ARCHIVES… RÉPONSE MONSIEUR 2.7K SUR LE BLOG DE MARC GAUTHIER

pierrot,vagabond des mots et des routes le 03/06/2013
PEUT-0N FAIRE DE SA VIE UNE OEUVRE D’ART
MARC GAUTHIER
www.marcgauthier.com

J’ai vu passer un commentaire dans un des billets du blogue. Je me suis dit qu’il méritait mieux que de se perdre dans les archives du site. Ne vous laissez pas rebuter par la tirade du début, il vaut la peine de lire l’ensemble du message. [voir plus bas]

Ce qui retient mon attention – et qui correspond à la ligne éditoriale du site – est cette idée de la «nation oeuvre d’art» et des «vies privées oeuvre d’art».

Peut-on faire d’une vie une oeuvre d’art? Peut-on faire d’une nation une oeuvre d’art?

Je suppose que tout dépend de la définition que l’on attribue à la notion «oeuvre d’art». À l’évidence, une sculpture, une peinture, un bâtiment architectural peuvent être des oeuvres d’art.

Mais qu’en est-il de la performance? Ce genre artistique qui repose sur la relation entre le performeur et le regardeur soulève la question de l’oeuvre, de sa matérialité. Dans le cas présent, n’est-on pas dans le même registre?

Et dans ce contexte, peut-on parler d’une nation comme d’une d’oeuvre d’art? Dans ce cas, il pourrait s’agir d’une accumulation de relations entre les êtres qui la composent. Une méta-performance, en quelque sorte. Est-ce que ce concept pourrait survivre à un tel élargissement? Pour moi, cette question me semble la plus intéressante.

En effet, les faiblesses de son discours – à tout le moins celui auquel j’ai eu accès – sont nombreuses. Quelques questions sur le vif: Existe-t-il une relation humaine dans laquelle une personne n’a aucun intérêt? En corollaire, pourquoi mettre l’accent sur l’intérêt caché? Un intérêt caché est-il moins bon qu’un intérêt divulgué? Dans la vidéo et dans le texte, il mentionne le détachement par rapport à ses biens matériels; pourtant, dans la vidéo, il énumère les dons qu’il a reçus au fil du temps. Doit-on comprendre qu’un bien donné est mieux qu’un bien acheté? En quoi la possession d’un imperméable jaune donné est-elle différente de la possession d’une maison achetée? On est toujours dans le matérialisme. Et si la société de surproduction et de surconsommation peut se permettre quelques individus qui vivent de la sorte, comment se réaliserait la production dans une société faite de rêveurs équitables? N’est-on pas dans une utopie à tendance communiste où le retour sur son travail se ferait selon… Selon quel critère, au fait? La grandeur de son rêve? La non mesure de son intérêt?

Sympa malgré tout et juste retour du balancier dans une société à tendance «lucide».

—–

Sur le site web (www.reveursequitables.com), est aussi offert une partie de mon
oeuvre littéraire. Un premier 1000 pages politique intitulé MONSIEUR 2.7 K (k… pour
K…uébécois) et comme second titre LE JOURNAL-COURRIEL DU DERNIER HOMME LIBRE.

A partir d’une lecture post-internet des 50 ans de la révolution tranquille, MONSIEUR
2.7 K defend l’hypothèse théorique suivante:

Les 50 ans de la révolution tranquille peuvent s’interpréter comme un outil
méthodologique que se sont donné les K…uébécois pour réaliser en trois temps
dialectiques le manifeste du refus global de 1948.

ier temps

De 1960 à 1995, le projet de l’indépendance du K…uébec fut vécu comme un attracteur
philosophique permettant un rattrapage économique et social répondant comme un écho à la
sirène de la modernité nord-américaine, provoquant par conséquence systémique la primauté
des droits collectifs sur les droits individuels

2eme temps

En 1995, la rupture épistémologique que constitua la chute du mur ethno-linguistique
du référendum parizeau peut etre interprétée comme un rattrapage de la nouvelle
conjecture mondiale annoncée par la naissance d’internet (1989) et la chute du mur de
Berlin (1989).

3eme temps

De 1995 à aujourd’hui, Le K…uébec comme le reste du K…anada est passé d’une
société verticale pré-internet à une société horizontale post-internet (cellulaire,
facebook, twitter etc…) consacrant les structures collectives déjà en place comme
outils satisfaisant devant la demande croissante de la primauté des droits individuels
sur les droits collectifs, de quelque nature que ce soit.

CONCLUSION

L’intense corruption publique que vit le K…uébec en ce moment peut être interprétée
comme une transition d’une structure démocratique à une autre, dans la ligne de rupture
de pensées de Montesquieu (la séparation des pouvoirs),Lammenais (une naiton = langue,
race, religion), Wilfrid Laurier (les droits ont primauté sur la langue, la race et la
religion), Franck Scott (la charte des droits et libertés annoncant le surgissement du
futur pays oeuvre d’art, (Pierrot Rochette)(le pays oeuvre d’art n’étant possible que par
la masse des vies privées oeuvre d’art) (www.ww.demers.qc.ca, l’ile de l’éternité de
l’instant présent, prologue, on m’y écrit) (www.demers.qc.ca, chansons de pierrot paroles
et musique, 2eme partie de l’entrevue à Radio-Canada.

La crise de corruption que vit le K…uébec ces jours-ci invite peut-être les citoyens
de toutes les régions du Canada à une réflexion du genre de celle-ci:

La liberté la plus grande de toutes consiste à réformer son existence, condition
préalable à toute réforme de la société.

A partir de cet a priori, on pourrait définir le rêveur équitable du 21eme siècle de
la façon suivante; un rêveur équitable, ce serait toute personne qui prend la décision de
prendre soin du rêve d’une autre personne qu’importe sa race, sa langue, sa religion et
cela, SANS INTERET PERSONNEL CACHÉ.

En ce sens, ce serait la masse critique des vies privées oeuvre d’art (une vie oeuvre
d’art au 21eme siècle, ce serait toute personne qui utilise son passé comme un coffre
d’outil pour sculpter son rêve équitable au service du bien commun) qui permettra un jour
le surgissement d’un concept nation que j’appelle: LA NATION OEUVRE D’ART

Pierrot
ermite des routes

pierrot@reveursequitables.com

ARCHIVES, CHANSONS DE PIERROT POUR SIMON GAUTHIER

vagabond céleste le 09/01/2013
Nelson Mandela
est le plus grand
rêveur equitable
de la planète

Pierrot
vagabond céleste
www.reveursequitables.com

MERCI
NELSON MANDELA

chu rien qu’un chanteur qui voyage
tu m’verras jamais à t.v.
j’ai 35 ans j’fais pas mon âge
j’fais du flolklore dans mes tournées

j’ai comme des explosions dans tête
que j’ai besoin d’te raconter
d’un coup je meurs d’un hasard bête
dans des pays trop éloignés
—–
Au Japon j’ai connu l’boudhisme
avec des temples de 12,000 ans
pis en Afrique des musulmans
qui ont plusieurs femmes évidemment

moi catholique baptisé
thraumatisé par le péché
y a tellement d’religions sur terre
qu’aujourd’hui j’me sens libéré

——
j’ai vu des noirs bleus comme la mer
qui vendaient des serpents séchés
des noirs charbons en Côte d’Ivoire
qui m’ont donné leur amitié

du fond de la brousse ma peau blanche
a eu honte de ses préjugés
y a tellement de couleurs sur terre
qu’aujourd’hui j’me sens libéré

——
j’ai vu des langues par dizaines
des dialectes par centaines
sayonara good by je t’aime
midowo antimari midowo

moi québécois enraciné
qu’on a monté contre les anglais
y a tellement de languages sur terre
qu’aujourd’hui j’me sens libéré
————–

les religions sont des poètes
comme les langues et les couleurs
j’ai comme des explosions dans tête
qui font qu’aujourd’hui j’ai pu peur

d’être québécois dans l’fond du coeur
et j’ose crier à la jeunesse
maudit déniaise t’as 18 ans
je sais que la planète t’attend

j’sais pas si j’ai bien fait d’parler
mais pour le reste oubliez-moé.

Pierrot
vagabond céleste
www.enracontantpierrot.blogspot.com
www.reveursequitables.com

merc i pour cette
extraordinaire image
de la terre imprimée
sur deux mains
de deux couleurs différentes
http://www.reveursequitables.com.centerblog.net

retrouverlavitalite le 10/01/2013
Merci beaucoup Pierrot pour ton commentaire et ta super chanson. Je vais aller faire un tour sur ton site. A très bientôt.
http://retrouverlavitalite.centerblog.net

pierrot rochette le 15/01/2013
LETTRES A SIMON GAUTHIER
CONTEUR INTERNATIONAL
DU QUEBEC

En hommage à Nelson Mandela
en voici un peu plus
au sujet de ma démarche
de poète-équitable
www.reveursequitables.com
www.enracontantpierrot.blogspot.co m

Pierrot
vagabond céleste

1- MON ARRIÈRE GRAND-PÈRE

Cher Simon,

C’est au crépuscule d’une vie d’artiste qu’on voit surgir au fond de soi ces quelques légendes familiales hors temps, hors réalité, hors servitude, qu’on réserve pour ses petits enfants, comme un héritage de poésie au quotidien.

Enfant, je demandais souvent à mon grand-père de me raconter comment c’était quand il était petit comme moi. Y commençait par dire: si y avait pas eu l’accordéon à pitons de ma mère, y a des Noel qui auraient été ben tristes. Y prenait une grande respiration pour dire l’essentiel en un minimum de mots pour qu’un jour je le conte moi aussi quand je serai vieux. Y me disait: Moi je le raconte parce que je l’ai vécu, toi, un jour, tu vas le conter parce que je te l’ai raconté.

Mon enfant, qu’y disait, ton arrière grand-père déblayait de la neige sur le toit. Y est tombé pis y s’est transpercé le corps par un bout de piquet de clôture. Dans ce temps-là, c’était le bois et y avait pas de médecin. Le soir de Noel, y dit à ma grand-mère: sors ton accordéon à pitons, joue de la musique pis fais danser les enfants pour m’aider à passer à travers. Et mon grand-père Lucien de dire: Je revoit encore ma chère mère, la **** à la bouche, une larme au coin de l’oeil, l’accordéon à pitons, pis nous autres les frères et soeurs faisant une ronde en pied de bas. C’est la musique qui nous a sauvé du désespoir mon petit gars.

Aujourd’hui, Simon, je réalise que mon grand-père Lucien avait raison. J’aurais aimé te raconter l’histoire de l’accordéon à pitons de mon arrière grand-mère. Mais j’essaye de pas trop mettre de mots boutte à boutte pour ne pas trahir la légende de l’arrivée de la musique dans la famille Rochette

Pierrot

—-
2- BAPTISTE TREMBLAY

CHER SIMON

Mon arrière grand-mère et son accordéon à piton fut une artiste du quotidien. Elle fut la barre de mesure qui me permit de découvrir la poésie fait homme alors que j’allais encore à l’école primaire. le vagabond Baptiste Tremblay arrêtait les trains sur la voie ferrée au coin de la rue menant à la petite école. Les policiers comme les chauffeurs de train qui le prenaient pour un fou finirent par deviner qu’il était poète. Parce que dans un parc, il nourrissait les oiseaux et apprenait leur chant, au nom de ceux et celles qui ont besoin d’espérance.

Un jour que je vagabondais je ne sais trop quel village, j’arrivai au coin d’une rue où une harmonie de parfums me conduisit à une maison. Un très vieux monsieur prenait soin d’un jardin d’une exceptionnelle variété de fleurs. Il me dit: Je ne cultive pas des fleurs, je cultive l’espérance d’une vie meilleure pour ceux et celles qui passent devant ma maison.
Cette nuit-là, je la vécus dans les larmes de joie. Je reconnus la signature du vagabond Baptiste Tremblay de mon enfance. Et si on y pense bien, Nelson Mandela dut vivre la même bienveillance envers les autres par son jardin dans la cour de sa prison.

—-

3- QU’EST-CE QUE LA POÉSIE?

CHER SIMON

La poésie, c’est l’être qui danse en cachette du paraître. Mon arrière grand-mère et son accordéon, Baptiste Tremblay et son parc à oiseaux, le vieux Monsieur et son jardin illégal de fleurs devant sa maison étaien, ce que mon père honorait du titre d’ artistes du quotidien.

Mon père était réalisateur de télévision à C.K.T.M. t.v. Trois-rivières. Il recevait à son émission du midi tous tous les artistes normatifs de Montréal, les honnêtes cols bleus du paraître.

Pour se reposer, l’automne,le dimanche, il s’installait devant sa fenêtre, dans sa chaise berçante et regardait Fernand l’autre côté de la rue danser la vie en cordant son bois pouer faire de sa corde un hymne à la beauté du monde. Et je me rappelle d’avoir vu ses lèvres murmurer pour lui-même:
ça c’est un artiste

Pierrot

—-
4- JOURNALISTE DE L’ÊTRE

Sachant que je n’avais aucun talent, ni comme artiste du quotidien, ni comme honnête col bleu du paraître, je devins vagabond et me fis journaliste de l’être avec des petits reportages sous forme de chansons non normatives.

LA ROUTE T’APPELLE

une vieille route
de campagne quelque part
une vieille grange abandonnée
avec d’la paille
dans laquelle je dors
encore

y a personne
y a pas de bruit
y a que l’aurore
qui s’approche
de mon corps

REFRAIN

réveille-toi mon ami,
wohhhhhhh
la route t’appelle
la brume est bel…el…le

tu vas claquer un peu des dents
la fin du mois d’septembre surprend
mème les vagabonds milliardaires
de leur temps

COUPLET 2

un vieux crouton d’pain
qui traîne dans le pack sac

un jeune psychologue
qui descend de son char
y s’est perdu
où est Quebec?
j’embarque avec

y est pressé
y roule ben vite
y est ben stressé
une cliente en attente

COUPLET 3

sur la galerie
d’Radio-Québec
dans la ville de Québec

le ventre plein
cette nuit-la
moi j’ai dormi
mon crouton d’pain
loin de la pluie
loin de la pluie

ma douce aurore
rapelle-toi
de toi
contre mon corps

comme
c’etait beau
nous deux
tremblant
de froid
dehors

comme
c’était beau
nous deux
tremblant
de froid
dehors

Pierrot
vagabond céleste

—–

6-UN ETRE DE LUMIERE

CHER SIMON

qu’est-ce qu’un être humain? C’est un être de lumière à intentisé variable. Allumer un rêveur, c’est nourrir de son propre feu un rêve à trop faible intensité de lumière. Etre allumé par un rêveur, c’est être aspiré par l’intensité de la lumière de l’autre. Chacune de mes chansons non normative fut une histoire vraie, inspirée par l’une ou l’autre des deux situations décrites dans ce paragraphe.

UN JEUNE HOMME DE BONTÉ

Un jour j’ai demandé
à un jeune africain
réfugié à Sept-îles
comment il voyait demain

ce jeune de 17 ans
m’a dit bien simplement
je rêve de retourner
dans mon pays maltraité

pour être reconnu
nationalement
comme un homme de bonté

REFRAIN

une chance qu’y pleuvait à sciau
sur ma guitare et mon chapeau
parce que mes larmes me lavaient l’corps
entre Sept-Iles et Bécomo
perdu dans l’parc
d’une route de bois
et d’orignaux

COUPLET 2

moi qui ai donné mes biens
qui marche mon pays
adoré des étoiles
et même de la pluie

il a suffi d’une phrase
d’un jeune noir en extase
pour que brille dans la nuit
sa clé du paradis

je me ferai mendiant
nationalement
pour chanter, ce jeune homme de bonté

COUPLET 3

y a très peu d’africains
qui demeurent à Sept-Iles
qui ont les yeux brillants
et bientôt 18 ans

qui marchent dans la rue
qu’on traite en inconnu
qui font l’ménage la nuit
dans une usine perdue

si vous le rencontrez
serrrez-lui la main
en lui chantant mon refrain

Pierrot, vagabond céleste

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pierrot+rochette le 15/01/2013
7- LA PALETTE DE CHOCOLAT

Quand je doute de la qualité de mon intensité de lumière, je refais l’expérience de la palette de chocolat. Je te raconte. Un jour que je vagabondais avec un camarade existentiel, je lui racontai mon désarroi. J’avais juste assez d’argent sur moi pour me payer un fantasme, une palette au chocolat caramilk. Et j’avais honte de mon aveuglement créé par la faim. Et j’étais gêné de lui en offrir la moitié parce que lui aussi sans le sou, il aurait probablement le goût de manger autre chose.

Ce compagnon me dit: t’as jamais essayé d’acheter une palette au chocolat caramilk à l’autre, en remerciant la vie si par pure bienveillance, il t’en redonne la moitié?

Dans l’histoire vraie racontée par ma chanson des allumettes, je réalise quelques années plus tard, qu’ il y a eu la pure émotion ”caramilk” d’avoir donné une allumette à l’autre en recevant mille fois plus par son feu du matin.

SUFFIT D’UNE ALLUMETTE

ma liberté
une nuit un orage
un jeune pouceux que j’ai connu s’a route

à 25 ans
y a perdu son courage

j’ai 58
c’est pas grave un naufrage

l’un comme l’autre
pas de sac de couchage
rien à manger
une chance ma gourde est pleine

le jeune a mal aux pieds
j’le vois dans son visage

y va pleuvoir
c’est glacé dans ses veines

REFRAIN

que je lui dis
suffit d’une allumette
pour enflammer ta vie

rêve d’une conquête
d’un grand feu sous ta pluie
d’un grand feu sous ta pluie

COUPET 2

ma liberté
une nuit un orage
j’ai dit au jeune
va dormir en d’ssous d’l’arbre

m’a prendre soin d’toé
m’a m’occuper du feu

mets mon manteau
tu vas t’sentir au chaud

une chance qu’on est
en d’ssous d’un sapinage
je casse des branches
chu mouillé d’bord en bord

la run est toffe
pendant que le jeune dort

je pris pour qu’il
retrouve son courage

COUPLET 3

ma liberté
une nuit un orage
au p’tit matin
chu complètement crevé

y mouille encore
mon feu est presque mort

le jeune se lève
y est comme énergisé

y fonce dans l’bois
y casse des gros branchages
y est en pleine forme
son feu m’monte au visage

sèche mon linge
lui son manque de courage

y m’sert la main
et reprend son chemin

REFRAIN FINAL

c’est lui qui m’dit
suffit d’une allumette
pour enflammer ma vie

j’te jure
que j’rêverai de ma conquête
d’un grand feu sous ma pluie

et le vieux
je te remercie

Pierrot
vagabond celeste

8- LA VIE PRIVEE OEUVRE D’ART

l’eau berge de tadoussac fut centrale dans ma quête des vies privées oeuvre d’art. Mon père m’a appris à reconnaître les grands êtres de lumière de la planète par l’humble façon dont ils dansent leur quotidien. A titre de vagabond accueilli par la bienveillance d’André, propriétaire de l’auberge,je dormais dans le dortoir.

Une nuit je me lève, et je remarque une femme qui lave les escaliers sans tricher, avec la même signature d’artiste du quotidien que Fernand quand il cordait son bois. J’en suis bouleversé. Il est 5 heures du matin, personne ne la regarde et cette femme ne triche pas.

Pendant une semaine, la nuit, je la regardai danser l’être. Richard Fontaine le peintre peignait à mes côtés. Je finis par connaître son histoire. Un fois ma chanson composée pour honorer cette grande dame de lumière, je fis venir autour de moi tous les employés de l’auberge. Ce fut dans un ******* de larmes que tous découvrirent la fleur qu’ils n’avaient pas encore eu la chance de remarquer dans le jardin de leur quotidien.

REFRAIN

une guitare un vieux chapeau
une barbe blanche un sac a dos

une tendre histoire de ramassée
que la tadou m’a raconté

COUPLET 1

sur la belle Diane

qui faisait son ménage
j’esssayais d’composer
à m’dit j’ai 2 enfants
j’les ai tellement aimés

tous les trois à la pêche
on s’est fait de beaux feux
l’hiver comme l’été
l’hiver comme l’été

j’avais dans mon idée
d’leu apprendre à survivre
faites confance aux arbres
pour vous réconforter

ne vivez point de deuil
quand je vous quitterai
j’serai le vent dans les feuilles
j’serai le vent dans les feuilles

COUPLET 2

sur la belle Diane
qui m’dit

mes enfants ont grandi
les années ont passé
quand je lave les murs
ou bien des escaliers

on dirait que j’caresse
mes souvenirs mes ivresses
du monde la beauté
du monde la beauté

mon gars est un pêcheur
un maudit bon chasseur
ma fille aime la forêt
est meme garde forestier

mes enfants mes amours
mes prieres sans détour
je vous ai tant aimés
je vous ai tant aimés

COUPLET 3

sur la belle Diane
qui m’dit

j’viens d’avoir une nouvelle
ma fille va s’marier
avec un ingénieur
qui vient de la grande ville

j’vas-t-y avoir le temps
de voir enceinte ma fille
jsuis inquiète pour mes reins
j’suis inquiète pour mes reins

j’ai demandé aux arbres
de m’accorder du temps
pour voir mes p’tits enfants
leu apprendre à pêcher

que leur ière truite
cuise au-dessus de mon feu

su l’ménage j’rêve à eux
su l’ménage j’rêve à eux

oh
la belle Diane
endimanchée

Pierrot
vagabond céleste

—-

9- QU’EST-CE QU’UNE LEGENDE?

Une légence, c’est une vie privée oeuvre d’art faite poésie pour donner de l’espérance à l’humanité. André tremblay de l’eau berge de Tadoussac est de cette race d’être humains sculptés en état de grâce, comme me le disait si bien mon père.

Un jour que j’étais sur la route, j’appris qu’il était gravement malade. J’écrivis la légende d’André tremblay et je pirs une semaine pour me rendre à son chalet. Mon intention, de lui chanter sa légende… qu’il l’entende de son vivant, pour qu’il guérisse….

André Tremblay, c’est un homme d’une très grande humilité. Il mérite tout ce qu’on témoigne de sa bonté à travers la planète.

LA LEGENDE D’ANDRE TREMBLAY

être la légende

d’un homme de 38 ans
d’un homme de 18 ans
d’un homme de 28 ans

perdus dans un salon
d’l’auberge de Tadoussac
l’auberge d’André Tremblay

des naufrages de l’être
des guerriers du devenir
blessés par le paraître
comme les jambes d’André

grand pirate du passé
comme mes trois jeunes
aventuriers

qui ont soif de leur femme
la vraie, la seule, la leur
comme le rêve d’André
a si soif de marcher

la femme mythologie
comme l’auberge pour André
à qui ils pourront dire
comme rêve de dire André
enfin (4)

REFRAIN

YES I’M BACK (8)

COUPLET 2

etre la legende
une immense legende

malade a son chalet
loin de sa chaise roulante

pendant que dans son lit
la mer de sa fenêtre
lui sert enfin de jambes

de jambes au grand rêveur
aux cheveux bélugas
qui frôle le trépas
de ses yeux de prophète

COUPLET SPECIAL
(texte de marin de 38 ans)

j’ai rêvê
que je me revêtais
d’une épée, d’un fléau
pour faire la guerre
à tout ce que j’ai envie

me retourner contre mon âme
détruire tout ce qe je hais en moi

et je me suis réveillé
recouvert de mon propre sang
et jai murmuré
dur comme l’acier

REFRAIN

YES I’M BACK (10)
reviens André
la gang a encore
besoin d’toé

Pierrot
vagabond céleste

—–

10- QU’EST-CE QU’UN VAGABOND?

Un vagabond, c’est un être de lumière à intensité variable qui décide de consacrer sa vie uniquement à danser l’être en cachette du paraître. La différence entre un vagabond et un itinérant, c’est l’itinéraire. Ce que Fernand faisait le dimanche après-midi, le vagabond le fait 7 jours par semaine, 24 heures par jour au nom de ceux qui ont soif d’espérance d’une liberté allumée par leur rêve.

A l’eau berge d’André tremblay, je me rappelle la iere nuit au dortoir. Une légende du Québec avait bien humblement donner l’hospitalité à un être humain sale et très pauvre. Voici ce qui s’est passé cette nuit-là au dortoir

LE DORTOIR D’ANDRE TREMBLAY

dans un dortoir
une trentaine de gars
c’est plein lits d’en haut lits d’en bas

moé chu l’dernier dans l’fond
deux couvertes pis deux draps
y fait noir, ça ronfle en taboire

j’arrive de la route
mes vieux jeans sont ben sales
ça fait deux nuittes que j’dors dehors

en serrant ma guitare
près du lit d’a coté
un visage de femme
ça s’peut pas

REFRAIN

on dirait un orchestre de mâles
qui jazze la vie de râle en râle

pendant qu’une femme la nuit
devient d’la poésie

seulement qu’en dormant
dans un lit

COUPLET 2

dans un dortoir
une trentaine de gars
c’est plein lits d’en haut, lits d’en bas

tout nu dans mes couvertes
ma barbe blanche en cravache
même une p’tite orteille
qui en arrache

la jeune femme chavire
on dirait un navire
qui s’enfonce dans l’sommeil
j’en soupire

j’aurais pas cru qu’vieillir
pouvait rendre si heureux

ça rajeunit d’être amoureux

COUPLET 3

dans un dortoir
au matin aucun gars
c’est vide lits d’en haut lits d’en bas

good morning dit l’anglaise
j’me réveille mal a l’aise

chu tout nu
frippé entre deux draps

you are so romantic
your guitar so lyric
la veille m’avait entendu jouer

j’étais trop concentré
l’avais pas remarquée

m’arrive d’oublier
de croozer

tellement chu crotte

Pierrot
vagabond céleste

—-
http://www.reveursequitables.com.centerblog.net

pierrot+rochette le 15/01/2013
11- QU’EST-CE QU’UN PAYS OEUVRE D’ART

cher Simon

Un pays oeuvre d’art, c’est une masse critique de vies privées oeuvre d’art. Un vagabond poète danse l’être parce ce qui l’intéresse c’est la lumière de chaque être humain sur la route de sa vie privée oeuvre d’art. Et de vie privée oeuvre d’art en vie privée oeuvre d’art, cela conduit nécessairement à la beauté du monde, le pays oeuvre d’art.

Un pays oeuvre d’art c’est comme un gâteau de fête. Il suffit d’une chandelle pour en allumer une autre pour en allumer une autre…. La masse critique d’une pays oeuvre d’art est donc un.

Voici trois vies privées oeuvre d’art en marche que j’ai chanté à l’eau berge d’André. Coco l’allumeur de feu, Dominique la barmaid, l’allumeuse de paix et Richard Fontaine peintre allumeur d’éternité.

Je rêvais avant de continuer mon vagabondage poétique de faire de l’eau berge de Tadoussac d’André Tremblay un petit pays oeuvre d’art par quelques chansons-peintures non normatives. Comme un big bang qui donnerait après ma mort un univers poétique se reproduisant à l’infini.

——–

COCO
UN ANGE AUX CHEVEUX GRIS

REFRAIN

Coco
notre allumeur de feu
notre grand danseur de vie
notre grand danseur de vie
de poésie

la braise de nos vies
un bel ange aux
cheveux gris

COUPLET 1

quand j’étais tout petit
sur l’arbre de Noël

y avait un ange gris
avec les bras au ciel

j’voulais grimper les branches
aux boules m’agripper

pour entendre le silence
d’un ange émerveille

qui brillait dans la nuit
au dessus de mon lit

pendant qu’poussaient mes ailes
pour affronter la vie

mais mes ailes ont grandi
mais mes ailes m’ont conduit

vers le feu de Coco
de Coco mon ami

COUPLET 2

assis devant le feu
je vois passer Coco

il a l’air si heureux
une planche à bruler

il protège ses silences
comme moi mon enfance

quand ma mère defaisait
l’arbre de Noël

quand loin d’elle je pleurais
mon ange en indécence

mon ange était tombé
les ailes étaient brisées

mon ange inanimé
aux ailes démembrées

mais le feu de Coco
me les ont réparées

Pierrot
vagabond céleste

———

DOMINIQUE LA BARMAID
ALLUMEUSE DE PAIX

j’tai attendu toute ma vie
beau capitaine

mon père mon héros mon ennemi
beau capitaine

tu partais pour 28 jours
beau capitaine

toi la moitié d’mes amours
beau capitaine

COUPLET 2

ça m’a pris des années cher père
vieux capitaine

pour apaiser l’fond d’ma colère
vieux capitaine

mais c’est quand t’as pris ta retraite
vieux capitaine

qu’j’ai vu la beauté d’nos defaites
vieux capitaine

COUPLET 3

ta p’tite Dominique a grandi
vieux capitaine

a comprend mieux la fin d’ta vie
vieux capitaine

t’as eu peur d’être abandonné
vieux capitaine

j’ai pu à mon goût prendre soin d’toi
vieux capitaine

COUPLET 4

asteure qu’tu navigues dans étoiles
beau capitaine

que ses galaxies tu m’appelles
beau capitaine

le soir je prends soin de ta femme
beau capitaine

qui n’a pas vieilli dans ton âme
beau capitaine

COUPLET 5

ta femme a perdu la mémoire
vieux capitaine

pour elle tu navigues dans le noir
vieux capitaine

comme tous les bons pères de famille
vieux capitaine

t’as fais de ton mieux pour ta fille
vieux capitaine

FINALE

ta fille
Dominique
qui t’aime

———

RICHARD FONTAINE
PEINTRE
ALLUMEUR D’ETERNITE

toi le meilleur peintre de l’auberge
toi l’Innu aux yeux de velours

toi dont les doux pinceaux
submergent

les peines du monde par ton amour
les peines du monde par ton amour

COUPLET 1

c’est ton nain d’jardin
qui t’écrit cette nuit
cher Innu
t’es mon meilleur ami

j’vais bientôt tenter
d’traverser l’pays
en marchant
à fond mes 60 ans

sans même faire de pouce
sans aucun argent
dans une main
ma guitare sur ma faim

juste un vieux chapeau
presque rien dans l’sac à dos
mais dans mon coeur
des Innus le meilleur

COUPLET 2

c’est ton nain d’jardin
qui t’écrit cette nuit
cher Innu
t’es mon meilleur ami

y a deux mois deja
j’suis parti comme ça
marcher tout seul
les routes du Canada

tu t’es inquiété
plein d’courriels t’as envoyé

pour dire au monde
si vous l’voyez
ramassez-le

puis ramenez-moi le
pour que je l’réchauffe
de mes pinceaux
et de mon amitié

Pierrot
vagabond céleste

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pierrot+rochette le 15/01/2013

12- QU’EST-CE QU’UN BIG BANG?

Cher simon,

Un big bang, c’est le rêve de tout créateur, qu’il soit Dieu ou homme. Je me rappelle, sur ma route de vagabond-poète, d’avoir rencontré un jeune homme qui faisait du jogging sur place et qui rêvait d’un métier payant qui lui permettrait de faire cela à journée longue.Deux ans plus tard, je le recroisai, il était devenu éboueur:))))

Je me rappelle d’en avoir rencontré un autre qui consacra 7 années à son rêve. Faire reconnaitre un bout de la forêt de la côte nord comme patrimoine universel protégé par l’unesco. Le hasard de la vie fut que je pus chanter son rêve dans un chalet de la côte nord où étaient réunis des gens de l’Unesco Paris et des membres du personnel diplomatique fédéral en présence du jeune homme admirable.

Ce jeune homme admirable était devenu lui aussi éboueur universel de la beauté du monde aspiré par la danse de son big bang personnel au service de l’humanité.

CE QUE JE SAIS CE SOIR

je ne sais pas
si la femme guerrière existe
Karinne

peut-être
seras-tu la première?

je ne sais même pas
si le vagabond poète existe
Karinne

tellement
la mort
me suit
derrière

REFRAIN

ce que je sais ce soir
c’est que le rêve d’un jeune homme de 20 ans
fut tellement grand fut tellement beau
qu’il aspira toute la lumière de l’unesco
au-dessus de la ville de Bécomeau

ce que je sais ce soir
c’est que le rêve d’un jeune homme de 20 ans
fut tellement grand fut tellement beau
qu’il aspira toute la lumière de l’unesco
au-dessus de la ville de Bécomeau

COUPLET 2

je ne sais pas ce que t’as vécu
quand tu m’as vu, seul sur la route,
Karinne

ton chum a mÊme fait
demi-tour

je ne sais mème pas
si la femme guerrière si belle et si active
qui brûle en toi
Karinne

sait à quel point elle est
amour

COUPLET 3

Merci
pour avoir vu sous l’vagabond
autre chose qu’un vieux monsieur perdu
Karinne

t’es une vraie
femme-guerrière

merci
pour cette table, remplie de crabes
où pour vous tous j’ai humblement chante
Karinne

tout près
du jeune homme admirable

REFRAINFINAL

ce que je sais ce soir
c’est que le rêve d’un jeune homme de 20 ans
fut tellement grand fut tellement beau
qu’il aspira toute la lumière de l’unesco
au-dessus de la ville de Bécomeau

ce que je sais ce soir
c’est que le rêve d’un jeune homme de 20 ans
fut tellement grand fut tellement beau
qu’il aspira toute la lumière de l’unesco
au-dessus de la ville de Bécomeau

Pierrot
vagabond céleste

13- QU’EST-CE QU’UN FEU DE CAMP HUMANISTE?

CHER SIMON

Un feu de camp humaniste, c’est faire de chaque rencontre entre deux êtres humains un échange d’allumettes autour d’une humanité oeuvre d’art, tel un feu de camp prêt à allumer. Je me rappelle de cette femme à qui j’ai donné une caramilk en l’encourageant à reconquérir son mari et qui m’en a redonné des millions en me racontant la vraie histoire d’un enfant de 6 ans d’Haiti et de sa vie privée oeuvre d’art envers ses frères et soeurs.

MASSAGE

J’ai descendu le long d’ton corps
comme les enfants glissent en traîneau
dans la neige

la neige tombait lentement dehors
comme mes mains sur elle
à en perdre le nord

le nord est tellement plus joli
parce qu’une femme sous mes doigts
s’appelle Sophie

Sophie oublie ses deux parents
son ex-mari, ses trois enfants
et rêve du prince charmant

REFRAIN

au mois de mai, t’auras 40 ans
alors que tes yeux sont encore adolescents
au mois de mai t’auras 40 ans
c’est une toute petite fille
en larmes que je masse si doucement
en ce moment

COUPLET 2

j’ai l’impression d’être une grand-mère
qui la console en cette belle
nuit d’hiver

l’hiver il arrive que le coeur d’une femme
se meurt entre ses deux mains frêles

frêle est la vie quand ton mari
en aime une autre dans ton grand lit
en Haiti

d’Haiti à Montréal deux haitiennes
Monique et Nadine qui t’accueillent
et qui t’aiment

COUPLET 3

j’suis descendu le long d’son corps
comme les enfants glissent
en traîneau dans la neige

la neige moins froide que sa tête
ou ses pensées tombent en flocons
et s’désagrègent

se désagrège le soleil d’Haiti
ou elle fut aimée de son mari

mari qui a refait sa vie
en la plongeant dans une trop
profonde nuit

REFRAIN FINAL

au mois de mai, t’auras 40 ans
tes yeux enfin ne seront plus adolescents
au mois de mai, t’auras 40 ans

deux fois 20 ans
c’est aussi beau
que le matin
de la naissance
de ton ier enfant

Pierrot
vagabond céleste
——-

L’ENFANT DE 6 ANS D’HAITI

une anecdote
ça touche le coeur

lorsque
des yeux s’échappent
de très belles larmes
de fraîcheur

COUPLET 2

en Haiti
un très gros bol de riz

plus personne
pour le manger
le dîner
est terminé

COUPLET 3

la dame de la maison
est allée dans la rue

pour ramener
un inconnu
un enfant d’6 ans
qui n’avait pas mangé

COUPLET 4

quand il a vu
le très gros bol de riz

l’enfant d’6 ans
est allé chercher
ses frères et soeurs
pour partager

COUPLET 5

cette anecdote
je peux la certifier

elle m’a
été contée
par cette femme même
qui a donné à manger

Pierrot
vagabond céleste

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pierrot+rochette le 15/01/2013
14-QU’EST-CE QUE LA BEAUTÉ DU MONDE?

CHER SIMON

La beauté du monde, c’est lorsque l’être dans sa danse traverse le paraître pour nous encourager à notre tour à percer une fenêtre vers lui au travers du mur mystérieux des irritants domestiques de notre condition humaine.

Cher Jean et LUCIE

L’histoire de la Lucie que votre couple a accueilli chez vous à Bécomo est très émouvante. Elle est gérante dans un Subway dans le bout de Sherbrooke. Désirant faire le point sur sa vie de femme et de mère de famille elle a fugué avec un désir en tête: se rendre au bout de la route pour rencontrer le vieux Monsieur qui pourra l’aider. Elle avait la certitude absolue de le rencontrer.

Lorsqu’elle est arrivée a Natashquan, en me voyant avec ma guitare, ma barbe blanche, mon sac a dos et ma canne de pélerin elle s’est dit: Voila le vieux Monsieur que je dois rencontrer. Pour un pélerin, cela prend de 24 heures a 72 heures pour guérir une âme qui souffre injustement. Et comme chacune de mes chansons raconte une histoire vraie, j’ai remis a Madame Subway, comme les enfants l’appellent, une chanson où je raconte notre rencontre. Ce soir a la radio communautaire de Natashquan, je la ferai en cd et ils lui enverront par courrier recommandé.

Le repas que nous avons vécu ensemble à l’Echourie les deux Lucies, toi et moi reste très précieux dans ma mémoire. Je souhaite vous revoir quand je traverserai votre ville. Voici la chanson Madame Subway

MADAME SUBWAY

COUPLET 1

Les enfants l’appellent Madame Subway
parce qu’ils ont saisi que son regard
sert de phare
aux jeunes écartés

y en a même un qui ne veut que de l’eau
Madame Subway lui dévoile son secret
ajoute un s’il vous plait
tes yeux seront plus beaux

REFRAIN

comme j’ai dit aux policiers
Madame Lucie est en congé

elle a roulé la 138
jusqu’au pays des inouits

comme j’ai dit aux policiers
Madame Lucie est en congé

à Pointe Parent il y a des femmes
qui vivent aussi le même drame

COUPLET 2

Deux policiers qui vivent
dans l’presbytère de Natashquan

un jeune fringuant
un vieux qui en a vu des drames

m’ont surpris les pieds dans l’sleeping

à composer dans une cabane

y connaissaient comme moé
la vie d’Madame Subway

qui fugue depuis 4 jours
à travers les High ways

je leur ai dit que selon moé
Madame Lucie avait besoin
d’un break de liberté

COUPLET 3

à la radio communautaire
de Natashquan

le vieux Monsieur qu’madame Lucie
avait rêvé de rencontrer

est allé chanter le courage
et les larmes
d’une très grande dame
en voyage

toute femme qui s’est donnée
à sa famille en disant oui

qui s’est brisé le coeur
contre les murs de peur
de sa maison

confirmera qu’madame Lucie
à son retour s’affirmera
en disant non

COUPLET 4

dans son auto, y a ma chanson
en mode repeat

madame Subway fredonne mes mots
les pieds su l’beat

les deux policiers d’Natashquan
la salue
Lucie
tu s’ras toujours
la bienvenue

Pierrot
vagabond céleste

p.s.

Cher Jean et Lucie

voici le mot que m’a laissé dans ma guitare
Madame Subway lorsque nous nous sommes
quittés dans l’Eglise de Natashquan ou je priais pour elle.

CADEAU
A MON ANGE DU BOUT DU MONDE

au vieux
j’ai donné un coeur de mère à aimer

au vagabond au coeur d’or
j’ai donné une femme à réparer

à l’itinérant boiteux
j’ai donné l’enfant à élever

à l’artiste
j’ai donné une artiste à aimer
réparer, élever, éduquer
et de façon équitable

bonne route
ne t’arrête pas de semer la bonne nouvelle
et la clarté

que de partout
à travers ce beau pays
les hommes puissent se souvenir
et les femmes pleurer le vieillard
du bout du monde
avec un sourire enchanteur
qui leur a ravi leur coeur
en chantant le bonheur
sur le bord d’une route enchantée

vagabond au grand coeur
lorsqu’un jour
plein de sagesse
tu reviendras meubler
une page ou deux de mon quotidien

et que d’un regard plein de tristesse
épuisé de tant de largesses
tu puisses dans un élan de tendresse
étancher ta souffrance passagère

et moi la mère de tous les enfants
prendrai ta tête entre mes mains
et la déposerai sur mon coeur
en te berçant doucement
pour alléger ton coeur d’enfant

au revoir ami

15- QU’EST-CE QU’UNE BROSSE D’ÊTRE?

Une brosse d’être, c’est lorsque par sa danse l’être transforme la réalité en taverne où l’instant présent se saoule de poésie. Ansi fut ma nuit avec madame Subway, dans un camping innu à Natasquan.

LA FEMME AU CHAR DANS L’NOIR

on s’est r’trouvés tout seuls
un soir dans forêt
à dormir dans ton char
dans l’noir en secret

toute habillée désespérée
le coeur en mille morceaux brisés
t’as eu besoin d’mes bras
rien qu’de mes bras

COUPLET 2
tu m’avais ramassé sa route
malgré tes doutes
tu m’as dit qu’c’est en voyant ma guitare
qu’t’as eu confiance en mon regard

comme tu pleurais tous tes secrets
le coeur brisé par des regrets
t’as eu besoin d’mon âme
rien qu’de mon âme

COUPLET 3
y avait tellement pas d’place
dans l’char entre les deux bords
que t’as dormi la tête contre mon ventre
mains agrippées autour d’ma jambe

tu respirais comme UNE enfant
qui crie papa j’ai mal en dedans
t’as eu besoin d’mes ailes
rien qu’de mes ailes

COUPLET 4
mes doigts dans tes cheveux disaient
oh sois bénie amie
j’ai pas eu d’femme entre mes deux bras
depuis deux ans et demie, amie

pour toutes celles que j’ai mal aimées
que j’ai souvent abandonnées
j’ai eu besoin d’tes larmes
rien qu’de la beauté d’tes larmes

COUPLET 5
ca s’est passé le 8 juillet 2008 pas loin d’la mer
à Natasquan entre les tentes
dans un camping inou completement désert
que ma chanson chante le mystere

d’un homme et d’une femme sur cette terre
qu’y ont eu besoin d’leurs peines
rien qu’de leurs peines
en dessous dl’leur chair humaine

Pierrot
vagabond céleste

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pierrot+rochette le 15/01/2013
16-QU’EST-CE QUE LA BIENVEILLANCE?

La bienveillance, c’est quand le paraître, par pure joie soudaine de vivre, copie malgré lui la danse de l’être:))))

Je me rappelle quand j’étais petit.Je devais avoir 6 ou 7 ans. Je trouvai une allumette dans les poches de pantalon de mon père. Pour m’amuser, j’allumai un feu dans l’herbe haute en arrière de la maison. Ce fut un drame que les voisins et mon père éteignirent de justesse.

Mon père m’emmena en automobile dans la forêt et au lieu de me disputer, il m’apprit à faire un feu sécuritaire en me demandant d’attendre d’être plus vieux et en sa présence pour recommencer l’expérience. La signature de sa bienveillance aiguisa mon oeil de vagabond poète à la reconnaître chez les autres.

M’EN VA T’CONTER UNE HISTOIRE VRAIE

c’était un soir de carnaval
vers les minuit silence total
j’ai pris l’micro j’ai dit ça y est
mesdames messieurs c’est important
la p’tite Julie fête ses 5 ans

t’aras du voir la foule chanter
un beau bonne fête à écouter
sans même bouger sans dire un mot
la p’tite avait les yeux plein d’eau

on aurait dit comme une poupée
avec un coeur tout déchiré

5 ans
si tendre
j’pouvais pas l’croire

j’ai dit Julie ca va être ton soir
tu vas choisir l’homme le plus beau
donnes-y un bec c’est ton cadeau

deux larmes
coulèrent
ses joues
d’l’enfant

lentement elle marcha vers l’arriere
où des biberons buvaient leur bière
des beaux nez rouges pis des cheveux blancs

a dit
le plus beau c’est mon grand père

le vieux l’embrassa en braillant
tellement y était fier pis content
moé ben surpris j’es r’gardais faire

d’ens bras l’un de l’autre
y sont restés
à s’consoler
pis à s’moucher

moé j’tourne la tête
pis j’pars la valse
c’est là que j’ai vu
l’plus beau d’la fête

une belle jeune fille de 19 ans
valsait son père en l’embrassant
un bec su l’front un bec sa joue
en riait fort en disant vous

le père s’sentait un peu gêné
tout en gardant l’air distingué

un p’tit clin d’oeil pour le chanteur
ça m’a comme éclater l’coeur

ça doit être ça l’paradis
même si le corps devient poussière
l’amour fait chanter nos misères
quand ça nous vient des petits
de nos petits

Pierrot
vagabond céleste

17-QUEST-CE QUE NOEL POUR UN VAGABOND POÈTE?

Cher Simon,

Dans le coeur d’un vagabond poète, il y a un arbre de Noel, l’arbre de la vie. Chaque fois qu’une de ses actions illumine la danse d’un autre être humain, il redevient un enfant de 5 ans en pied de bas émerveillé par son sapin de Noel un peu plus illuminé. Et sa vie poétique voyage nuit et jour dans le traîneau du père Noel à la recherche des sapins esseulés.

QUAND T’AS RIEN T’AS TOUTTE

quand t’as rien t’as toute
c’est ben épeurant
c’est ben effrayant

t’as même l’amour d’une p’tite fille
une enfant d’9 ans
qui t’trouve amusant

a dit à son pere
c’te vieuxmonsieur-là
c’est un itinérant

y est pas pareil comme les autres
lui y a juste 5 ans
pis moé
chu sa maman d’9 ans

COUPLET 1

quand Justine
débarque de l’autobus
pis qu’a rentre dans l’restaurant

on dirait qu’est la seule qui comprend
que derrière ma guitare
il n’y a que du vent

qui charrie des feuilles perdues
entre l’automne et le printemps
pour que mes yeux deviennent pour elle
de très beaux flocons blancs

qui tombent lentement
sur un sourire d’enfant
d’enfant

émerveille

COUPLET 2

quand Justine
prend ma tête dans ses bras
puis qu’elle la sert très très très fort

on dirait
qu’est la seule qui comprend
que derrière ma guitare
le père Noël attend

que tous les sapins soyent montés
que tous les enfants soyent couchés
que les cadeaux soyent allumés
pas loin d’la cheminée

où maman Justine pis moé
on souriera aux enfants
aux enfants

émerveilles

REFRAIN FINAL

quand t’as rien t’as toute
c’est ben épeurant
c’est ben effrayant

t’as même l’amour d’une p’tite fille
une enfant d’9 ans
qui t’trouve amusant

a dit à son père
c’est le père Noel
notre itinérant

quand son beau grand traîneau blanc
montera vers le ciel
je s’rai pour toujours

sa maman d’amour
sa maman d’9 ans
sa maman Noël

Pierrot
vagabond céleste

———
18- JE REDÉCOUVRE L’ENFANCE

je redécouvre l’enfance
avec émerveillement

7 heures du matin
je monte dans une chambre
ou s’éveillent trois enfants

maison à trois étages
dehors un bel automne

si belle sans maquillage
entre deux beaux orages
une femme sans son homme

homme qui lui téléphone
du travail au bureau
l’autobus va passer
faudrait pas la rater
l’école va commencer

COUPLET 2

homme qui s’est levé cette nuit
quand je suis arrivé cette nuit
invité par sa femme
il m’a serré la main
homme d’une grande bonté

dans leur chambre d’amis, amis amis
j’étais au paradis, amis amis amis
j’ai pas dormi d’la nuit
trop heureux d’écouter
la famille endormie

COUPLET 3

trois heures du matin, matin, matin
l’homme a ferme ma porte de chambre
voulait pas m’déranger
voulait se préparer
pour aller travailler

j’ai failli me lever, lever lever
pour lui dire bien humblement
comme c’est bon chez vous
d’être ton invité
merci de ta bonté

COUPLET 4

moi qui change de ville trop souvent
je bénis ta famille
je bénis tes richesses
ta femme et ses grossesses
et vos très beaux enfants

Mzika, Ethan, Frédéric
puis Shendi et ses 17 ans bien qu’absent

et votre chien
Sherbi
évidemment
très content

Pierrot
vagabond céleste
———

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pierrot+rochette le 15/01/2013
19-NOUS FUMES NOMADES CASSANDRE

Cher Simon

CassAndre fut mon ier hymne à la femme vue d’un oeil naissant d’un grand-père de la beauté du monde. Vieillir, c’est enfin obtenir le privilège de porter la barbe blanche et d’être perçu comme le père Noel, ce qui est très précieux pour un nomadisme qui se veut un hymne au sommeil des pulsions primaires, demandé comme une grâce pour que la suite du monde en soi danse plus universellement.

LES COURRIELS DE CASSANDRE

devant l’épicerie Axep
de la ville de Forestville
sur un banc

sur les 4 coins
y a des lumières
rouges vertes et jaunes
4 lampadaires un peu de vent

des fleurs blanches su l’gazon
tu rêves à ce garçon

suffirait
qu’il en cueille
une seule dans sa main
pour te faire perdre la raison

REFRAIN

Cassandre
t’as pas r’cu de courriel

déjà (3) (4) (5) jours
que tu te loves dans cet amour d’un soir
qui vole au loin comme son avion dans le noir

Cassandre
t’as pas r’çu de courriel

il arrive que l’amour
prenne la forme d’un chevreuil
fuyant ta vue
brûlant ton oeil

COUPLET 2

devant une montagne que gruge
une pluie qui vire en déluge
s’une galerie

sur les deux coins
y a des fenêtres on les ouvre
on y passe nos têtes
aucune vie

des bières vides sur la table
tu rêves à cette fable

sans doute
des chasseurs de chevreuil
qui ont trop bu
parce que leur proie
est disparue

COUPLET 3

devant un chocolat chaud
au Tim Horton y a ton sourire
qui m’rassure

à 19 ans
tu sais déjà
transformer des chagrins d’amour
en écriture

un soir dans un théâtre
sur scène tu seras flamme

la belle aura conquis la bête
fies toi au vieux
qui ce soir l’a vu dans tes yeux

Pierrot
vagabond céleste

——–

20- NOUS FUMES SNOMADES CASSANDRE

nous fumes nomades Cassandre
nous fumes nomades Cassandre

hier j’ai dormi
dans la forêt du labrador
j’ai fais un feu
mais j’avais froid
sans toi dehors

nous fumes nomades Cassandre
Nous fumes nomades Cassandre

hier on m’avait
donne deux sandwichs au poulet
j’aurais aimé les partager
tu me manquais

REFRAIN

tes 19 ans Cassandre

c’etait la vie
avant l’barrage de Manic 5

c’etait l’mont Wright Cassandre
avant l’enfer
d’la mine de fer
en plein hiver

c’était surtout
la jeune femelle caribou
et le vieux mâle encore debout

c’etait surtout
la jeune femelle caribou
et le vieux mâle
vagabond fou

COUPLET 2

vieux mâle au doux regard
celui d’monsieur Bernard

qui s’est battu
pour sauver son chalet du feu
avec son fils
4 nuits sans fermer les yeux

c’est fascinant à voir
un bout d’forêt toute noire

y a des souvenirs de jeune femme
qui s’enflamment au fond de soi
se consumant tout comme
un ancien feu de joie

COUPLET 3

debout je marche la vie
debout je prie la vie

pour que la riviêre de tes rêves
soit aussi belle
que la petite Manicouagan

devant laquelle j’écris
la tendresse de mes cris

parce qu’une nuit
t’as pris l’bateau
qui t’a conduite
de Bécomo à Rimouski

Pierrot
vagabond céleste

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pierrot+rochette le 15/01/2013
21: QU’EST-CE QUE L’AMOUR?

CHER SIMON

Ma mère disait de moi que je fus beaucoup aimé. Mais tous ces amours ne furent pour moi que des maitresses. Je ne vivais que pour la poésie et la philosophie. Je fus bigame je crois.

IN THE WALL

quand la compagnie
a détruit la ville de Gagnon

y ont gardé l’cimetière ouvert
enterré les maisons

fallait aller finir
ses 30 ans
dans l’mur de Fairmont

à 3000 pieds dans airs
3000 personnes cet hiver
se r’connaîtront
dans ma chanson

REFRAIN

in the wall, in the wall
in the wall

c’est mon nick
sur MSN
inthewall

in the wall, in the wall
in the wall

la toune de
pink floyd que j’aime

in Fairmont
in the wall

COUPLET 2

hier tu m’as écris
que t’avais l’goût
d’prendre
ton char neuf

pour me r’trouver quek part
le long de la 389

je t’en supplie bouge pas d’en bas
t’as aucune idée de c’route la

tant qu’a mourir
j’veux que ce soye
dans mes bras

j’ai besoin d’toé
ma belle flyée
moé la webcam
j’veux pu vivre ça

COUPLET 3

icitte dans l’mur
y manque de femmes
une chance qu’y a
l’club de danseuses

faut pas qu’ca farme

ca fait un an
que j’bois ma paye
le soir
pas loin
de l’isoloir

j’ai comme besoin
d’un grand amour

pour donner du sens
à mes jours

à 3000 pieds dans airs
à faire l’amour cet hiver

à faire l’amour
avec amour
oui avec toé
mon grand amour

loin par dessus
la mine de fer

Pierrot
vagabond céleste

——–

DAME PHILOSOPHIE
ET DAME POESIE

REFRAIN
oh homme chanceux
oh homme chanceux
d’être aimé ainsi par une femme

oh homme chanceux
oh homme chanceux
d’être amoureux fou ainsi
de cette même femme

couplet 1

hier j’placais des chaises dans l’restaurant
je vous ai vus dans la fenêtre
vous embrasser comme des enfants
y avait de la magie dans l’être
c’était beau
tellement beau
que j’ai dormi par terre
dans la cabane à patates frites
ayant peur de la visite
d’une ancienne flamme
dame philosophie

couplet 2

d’habitude la nuit j’me lève
j’fais l’amour à la poésie
grande passion de phrases brèves
en mots de chansons sur nos lèvres
mais cette nuit un vent jaloux
claqua ma porte
d’où venons-nous, qui sommes-nous? ou allons-nous?
une femme que je?croyais morte
était revenue à la vie
dame philosophie

couplet 3

toi l’grand artiste de la cuisine
toi la serveuse grande et si fine
oh rendez-moi ma poésie
qui cette nuit vous a suivi
ma jeune femme rit de moi
parce que je suis vieux
et que je refuse de mourir
pour dans ses bras, ses bras, ses bras,
enfin fleurir
oh ma jalouse, mon éternelle, mon épouse
dame philosophie

Pierrot
vagabond céleste

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pierrot+rochette le 15/01/2013
22: SI MON PÈRE ETAIT VIVANT

Cher Simon,

Je réalise aujourd’hui que ce qui rendait heureux mon père, c’était de croiser sur sa route de vrais artistes du quotidien. Il les portait dans son être comme une bénédiction à l’humanité aspirant à s’élever. Rien ne lui aurait fait plus plaisir que je lui ramène un de mes rêveurs pour partager avec lui la joie d’illuminer les autres par un engagement esthétique envers son rêve. Je l’aurais surpris dans sa chaise berçante et je lui aurais dit p’pa, v’la un camionneur qui est de la classe de Fernand quand y corde son bois.

LE CAMIONNEUR

j’suis su l’camion 60 heures par semaine
j’t’aime

des fois j’triche un peu
j’fais des heures pour nous deux
on dormira plus tard
quand on s’ra des beaux vieux

moi je vis juste pour toé
j’ai hâte à fin de semaine
j’t’aime

de cogner du marteau
quand tu fais du gâteau
t’es si belle au fourneau
mais j’veux mieux pour ma reine

REFRAIN

suffit qu’tu m’dises
que tu veux changer la cuisine
enlever l’comptoir à melamine

pour que la route
entre La Tuque et Trois-Rivières
soit la plus belle de l’univers

COUPLET 2

j’dors dans l’camion
4 nuits par semaine
j’t’aime

3 heures du matin
réveille par la fiam
mon p’tit lit dans cabine
est ben trop grand pour rien

j’ai des idées
pour la salle à manger
j’t’aime

j’ai ben hâte d’en jaser
autour d’un bon café
j’ai acheté les néons
ceux qu’tu m’avais d’mandés

COUPLET 3

j’suis sul’camion
quand la neige a d’la peine
j’t’aime

quand le vent trop jaloux
la garoche entre mes roues
j’ai autour du c.b.
un vieux chapelet jauni

tu m’l’as donné
en pleurant comme une folle
j’t’aime

parce que t’es ben croyante
pis t’as peur quand y vente
à soir ton camionneur
rentrera plus d’bonne heure

REFRAIN FINAL

suffit qu’tu m’dses
qu’cest ben plus beau dans ta cuisine
parce que mes bras en melamine

te lèvent dans airs
entre La Tuque et Trois Rivières
toi la plus belle de l’univers

suffit qu’tu m’dises
qu’c’est ben plus beau dans ta cuisine
parce que mes bras en mélamine

te lèvent dans airs
loin de la Tuque et Trois Rivières
toi la reine de mes je t’aime
toi la reine de mes je t’aime

Pierrot
vagabond celeste

—-

23- UN COMPTOIR POUR LE VAGABOND

Cher Simon,

Je pris l’habitude quand j’entre un restaurant public, de m’asseoir à un comptoir. Et soudain, le voisin ou la voisine d’à côté m’ouvre son existence dans laquelle scintille une petite lumière de sa vie privée oeuvre d’art. Comme ce monsieur me racontant tout ce qu’il doit à sa femme et sa peine de ne pas avoir les mots pour lui dire je t’aime et merci. Comme cette madame, qui me racontant sa peine de ne pas avoir encore pour elle toute seule un monsieur qui n’a pas les mots pour lui dire je t’aime et merci.

Y A DANS MES RIDES

y a dans mes rides
y a dans mes rides

de la bonté
qui s’est glissée
sur mes je t’aime
comme sur mon vieux
gilet de laine

y a dans mes rides
y a dans mes rides

mes jeunes années
ou j’ai gaffé
pendant que toi
tu n’as jamais
cessé d’m’aimer

REFRAIN

ça m’a pris ben du temps
devenir un homme

un vrai qui ne triche pas
et qui pardonne

j’aimais la boisson et les femmes
je rentrais tard c’était le drame
je m’enfuyais pour plusieurs jours
j’étais mêlé mon bel amour

pourtant comme le soleil un beau matin
j’apparaissais cueillant des fleurs
dans l’fond d’ta cour

COUPLET 2

Hier tu m’as dit
j’suis fier de toi mon homme

ça fait déjà 20 ans
qu’tu consommes plus

vrai
les enfants ne m’ont jamais vu
avec une bière dans les mains nues
y peuvent même pas s’imaginer
qu’leu père a d’ja été mêlé

maintenant
comme le soleil
tous les matins

j’rends gloire à Dieu
pour cette belle femme
qui m’aime toujours
dans l’fond d’sa cours

FINALE

MA SOIE MON VELOURS MON ADORÉE
MA JOIE MON AMOUR MA LIBERTÉ

Pierrot
vagabond céleste

—–

LA DAME AU COMPTOIR

assise à un comptoir

une femme tout près de moi
verse des larmes

il y a deux bancs
qui la séparent de ma guitare
et de mon âme

j’ai le goût de composer
une chanson pour toi
que je dis à la dame

me manquent encore des mots
qui ne sont pas de moi
mon inconnue ma soeur
quel est ton drame?

REFRAIN

Monsieur mon coeur
est fatigué de tricher

de faire l’amour le matin
à un homme dont la femme est trahie

Monsieur mon coeur
est fatigué de tricher

pour à la fin manquer d’amour
sans doute comme elle cruellement
peut être même en ce moment

COUPLET 2

rêveur de mon cote
je vis une drôle d’histoire
qui ressemble a un piège

une femme qui triche
et son mari et ses amis et ses amants
jour après jour m’assiège

moi je refuse obstinément
de séparer les sens du coeur
celà me protège

la dame me dit
je suis la cause la conséquence
de mes malheurs

je me noie
dans les bras d’un homme
entre ses sens et mon coeur

COUPLET 3

Madame parfois
ça prend une vie pour devenir
un non tricheur
vie brûlante et trop brève

de mon coté
depuis 6 mois suis devenu
un homme d’honneur
le héros de mes rêves

toute femme vit un jour
le génie de devenir
enfin une allumeuse
d’un mâle en manque d’elle

bientôt madame
à votre tour
vous deviendrez sans doute
une non-tricheuse

tout comme moi
en ce moment
bien humblement
devant celle
qui me harcelle

REFRAIN FINAL

un jour moi aussi madame
mon coeur s’est fatigué de tricher
de faire l’amour le matin à une femme
dont le mari est trahi oui

un jour moi aussi madame
mon coeur s’est fatigué de tricher

pour à la fin manquer d’amour
tout comme vous cruellement

seule au comptoir
en ce moment

Pierrot
vagabond céleste

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pierrot+rochette le 15/01/2013
24- DES ETOILES POUR DORMIR

Cher Simon,

A titre de vagabond-poète, Il m’arrive parfois de rencontrer un être humain en difficultés sérieuses mais temporaires. Sa petite lumière de vie privée oeuvre d’art est enfoie dans un puits et crie au secours aux autres vies privées oeuvre d’art. Un pays oeuvre d’art ne sera possible que si on ne laisse personne ni sur le bord du chemin, ni au fond d’un puit, chaque être humain a un droit aux étoiles au fond de son coeur pour dormir.

VIEUX MONSIEUR

si j’t’ai ramassé sa route
vieux Monsieur

c’est qu’ma vie est en déroute
vieux Monsieur

la chicane a pogné
ma blonde m’a éjecté
j’roule dans l’noir
sans trop savoir
où j’dors à soir

REFRAIN

mon p’tit gars (3)
pleure un boutte
un grand boutte
tant qu’tu voudras

mon p’tit gars (3)
un vieux monsieur
qui dort sa route
ça sert a ça

COUPLET 2

j’y ai d’mande d’me marier
à veut pas

j’voudrais qu’on fasse un bébé
à veut pas

est barmaid dans un club
très belle fille comme dans les pubs
tous les gars lui bavent ses pieds
elle adore ça

COUPLET 3

moé pis sa fille
on est tout seuls
toute la veillée

5 soirs semaine
madame est partie
travailler

le matin a dort dur
pis c’est moé qui s’lève ben sûr

pour l’école
faut ben qu’la p’tite
aye déjeuner

COUPLET 4

à soir
j’y ai dit qu’sa job
me faisait trop souffrir

les gars
aiment pas
voir le chum
au boutte de leu mire

ma blonde m’a dit que ses tips
sont moins bons quand à m’invite
qu’a préféré que je l’attende
l’autre bord d’la vitre

COUPLET 5

y a combien
d’mâles au Quebec
qui souffrent comme moé

de voir leu femmes
ne vivre que pour
leu baveux d’pieds

4 ans de gardiennage
ça été ça mon ménage
excuse moi l’vieux
mais à soir
moi j’sors ma rage

REFRAIN FINAL

mon p’tit gars (3)
m’a t’conter
le p’tit boutte
que tu sais pas

mon p’tit gars (3)
t’es l’sixième
à m’raconter cette histoire là

mon p’tit gars (3)
y a un prix à payer
au bout de d’ça

mon p’tit gars (3)
c’est toujours dur
d’s’apercevoir
qu’on nous aime pas

Pierrot
vagabond céleste

—-
25- DES ETOILES POUR PRIER

Quand je pense que chacune de mes chansons non normatives est une histoire vraie, une tentative de peindre les vies privées oeuvre d’art en marche vers le pays oeuvre d’art, j’en frissonne d’inquiétude. Ma vie poétique, je l’ai vécue dans l’échec assumé de ma vie privée et de ma vie professionnelle. J’ai tenté d’apporter ma contribution au patrimoine universel en vivant une souffrance intérieure intolérable, celle de savoir que mes proches se sont sentis abandonnés. J’ai accordé infinniment plus d’importance à la souffrance de Suzelle, par exemple, qu’à celle de mes proches. Je ne me le pardonnerai peut-être jamais même si mes proches eux, me pardonneront sans doute.

SUZELLE

Suzelle
ta vie ressemble a un de ces lampions
qui brûlent le soir dans ton église barrée
y a plus personne dans tes nuits pour t’eteindre
ou t’allumer d’un amour passionné

Suzelle
perdue dans le presbytère d’à coté
tu habites à la place de ton curé
un vieux bâtiment très dur à chauffer
si mal barré qu’t’as l’goût d’déménager

REFRAIN

tu t’promènes tu t’promènes
entre Dieu et ta peine
agente de pastorale
6 jours semaines

mais
l’dimanche soir, l’dimanche soir
entre dieu et ton dortoir
tu rêves d’un amour

trop humain trop humain
trop humain

qui te brûle
dans le noir

COUPLET 2

Suzelle
ma vie ressemble à celle d’un vagabond
qui partout frappe à des églises barrées
hier soir j’ai tellement gelé sur le perron
de ton clocher
j’enviais tes lampions

Suzelle
ma liturgie à moi c’est les étoiles
les oies qui chantent que j’vois pas dans le ciel
qui passent dans l’noir au dessus d’ton presbytère
ou tu t’enterres en quête de deux ailes

COUPLET 3

Suzelle
sais-tu pourquoi y a tant d’églises barrées
dans mon Québec que j’ai tellement aimé
c’est que le **** vécu sans la bonte
ça oté le goût de s’agenouiller

Suzelle
sais-tu pourquoi y a tant de presbytères
vieux désuets mal chauffés mal aimés
c’est pour que de célestes vagabonds
à ta fenêtre te rechantent ma chanson

Pierrot
vagabond céleste

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pierrot+rochette le 15/01/2013
26 DES ETOILES COMME HERITAGE

cher simon

Dans mon univers poétique, il y a deux sortes de pères; Le père romain et le père grec. Le père romain vit avec et pour sa famille quotidiennement jusqu’à sa mort. Le père grec, tel Ulysse d’Homère part vagabonder l’univers pour mieux dessiner la danse de la liberté afin de l’enseigner à son fils à la fin du voyage. Ce fut mon choix. Ma famille fut l’humanité, mes trois fils, Simon, Alexandre et Félix furent mes ports d’attache où mon bateau à voile espère un jour accoster dans l’amitié.

CHANSON POUR SIMON

une chanson
écrite par un vieux
qui n’a pas réussi
sa vie amoureuse

une chanson
chantée par ce mÊme vieux
assis une table

en face
de deux amoureux
qui s’embrassent

c’est une tres belle
chanson d’amour

COUPLET 1

les sens
c’est une agence de voyage
ou le bateau qu’est son corps
parfois se perd
dans le brouillard
des naufrages

et certains soirs
quand tu rentres seul au port

t’as l’air d’un capitaine
qui ment à son équipage

t’as l’air d’un capitaine
qui ment à son équipage

COUPLET 2

le coeur
c’est une agence d’honneur
ou l’on se donne à l’autre
comme si y avait rien d’autre

si

par malheur
la tête à cause des sens dérape

à genoux capitaine
demande pardon au coeur
à genoux capitaine
demande pardon au coeur

FINALE

c’est à genoux
mon cher p’tit homme
que je te donne

ma vieille casquette
de capitaine
et de vieil homme

Simon
mon fils
mon très grand homme

Pierrot
vagabond céleste

27- EN MARCHE VERS LE PAYS OEUVRE D’ART

cher Simon

Quand je fus convaincu de marcher ma vie privée oeuvre d’art pour devenir un rêveur équitable, soit un être humain qui prend la décision d’allumer le rêve d’un autre être humain sans intérêt personnel caché, pour que naisse un jour le pays oeuvre d’art, inspirant les autres pays de la planète à allumer son gâteau de fête de citoyens par un civisme éco-poétique trans-individuel, je devins vagabond poète, dans la tradition du vagabond Ignace de Loyola en son siècle

REVOLUTION

j’avais 20 ans en 68
j’ai eu 60 en 2008
j’ai tout donné j’ai j’té mes clefs
y m’reste ma tête pis mes deux pieds

révolution
révolution

COUPLET 2

là j’ai l’air pire que l’pire des pires
sa route j’ai l’air d’un vieux navire
d’un capitaine tout nu sans voile
qui crie hostie vive les étoiles

révolution
révolution

COUPLET 3

sa route la plupart qui t’embarquent
y ont jète leu rêve l’autre bord d’leu barque
y ont l’gros collier vissé dans l’cou
y m’donnent $20 parce qu’y m’pensent fou

révolution
révolution

COUPLET 4

on lave mon linge dans les maisons
on me nourrit pour une chanson
un vieux poète ça les inquiète
ça couche dehors ça s’crisse du fret

révolution
révolution

COUPLET5

c’était en 1939
Claude Henri Grignon crevait d’faim
au poète Alfred desrocher
y écrit j’ai l’rêve d’être écrivain

révolution
révolution

COUPLET 6

je crie à Nelson Mandela
t’avais un rêve dans ta prison
les 26 ans qu’t’as passé la
c’était un maudit beau combat

révolution
révolution

COUPLET 7

moi je traverse le Canada
j’libere le rêve des filles des gars
j’avais 20 ans en 68
j’ai eu 60 en 2008

j’m’en crisse

Pierrot
vagabond céleste
———

CAFE PHILO

dans un café philo
pour des profs des ados
où la question était
q’est-il permis d’espérer?

moi l’vieux hippie
pas invité
j’me suis levé
et j’ai murmuré

REFRAIN

faut être prêt
à mourir pour son rêve

quitte à dormir dehors
car la vie est si brève

faut être prêt
à mourir pour son rêve

qiuitte à dormir dehors
car la vie est si brève

COUPLET 2

dans un café philo
pour des profs des ados
j’ai dit mort à la mort
par la vie privée oeuvre d’art

face à leurs profs
aux yeux sans vie
les étudiants
m’ont applaudi

COUPLET 3

dans un café philo
dans les yeux des ados
j’ai vu naître l’esquisse
d’un pays oeuvre d’art,
oeuvre d’artistes

de jeunes rêveurs équitables
des milliers de pèlerins nomades

allumant des millions de rêves
par des poignées de mains insatiables

REFRAIN FINAL

faut être prêt
à mourir pour son rêve

quitte à dormir dehors
car la vie est si brève

oui moi je dors dehors
qu’importe si j’en crève

parce que déjà
ma vie privée oeuvre d’art
s’achève

Pierrot
vagabond céleste

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pierrot+rochette le 15/01/2013
28- EN MARCHE VERS UN PAYS OEUVRE D’ART
SANS ARMES

cher Simon

Si Ghandi a pu obtenir l’indépendance de l’inde par des moyens pacifiques, pourquoi une masse critique de vies privées oeuvre d’art ne ferait-elle pas de la paix un droit inaliénable pour chaque citoyen et un devoir inélaniénable pour tout pays qui aspire à porter noblement le drapeau universel d’une planète universelle oeuvre d’art à co-créer?

LE SOLDAT EQUITABLE

oh si la vie t’intéresse
si t’as le goût de voyager
l’armée canadienne
paiera pour toi

une facture ouverte
des belles bottes gratis qui brillent la nuit
des beaux casques verts
qui tuent la vie

REFRAIN

rappelle-toi
dans l’temps d’Pearson

des hommes d’honneur
faisaient la une

nos soldats
portaient fièrement
des casques bleus

tait pas question
d’tirer des balles

dans une guerre
qu’est immorale

Kandahar
d’un an ou d’eux
c’est l”Vietnam

COUPLET 2

toi le soldat équitable
qui lit l’journal de Montréal
qui r’çoit ben du courriel
sur son portable

toi qui voit partir les tombes
de tes chums qui ont sauté ses bombes
des bombes artisanales
tu t’dis c’est pas normal

COUPLET 3

hier à la télévision
un autre cercueil près d’un avion
Etienne Gonthier d’la Beauce
cloué dans l’fond

Combien de morts, combien d’blessés?
nos députés savent-tu compter?
c’est l’temps que tout l’Québec
s’mette à marcher
en avant toi pis moi

REFRAIN FINAL

2, 3 millions de québécois
pèlerinage vers Ottawa

pour déposer d’vant l’parlement
qu’on a élu

2, 3 millions de bouquets d’fleurs
rester là au moins 24 heures

silencieusement
au nom de nos
soldats qui pleurent

au nom
de nos soldats
qui pleurent

Pierrot
vagabond céleste

—–

ca n’me tente pas
de chanter comme un vieux
que tout l’Québec tient s’es pilules
pour mieux le contrôler

dans un mélange explosif
d’anti-dépresseurs
de somnifères
moé ca m’écoeure

j’me suis jure d’mourir dans rue
mème malade même dans la gene
comme Molière sur la scène

EN HAUT

Molière, Molière, Molière
tu jouais l’malade imaginaire Molière

t’es mort sous les applaudissements
moi ce s’ra entre deux océans

comme cercueil le Canada que j’aime tant
comme cerceuil le Canada que j’aime tant

Oh Molière,
le dieu de ma langue française

COUPLET 2

ca n’me tente pas
de chanter pour un chef d’État
qui par une guerre s’amuse
à mieux nous controler

dans un mélange explosif
de trop de jeunes soldats qui meurent
des québécois, moi ca m’ecoeure

j’me suis juré
d’crier dans rue
pour une fois votez du bon bord
pour sortir nos trop jeunes soldats
d’la mort

EN HAUT

Molière, Molière, Molière
la guerre c’est rien d’imaginaire
Molière

t’es mort sous les aplaudissements
mais icitte entre deux océans

y a trop d’cercueils dans mon Québec
que j’aime tant

y a trop d’cercueils
dans mon Québec
que j’aime tant

oh Molière
le Dieu de ma langue française

COUPLET 3

ca n’me tente pas
de chanter comme un vieux
que tout l’Québec tient s’es pilules
pour mieux le contrôler

dans un mélange explosif
d’une immense colère d’électeur
parce qu’un malade imaginaire
cultive la peur

j’me suis juré d’chanter la rue
pour que mes mots s’rendent à l’ONU
au nom de millions d’enfants disparus

ne suis qu’un vagabond céleste
loin de la haine et de tout l’reste

qui trouve les pilules Oh Molière
comme les bombes dans une guerre

scandaleuses et obscènes

Oh Molière
le Dieu
de ma langue française
que j’aime

Pierrot
vagabond celeste

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pierrot+rochette le 15/01/2013
29- EN MARCHE VERS UNE VIE PRIVEE OEUVRE D’ART

Cher Simon

Ce qui est beau dans la vie privée oeuvre d’art, c’est d’en être le peintre, dans un atelier où on doit à la fois peindre l’infinie joie d’une humanité qui s’élève peu à peu en soi et et donner une poignée de main à celui ou celle qui reprend sa vie d’artiste du quotidien en main.

16 ANS D’AVENTURE

une ière neige sur le lac
un pic bois qui passe en ami
un chien qui marche sur la galerie
deux hommes qui parlent de la vie

une peinture sur le mur
l’homme se lève
me rappelle l’essentiel

sa peinture date de 16 ans
l’homme avait déja 38 ans
était amoureux fou d’une femme
qui tenait dépanneur, corps et âme

pendant que lui
d’un autobus
était chauffeur de vie

travaillait pour
Chevrette transport La Tuque
avait hâte a la fin de semaine
tiens ben ta tuque

rêvait du cap de la madeleine
mais le dépanneur ferme si tard
toute la semaine

en attendant
monte chez son frêre en haut
avec toiles et pinceaux

REFRAIN

sur sa toile
des arbres, des billots et de l’eau
qui dansent l’amour
comme la chute entraêne tout su l’tableau

quand on contrôle pu rien
c’est qu’y a des matins
où l’amour doux
c’est trop fou

quand on contrôle pu rien
c’est qu’y a des matins
où l’amour doux
c’est trop fou

COUPLET 2

y a pu de neige sur le lac
ou est le pic bois mon ami
le chien est en bas d’la galerie
l’homme est dehors avec un sac de voyage

sa vieille peinture
reste sur le mur
avec toute sa magie

un grand amour
c’est tellement fort
que leur ière fille s’appelle Pascale
une ado de 15 ans qui mord
la vie comme à son ier bal

pendant qu’sa soeur
Justine 9 ans
sourit aux étoiles

la femme se meurt d’un cancer
l’homme a finit par jeter sa dernière bière
il doit monter à Trois-Rivières
il sera bientôt père et mère

sa vieille peinture
su l’mur le rassure
sur 16 ans d’aventrures

REFRAIN FINAL

sur sa toile
des arbres des billots et de l’eau
qui dansent l’amour
comme la chute entraîne tout
su l’tableau

quand on contrôle pu rien
c’est qu’y a des matins
où l’amour pur c’est trop dur

quand on contrôle pu rien
c’est qu’y a des matins
où l’amour pur
c’est trop dur

Pierrot
vagabond céleste

—–
MON AMI LE PEINTRE

mon ami le peintre

Luc Lavoie
du lac à beauce

tout le Québec
un jour saura

que t’es un vrai
un immense
coloriste
secret

REFRAIN

à moi les murs
la terre m’abandonne

toute ta peinture
me révolutionne

ta signature
enflamme la mienne
au bout d’mon écriture

ta signature
enflamme la mienne
au bout d’mon écrtiture

COUPLET 2

à 20 ans
le peintre cézanne
savait déja

qu’après sa mort,
il serait reconnu

comme le plus grand
du 19ème siècle

quand il eut du succès
à la fin de sa vie

dans une exposition
tenue à Paris

il resta
bien sagement

dans son village
chez lui

COUPLET 3

à 20 ans
le vagabond que je suis
savait déjà

qu’après sa mort
il serait reconnu

comme l’un des plus ***
du 21ème siècle

avec les mains tendues
vers son doux créatreur

dont les mots disparus
ont fait danser les heures

en marchant tendrement
entre deux océans

la porte du paradis
celle des petits enfants

FINALE

Ozias Leduc
serait fier de nous

mon génial ami Luc

car ma vie disait-il
est mon unique
aventure

Pierrot
vagabond céleste

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pierrot+rochette le 15/01/2013
30 EN MARCHE VERS LA PLANETE OEUVRE D’ART
Cher Simon

A titre de vagabond poète, j’ai pris la décision dans ma vie privée oeuvre d’art de poser deux gestes poétiques. Le plus possible, ne plus dormir dans un lit tant que des enfants dormirons sur le sol, ne plus me servir de ma ***** tant que des enfants seront sexuellement abusés. Je veux que mon corps devienne, morceau par morceau, au fur et à mesure de ma conscientisation, une suite de prière pour que la future humanité oeuvre d’art surgisse un jour dans les yeux de chaque enfant qui naitra.

CONGELATEUR

comme par hasard
cette nuit j’ai dormi
sur un congélateur

su l’bout y avait une petite table
un peu plus basse
pour mes pieds de rêveurs

comme oreiller
un vieux chapeau
un vieux sac de couchage
en guise de manteau

soudain
dans le lit de l’humanite
tout habille, j’me suis glissé
et j’ai prié

REFRAIN

pour les femmes et les enfants
dans les camps de refugiés
qui tendent leurs mains en tremblant
dans l’espoir d’être aimés

COUPLET 2

comme par hasard
dans la cabane à patates frites
sur le sol ou je dors

Pierrot
veut m’installer un poêle à bois
y va faire froid qu’y m’dit
si froid dehors ben oui

mais quand y m’a parle
d’un lit j’lui ai dit
j’aurais préférence
pour une table
de la largeur de celle
où j’ai dormi cette nuit

en quête d’un coeur
pour l’occident consommateur

là je prierai

COUPLET 3

comme par hasard
sur la route ou j’ai marché
une écrivaine dans son auto m’a embarqué

j’aurais aimé lui dire
j’aurais le rêve de te masser
de mes deux mains
qui ont déjà trop prier

assis dans une chaise roulette
je tournerais autour de toi
comme autour de mon oeuvre

et mes doigts
brûleraient la table congélateur
en enflammant tes sens
protèges par mon coeur
épuisé de prier

REFRAIN FINAL

pour les femmes et les enfants
dans les camps de réfugiés
qui tendent les mains en tremblant
dans l’espoir d’être aimés

moi le reste de ma vie
sur une table je dormirai
honteusement désespéré

au nom de l’humanité
jusqu’a ma mort
je prierai

Pierrot
vagabond céleste

—–

l’HOMME-LESBIEN

je suis
lesbien
comme homme

oui
un homme
lesbien

je refuse
de m’servir
de ma *****

tant que
les mâles
la
deshonoreront

en en
faisant une arme

pour
abaisser
les cieux

honte
en moi ils auront

je debande
par protestation

jusqu’à
ma mort

devant leurs
tristes
actions

je
fais
l’amour
à
une femme

comme
une femme
fait l’amour
à une autre femme

je suis un homme lesbien
lesbien en mon corps et mon àme

au nom
des enfants abusés
des femmes violées

je dépose à leurs pieds
les dernières larmes
de mon âme

je dépose à leurs pieds
les dernières larmes
de mon âme

Pierrot
vagabond céleste

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pierrot+rochette le 15/01/2013
31- JE TRAVERSERAI L’ETERNITE
EN MARCHANT
LA NEIGE ET LE VENT
Cher Simon

Ce sera ma dernière lettre, celle d’un pélerin, amoureux des êtres humains,devenu un arbre qui relève ses racines, traversant l’éternité en marchant, la neige et le vent.

———-
LÈVE-TOI PÈLERIN
dormir
sous le pont de Gatineau, une nuit froide de neige
même pas de sac de couchage, du noir au beige

gémir
en p’tit bonhomme, les g’noux dans l’manteau
le nez sous l’gilet, là ou c’est chaud

grandir
contre le mur de ciment se faire si petit
que son coeur en devient firmament

s’ennoblir
au point ou l’on devient soi-même
un immense pays entre deux océans

REFRAIN

la bonte l’humilité, l’humanité
comme vêtement de vie

lève-toi pèlerin
même si t’as froid même si t’as faim

ensemence ton pays d’un rêve
pour les jeunes de demain

ta guitare à la main
marche marche les chemins
ne triche pas ton rêve en douce
en faisant du pouce

quand un jeune t’embarque
écoute le jusqu’au matin
parce que son rêve à lui commence
là où finit le tien

TURLUTTE

COUPLET 2

manger
quand on t’a ramassé pour t’emmener souper
dans l’espoir d’une belle soirée
par ta guitare endimanchée

s’laver
la route c’est accepter
d’ètre sale en dehors
d’ètre propre en dedans
en s’guettant

s’coucher
avoir honte de ses peurs
quand y a tellement d’êtres humains
qui ont pas l’choix d’avoir peur

s’éveiller
soudain en pleine nuit
s’enfuir sans faire de bruit
après avoir écrit merci

COUPLET 3

vaciller
dans un café internet, recevoir un courriel
d’un ami de jeunesse, qui veut t’immortaliser
d’un geste bien intentionné

créer
une chanson chaque nuit
parce que la veille ce que t’écris
semble s’être évanoui

dessiner
entre ta voix et tes lèvres
tous les cris des humains
qui ont choisi d’aimer
même s’ils sont mal aimés

rêver
qu’après sa mort peut-être
de milliers de jeunes en mal d’être
reprendront ton épopée
vers ce pays oeuvre d’art à créer

FINALE
la bonté, l’humilité, l’humanité
comme vêtement
d’aimer

Pierrot
vagabond céleste

——–

MAGALIE

quand mes pieds s’ront d’argile
quand j’aurai mal à mes os
quand le reveil malhabile
fera peur à ma peau

quand le froid de l’aurore
me glacera le dos
quand la faim qui dévore
me f’ra souffir à nouveau

Magalie,Magalie
pour oublier mes ennuis
je porterai ton chapeau

COUPLET 2

la route c’est beau comme une femme
faite de vent soudain
qui transforme tout en drame
en grand amour chagrin

la plus à pic des cotes
vous sourit à pleine dents
comme toi jeune femme en faute
avec tes ***** d’enfant

Magalie Magalie
pour rubaner mes ch’veux gris
je porterai ton chapeau

COUPLET 3

quand mes rêves par leurs ailes
m’emporteront bien haut
là ou Dieu ensorcelle
des milliards d’hommes sans chapeau

j’arriverai tête ***
chevelure sans armure
mes paupières émues
ma guitare comme blessure

Magalie Magalie
toi qui commence ta vie
à toi d’porter mon chapeau

Magalie Magalie
toi qui commence ta vie
à toi d’porter mon chapeau

et porte-le
bien haut

Pierrot
vagabond céleste

—–

DANS LA BEAUTE DU MONDE

dans la beauté du monde
dans la beauté du monde
je marcherai

deux âmes sioux m’inondent
deux âmes sioux m’inondent

dans votre beauté du monde
France et Jean-René
je marcherai

suis devenu

un arbre qui marche
parce qu’il relève ses racines

un doux vieillard
qui le soir délasse ses bottines

une belle jeune fille
qui r’trousse sa jupe
parce qu’elle dessine

le bout d’ses doigts
dans la rivière

dejà fini
l’été d’hier

reste le canot de Jean-René
les fruits de France et sa bonté

sur leur galerie
de Notre-Dame de Montaubant

je me prépare pour l’hiver
tel un enfant

car mes deux ames sioux
ont fait de moi
un arbre-fou

comme le canot de Jean-René
sur la rivière Batiscan

comme les fruits de sa belle France
de Notre-Dame de Montauban

je traverserai
l’éternité
en marchant
la neige et le vent

Pierrot
vagabond céleste
—–

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Michel le concierge

D’UN VAGABOND HOMÉRIEN À UN AMI

vagabond homérien d’écrire par votre blog à un ami:)))

HOMMAGE A DENIS LAMARRE

article sur Google
pdf, juin 2008, Flèche Mag

(Denis Lamarre)…«Mon retour à la chanson a duré près d’une vingtaine d’années, entre 1982 et 2000…

C’est pendant cette période fébrile qu’il est parti en tournée en duo avec son ami Pierre Rochette, des 2 Pierrots.
Les deux complices ont donné plus de 3 000 spectacles, parcourant le Québec dans tous les sens, sans jamais manquer de revenir régulièrement chanter à l’auberge La Calèche de Sainte-Agathe.

(Denis Lamarre) « Au milieu des années 90, Pierre et moi avons reçu un prix de l’ATL comme employés touristiques de l’année »

——-

Cher Denis Lamarre,

lorsque j’ai quitté la scène en plein milieu d’un spectacle, j’aimerais te confier d’une façon systémique ce qui s’est passé dans ma tête. ce soir-là, pendant la chanson
LA QUÊTE de Jacques Brel…

CE SOIR-LÀ….

Je chantais la quête de Jacques Brel… et soudain tout est apparu très clair dans ma tête… mon merveilleux partenaire de scène qui pendant 18 ans fut d’un comportement éthique et artistique exemplaire venait de se faire offrir le théâtre le Patriote en partenariat avec Percival Broomfield puis après la mort de Percival, en successeur. Pour lui, l’appel a une réorientation de carrière devenait évident.

Mais il devenait aussi évident pour la famille Grand-Maison de l’auberge la Calèche, qui a pris soin de moi comme artiste avec respect et coopération durant 18 belles années, de s ‘associer a Denis pour mieux réussir en affaire…

De mon côté, un photographe de Québec qui avait tout abandonné pour jouer de l’orgue de Barbarie sur les routes du soleil de la France a l’Espagne avait aussi eu l’effet d’un coup de tonnerre sur ma vie… Depuis l’enfance, mon rêve avait toujours été d’être vagabond céleste et non d’être artiste de scène.

Durant la chanson de Brel, je ressentis instantanément et profondément l’appel a la liberté comme l’appel à la créativité de l’écrivain…

Pierrot Rochette, Denis Lamarre, Mario Grand-maison de la Calèche, nos trois routes du rêve compatibles durant 18 ans explosèrent en un coup de tonnerre dans ma tête pendant que je chantais sur scène.

Dans la finale de la chanson de Jacques Brel… l ‘inaccessible étoile est venue me chercher de sa voix amour-présence… même s’il me restait trois ans de contrat et que j’aurais pu rester avec Denis au Patriote jusqu’à ma mort, j’ai quitté calmement la scène, j’ai déposé ma guitare dans la coulisse et je suis sorti par la porte d’en arrière… Ce ne fut pas prémédité… Ce fut vécu comme un coup de foudre pour le vagabondage littéraire et géographique.

J’ai marché jusqu’à la Butte a Mathieu où j’habitais l’ancienne maison de Raymond Lévesque… je venais de devenir écrivain-nomade…

Je ne sais pas si j’aurais eu le même courage si j’avais agi rationnellement…

J ‘ai mis 7 ans à mon 1000 pages , 7 ans de ma vie, dont 2 ans et demie en bibliothèque à savoir où était ma place dans la littérature mondiale…

A 20 ans, je savais comme Cézanne , Proust et Picasso, qu’après ma mort, mon oeuvre serait reconnue comme une grande oeuvre canadienne..

J ‘ai fait pour la littérature ce que Jackson Pollock a fait pour la peinture… le renversement idéologique de l’acte de peindre… pour moi la littérature, c’est le placenta de ce que je suis devenu… De la même manière qu’on ne peut comprendre les demoiselles d’Avignon et son importance culturelle sans une connaissance amoureuse de l’histoire de l’art, on ne peut saisir la musique de mon 1000 pages sans une connaissance de l’histoire de l’écriture au Québec comme au Canada

Ce MONSIEUR 2.7K, c ‘est l’histoire de Monsieur K, prisonnier numérique, qui réussit a s’évader de 1000 pages de débris de bitts pour enfin réaliser son rêve… marcher la fraîcheur existentielle de la beauté du monde sans que le boulet de l’information soit enchaîné a un de ses pieds… retrouver l’ile de l’éternité de l’instant présent telle qu’elle existait avant l’Ulysse de James Joyce et l’Épopée comme l’Iliade d ‘Homère, en faisant par l’errance philosophique le plein d’espace et de temps.… Une épopée du 21eme siècle s’évadant de la dématérialisation numérique graduelle du 20ème.

Dans la lecture de ce 1000 pages, Il ne faut pas trop accorder d’importance aux débrits de bitts (le coté éclaté de l’histoire, du récit).. il faut lire l’ oeuvre comme si on écoutait de la musique contemporaine, dodécaphonique ou sérielle… et suivre la danse concrète et visuelle de Monsieur k (Krishnamurti, Kafka ou Kerouac, selon les pages) danse euphorique comme celle de Zorba le grec, la danse de l’instant présent, la danse de l’île de l’instant présent, celle des brosses d’être et des attaques d’être, la littérature écrite par des pieds qui dansent sur des debits de bitts placentas:))))

En ce sens, mes 100 chansons écrites sur la route furent un journal de bord du journaliste de l’être pendant qu’il danse la fraicheur existentielle de la beauté du monde tout au long de son vagabondage à travers le pays.

…Est-ce folie? Est-ce l’homme du 21eme siècle tel qu’il sera dans deux générations, une masse critique de vagabonds célestes avec vie privée oeuvre d’art en marche épopée vers un pays oeuvre d’art? Seule l’histoire pourra un jour en faire le compte-rendu.

Chose certaine, la communauté des historiens de l’art finit toujours par nettoyer le fil d’or de l’histoire de la pensée en séparant le bon grain de la poussière des mots…

Servir l’histoire de l’art par une vision en signant son siècle, voila le rêve de tout créateur. Comme si on écrivait au clair de la lune et que 1000 ans plus tard , quelques enfants reprenaient le refrain sans se douter qu’ils utilisent un morceau essentiel du patrimoine universel:))))

Je n’aurais pu vagabonder le pays sans le placenta de ma gestation littéraire…

CECI DIT
ET EN CONSÉQUENCE DE QUOI

J ‘aimerais remercier publiquement Denis Lamarre pour ses 18 ans de loyauté sans faille.. et la famille Grand-Maison pour leur coopération financière durant 18 ans, aussi sans faille, à ma vie de créateur…

Ma rupture ne fut pas à la hauteur des 18 années de rêve vécues en équipe et cela uniquement a cause de ma façon romantique de concevoir les changements de cap….

LE DUO ROCHETTE-LAMARRE EN SPECTACLE FURENT 18 ANS DE PUR BONHEUR…

Merci Denis
Merci Mario et la famille

Pierrot
vagabond céleste

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Michel le concierge

L’ART EST UNE SORTE DE SCIENCE DE LA LIBERTÉ…. JOSEPH BEUYS

Ce que j’ai adoré le plus dans ma vie d’artiste de scène (32 ans), c’est ce qui se passait entre deux spectacles…

Dans ma vingtaine, je traînais mon gros dactylo dans mon automobile et la nuit, après le spectacle, dans ma chambre de motel, je retapais les textes de mes chansons dans de nouveaux cahiers et j’en apprenais de nouvelles… et surtout, je réfléchissais sur les perles majeures qui trainaient ça et là au cœur de cet art mineur de la ballade… je n’apprenais rien par cœur… je chantais en lisant les textes et souvent, j’arrêtais entre deux couplets pour raconter au public CETTE SCIENCE DE LA LIBERTÉ… qu’y traçaient les Brassens, Brel, Béart, Félix Leclerc…

A cette époque-là, la radio fm de radio-Canada était une radio culturelle et élitiste qui nous faisait découvrir un grand nombre de productions de France-Culture… que d’innombrables heures à rouler en me cultivant.

Puis, en vieillissant, (mes 18 ans en duo avec Denis Lamarre) j’arrêtais la nuit entre deux spectacles pour lire, là où il y avait de la lumière… à une telle intensité que parfois j’oubliais de passer voir une femme ou l’autre parce que mes livres étaient plus intéressants que ce que ces honnêtes représentantes de la beauté du monde auraient pu me conter…

Je n’ai jamais eu de patron, pour ainsi dire, pigiste, libre, hors temps, hors réalité hors servitude, je détestais toute dépendance (j’ai fais ma carrière sans boire, ni droguer, ni fumer)… j’avais même horreur qu’on me touche parce que ça nuisait à mon cerveau:))))))))))))))))))).

J’étais passionné de recherche intellectuelle au point d’avoir mis 14 ans à me taper une mâitrise sur le rire dans une forme de la question doctorante suivante: COMMENT SE FAIT-IL QUE LE SUCRE EST SUCRÉ POUR TOUS ET QU’UN GAG NE SOIT PAS DRÔLE POUR TOUS?

Ce que j’aimais de la scène, c’est qu’elle me permettait une sortie de la prison que constitue la vie axiologique ou fantomatique. Et comme je n’étais pas sensible aux applaudissements où à une réussite au niveau carrière, j’étais comme LA LETTRE VOLÉE D’EDGAR POE… bien cachée parce que visible…

J’ai vécu mes mariages et vies de couple comme John Wayne a fait ses films…. en passant… parce que je ne savais pas encore intellectuellement que toute forme d’engagement est en soi une toile d’araignée axiologique…. je n’avais pas les mots… Le mariage, la famille, la religion, l’état, sont des séquelles désenchantées des errants axiologiques ayant en horreur la peur fantomatique de la survie. Comme disait Einstein, l’homme est d’abord esclave de son estomac.

Musil, Kafka, Bretch, Becket ont contribué mondialement par la littérature à décreypter les pièges de l’errance axiologique en en dénonçant les conséquences fantomatiques… Beuys et Duchamps de leur côté ont ouvert le chantier de l’errance poétique au niveau de l’armature comme de la structure de l’ontologie existentielle bien encadrée théoriquement par l’ÊTRE ET LE NÉANT et LA NOUVELLE THÉORIE DES ÉMOTIONS de Jean-Paul Sartre…

Et en ce sens, L’homme sans qualité de Robert Musil est l’antithèse de L’homme aux quatre questions du vagabond céleste.

Oui, Joseph Beuys a eu raison d’affirmer que L’ART EST UNE ESPÈCE DE SCIENCE DE LA LIBERTÉ.

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Pierrot vagabond

5 LETTRES DE SARAH ROUBATO À PIERROT LE VAGABOND CÉLESTE

Montréal, le 8 novembre 2015

Cher Pierrot,

On ne se connaît pas, mais je vous ai tout de suite reconnu. Vous n’étiez même pas là. Je veux dire, pas là physiquement. Mais pendant plus d’une heure, il ne s’agissait que de vous. De vous et de moi.
C’était il y a deux semaines, sur une scène de Montréal. Par la voix les mots et les yeux pétillants de Simon Gauthier, le conteur. Son spectacle Le vagabond céleste, c’Est vous. Enfin c’est un autre vous. Un Pierrot tricoté avec deux pelotes de laine : celle de l’imaginaire et celle du réel.

Dans la première partie du spectacle, Simon vous gonfle d’éther, et nous présente la légende du vagabond céleste. Un personnage de conte, de pur imagination. Puis il le fait descendre dans nos rues, le fait pousser la porte d’un bar et monter sur une scène. À la fin, il vous recoud de chair. Et vous voilà. Le vagabond céleste est une légende réelle. Vous êtes ce que chacun porte en soi.

L’histoire d’un homme qui a quitté sa vie qui ne lui ressemblait plus. Parce que parfois nos vies se mettent à n’en faire qu’à leur tête, à se maquiller et à n’être plus reconnaissable. Il a donc quitté sa maison, ses biens, ses comptes en banque, pour devenir vagabond. En errance poétique. Pour aller chercher la poésie du quotidien auprès des rêveurs, et la redonner à ceux qui ont perdu leur lumière. Offrir des chansons, comme un pont jeté sur la rivière de leur vie. Un pont qui mène sur l’autre rive. Vous savez, celle qui recule toujours. La rive de notre rêve.

C’est à un moment précis du spectacle que je vous ai reconnu. Et en vous reconnaissant, je c’est moi que j’ai reconnu. C’était le moment de cette fameuse nuit. Mais je vous en parlerai dans mon prochain bout de lettre.

entretien avec Simon Gauthier à écouter ici

—–
Montréal, le lendemain du premier morceau

Bonjour Pierrot

Cette fameuse nuit… parce que c’est toujours la nuit que ce genre de chose arrive. À L’heure où le carrefour des petites préoccupations du quotidien est fermé. L’heure où il n’y a plus personne à appeler. C’est une nuit qui tourbillonne. Les objets qui nous entourent ont l’air d’inconnus familiers qui nous demandent ce qu’on fait là. C’est la nuit où toutes les vérités nous rendent visite, l’une après l’autre, chacun accompagnée de sa petite sœur, la peur.

Combien de temps les miroirs mentent avant que cette nuit n’arrive, Pierrot ? Que s’est-il passé cette nuit-là ? Un de ces petits événements qui font tout basculer ? Un enchaînement de petits riens qui ont fini par faire craquer la chaine ? Ça fait mal, hein Pierrot, quand nos chainent craquent. Quand on réalise qu’on ne mène pas la vie qu’on voudrait. Et qu’il faut partir. Briser ses chaines. Ne plus tricher avec son rêve.

signature Sarah NB

——- Montréal, une nuit après le deuxième morceau

Bien cher Pierrot,

Vous avez décidé de tout perdre pour gagner l’essentiel. Vous marchez vos questions : « Qu’est-ce que j’ai fait pour mon rêve aujourd’hui et en quoi s’occupe-t-il de la beauté du monde ? » Vous n’avez pas de maison. Tout ce que vous portez sur vous – manteau, chapeau, chandail, bottes – on vous les a donnés. Vous n’avez que votre guitare et un cahier.

Alors Pierrot, vous ne risquez plus de perdre quoi que ce soit. Ni un chez soi, ni un travail, ni un espoir, même des amis. Puisque vous n’attendez rien et que vous cultivez l’éphémère. Vous n’avez même pas d’itinéraire à suivre, vous allez là où celui qui vous aura pris en pouce va. Enfin si, quand même … vous devez suivre le chemin de votre rêve. Réenchanter le quotidien des autres. C’est un chemin difficile. Car les tentations de la facilité sont partout.

Vous savez Pierrot, c’est devenu à la mode de présenter les itinéraires de grands voyageurs. Untel parcourt l’Afrique à pied, un autre ne dépense pas plus de 1$ par jour. Et tout le monde partage et tout le monde aime. À force d’en voir défiler, tous plus extrêmes et exotiques les uns que les autres, j’ai pensé que c’était trop lointain pour que la plupart des gens se sente concernée.

Mais vous n’êtes pas exotique, Pierrot. Parce que les gens vous connaissent et parlent de vous, ici et partout. Vous êtes parmi nous. Et puis parce qu’il importe peu que vous marchiez le Québec avec un case de guitare ou que vous rouliez dans une belle auto. L’important c’est ce que vous transmettez à tous ceux que vous rencontrez. On peut marcher son rêve sur une route, dans la montagne ou entre les tours d’un building. L’important est de ne se charger de rien d’autre que de ce qui nourrit son rêve. Faire en sorte qu’on ne puisse plus rien perdre.

Ne se charger
De rien d’autre
Que de ce qui nourrit
Mon rêve
signature Sarah NB

——
Montréal, quelques heures après le précédent morceau

Salut Pierrot,

À la sortie du théâtre, j’ai entendu quelques personnes se questionner : « Bon alors c’est qui ce Pierrot ? Il chante ? Ah alors c’est un auteur compositeur interprète ! Un artiste, un vrai ! »

J’imagine que la chanson, vous l’avez pratiqué d’abord comme on panse un bobo avec ce qu’on a sous la main. Écrire, chanter, s’exprimer. Et puis partager. Alors les bars, et puis les scènes. Puis son propre bar, sa propre scène. Et puis… et puis quoi ?

Le partage qui devient une performance ? L’émerveillement qui se fane dans l’habitude ? Le chemin qu’on nous dit le seul : spectacles, albums, promo, affiches, démo, agent, presse…

Alors tu as ramené la chanson à la petite vie des gens de peu. Des gens qui ne vont pas forcément aux spectacles. Vous l’amenez comme les médecins de campagne dans le temps se déplaçaient avec leur trousse de médicaments. Une chanson sans billet de spectacle, sans diffusion, sans programmation, sans applaudissement.

Vous savez, c’est ça à l’origine, la musique et la poésie. Pour appeler les esprits, la pluie, pour se donner du courage avant la chasse ou la guerre ou avant la nuit de noces, pour accompagner les morts, pour soigner, pour consoler, pour partir ailleurs. Je suis partie pendant sept ans, treize fois, pour aller écouter les chansons des femmes à la rivière, au tapis, les chants du berger, dans les montagnes du Maroc. Mais vous savez quoi, Pierrot ? Leurs lanternes s’éteignaient. Ils ne racontaient plus, et chantaient bien moins. Bien sûr à force de me voir revenir, ils ont rallumé une belle lanterne. Trois jours durant, il y eut un feu de joie, un grand événement de poésie de contes de chants.

Mais je devais reprendre ma route. Et aujourd’hui le feu est éteint. On ne peut que rallumer le feu des autres, mais c’est à eux de l’entretenir, pas vrai ? Et notre feu à nous, qui va le nourrir ? Je me souviens de cette question :

« Est-ce que l’univers va s’occuper de moi comme je m’apprête à m’occuper des autres ? »

On s’en parle au prochain morceau !
J’ai bien hâte
signature Sarah NB

—–

Quelques temps après le quatrième morceau

Allo Pierrot

« Est-ce que l’univers va s’occuper de moi comme je m’apprête à m’occuper des autres ? » Quand le vagabond céleste jette cette question à l’assaut du ciel, j’ai ouvert grand les yeux et je me suis avancée comme pour bien entendre la réponse qu’allait lui faire l’univers. Mais rien. Il n’y eut pas de réponse.

Vois-tu, Pierrot, moi aussi je l’ai poussé, ce cri où on met l’univers au défi. Et dans cette question, c’est toute la question de la justice. Le monde est-il juste et équilibré ? Je sais que depuis que tu as chaussé tes bottes, tu as trouvé que oui, l’univers s’occupe de nous quand on lâche tout et qu’on poursuit seulement son rêve. Que vous recevez quand vous donnez. Parce que vous réveillez chez les gens l’envie de donner et de partager. Quelqu’un finit toujours par s’arrêter pour vous prendre dans son char.
Et pourtant, Pierrot, on ne va pas dire au gamin des banlieues de Kiev irradié par Tchernobyl ou celui des campagnes d’Argentine empoisonné par Monsanto, que ce qu’ils vivent est le juste retour de l’univers à ce qu’ils ont fait, n’est-ce pas ? On ne va pas dire aux ouvriers, paysans et artisans qui aiment leur travail et ont trimé toute leur vie, et qui ont tout perdu parce que des businessmen se sont amusés avec la valeur de tout, que ça leur est arrivé parce qu’ils ont triché avec leurs rêves ? Et les businessmen repus et enflés de pouvoir et heureux à leur manière, va-t-on leur dire qu’ils ont la vie qu’ils méritent ?
J’ai beaucoup voyagé et j’ai côtoyé des milieux très différents. Et partout je n’ai vu que le règne du chaos. J’ai vu des gens méritants talentueux et travailleurs trouver leur rêve, et d’autres tout aussi talentueux, travaillants, généreux, finir misérables et seuls. Je vois chaque jour la bêtise, la facilité et le conformisme être récompensé. Entendons-nous bien, Pierrot. Je ne parle pas de succès et de gloire décadente à la Whitney Houston. Je parle bien d’épanouissement personnel, de paix intérieure et de rêve accompli.

Les gens peuvent être aussi méprisants et indifférents qu’ils savent être attentifs et généreux. Et je maintiens que l’univers ne s’occupe pas toujours de ceux qui s’occupent des autres. Ne pensez-vous pas que le monde aurait une autre tête, si c’était le cas ?

Je crois que chacun pétrit moule et taille son rêve, mais qu’aucun rêve ne peut marcher tout seul. Il lui faut un sol avec du sable ou des graviers, de la terre ou du bois, il lui faut aussi un air, un soleil, un horizon. Je crois que sans sa femme, Nelson Mandela aurait été oublié au fond de sa prison. Je crois que sans Jacques Canetti, les Brel, les Barbara, les Brassens, les Piaf, seraient restés – comme d’autres – des amuseurs de cabaret. Parce qu’il a cru en eux au moment où personne n’y croyait.

Je crois que la meilleure des graines peut ne pas pousser si le sol, la lumière et l’eau ne sont pas cléments. Je crois qu’il existe beaucoup de puissances endormies en nous, qui resteront toujours inactivées. Je crois que des vies pleines de ces puissances sont arrêtées chaque jour, pour rien. Je crois que toute personne qui a connu un champ de bataille, et l’obus qui tombe ici et pas un mètre plus loin, le sait.

Je crois aux rencontres avortées qui auraient pu construire bien des rêves, mais qui ne se sont pas faites. Parce que ça n’était pas le bon moment. Je crois qu’on fait ce qu’on peut et qu’il manque quelque chose à l’équation : si tu ne triches pas avec ton rêve, l’univers te répondra. L’univers est capricieux, Pierrot.

Je ne crois pas que les choses sont comme elles devraient être. Et que c’est bien pour ça qu’il faut avoir un rêve. Un rêve qui s’occupe de la beauté du monde, puisque le monde est parfois bien négligent de sa beauté.

Voilà Pierrot, je ne sais pas si dans tes vagabondages sur la sphère virtuelle tu trouveras cette lettre, ces morceaux que je dépose au bord de la route en attendant que quelqu’un s’arrête.

Je te laisse avec deux chansons entre lesquelles je tangue :

C’est peut-être de Allain Leprest

La prière de Brassens
signature Sarah NB

—–

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ARCHIVE COURRIEL DE SEPT-ILES À ISABELLE LA BOXEUSE

2014-05-12 13:53
chère Isabelle

Si tu savais comme garder son ancrage sur la route comme vagabond est intensément essentiel… J’y arrive mais cela demande une vigilance quotidienne. Ne pas perdre son rêve de vue, ne vivre que pour son rêve, et ne vivre que pour la route disciplinée menant à son rêve, au point où j’évite de parler de mon rêve, pour ne pas me disperser, je m’enferme en moi-même plus que nécessaire pour ne pas me perdre et je fonce… L’onu m’attend en 2018 et je n’ai pas besoin que personne ne le sache d’ici là (sauf Alexis et toi:))))) bien sur…

Je suis en ce moment en bibliotheque jusqu’à 8 h ce soir, puis ce sera le Tim Horton et si on ne vient pas me chercher, je marcherai 24 kilomètres avec mon bâton de pélerin par pure fierté d’être à la hauteur d’un pays… d’être à la hauteur des vagabonds de l’histoire qui m’ont précédé…

Fonce, garde ton calme, corrige peu à peu les irritants par des études d’ancrage en essai et erreur et tu y arriveras

Lâche pas

Pierrot

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ARCHIVE D’UN COURRIEL À SIMON SUR LE VAGABOND FRANÇOIS VILLON CHANTÉ PAR REGIANNI

mon rapport avec villon regianni
From pierrot@reveursequitables.com
To Simon Gauthier
Date 2012-11-19 13:50

Quand je suis arrivé à Montréal chez ma tante lucienne pour étudier à Brébeuf, Regianni avait sorti un long jeu avec un 45 tours, sur lequel il y avait la ballade des pendus… C’était mon seul disque sur mon petit pick up:))) et cette chanson a joué sans arrêt durant des mois.Je pleurais toutes les larmes de mon corps, de joie car Je reliais en moi le Jean Narrache de mon enfance avec le Villon de la fin de mon adolescence, deux vagabonds poètes dont la légende en faisait des personnages aussi poétiques de ceux du loup des steppes de Hermann Hess, dont j,achetai une cinquantaine de copie que je donnai à différents artistes en difficultés pour qu’ils gardent confiance en leur vocation.

durant les fêtes de 1970 je crois, je fis le tour de la Gaspésie sur le pouce avec Pierre Angers des Contretemps ( nous avons fait 2 long jeu si je me souviens bien) ils doivent être à la bibliothèque nationale avec celui que j’ai fait qui s’intitule Pierre Rochette chante le vieux Montréal et le livre de poésie.

Pierre Angers et moi ne pûmes dépasser Chandler, les tempêtes ayant bloqué les routes, nous dumes revenir sur nos pas. Mais notre vagabondage nous a rapporté des contrats dans la vallée de Matapédia. Je rêvais de poétiser Villon par ma vie même, et je me rappelle avoir chanté le poème de Villon sur la musique de Regianni dans les moments les plus difficiles.

Pierrot

Simon Gauthier <simondufleuve@gmail.com> a écrit :

Merci Pierro, je vais prendre le temps de
lire ce que tu m’envois et plus encore!
Merci encore pour tes histoires
et notre rencontre.
C’est un oeuf
+++

Aujourd’hui il fait beau soleil.
Je vais prendre une marche et quelques rayons d’automne.

J’ai rencontré juste après notre séparation au Salon du livre mon ami (et
le tien aussi)
Richard Gamache

Il me fait te mettre à l’oreille “Vas dire à ma mère que le poête est mort”

!!!! avec un grand sourire toujours cet éclatant Gamache de la Gamacherie”

Il va bien.
Il te salue affectueusement le fil d’or
À bientôt
à plus
Simon
on on on on on

ARCHIVE D’UN COURRIEL A SIMON GAUTHIER SUR LE THÈME DU VAGABOND

2013-01-15

wowwwww
tu vois
le sens historique du mot vagabond
s’est détérioré
avec la société de consommation.

l’autobiographie
d’Ignace de Loyola
en donne le vrai sens
soit celui de pélerin

un vagabond est un pélerin
de l’impossibe
un freeman
de l’être

son sens nord-américain
le plus précieux
en fut
coureur des bois

p.s.
je vais voir ton site
sur la rencotnre des vagabonds

Le vrai sens de Noel
c’est une histoire à son sujet
qui transcende toutes celles des cadeaux empilés

On m’a raconté sur la route
la plus belle histoire de Noel
que je conte maintenant

Un monsieur très riche
était allé frappé à la porte d’une femme monoparentale
pour lui donner de l’argent
afin qu’elle s’achète
de la nourriture pour noel
avec ses enfants.

Le soir de Noel
sachant que le monsieur était seul
elle lui a téléphoné
pour l’inviter à réveillonnse
avec ses enfants

ce soir là
cet homme
devint vagabond hors de la prison de sa vie privée
un freeman de l’existence
un pélerin de l’essentiel
soit
la bienveillance les uns envers les autres
le soir de Noel

bonne route
dans ta vie privée oeuvre d’art
qu’est ta vie d’artiste

Pierrot

Simon Gauthier <simondufleuve@gmail.com> a écrit :

Allo Pierrot, j’ai entendu à radio-canada
à l’émission “La tête en l’air”,
vers 5- 6 heures
dimanche dernier
qu’il y avait une rencontre annuelle de vagabond aux Étas-Unis,
J’ai trouvé le site.
Je te le fais passer.
Pour ton info,

http://www.brittiowa.com/hobo/index.htm

++Bonne journée
Je suis dans mon pays oeuvre d’art à Forestville.
Je travaille avec des enfants à l’écriture d’un conte.
Je leur sème le plus de liberté possible.
Dans ces région où subsiste un désert culturel.

Les enfants sont les plantes à nourrir

+++
Merci pour toutes tes lettres que je n’ai pas fini de lire,
elles sont des cadeaux que j’ouvre une à une, lentement.

Tu sais, j’aurais aimé dans ma famille qu’on déballe un cadeau par jour
(pour Noel)
Déballer un cadeau par jour pour bien le sentir, sentir l’intention… que
ce soit long.
ET au contraire (comme le dernier Noel), il s’agit plutôt d’empifrement de
cadeaux.
LEs enfants ne voyaient plus passer les cadeaux, même qu’il y eu une
indigestion de cadeaux. L’intérêt s’est momentanément perdu. Tous les
cadeaux étaient laissé sans intérêt dans les coin et les enfants avaient
disparus!

Wow, qu’est ce que je trouvais révélateur sur notre société de consommation.

Beau et triste à la fois,
enfin
j’espère vivre Noel autrement l’année prochaine!

++
Je t’encourage dans tes recherches

Simon

SUR GOOGLE
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ARCHIVE D’UN COURRIEL À SIMON GAUTHIER SUR LA PHILOSOPHIE DE L’ERRANCE

2013-09-15
WOWWWWWWWWWWWWWWWWWWWWWWWWWWWWWWWWWWW
MERVEILLEUX D’AVOIR DE TES NOUVELLES

Je répondrai passionnément à chacune de tes questions d’autant plus que ma thèse de doctorat en phénoménologie par l’argumentation de la 5eme loi (loi que je surnomme temporairement la loi François d’Assise ou la loi de la beauté du monde comme don par le don) repose essentiellement sur une analyse chirurgicale des petites choses de mon quotidien après avoir passé un mois à dormir sous le même arbre devant la même carte postale dans l’objectif de me dissoudre sous un archétype, celui du vagabond philosophique, trop heureux de s’envoler tel un oiseau-poète hors du iceberg psychologique que constitue trop souvent les irritants de la vie domestique et sociale.

Mais en préambule, si tu vas sur Google, et que tu tapes philosophie de l’errance, tu tomberas sur l’?uvre d’Edouard Gallant et le MOTIF DE L’ERRANCE comme motif de PRÉSENCE POÉTIQUE AU MONDE, qui a atteint sa maturité dans sa dernière ?uvre, PHILOSOPHIE DE LA RELATION.

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Mais d’abord quelques phrases de Dominique Berthet, dans son avant-propos d’un petit livre intitulé FIGURES DE L’ERRANCE (L’HARMATTAN, 2007)

” Errer possède un double sens. Un premier venant du latin errare signifie aller de côté et d’autre, au hasard, à l’aventure. Référence à la pensée qui ne se fixe pas, qui vagabonde. Laisser errer signifie alors laisser en toute liberté…

Mais ce verbe signifie aussi se tromper, avoir une fausse opinion, s’écarter de la vérité. Par le passé, l’errant était celui qui errait contre la foi, c’était le méchant, l’infidèle, le pécheur. Ici l’errance conduit à l’erreur: Le littré donne d’ailleurs comme définition de erreur:ACTION D’ERRER CA ET LÀ. ACTION D’ERRER MORALEMENT OU INTELLECTUELLEMENT, ÉTAT D’ESPRIT QUI SE TROMPE. On parlera ainsi d’errements.

Mais ce verbe errer ne doit pas être confondu avec un autre, qui se trouve dans l’ancien français et qui signifie, aller, voyager, cheminer, verbe qui était très employé sous cette forme, venant du bas-latin iterare. C’est ce verbe qui est usité pour parler DU CHEVALIER ERRANT, du JUIN ERRant, ce personnage imaginaire tant peint par Chagall, que l’on suppose condamné à voyager incessamment jusqu’à la fin des temps. C’est aussi Zarathoustra, voyageur errant. Ici existe donc l’idée de voyager même si c’est au hasard.

L’errance peut s’envisager au moins sous deux aspects: D’ordinaire, elle est associée au mouvement, souvent À LA MARCHE, à l’idée d’égarement, à l’absence de but. On la décrit comme une obligation à laquelle on succombe sans trop savoir pourquoi, QUI NOUS JETTE HORS DE NOUS-MÊMES, et qui ne mène nulle part.
L’errance, toujours vue sous cet angle, s’accompagne d’incertitude, de mystère, d’angoisse et de peur. C’est une épreuve. Elle est perte de soi-même. CETTE CONCEPTION DE L’ERRANCE NÉGATIVE envisage l’errant comme un être égaré, désoeuvré, à la dérive, sorte de SDF de notre période contemporaine. Mais l’errance est-elle toujours l’expression d’une crise? Faut-il n’envisager que les affres de l’errance? Sans doute pas car elle possède de nombreuses autres facettes.

En référence au second verbe errer (iterare), être errant c’est être, à un moment donné, SANS ATTACHE PARTICULIÈRE, ALLANT D’UN LIEU A L’AUTRE, EN APPARENCE SANS VÉRITABLE BUT. En apparence seulement car l’errance EST UNE QUÊTE: une quête d’autre chose, d’un autre lieu qu’Alexandre Laumonier appelle LE LIEU ACCEPTABLE.

L’errance pose en effet un certain nombre de questions concernant le lieu, l’espace, le mouvement, le temps. Cette recherche du lieu acceptable distingue l’errance du voyage.

Voyager, c’est quitter son domicile ordinaire pour l’inconnu, sachant que le voyage n’est vraiment jamais accompli qu’avec le retour. Dans le voyage, il n’est pas recherché un autre lieu ou vivre. Le voyage est un éloignement momentané…. ( MOI JE NE VOYAGE JAMAIS SIMON)

Cela dit, d’autres voyages s’apparentent à L’ERRANCE telle qu’elle vient d’être évoqués (iterare). VOYAGE INITIATIQUE À LA DÉCOUVERTE DE SOI-MÊME ET DES AUTRES DANS UN REVE DE L’AILLEURS (CA C’EST MOI LE VAGABOND CELESTE SIMON) tel qu’en firent l’expérience Rimbaud, Gauguin ou les hippies des ann.es 1970 sillonnant l’Inde. Long périple à la recherche de ce lieu acceptable dont l’inattendu, l’inconnu et l’errance sont les composantes.

Dans cette errance, l’objectif n’est pas de se perdre mais de se trouver. L’errance est la quête incessante d’un ailleurs. Du fait de cette quête, généralement. IL N’EST PAS ENVISAGÉ DE RETOUR EN ARRIERE (ca c’est le vagabond céleste Simon) c’est à dire de retour à l’endroit dont on a senti le besoin de partir.

Car l’errance relève de LA NÉCESSITÉ INTÉRIEURE, NÉCESSITÉ DE PARTIR, DE PORTER SES PAS PLUS LOIN *** (les fameuses bottes pour aller plus loin dans la vie) et son existence ailleurs.

LE RETOUR SERAIT LA MARQUE DE L’ECHEC DE L’ERRANCE (ca aussi c’est le vagabond celeste simon) parce que l’expression de l’inaccessibilité de la quête.

Mais l’errance n’est pas nécessairement continue (ca c’est aussi moi). Elle peut s’accompagner de pauses, de temps d’arret, de même qu’elle peut comprendre des étapes. (ca aussi c’est moi) De plus elle ne relève pas d’une condamnation à l,errance perpétuelle (TOUT À FAIT MOI). Elle peut avoir une fin.

Quoi qu’il en soit, on en ressort toujours autre, différent. L’expérience de l,errance transforme, comme tout moment fort de l’existence. Après plus rien n’est pareil. LE REGARD QUE L’ON PORTE SUR LES CHOSES A CHANGÉ.

sur Google
pierrot vagabond

www.lepaysoeuvredart.com
michel le concierge

ARCHIVE D’UN COURRIEL A SIMON GAUTHIER… LE MENTEUX POURQUOI IL MENT

Pierrot pourrais-tu me renseigner sur la “fonction” du menteux.
Pourquoi il “ment” ?. À quoi sert son mensonge? Pourquoi doit-il mentir?
C’est plus fort que lui?
La provenance de son mensonge?
Qu’elle est la réalité du menteux? Vit-il dans le mensonge?
Sait-Il qu’il ment?
Est-ce un art?

Simon

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Je dirais que le menteux ne vit pas dans le mensonge, mais dans LE SONGE….

Et il doit avoir appris son métier d’un menteux du village engagé pour l’hiver pour en devenir un lui-même.

Le village où j’ai appris le mien s’appelle LA BUTTE À MATHIEU et mes trois maîtres y vivaient… Laurence Lepage, son frère Cyril Lepage et Philippe Gagnon le violonneux au violon de stainless.

Je vais maintenant te conter ma plus belle histoire de menteux:)))

LA VRAIE HISTOIRE DE LA BUTTE À MATHIEU, celle qu’on ne raconte nulle part parce qu’il faut avoir vécu jour après jour sur les lieux mêmes pour en deviner la beauté de ce qui fut UN SONGE FABULEUX DANS L’HISTOIRE DU QUÉBEC…

Et j’ai bien peur de ne pas être capable de retenir mes larmes parce que le meilleur de ma jeunesse s’y cache encore aujourd’hui. J’y suis allé l’année passée lors d’un vagabondage…

….et dans mon vagabondage tardif, je me faisais penser à Raymond Levesque qui un soir rentra seul dans son ancienne maison pour y revivre le meilleur de lui-même à moitié sourd, me racontant… comment il avait écrit quand les hommes vivront d’amour. ” J’étais à Paris, complètement saoul, qu’il me dit, et un gars m’a dit une phrase… quand les hommes vivront d’amour… je l’ai transcrit sur mon paquet de cigarettes… le lendemain avec un mal de tête, je retrouve ma phrase en prenant une cigarette… 15 minutes plus tard, ma chanson était écrite…”

Ma maison est encore là, presque telle quelle et à côté ils ont démoli ma chère boîte à chansons, LA BUTTRE AUX PIERROTS où j’ai joué durant deux ans sans interruption avec l’autre Pierrot les fins de semaine et 5 jours par semaine l’été, tout en animant nos boîtes les pierrots et les deux Pierrots dans le Vieux Montréal les débuts de semaine.

Mais il reste mon chemin de pierre que j’avais construit la nuit, pierre par pierre, avec une brouette, qui partait de ma maison RAYMOND LEVESQUE jusqu’à sous la scène de la Butte aux Pierrots où j’envisageais d’y déposer mes cendres à ma mort.

Tu te rends compte… Ma chambre à coucher était située à côté de la scène de la butte aux Pierrots… J’en étais tellement amoureux que la nuit, entre deux tours de brouettes remplies de pierres ramassées sur un chemin de campagne, j’allais en pyjama laver ma scène à la moppe, toutes les lumières de scène allumées en me disant…. Je dois préserver le côté sacré de ce lieu où Félix Leclerc et les autres sont venus construire LE SONGE DU QUEBEC DE DEMAIN… Je dois laver la poussière déposer par ma vie d’artiste pour y faire resplendir la beauté de leur vie de pionnier culturel. Et je fredonnais de leurs chansons pour bien y dessiner leurs menteries dans le creux des miennes…et je refaisais leurs chansons chaque soir sur scène pour faire vibrer le peuple à ses racines, dans l’espoir d’un Québec indépendant (nous étions en 1975 je crois). A cette époque, nos salles étaient remplies de familles… les enfants emmenaient leurs parents et leurs grands-parents… c’était LA GRAND MESSE DU QUÉBEC DE DEMAIN célébrée par les MENTEUX DU VILLAGE DE LA BUTTE… que nous étions devenus Jos Leroux, Daniel Blouin, Pierrot David et Pierrot Rochette, Blouin et Leroux, chansonniers-animateurs ayant acheté les maisons de Laurence et Cyril Lepage…et Philippe Gagnon était parti avec sa roulotte. Nous étions les héritiers…

LES DEUX PIERROTS étaient alors un véritable triomphe de la contre-culture. Nous remplissions nos salles qu’importe où nous allions à travers le Québec.Nous portions le SONGE DU PAYS VU COMME UN MENSONGE PAR LES ANGLAIS:)))) et cela en chantant nos folklores, nos grands textes et cela avec une seule guitare aussi nue que son petit micro devant son ouverture et l’autre kicro devant notre bouche. Le peuple criait, pleurait, chantait, riait… et non les gens, tous avaient le sentiment d’être un dans quelque chose de grand qui s’annonce à l’horizon, LE GRAND MENSONGE QUI VA A LUI SEUL CHASSER NOTRE MISERE…

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Mais ma vraie fierté était ailleurs…

En 1974, mes trois maîtres du songe vivaient autour de moi. Philippe Gagnon le violonneux au violon de stainless dans sa roulotte, LA GAROUINE, juste en face de ma fenêtre de cuisine, Cyril Lepage le créateur de la chanson Marilou chantée par plume, astrologue dans la maison à l’horizon de la mienne et notre maître menteux à tous Laurence Lepage, chansonnier icône des années 60 créateur des deux hits des boites d’animations sur tout le territoire du Québec, Monsieur Marcoux Labonté et mon vieux François.

A cette époque, la Butte (son terrain autour de la boîte à chansons de Gilles Mathieu) était un VILLAGE de 6 maisons, une roulotte, plus une série de 6 petits motels grands comme ma main. Pierrot David et moi Pierrot Rochette, Michel Mc lain des Karricks, Philippe Gagnon, Cyril Lepage et Laurence Lepage son frère.Les autres étant locataires de passage…

Je me rappelle toutes ces années où j’ai vécu sur la Butte à Mathieu devenue la Butte aux Pierrots où j’avais acheté l’ancienne maison où Raymond Levesque vivait quand il écrivait ses revues qu’il jouait au théâtre de la Butte.

Autour de moi vivaient les trois plus grands menteux que j’ai connu dans ma vie…Mes MAITRES DU SONGE…. Ils avaient été réunis là par Gilles Mathieu de Val David, le propriétaire des lieux qui d’instinct reconnaissait les personnages qui allait faire de son lieu un songe à la hauteur des plus grands mensonges sans quoi on ne peut créer un pays:)))

Homère a créé la Grèce avec l’Odyssée et l’Illyade… au point où c’est avec ses vers qu’on enseignait à tous les enfants dans les écoles DE TOUTE LA GRÈCE à devenir des hommes…

Nous les chansonniers-ANIMATEURS fumes les liquidateurs du petit catéchisme… MON PAYS CE N’EST PAS UN PAYS C’EST L’HIVER disait Vigneault… notre Homère à nous les québécois. Et nous bâtissions un songe, en récitant soir après soir les vers de Félix, Vigneault, Gauthier et Laurence Lepage… nOUS BÂTISSIONS UN PAYS PAR LE MENSONGE… c’est à dire par l’audace d’habiter le songe en disant merde à la réalité de gagne-misère. Nous chassions la misère pour mieux faire naviguer LE PAYS-SONGE vers le quai du réel.

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Revenons à mes maîtres…L’hiver venu, la Butte n’ouvrait que le vendredi et samedi soir, chauffée par d’immenses chaudières poêles à bois… Mais le reste de la semaine… Nous vivions isolés…

Le premier Philippe Gagnon le violonneux au violon de stainless habitait une roulotte… Elle était équipée d’une petite scène qui basculait vers le dehors

Autour du petit poêle à bois, dans l’entrée de la Butte, Philippe avec quelques verres dans le nez, me disait que l’été prochain il allait faire le tour du monde avec sa garouine… Pour gagner des sous, facile, arrive dans un village, baisse la scène et joue du violon avec un chapeau. Et j’avais beau lui dire en riant que sa garouine était si vieille qu’il aurait de la misère à faire le tour des routes du Québec, il en rajoutait pour me dire qu’il ferait non seulement le tour de la planète, mais il parcourerait les étoiles et le cosmos tout entier:))))Et que personne ne serait capable de l’en empêcher… Quel chasse-misère extraordinaire… Il y avait une tempête de neige dehors.. mais lui, le menteux du village engagé pour l’hiver… nous faisait rêver à la magie des étoiles l’été.

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IL EST TEMPS MAINTENANT DE RÉPONDRE À TES QUESTIONS SIMON

1- Pourrais-tu me renseigner sur la fonction du menteux?

Il est essentiel à un village… c’est celui qui montre du doigt le SONGE À REVER POUR QUE SON VILLAGE DEVIENNE ENFIN LE PAYS CHASSE-MISÈRE OÙ IL FERA BON VIVRE.

2- pourquoi il ment?

Le menteux du village ne ment jamais, il CONTE une menterie… Une menterie est un CONTE chasse-misère…

3- A quoi sert son mensonge?

Sa menterie… sert…A faire de la vie des humains une aventure collective à la grandeur d’un SONGE…

4- pourquoi doit-il mentir?

parce que seul l’impossible est fascinant dans cette vie… Mentir c’est dire non au possible pour faire exploser le feu d’artifice de l’impossible…

5- c’est plus fort que lui?

Oui, le menteux du village est un prophète engagé par la beauté du monde elle-même))))))) comme chasse-misère autour du poêle à bois l’hiver.

6- la provenance de son mensonge?

la poésie du quotidien

7- Quelle est la réalité du menteux?

les étoiles 24 heures par jour… Il regarde la terre et le petit point sur terre qu’est son village avec les yeux d’un prince des étoiles.

8- Vit-il dans le mensonge?…

Tout menteux a horreur du mensonge… il vit dans la poésie de la menterie:)))

9- sait-il qu’il ment?

Un menteux ne ment jamais… il ne dit que la moitié de la vérité

10- Est-ce un art?

Je crois que c’est le plus grand des arts sur cette terre… mais il ne s’apprend pas… Homère n’a probablement jamais existé… c’est un archétype de milleurs de troubadours dont on a un jour rassemblé les vers de la tradition orale pour en faire un pays chasse-misère:)))

Pierrot
vagabond de l’impossible…

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PIERROT VAGABOND

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michel le concierge