Woodard, Rochette) va réussir l’arc-en ciel de la nano-modernité entre la vie personnelle oeuvre d’art et la nano-citoyenneté-planétaire.

Je pense que ce que j’essaierai de démontrer… c’est qu’un archétype devient hologrammique lorsqu’un rêve big bang qui l’anime permet d’identifier les débris de la mémoire du k-oeur qui en fondent la joie et le sens de la vie par la joie de marcher la route de son rêve….

Enfin… je suis très inspiré…. heureux… surtout d’en avoir terminé avec mon archétype hologrammique de Pierrot vagabond….. et vraiment satisfait du résultat du 100 pages doctoral qui en découle…. pour ne vivre que la passion de voyager à l’intérieur de l’archétype hologrammique de Michel le concierge…..pour plus tard… refaire le voyage onérique dans l’archétype de Marlene la jardinière.

Pierrot vagabond

ET DIRE QUE LORSQUE JE FUS SUR SCÊNE PENDANT 32 ANS… CHAQUE SOIR… JE SALUAI DU FOND DE MON ÂME MON GRAND-PÈRE LUCIEN ET MON PÈRE ROGER….. MES ÂMES MUSICIENNES

MON GRAND PERE LUCIEN AU CENTRE

AU MILIEU MA GRAND-MERE LUMINA

EN BAS À DROITE MON ONCLE PAULO

EN BAS À GAUCHE MON PÈRE ROGER…

EN HAUT À GAUCHE MON ONCLE RAYMOND

EN HAUT A DROITE…..JE NE SAIS TROP

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 J’ai 13 ans… je suis dans la deuxième rangée ,,, le cinquième,,,, Nous en allons à Montréal… la place des arts…. j’y chante dans une imitation de la famille Trapp… déjà les bottes de mon grand-pre Lucien… pour aller plus loin dans la vie…

LES DEUX PIERROTS…. QUELLE BELLE HISTOIRE QUAND MÊME … JE VIENS DE REDÉCOUVRIR UNE PHOTO DES TOUT DÉBUTS DE LA BOÎTE D’ANIMATION LES DEUX PIERROTS…. 1974 OU 1975 JE CROIS…. J’EN SUIS BOULEVERSÉ… PIERROT ET MOI AVONS FONDÉ L’IMPOSSIBLE….. ET NOUS Y FÛMES DES MAGICIENS DE LA JOIE DE VIVRE PAR DES CHANSONS

LES DEUX PIERROTS

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Comme je suis bouleversé…. Voici un débris de la mémoire du K-oeur qui me traverse… cher Pierrot… cher Pierre David… Comme tu avais un talent de génie ami… et comme nous avons été des rois de la scène…. des rois heureux….

Combien de fois la nuit… je t’entends chanter la chanson CHARLIE… et soudain j’embarque sur scène… je fais la deuxième voix et le conga et la salle … et la salle… se fait fête.

 

Pierrot vagabond

UN LABORATOIRE POÉTIQUE, VOILÀ CE QU’EST D’ABORD NOTRE ÉQUIPE DE RECHERCHE (AULD, WOODARD, ROCHETTE) DIXIT MARLENE LA JARDINIÈRE

MICHEL LE CONCIERGE ET SON AMI PIERROT VAGABOND

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Le nuit et jour consacré à la recherche a pris un élan poétique inattendu.. celui de l’amitié oeuvre d’art.… Tout se passe comme si mon k-oeur de chercheur se partageait deux univers de convivialité eumétrique…. Celui de Gaelle la métaphysicienne quand je vais dans son petit appartement métamorphosé en atelier doctoral… puis quand je retourne après un nuit e jour passé dans l’intensité de l’univers métaphysique de Gaelle dans la bulle d’amour oeuvre d’art que vivent Marlene et Michel….

Et entre les deux territoires d’amitié oeuvre d’art… je signe doucement le trajet de mes pieds vagabonds… car tout est devenu onérisme …. Je sens à peine mon corps parce que socle abjetal de mon rêve big bang…

La nuit chez Gaelle fut encore une fois d’un design eumétrique dansant…. Quand elle signe ses graphes sur son grand divan… moi je lis sur le fauteuil… en fait… je parcours livre par livre son âme bibliographique qu’elle a amassé ç travers les années…

Et je la regarde… elle si belle femme dont je ne vois que la beauté encore plus magnifique de son rêve… Je me rends compte que toute pa vie de vagabond céleste… j’ai soit allumé des rêveuses ou des rêveurs, soit serré la main à des grandes rêveuses ou rêveurs du pays… soit pris soin avec une dévotion sacrée d’un rêve en péril d’une rêveuse ou d’un rêveur…

Gaelle travaille à son doctorat oeuvre d’art… Non pas un doctorat de commentaire… mais un doctorat de pure invention métaphysique… Et jour après jour, nuit après nuit, d’un enregistrement audio à l’autre, je suis voyageur… d’un événement universitaire…

Par sa main qui trahit la pensée… Gaelle a créé un univers graphique qui a son tour a fait d’elle une conscience graphique hors de l’histoire, hors de la dialectique, hors de l’herm.neutisme…

Et voilà que cette conscience graphique par le biais méthodologique d’une boîte à syntagmes fait de sa lectrice et de son lecteur une conscience graphique , lui donnant les clés pour partir è l’exploration génétique des nouveaux chemins du merveilleux par le pari du rien sous la luminosité de la raison cosmétique….

LE VOYAGE D’UN RÊVE MUET.

Je lis un peu par terre…. retourne sur mon fauteuil…. regarde l’arbre dans la fenêtre… devient brosse d’être… Puis… chacun sur nos divans… tout habillés… avec une jetée comme couverture… nous nous enfonçons dans l’onérisme d’un sommeil réparateur avant de se réveiller et de reprendre le voyage doctoral…

Et puis… et puis…. 24 heures ont passé… Il est 7 heures du soir… je reprends le métro…. marche Côtes des neiges… entre dans l’appartement… Marlene et Michel me font un accueil remarquable… Michel a pratiqué sa guitare… Nous rions… Marlene invente la notion DE LABORATOIRE POÉTIQUE … Nous rêvons…. nous dansons notre amitié. oeuvre d’art…

Et me voilà sur ma planche… dans mon sac de couchage… visité par une formidable attaque d’être… Je ne sais même pas si je dors.. On dirait la beauté du monde qui prend soin de moi pendant que je m’assoupis… J’ai beau dormir sur une planche… c’est le rêve big bang lui-même qui se fait soie, nuage de soie orné d’humanité oeuvre d’art…

Une heure du matin… réveil…. tout en somptuétude…. pour ne pas déranger l’attaque d’être qui ne m’a pas quitté… et me voilà sur ma petite chaise devant le portable que Marlene et Michel m’ont acheté à rêver par les mots… notre équipe de recherche… Marlene, Michel Gaelle

Et me voilà implorant ces millions d’enfants se mourant de faim ou de blessures de guerre de ne pas m’en vouloir si la nano-citoyenneté-planétaire n’est pas encore survenue… si les deux assemblées des justes (39 femmes et 39 hommes) n’ont pas encore tenu leur première table ronde multiverselle sur la cinquçeme question du pays oeuvre d’art

COMMENT NOS RÊVES PRENNENT-ILS SOIN DE LA BEAUTÉ DU MONDE?

Pierrot vagabond

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Hier, c’était le 5 à 7 des Semeurs de contes en collaboration avec Cantine Motivée. Ici, je souligne la contribution inestimable de Céline Jantet!

Lors de cette soirée, nous avons eu le plaisir de retrouver d’autres conteurs, des amis, de présenter notre projet La grande virée des Semeurs de contes, qui commencera demain, à 9 h, au métro Papineau. Le mot de notre parrain, Gilles Vigneault, a été lu avec beaucoup d’émotion par Françoise Crête.
Un second parrain, arrivé comme un cadeau du Ciel, est venu nous encourager dans notre quête pour semer et récolter des histoires, de Montréal à Québec. Il s’agit de Pierrot Rochette. Pierrot est le plus sympathique vagabond du Québec. Un très beau portrait documentaire, Mon ami Pierrot, Le dernier homme libre, a d’ailleurs été réalisé à son sujet. Même le conteur québécois, Simon Gauthier, lui rend hommage dans son spectacle très touchant : Le vagabond céleste.
C’est le cœur rempli de fierté que j’ai reçu, pour la route et en prêt, le bâton de Pierrot. Son bâton de parole, de marche et de sagesse. Celui qu’on lui a échangé il y a sept ans. Celui sur lequel je pourrai m’appuyer pour me donner de la force et du courage le long de mon parcours de marcheuse et de semeuse de contes. Vous le verrez durant nos spectacles. Il sera le témoin de nos aventures ainsi que le symbole fort de la passion qui nous habite et qui nous unit : celle du conte.
Merci Pierrot! Je te remettrai ton bâton au retour, compte-sur-moi. Il sera imprégné de notre fatigue, de la pluie et du beau temps, mais aussi de la réussite de ce projet audacieux
Note :
Pour en savoir plus sur Pierrot, visitez son site internet.

10-LE BÂTON DE LA STE-VIERGE

Quand j’arrive chez Raynald Boutin à La Tuque, et qu’il me remet un vieux bâton scout, depuis 30 ans dans sa cave, sculpté par son gars alors qu’il avait 13 ans, il y avait à l’intérieur du haut du bâton, une petite grotte avec une statue de la Ste-Vierge, la même qu’il y a 30 ans…

Et je marchai trois jours avec la Ste-Vierge. Je me rendais compte que son personnage était passé de réalité à raconte et de raconte à conte. Elle n’était plus qu’un conte qui vacillait sur son trône de coup de bâton en coup de bâton. Elle tomba du bâton plusieurs fois, je la reposai.

Plus j’avançais avec, plus j’étais mal à l’aise… Je me rappelai de ce raconte du Frère André vécu personnellement à l’oratoire St-Joseph.

J’avais passé plus d’un an à lire des livres de théologie, à assister de 3 à 7 messes par jour juste pour mesurer la distance phénoménologique et culturelle entre mon enfance et ma vieillesse.

La caféteria de l’oratoire St-Joseph était mon bureau. J’y écrivais des chansons avec ma guitare.. Durant plus de 2 mois, un homme d’une quarantaine d’années, chauve habita la même table devant son portable.

Un après-midi, il traverse diagonalement, se rend à ma place et me dit: j’en peux plus de souffrir… Je lui dis, viens je t’emmène au tombeau du frère André, tu vas déposer tes mains et tu vas lui dire à haute voix ce que tu voudrais qu’il fasse pour toi:)))

Et l’homme de dire… frère André, j’ai perdu ma femme, mes enfants, mon emploi, je vis dans une petite chambre minable à Verdun, je me suis fait une blonde mais je suis aussi à la veille de la perdre… Frère André, je suis incapable de vivre seul, donnes-moi une femme et fais que je sois certain que c’est toi qui me l’envoie:)))

Et moi de lui dire… fais attention à ce que tu demandes… le frère André est réputé pour être très vite et tu risques d’être pogné avec la femme:)))

Le soir, une voix à l’intérieur de moi-même me dit qu’il y a urgence à l’oratoire de de m’y rendre immédiatement… je prend le petit autobus… arrivé en haut.. je croise l’homme qui me dit… Ca adonne bien que je te vois, je m’en vais me tuer…..

Tu vas faire ça comment que je lui dis… Je m’en vais me jeter en bas du métro. Ca parait que tu viens pas de Montréal que je lui dis… ici tout le monde sait que c’est le meilleur moyen pour rester infirme toute ta vie…

Je l’emmenai avec moi au petit bar sur la rue St-Denis, empruntai une guitare et la petite scène, je lui chantai trois ou quatre de mes chansons pour le détendre…

Au retour je lui dis… rentre chez toi et le frère André va prendre soin de toi cette nuit…

Le lendemain matin 7 heures, j’arrive à la cafeteria… voila que mon homme me sourit à pleines dents devant son portable. Et il me raconte… Cette nuit, j’ai chatté et une fille a qui j’avais parlé il y a plus d’un an m’a écouté et m’a répondu ceci… C’est normal que tout s’écroule dans ta vie, ça fait un an que je t’attend… Et il me montre la photo de la fille… Une vraie belle fille, à couper le souffle.

Je dis au gars viens avec moi dans la salle de bain… Regarde-toi dans le miroir… C’est impossible qu’un gars laid comme toi ait séduit une si belle fille… Viens on va aller sur le tombeau du Frère André et tu vas déposer tes mains sur le tombeau en lui demandant la grâce qu’elle reste aveuglée par son amour pour toi et qu’elle en se réveille pas…

Ce qui fut fait ainsi et le gars est parti la rejoindre à Québec, je ne l’ai jamais revu…

Et moi de dire à la Ste-Vierge sur mon bâton… c’est-tu vraiment le frère André qui a fait ça? tu trouves pas que mon histoire du frere André qui m’est réellement arrivée ressemble à un conte urbain… Et même toi sur mon bâton, je suis incapable de te voir autrement qu’un conte urbain.

C’est ainsi que je déposai la Ste-Vierge dans la forêt, et que je suis maintenant hanté par une grotte ou son souvenir est infiniment plus intense que sa présence.

Qu’est-ce qu’un conte? c’est un trou dans le bâton de la réalité…

Voilà la raison pour laquelle j’ai pensé que mon bâton de vagabond-raconteur pouvait humblement symboliser la marche des semeurs de contes par le côt&eacut

(SUITE)

Qu’est-ce qu’un conte? c’est un trou dans le bâton de la réalité…

Voilà la raison pour laquelle j’ai pensé que mon bâton de vagabond-raconteur pouvait humblement symboliser la marche des semeurs de contes par le côté sacré d’un espace à conter imprévu.

Je pensai, par ce geste, parrainer une jeune conteuse, Geneviève Falaise, comme le ferait tout grand-père de la beauté du monde car le conte, c’est de se faire le frère André ou la Ste-Vierge de tous ceux et celles qui ont soif d’espérance de magie dans leur vie.

Pierrot

ps. c’est ce conte urbain qu’après ma mort on racontera en montrant le bâton d’un personnage assez flyé pour s’être pris pour un archétype:)))))))))))

Pierrot
vagabond

PRENDRE SOIN DU RÊVE D’UNE AUTRE PERSONNE SANS INTÉRET PERSONNEL CACHÉ… C’EST EXPLORER LE RIEN PAR LA DANSE EUMÉTRIQUE QU’ON OFFRE À L’AUTRE COMME K-ADEAU ISSU DU PLUS HUMBLE DE LA STATION SPATIALE DU K-OEUR

Le temps que j’ai passé chez Chantal Poissant, l’ermite de St-Félix d’Otis en fut un de méditation et de contemplation. C’était assez fabuleux d’assister à la danse eumétrique entre Papa Lama et maman Lama… et bébé Lama…. Quand Papa Lama mu par ses pulsions s’approchait de trop près de maman Lama…. Maman Lama lui crachait dans la face… Et quand Papa Lama s’éloignait trop de maman lama, maman Lama gémissait…. Il fallait donc que Papa Lama soit à juste distance de maman Lama pour qu’elle se sente en sécurité et prendre soin de bébé Lama…. Et la nuit… il arrivait que Papa Lama, maman Lama tourne autour de bébé Lama qui explorait la vie… C’était enchanteur…

Et durant mon vagabondage, j’ai aussi saisi ce qui m’apparaîssait le secret des couples heureux….  Par exemple… le Monsieur avait un atelier ou il faisait des raquettes…. la madame… sa cuisine…. ou elle pouvait inventer des mets… Parfois le monsieur rentrait prendre un liquide pour parler un peu à Madame… parfois la madame apportait des muffins chauds ç Monsieur dans son atelier. Cette danse eumétrique  ritualisée entre présence et absence me semblait tellement appropriée….

Je me rends compte de l’importance d’avoir un rapport eumétrique avec le rien…. Le rien est dans son atelier… Il signe le réel… je suis dans ma cuisine eutopique… je lui apporte le respect de la vie… le dialogue entre le rien et la vie personnelle oeuvre d’art.… c’est cela la poésie… du moins pour moi.

Pierrot vagabond

 

QU’EST-CE QUE LE PARI DU RIEN POUR LE VAGABOND CÉLESTE ?

Lorsque la métaphysicien-sociologue doctorante Gaelle Étémé au cours d’une de nos marches philosophiques a inventé l’étiquette… LE  PARI DU RIEN…. J’en ai tout de suite saisi qu’elle avait en une seule expression décrit ma vie….

Je dois dire que j’en ai été bouleversé …. Combien de fois mes deux hobos de La Tuque ont sauté avec moi en bas du train de la k-ondition humaine.

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Le pari du rien fut ma vie , je crois. Comme s’il fallait constamment inventer l’impossible… dans le sens ou se faire tellement petit , tellement infime, tellement intime que le rien lui-même parte à ma recherche…. et ne me trouve point….

Je rêvais de traverser cette vie sans aucune dépendance de quelque nature que ce soit… pour que les débris de la mémoire du k-oeur descendre la rivière lumineuse de mon âme d’artiste …. tout n’était que poésie…. et je refusais de descendre en bas de la poésie du rien… Car le rien est poésie je crois…. de là LE PARI POÉTIQUE que constitue le risque de partir à la rencontre du rien….

Je fus le premier d’une famille de 10 enfants… Je fus l’enfant de l’amour, béni, aimé …. comme ma mère était belle… et comme mon père en était amoureux… On habitait une toute petite maison sur la rue Gouin, en face du lac St-Louis… mon père travaillait chez H.R.Hillier le jour, comme vendeur et le soir , du jeudi au dimanche jouait de la trompette à l’hôtel royal avec son orchestre…

Comme ma mère était seule… elle gardait éveillé avec elle…. et comme sa grande amie Rose venait passer la soirée avec elle… j’avais le droit d’écouter la télévision en noir et blanc… C’est là que très tôt j’ai eu accès aux conférences d’Henri Guillemin… puis tout de suite après ciné-club…

J’ai souvenir de deux films… le festin de campagne de Renoir et l’ange bleu de Marlene Dietriech….

Puis ma mère me couchait en haut dans ma chambre… Mon père arrivait vers 3 heures du matin…. et parfois… j’allais me coller l’oreille sur le plancher pour entendre leur conversation…

Comme je fus heureux… j’ai vraiment une enfance heureuse… Mon père était tellement amoureux d ema mère que je me suis senti très tôt libre… et encore plus quand ma sœur Lison est née… puis mon frère Gilles, puis mon  frère Claude… Ma mère avait tellement de travail que je me retrouvai libre…. silencieusement libre… J’allais me cacher pour lire….

On aurait dit que je vivais un rêve…. Je me levais avant les autres… Ma mère m’a souvent dit que je vivais comme si je n’avais besoin de personne… et Denis mon partenaire de scène me disait lui aussi que je ne pouvais comprendre les autres parce que j’avais tout reçu de la vie…

EGO SUM PAUPER …. Je suis  pauvre

NIHIL HABEO  ….. Je n’ai rien

ET NIHIL DABO … je ne demande rien

Effectivement… je crois que ma mère et Denis avaient raison… Je crois que j’avais reçu LE CADEAU DU RIEN…. Je me disais… qu’importe ce que sera ma vie… Il me sera impossible d’être malheureux… Je ne serai que joie intérieure…. parce que je ne suis rien… que je n’ai besoin de rien et que je demande rien….

J’avais les yeux du rien… je crois…. des yeux qui voient l’abondance là ou personne ne la voit… et j’en étais bouleversé…. On aurait dit qu’il m’était impossible de ne pas être libre et heureux…

Je me rappelle la journée de mon premier mariage… j’avais passé la nuit avec la dame en rouge (une de mes chansons) et le lendemain je me dirigeai vers l’église… j’avais dit à ma belle-famille qui organisait tout que je passerais me marier entre deux spectacles…. Comme j’ai été malheureux ce jour-là.

On aurait dit que j’étais pas fait pour l’encabanement… Je me rappelle… Dans ce temps-là. dans l’église catholique, il fallait suivre u  cours de préparation au mariage pour  pouvoir avoir le droit de se marier à l’église…. J’avais pris le curé à part… et je lui avais dit… moi je suis philosophe et je n’ai pas l’intention de suivre tes cours, d’autant plus que je ne suis pas croyant… et lui de me répondre,,, Mais moi, dans ces conditions, je ne puis de marier… et moi de lui dire… Si je trouve un prêtre… (car je voulais faire plaisir à mon père) tu me passes-tu ton église… et lui de me dire… oui… J’ai appelé le prêtre qui vivait avec ma tante Rose sa servante au presbytère… qui lui a fait le mariage…

Rendu à l’autel… j’ai failli dire non… je me suis reviré de bord… j’ai  vu mon père… puis je me suis dit… je me suis dit… pourquoi le décevoir …. bon ce n’est qu’un mauvais moment a passer… je repars en tournée….

Et je repartis en tournée…. perdis la bague de marié dans l’eau du lac de Val d’or… La poésie n’était pas au rendez-vous… J’étais jeune… je ne connais pas grand chose… sauf  sauter du train de la k-ondition humaine avec mes deux hobos…

J’ÉTAIS FIANCÉ À LA POÉSIE … ET JE NE LE SAVAIS PAS….

La poésie…. la vie a passé… je n’ai aucun  bien matériel… deux paires de jeans, 2 chemises noires, une bleue… une paire de sandales…. un petit manteau… mais la poésie … elle … la poésie…. fait en sorte que j’écris ce blogue pour ne pas imploser comme une abeille qui aurait cueilli trop de miel….

LE MIEL DU RIEN….

qu’est-ce que le rien?

LE RIEN… C’EST LE MIEL DE LA VIE….