LE CONCEPT DE FLÂNERIE CHEZ WALTER BENJAMIN CONSISTE EN UNE IMAGE DIALECTIQUE EN TROIS ÉTAPES QUI DANS UN POST-MODERNISME CONTEXTUEL PEUT SE DÉCOUPER OPÉRATIONNELLEMENT EN ERRANCE FANTOMATIQUE, ERRANCE AXIOLOGIQUE ET ERRANCE POÉTIQUE

La différence entre le concept de dandy chez Baudelaire, reconceptualisé en concept du flâneur par Walter Benjamin dans son immense études des fragments du Paris X1Xeme siècle et le concept de l’errance poétique chez le vagabond céleste, c’est LA CONTEXTUALITÉ QUI SÉPARE la naissance du modernisme (Beaudelaire), son déclin dans le fantomatique de la deuxième guerre mondiale (Benjamin) et son post-modernisme d’errance cosmique (le vagabond céleste).

Au début du modernisme du 19eme siècle, à Paris, Beaudelaire utilise la flânerie pour décaper par le décadent l’errance et le magnétisme fantômatique de la consommation naissante des foules hypnotisées par les passages, ancêtres des centres d’achat d’aujourd’hui. Pour Baudelaire, l’errance poétique passe par LA FLÂNERIE DÉCADENTE et une vie personnelle œuvre d’art décadente, CE QUI DONNERA LES FLEURS DU MAL, SYMBOLE D’UNE ÉPOQUE EN RÉVOLUTION MALGRÉ ELLE.

Walter Benjamin de son côté théorise la flânerie en y voyant un outil du matérialisme dialictique par l’imagerie dialectique (dont l’ancêtre est l’allégorie du théâtre baroque allemand au 18eme siècle)… Il y a la guerre… On peut libérer les masses par un passage de de l’hypnotisme de la marchandise qui les exploite à sa prise de conscience comme fétichisme des imageries dialectiques qui en découlent dans un appel À UNE VIE PERSONNELLE OEUVRE D’ART PAR LA RÉVOLUTION DU PEUPLE. L’errance poétique chez Benjamin passe par le passage d’une civilisation de la perte de l’aura à celle du gain de l’aura d’un projet personnel.

Mais cette division de la flânerie chez Benjamin en trois étapes ddu matérialisme dialectique inscrites dans ses images dialectiques annoncent le post-modernisme du vagabond céleste dont la contextualisation est à la fois cosmologique (nous sommes des errants cosmologiques) tout comme par la découverte éco-philosophique de l’humanité menacée de disparition par ses propres manques à la beauté du monde.

La flânerie décadente-adolescente-contestatrice de Baudelaire comme la flânerie marxiste-adulte communiste de Benjamin sont en fait, deux PRÉ-FORMES de l’errance poétique d’une vie personnelle œuvre d’art, rattachées au modernisme dans ses illusions d’un progrès téléologique laic (l’état-nation à la souveraineté querellante, devenant la nouvelle religion des foules non-éduquées que l’on vole peu àpeu aux différentes religions institutionnalisées)

ENFANT DU 21EME SIÈCLE INDIVIDUALISTE ET NUMÉRIQUE, Le vagabond céleste refuse la décadence baudelairienne (qui fut aussi celle du créateur «clochard céleste» d’ON THE ROAD… Jack KEROUAC… tout comme l’épopée-marxiste-baroque de Benjamin parce que la contextualité post-moderne exige L’URGENCE DE PRENDRE SOIN DE LA BEAUTÉ DU MONDE.

l’HUMANITÉ EN PÉRIL DEMANDE DES HUMAINS EN MODE D’ÉDUCATION À LA VIE PERSONNELLE OEUVRE D’ART RESPONSABLE DE LA TERRE ENTIÈRE… POUR QUE LA NANODÉMOCRATIE CITOYENNE OEUVRE D’ART PUISSE PAR UNE ÉMERGENCE DE PAYS OEUVRE D’ART PERMETTRE LA SURVIE CONTEXTUELLE POST-MODERNE DE LA TERRE ELLE-MÊME.

Au 21eme siècle, se perdre anonymement dans une foule décademment comme Beaudelaire ne constitue qu’une posture appéritive naive… tout comme celle de tenter d’appliquer une théorisation issue du matérialisme dialectique pour que l’humain accède à une esthétique poétique ne constitue qu’une posture réservée à une élite si loin de la dignité abstraite dont tout enfant a le droit d’être protégé à la naissance, qu’importe sa race, sa langue, sa religion ou son rang social.

En ce sens… quatre questions que l’on donne à chaque être humain de la planète lui permettront de mesurer la distance qui le sépare de l’errance fantômatique sans tomber dans les pièges de l’exploitation de l’homme par l’homme par une errance axiologique typiques des grands récits laics du modernisme…

1-QUEL EST TON RÊVE?
2- DANS COMBIEN DE JOURS?
3- QU’AS-TU FAIS AUJOURD’HUI POUR TON RÊVE?
4- COMMENT TON RÊVE PREND-IL SOIN DE LA BEAUTÉ DU MONDE?

Une vie personnelle œuvre d’art, c’est éco-philosophiquement une humanité à qui l’on permet enfin à chaque individu de la planète de réfléchir à une question commune auto-poétiquement-errante tout comme auto- humanitairement constructiviste.

Le très riche comme le très pauvre ne pourra bientôt plus que respirer toxique et subir des chocs migratifs fantomatiques d’une violence inouie… Nul ne sera prophète en sa planète… LA BEAUTÉ DU MONDE EST LA POÉSIE DES ERRANTS POÉTIQUES INVITANT L’HUMAIN À DES RÊVES ÉQUITABLES.

LE MINIMALISME POST-MODERNE DE LA cinquième question EN FERA UNE MAXIME KANTIENNE COPERNICIENNE À LA GRANDEUR DE LA PLANÈTE D’ICI 50 ANS.

5- COMMENT NOS RÊVES
PRENNENT-ILS SOIN
DE LA BEAUTÉ DU MONDE?
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WIKEPEDIA

FLÂNEUR

Le Flâneur, Paul Gavarni, 1842.
Charles Baudelaire a utilisé le mot flâneur pour caractériser l’artiste dont l’esprit est indépendant, passionné, impartial, « que la langue ne peut que maladroitement définir ». « Pour le parfait flâneur, pour l’observateur passionné, c’est une immense jouissance que d’élire domicile dans le nombre, dans l’ondoyant, dans le mouvement, dans le fugitif et l’infini. Être hors de chez soi, et pourtant se sentir partout chez soi ; voir le monde, être au centre du monde et rester caché au monde »1. Sous l’influence de Georg Simmel2, le philosophe allemand Walter Benjamin3 (traducteur de Baudelaire) a développé cette notion et, après lui, beaucoup d’autres penseurs ont aussi travaillé le concept de « flâneur », en le liant à la modernité, aux métropoles, à l’urbanisme et au cosmopolitisme.

Selon Charles Baudelaire[modifier

Charles Baudelaire
« Le Peintre de la vie moderne », dans Le Figaro, 1863.

« Observateur, flâneur, philosophe, appelez-le comme vous voudrez ; mais vous serez certainement amené, pour caractériser cet artiste, à le gratifier d’une épithète que vous ne sauriez appliquer au peintre des choses éternelles, ou du moins plus durables, des choses héroïques ou religieuses. Quelquefois il est poète ; plus souvent il se rapproche du romancier ou du moraliste ; il est le peintre de la circonstance et de tout ce qu’elle suggère d’éternel. Chaque pays, pour son plaisir et pour sa gloire, a possédé quelques-uns de ces hommes-là. Dans notre époque actuelle, à Daumier et à Gavarni, les premiers noms qui se présentent à la mémoire, on peut ajouter Devéria, Maurin, Numa, historiens des grâces interlopes de la Restauration, Wattier, Tassaert, Eugène Lami, celui-là presque anglais à force d’amour pour les élégances aristocratiques, et même Trimolet et Traviès, ces chroniqueurs de la pauvreté et de la petite vie. »

— II – Le croquis de mœurs

« Pour le parfait flâneur, pour l’observateur passionné, c’est une immense jouissance que d’élire domicile dans le nombre, dans l’ondoyant, dans le mouvement, dans le fugitif et l’infini. Être hors de chez soi, et pourtant se sentir partout chez soi ; voir le monde, être au centre du monde et rester caché au monde, tels sont quelques-uns des moindres plaisirs de ces esprits indépendants, passionnés, impartiaux, que la langue ne peut que maladroitement définir. L’observateur est un prince qui jouit partout de son incognito. L’amateur de la vie fait du monde sa famille, comme l’amateur du beau sexe compose sa famille de toutes les beautés trouvées, trouvables et introuvables ; comme l’amateur de tableaux vit dans une société enchantée de rêves peints sur toile. Ainsi l’amoureux de la vie universelle entre dans la foule comme dans un immense réservoir d’électricité. On peut aussi le comparer, lui, à un miroir aussi immense que cette foule ; à un kaléidoscope doué de conscience, qui, à chacun de ses mouvements, représente la vie multiple et la grâce mouvante de tous les éléments de la vie. C’est un moi insatiable du non-moi, qui, à chaque instant, le rend et l’exprime en images plus vivantes que la vie elle-même, toujours instable et fugitive. »

— III – L’artiste, homme du monde, homme des foules et enfant

« Ainsi il va, il court, il cherche. Que cherche-t-il ? A coup sûr, cet homme, tel que je l’ai dépeint, ce solitaire doué d’une imagination active, toujours voyageant à travers le grand désert d’hommes, a un but plus élevé que celui d’un pur flâneur, un but plus général, autre que le plaisir fugitif de la circonstance. Il cherche ce quelque chose qu’on nous permettra d’appeler la modernité ; car il ne se présente pas de meilleur mot pour exprimer l’idée en question. Il s’agit, pour lui, de dégager de la mode ce qu’elle peut contenir de poétique dans l’historique, de tirer l’éternel du transitoire. »

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Marlene la jardinière
Michel le concierge
Pierrot vagabond

LA NANODÉMOCRATIE CITOYENNE PLANÉTAIRE VERSUS LA POLÉMOLOGIE

LE CONCEPT DE NANODEMOCRATIE
COMME…..
UN UNIVERS PARALLELE À PARTIR DE
L’ETIQUETTE DE NANO ( LA PLUS PETITE CELLULE
DEMOCRATIQUE SUR TERRE)

QU’EST-CE QUE LA NANODEMOCRATIE?

Une nano-démocratie instaurant, PAR TIRAGE AU SORT, une assemblée constituante de 125 vies personnelles œuvre d’art pourrait-elle constituer le prélude au surgissement du premier pays œuvre d’art sur la planète terre?

MODELISATION THÉORIQUE

A) Imaginons un site web genre Google map où sont identifiés toutes les villes et tous les villages de la planète, sans exception.

B) Imaginons que quatre questions y sont posées dans toutes les langues, au désir de chaque vie personnelle œuvre d’art.

a) Quel est ton rêve?
b) dans combien de jours
c) qu’as-tu fais aujourd’hui pour ton rêve?
d) En quoi ton rêve prend-il soin de la beauté du monde?

C) Imaginons que dans chaque ville et dans chaque village de la planète, une invitation est lancée à toute vie personnelle œuvre d’art intéressée à ces quatre questions pour que se constitue une assemblée constituante mondiale à réfléchir sur la conséquence des quatre questions sur l’éco-système du mieux vivre ensemble,…. soit UNE CINQUIÈME QUESTION qui se définirait de la façon suivante….

D) En quoi NOS RÊVES prennent-ils soin de la beauté du monde?

E) Imaginons que qu’importe le nombre de vies personnelles œuvre d’art qui s’inscrivent dans chaque ville ou chaque village, UN PREMIER TIRAGE AU SORT SÉLECTIONNE UNE VIE PERSONNELLE OEUVRE D’ART PAR VILLE ET UNE VIE PERSONNELLE OEUVRE D’ART PAR VILLAGE.

F) Imaginons que sur toutes ces villes et villages de la planète entière qui sont maintenant représentés par une vie personnelle œuvre d’art, UN DEUXIÈME TIRAGE AU SORT SÉLECTIONNE 125 de ces vies personnelles œuvre d’art…. en vue d’une RENCONTRE PLANÉTAIRE.

G) Imaginons que ces 125 vies personnelles œuvre d’art se réunissent à tous les quatre ans pour LES OLYMPIQUES DE LA JUSTICE COMME ÉQUITÉ SUR TERRE, en assemblée constituante et cela en direct sur internet accessible à la planète entière.

H) Imaginons que….. la question….EN QUOI NOS RÊVES PRENNENT-ILS SOIN DE LA BEAUTÉ DU MONDE? devienne soudainement, selon notre hypothèse forte, l’actualisation pragmatique du voile de l’ignorance de John Rawls.

I) Imaginons qu’une fois l’assemblée constituante des 125 vies personnelles œuvre d’art terminée, un premier vote soit pris par chaque vie personnelle œuvre d’art sélectionné comme représentant chacune des villes et chacun des villages…. SUR UNE QUESTION DE FOND touchent à la justice comme équité comme paramètre de la beauté du monde.

J) Imaginons qu’une fois LE PREMIER VOTE TENU, UN DEUXIÈME VOTE soit tenu par chaque conseil municipal de chaque ville et chaque village auprès de la population entière… et cela partout sur la planète terre.

EN CONSEQUENCE DE QUOI

K- Il n’est pas difficile d’imaginer que l’émergence d’une conscience citoyenne planétaire autour de la question EN QUOI NOS RÊVES PRENNENT-ILS SOIN DE LA BEAUTÉ DU MONDE?… puisse instaurer une pression éthique nano-démocratique invitant chaque état à cheminer vers une gouvernance qui respecte la modélisation planétaire d’une théorie de la justice et de l’équité au point d’en faire
un jour DES PAYS OEUVRE D’ARTS DIGNES DE LEUR CITOYENS VIES PERSONNELLES OEUVRE D’ART.

L- La priorisation des errants fantomatiques accompagnant l’éthisation des errants axiologiques, pour mieux faire de chaque humain un errant poétique face à son rêve personnel, la liberté reliée aux 5 questions de la vie personnelle œuvre d’art deviendrait enfin accessible à chaque personne humaine, tel un droit inaliénable inscrit en annexe à charte des droits de l’homme à l’ONU.

M– objectif:
nouvelle conscience éthique-esthétique
planétaire en vue de la réforme des états
pays œuvre d’art par la masse critique
nano-numérique des vies personnelles œuvre
d’art, éco-philanthropes de l’espace-monde.

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7- CONCLUSION (OUVERTE FINALE)…15 PAGES

L’implantation planétaire de la nano-démocratie pourrait être la condition éco-philanthropique nécessaire à l’émergence d’un premier pays œuvre d’art sur la planète terre, rêve universel potentiel d’une masse critique-citoyenne-numérique de vies personnelles œuvre d’art sous l’inspiration d’une cinquième question dont l’énoncé serait le suivant:

– retour sur les quatre questions
menant à la cinquième question
éco-philanthrope de l’espace-monde:
-COMMENT NOS RÊVES PRENNENT-ILS SOIN DE LA BEAUTÉ DU MONDE?

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WIKIPEDIA

LA POLEMOLOGIE

La polémologie (littéralement « science de la guerre ») est une branche de la théorie des relations internationales mettant l’accent sur la compréhension des conflits, de leur origine et de leur fonctionnement. Le terme français, qui en fait une discipline distincte de l’irénologie (alors que l’anglais tend à fusionner les peace and conflict studies), provient du sociologue Gaston Bouthoul (1896-1980) qui utilisa ce terme après la Seconde Guerre mondiale pour proposer un nouveau champ d’investigation1.

Au sens de Bouthoul, cette discipline étudie les facteurs dits « polémogènes » : les corrélations éventuelles entre les explosions de violence et des phénomènes économiques, culturels, psychologiques et surtout démographiques récurrents.

En mettant en parallèle les phénomènes de croissance de la population, Bouthoul avance la théorie que les guerres pourraient constituer un régulateur de la population, un « infanticide différé », dont l’histoire montre qu’il n’est par ailleurs pas efficace, la démographie remontant après presque toutes les guerres (cf. par exemple effet « Baby-boom » du dernier après-guerre). Gaston Bouthoul qui voyait dans la guerre « une fin qui se déguise en moyen » prônait son étude scientifique, moins pour parvenir à son utopique abolition que pour lui trouver des substituts moins sanglants.

Les chercheurs de l’Institut français de polémologie, créé par Gaston Bouthoul et la journaliste et écrivain Louise Weiss, et ceux des revues Guerres et paix dès la fin des années 60, puis Études polémologiques se sont efforcés de dresser des tableaux de fréquence du « phénomène guerre », et de mettre au point de véritables baromètres des violences collectives. Ils ont convoqué toutes les disciplines pour expliquer les « complexes belligènes » collectifs et les situations déclenchantes, autrement dit les conditions psychologiques et matérielles de l’alternance guerre-paix. Notamment la façon dont l’agressivité collective s’accroît et s’investit sur un ennemi précis (le bouc émissaire), devenant « animosité » et appelant le passage à la guerre ouverte.

La tentative de « science de la guerre » a tourné court après la mort du fondateur, faute surtout de réseaux institutionnels, universitaires ou médiatiques.

La polémologie a trouvé son écho nordique avec l’« irénologie » (science de la paix), dont le fondateur de l’école de la peace research est Johan Galtung, professeur d’études sur la paix (Friedenforschung) en Norvège.

Le domaine des impacts différés des combats (ici illustré par une vue du front de Flandre belge en 1914), y compris sur l’écologie et la biogéographie intéresse maintenant aussi par la polémologie.
Le projet polémologique avait pour but premier de traiter les faits de violence collective comme des faits sociaux. Ce champ d’étude semble relativement délaissé, alors que les outils produits par les polémologues ayant entouré Gaston Bouthoul pourraient être utilisés pour mieux anticiper des phénomènes guerriers qui continuent à se développer, sous des formes nouvelles parfois : violence sportive, mafias de la drogue, guerre des étoiles, guerre économique/intelligence économique où des entités nouvelles telles que les multinationales prennent un poids financier qui dépasse celui de bien des États.

Certains estiment qu’une refonte de la discipline est nécessaire pour en réactualiser le champ d’étude, Gaston Bouthoul ayant lui-même déjà contribué à étendre la polémologie à d’autres champs des comportements belligènes, comme au cours des années 1970, diverses formes de violences telles que les accidents de la route.

La polémologie pourrait ainsi aider à nommer les causes des différends entre les personnes — conflits de voisinage ou entre groupes, etc. — partout où désormais la médiation des différends trouve des applications pour une résolution non violente des conflits.

La polémologie pourrait aussi aider à faire en sorte que les séquelles de guerre soient traitées de manière à ne pas devenir de nouvelles sources de guerre ou conflits internes.

La recherche en polémologie vise à identifier les facteurs polémogènes pour mieux prévenir les conflits. Le système régulateur que recherchait Gaston Bouthoul semble bien être dans les voies de la médiation appliquée en politique. Encore faudrait-il une véritable volonté politique internationale de tirer les enseignements de cette discipline (gênante pour certains aspects économiques) qui pourrait permettre de comprendre par exemple qu’après la « chute » de l’URSS, les États-Unis conservaient leur agressivité et qu’en conséquence il leur fallait trouver un autre adversaire. De là à promouvoir un nouvel ennemi, sur un autre terrain — nous passons d’une opposition sur le projet de société à une opposition des « valeurs » spirituelles, la polémologie a ici un champ d’analyse.

Des géographes et biogéographes (ex : Jean-Paul Amat2) et tenants de la biogéographie historique (Jean-Jacques Dubois) se sont déjà intéressés à la polémologie, en tant que les guerres peuvent modifier durablement le paysage et même la composition des sols (autour de Verdun par exemple) et des forêts de guerre.

L’environnement, la prospective et le développement soutenable sont également des champs de la polémologie qui devraient prendre de l’importance. D’abord en raison du contexte de changement climatique (la ressource en eau est identifiée par l’ONU comme source de conflits), mais aussi en raison de la montée des océans, de l’apparition de zones marines mortes, de l’avancée de la désertification et de la régression et dégradation des sols ou de leur salinisation qui, comme la régression de la biodiversité et des ressources halieutiques, deviendront des sources croissantes d’inégalités de développement ou une menace à la survie de groupes humains importants.

Une autre raison est que les séquelles toxiques et écotoxiques des guerres récentes semblent pouvoir générer de plus en plus de conséquences différées sur le moyen et long terme : armes chimiques dont certaines se sont avérées après-coup cancérigènes et mutagènes, armes biologiques, radioactivité et toxicité chimique des armes nucléaires et des munitions à uranium appauvri, toxicité des munitions, fuites de toxines à partir de munitions non-explosées enfouies ou à partir de munitions immergées, etc.

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LE DEVOIR, 16 NOVEMBRE
MERVEILLEUX COMMENTAIRE
DU SUBLIME GUY TAILLEFER

Alep
Naufrage humanitaire

Guy Taillefer
16 décembre 2016 |Guy Taillefer | Actualités internationales | Éditoriaux

Alep-Est reconquise par l’armée syrienne, des rebelles et des civils ont enfin pu être évacués, sur fond d’exactions. « Effondrement total de l’humanité », a dit le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, devant la violence des bombardements des dernières semaines. Lamentable incapacité de la communauté internationale à respecter sa promesse de ne « plus jamais » laisser faire pareille catastrophe — combien de fois répétée depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale ?

Nous, Occidentaux, regardons depuis cinq ans se déployer la descente aux enfers de la Syrie avec des sentiments d’horreur dilués dans l’indifférence. Entendu que le régime de Bachar al-Assad n’aurait pas pu venir à bout des rebelles qui tenaient Alep-Est sans l’appareil militaire russe et le soutien de l’Iran. Mais entendu aussi que l’épouvantable catastrophe humaine dont le monde est témoin est le résultat de l’isolement d’un soulèvement populaire laissé à lui-même par les pays occidentaux, à commencer par les États-Unis de Barack Obama.

La Russie de Vladimir Poutine a donné son appui à l’armée syrienne au mépris le plus total du droit international — en bombardant sans relâche et sans discernement les quartiers résidentiels, en détruisant les hôpitaux, en refusant de laisser passer les convois humanitaires de nourriture et de médicaments… Moscou se comporte incontestablement de manière abjecte. Mais difficile en même temps de ne pas prendre acte de la part d’hypocrisie affichée mardi au Conseil de sécurité de l’ONU par l’ambassadrice américaine, Samantha Power, qui s’est adressée à la partie russe en lui lançant un « N’avez-vous pas honte ? » pour la série de veto mis par Moscou à des résolutions visant à affirmer le respect du droit humanitaire en Syrie.

C’est que les États-Unis devraient sans doute aussi avoir « honte » pour la détresse humaine — se comptant en centaines de milliers de morts et en millions de déplacés — que la guerre anglo-américaine a partout semée en Irak depuis 2003. Que Mme Power n’ait pas appartenu au gouvernement de George W. Bush ne la dédouane qu’en partie. Louise Arbour, pionnière du droit pénal international, avait bien raison de dire cette semaine sur les ondes de Radio-Canada qu’il était pour le moins simpliste de faire porter à la Russie tout le fardeau de la paralysie du Conseil de sécurité.

Pas de coupables sans complices. Prions que soient entendus les appels lancés par le prochain patron de l’ONU, Antonio Guterres, qui entrera en fonction le 1er janvier, en faveur d’une réforme de l’institution onusienne, y compris de son Conseil de sécurité, pour faire face aux crises. En attendant, le Conseil restera en définitive à une espèce de cirque à la mission dévoyée, où se négocient les intérêts stratégiques des puissants.

Vladimir Poutine mérite d’être diabolisé, certes, mais il reste que la propagande antirusse aura été en Occident aussi aveuglante qu’efficace, permettant, par exemple, de faire oublier que les États-Unis ne se scandalisent pas outre mesure du comportement de l’allié saoudien au Yémen, où la catastrophe humanitaire et les violations du droit international ne sont guère moins graves qu’en Syrie.

Alep reprise, la catastrophe reste. Pourquoi Assad s’arrêterait-il en si bon chemin ? La guerre risque de se déplacer avec la même intensité à Idlib, au nord-ouest, repère ultime de la rébellion et par ailleurs siège d’une organisation liée à al-Qaïda. Auquel cas le drame humanitaire demeurera entier. À moins que M. Poutine juge ne plus avoir intérêt à soutenir Damas avec la même énergie. Et que la communauté internationale décide de se racheter pour avoir laissé faire pendant tout ce temps et trouve le courage de prendre ses responsabilités.
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SUR GOOGLE
Marlene la jardinière
Michel le concierge
Pierrot vagabond

«EN PRENANT SOIN DU RÊVE D’UN VAGABOND CÉLESTE, UN CONCIERGE ET UNE JARDINIÈRE SONT DEVENUS LES ARTISANT D’UN «PAYS OEUVRE D’ART?» DIXIT MICHEL LE CONCIERGE

Michel le concierge, c’est un personnage archétype fascinant dont le cœur est grand comme une église. Ça prend un homme immense pour accueillir un vagabond dont le bruit court qu’il est atteint d’une maladie mentale.

J’ai été tellement bouleversé par la droiture et l’universalité de son amour pour Marlene tout comme de son amitié pour ma personne que j’en ai écrit une chanson pour rendre hommage à son intelligence du cœur.

Le 27 décembre 2007. je suis devenu l’ami d’un couple très uni qui a vite saisi que le vagabond céleste, non seulement n’était ni marginal ni malade, mais que , COMME LES PLUS GRANDS COUREURS DES BOIS, il vagabondait l’espace-monde des forêts comme celui des bibliothèques universitaires pour réfléchir au-dessus des infinis comme des livres sur le pays œuvre d’art, la vie personnelle œuvre d’art ouvrant ainsi, semence par semence allumeuse de rêveurs et de rêveuses l’horizon des siècles à l’humanité œuvre d’art.

Je me rappelle de mon frère Gilles qui, rencontré en vagabondant la Gaspésie, m’offrit de me payer un  me payer un psychiatre… pour une longgggggue thérapie…

Un jour à Québec, le père d’une des deux cinéastes du documentaire… MON AMI PIERROT, LE DERNIER HOMME LIBRE, étant psychologue, je lui racontai ma vie pour qu’il puisse faire un diagnostic à remettre à mon frère et ma famille inquiète… Ce psychologue a pleuré pendant 2 jours… en ne cessant de me répéter… MERCI…TU AS CHANGÉ MA VIE.

Et quand ce psychologue a réalisé ce que j’avais fait pour sa fille (pour le rêve de sa fille, j’avais accepté un documentaire sur ma personne, vivant en dedans de moi une terrible souffrance de perte drastique d’anonymat)… ce psychologue me dit… Qu’est-ce que je peux faire pour te remercier pour tout ce que tu as fait pour ma fille…

et moi de lui répondre… un jour fais la même chose pour mes enfants s’ils ont besoin de guérir de l’image toxique qu’ils pourraient avoir de leur père. Et fais-le gratuitement comme je l’ai fait gratuitement pour ta fille.

Mais j’aurais surtout aimé dire à ce psychologue que sans Michel et Marlene, rien de tout cela n’aurait été possible. Schopenhauer, Cézanne, Virginia Woolf, Baudelaire ont pu vagabonder intellectuellement la vie parce qu’ils avaient reçu un héritage. Moi la vie m’a envoyé Michel et Marlène… L’AMITIÉ À LA HAUTEUR D’UN PAYS FUT NOTRE HÉRITAGE COMMUN.

Michel le concierge, Marlene la jardinière sont les véritables artisans du «pays œuvre d’art?».. je n’en fus que le précurseur-théoricien.

Un jour, si la nanodémocratie citoyenne planétaire rend à la terre entière à tout le genre humain, en donnant priorité au droit cosmopolitique des enfants sur le droit criminel des états ségrégationsites (soit par la langue, la race ou la religion, soit par la souveraineté reproduisant la guerre de l’état de nature de Hobbes), Marlene la jardinière et Michel le concierge en auront été les artisans lumineux à qui je désire rendre hommage chaque jour qu’il me reste à vivre.

«LE VAGABOND CÉLESTE, C’EST L’HISTOIRE D’UN HOMME EN AMOUR AVEC LA VIE QU’A ACCUEILLI UN CONCIERGE EN AMOUR AVEC SA FEMME LA JARDINIÈRE» DIXIT MICHEL LE CONCIERGE

Voici donc cette chanson
décrivant qui est Michel le concierge, personnage archétype de la poésie de la condition humaine en plus de la vivre tous les jours à 66 ans comme concierge industriel parce que le rêve de sa jardinière est pour lui plus important que le sien.

OUI LE COEUR DE MON AMI

EST VRAIMENT GRAND COMME UNE ÉGLISE

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NAUFRAGE D’UNE VALISE

COUPLET 1

un jour mon chum m’a dit
oh moi je désire
que mon coeur devienne
grand comme une église

et puis ça
m’dérange pas
qu’y ait plein d’monde
su l’perron
avec leu valise

REFRAIN

y a des phrases comme ça
qui soulèvent les pieds d’un gars
comme l’eau fraiche d’un ruisseau

quand y tombe dedans
perdu au fond d’un rang

y a des phrases comme ça
qui soulèvent les pieds d’un gars
comme l’eau fraiche d’un ruisseau

quand y tombe dedans
le coeur tout en lambeaux

ohohoh… ohohoh…ohohoh..ohohoh

COUPLET 2

sur le perron d’mon chum
y avait une valise
un accordéoniste
aux tempes déjà grises

une jeune femme
avait mis l’feu à son âme
en larmes

comme le soleil
au clocher
d’une église
en flammes

COUPLET 3

mon chum y a dit
reste donc
oh sors donc ton accordéon

ma guitare est déjà prête
pour toi dans le salon

tu m’dis
qu’une jeune femme
a mis l’feu à ton âme en larmes

oh chanceux oh chanceux
ce soir chantons la femme
oh mon très vieux compagnon d’armes

REFRAIN FINAL

comme le coeur de mon chum
est grand et bon et beau

Pierrot
vagabond céleste

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Marlene la jardinière
Michel le concierge
Pierrot vagabond

WALTER BENJAMIN, LE MAÎTRE DE LA THÉORISATION DE LA FLÂNERIE, UNE DESFORMES MAJEURES DE L’ERRANCE POÉTIQUE

Paris
capitale du X1X siècle
Walter Benjamin
éditions du cerf
1989
p.470-471
le flâneur
extrait

La flânerie repose, entre autres, sur l’idée que le fruit de l’oisiveté EST PLUS PRÉCIEUX QUE CELUI DU TRAVAIL. Il est bien connu que le flâneur fait des «études». Le Larousse du X1Xème siècle s’exprime à ce propos en ces termes: Son œil ouvert, son oreille tendue, cherchent tout autre chose que ce que la foule vient voir. Une parole lancée au hasard va lui révéler un de ces traits de caractère, qui ne peuvent s’inventer et qu’il faut saisir sur le vif; ces physionomies si naïvement attentives vont fournir au peintre une expression qu’il rêvait; un bruit, insignifiant pour toute autre oreille, va frapper elle du musicien, et lui donner l’idée d’une combinaison harmonique; MÊME AU PENSEUR, AU PHILOSOPHE PERDU DANS SA RÊVERIE, cette agitation extérieure est profitable, elle mêle et secoue ses idées, comme la tempête mélange les flots de la mer… LA PLUPART DES HOMMES DE GÉNIE ONT ÉTÉ DES GRANDS FLÂNEURS.; mais des flâneurs laborieux et féconds… Souvent c’est à l’heure où l’artiste et le poète semblent le moins occupés de leur œuvre, qu’ils y sont plongés le plus profondément. Dans les premières années de ce siècle, on voyait chaque jour un homme faire le tour des remparts de la ville de Vienne, quelque temps qu’il fit, par la neige ou par le soleil; pour lui, LE MONDE N’EXISTAIT PLUS; vainement on se découvrait respectueusement sur sa route, il ne voyait pas; son esprit était ailleurs .» Grand dictionnaire universel, par Pierre Larousse, Paris (1872), V111 p.436 (article) «flâneur»)

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Marlene la jardinière
Michel le concierge
Pierrot vagabond

J’AI TRÉBUCHÉ SUR LE VAGABOND CÉLESTE ET QUAND JE ME SUIS RELEVÉ, MOI mICHEL LE CONCIERGE J’AI VU SURGIR À L’HORIZON «LE PAYS OEUVRE D’ART?» TRANSFLAMMÉ COMME LE SONT LES SOLEILS ROUGES DES MATINS D’ÉTÉ AU-DESSUS DU JARDIN-RÊVOIR DE MON ÉTERNELLE ET ÉBLOUISSANTE COMPAGNE DE VIE, MARLENE LA JARDINIÈRE.

Cela fait des années maintenant, quà 6h. le matin Michel le concierge cogne à la porte de la salle de couture de Marlene la jardinière où Pierrot le vagabond céleste dort sur le plancher pour honorer les milliards d’errants fantomatiques de la planète.

Michel le concierge est levé depuis 4 heures le matin car c’est sa manière à lui d’honorer la promesse faite à sa belle-mère Florence de prendre soin du rêve de sa fille Marlene, il y a de ça plus de trente-deux ans.

Michel le concierge respectant majestueusement le fait que je ne doive strictement rien faire de mes mains pour protéger mon cerveau qui fait rien en lisant et en vagabondant la vie en errant poétique….. il a donc préparé le café……. poétiquement.

Puis nous commençons ce que nous faisons depuis toujours, un dialogue entre deux contextualités intellectuelles pour ancrer et je dirais même pratiquer l’art de la prise opérationnelle de concepts théoritique sur la praxis.

Tout tourne autour de la question: Comment faire en sorte que le pays œuvre d’art devienne opérationnelle sur la planète par l’alchimie errante poétique dessinée entre la vie personnelle œuvre d’art et la nanodémocrtatie.

Parfois la caméra tourne, parfois pas… surtout que de ce temps-ci, mon partenaire de recherche intelectuelle vient de découvrir une nouvelle boîte de trentaine d’heures égarée de documents poïétiques de notre démarche qu’il se doit de numériser et d’archiver dans une banque méthodologiquement orchestrée, pour rejoindre les 70 autres heures déjà numériquement canées.

Vers 7h.am, LA REINE (comme il appelle sa douce) se lève… Toute la tendresse qu’il y a dans le regard de Michel le concierge pour Marlene la jardinière et cela chaque matin (DE LA MÊME QUALITÉ QUE CELLE DE MARLENE POUR MICHEL), sans faille, c’est ça pour moi l’essence même du pays œuvre d’art. l’amour devenant la dignité abstraite de la personne humaine par le respect et l’élévation des intentions œuvre d’art.

Je lui ai dis ce matin. Mike, tu es devenu au fil de ton travail sur ton archétype, le guide touristique de la condition humaine et en particulier la tienne.

le 27 décembre 2007, quand je suis arrivé chez lui, sa caméra professionnelle trônait à Grande-Iles, dans un studio fait de rideaux noirs…

J’arrivais de la route fourbu… et je portais en secret le pays œuvre d’art que j’avais découvert caché sous les bottes de mon grand-père Lucien qu’il avait échangées contre son cheval à Saint-Raymond de Portneuf pour aller plus loin dans la vie,

Ce matin, Michel le concierge m’a lançé cette phrase… J’AI TRÉBUCHÉ SUR LE VAGABOND CÉLESTE ET QUAND JE ME SUIS RELEVÉ, J’AI VU À L’HORIZON «LE PAYS OEUVRE D’ART?»…..

wowwwwwww…
wowwwwwww….
wow…………

Il est grandiose cet homme
qui à 66 ans pelte encore la neige
à son travail pour ne pas
trahir la promesse faite à sa belle-mère
de prendre soin du rêve de sa fille
son éternelle et éblouissante compagne
Marlene la jardinière

———–
le 22 décembre 2007
5 jours avant que Michel et Marlene m’accueillent
j’étais à me réchauffer chez Ti-corps
au lac-à-Beauce
dont voici le compte-rendu dans une de mes chansons

TI CORPS

COUPLET 1

sur la seule route
le long du St-Maurice

y a un homme extraordinaire
qui vit entre La Tuque et l’lac à beauce
qui a l’air l’hiver d’un tuyau d’poêle
si j’ose

j’ai le goût d’te le chanter
de te le présenter à toé
mon nobody, mon monsieur chose

REFRAIN

s’appelle Ti-corps
s’appelle Ti-corps

sur sa pancarte noir et blanc
il y a d’écrit
ici la maison
du passant

s’appelle Ti-corps
s’appelle Ti-corps

la nuit le jour son poele a bois
est allume la-bas y a toujours
du cafe

s’appelle Ti-corps
s’appelle Ti-corps

le beau sourire du tuyau d’poêle
pour toé pis moé
ou d’autres que toé pis moé
si j’ose

mon nobody, mon monsieur chose

COUPLET 2

sur la seule route
le long du St-Maurice

le 22 décembre 2007
6 heures du soir
j’ai faim j’ai chaud j’ai frette
j’vois la maison du tuyau d’poêle
si j’ose
ah oui que j’ose

j’ai ben besoin d’aller m’changer
j’entre y a personne, juste moé
un nobody un très vieux
monsieur chose

COUPLET 3

sur la seule route
le long du st-maurice

9 heures du soir change r’pose
chu déjà prêt j’écris un mot
au tuyau d’poêle pour le r’mercier
si j’ose, a oui que j’ose

oh sois béni de tous les pauvres
de tous les vagabonds comme moé

des nobodys
oui de tres vieux, oh de tres vieux
monsieur chose

Pierrot
vagabond céleste

sur Google
Marlene la jardinière
Michel le concierge
Pierrot vagabond

«JE TE DEMANDE PARDON»… UNE DE MES CHANSONS QUI TÉMOIGNE DE LA RAISON D’ÊTRE DU PAYS OEUVRE D’ART»… DIXIT MICHEL LE CONCIERGE

Comme ce blogue (www.lepaysoeuvredart.ca) a été conçu par l’équipe de recherche du pays œuvre d’art (Auld-Woodard-Rochette) pour garder la trace de la poïétique de toutes les idées et évènements qui nous ont conduit au doctorat, à la chaire sur la nanodémocratie… il nous a semblé Marlene, Michel et moi, garder publique la trace de certains courriels.

Le conteur international Simon Gauthier fait tellement partie de notre bunker de poètes par la vénération et l’amitié que nous lui portons, et sa contribution créatrice au pays oeuvre d’art étant majeure, je ne puis passer à côté de l’occasion d’illustrer sa fabuleuse dignité abstraite de raconteur (VOIR, WALTER BENJAMIN ET SON ESSAI MAJEUR… INTITULÉ LE RACONTEUR) et j’ose rendre public certain de ses courriels, car je crois qu’ils sont d’intérêt majeur pour les chercheurs du futur qui se pencheront sur notre aventure cosmopolitique par l’art et le droit.

Voici donc son dernier courriel et la réponse de Michel le concierge
————–

Allo Michel, allo Marlene

C’est pour vous dire que je pense à vous.
Au travers des tournées, des spectacles et des flocons de ce mois de
décembre.

Je chérie la création et le goût de nouvelles histoires afin
d’aller plus loin avec le monde d’aujourd’hui. J’ai le goût de mettre
des guirlandes et des sourires dans le visage, les yeux et le ventre.
De mettre du feux dans le poêle à bois humain de confiance.

J’ai le rêve extensible de vouloir faire une suite au Vagabond
Céleste, agrandir ce bout de pays oeuvre d’art qui peint le ciel du
rêve être humain!

Des histoires et des chansons à faire naitre de l’impossible.

Voilà, je pense à vous, un jour nous réunir autour d’un poêle à
bois, un garage, une Grande Ile avec notre ami Pierrot.

M’aidez à mettre des bûches dans mon poêle à bois de
conteur/chanteur/poête/interprète.

Je vous en reparlerai en février – mars

++++

Comme vous savez peut-être, je suis rendu à St-Élie-de-Caxton.
Avec ma Léonie, qui va bien en passant.
Elle tricote des tuques. Jolies! et elle innove dans la confection de
bijoux.

+++
Entre temps je monte un Pierre et le loup ” au Québec” de Serguei
Prokofieff.
Je serai accompagné par un des ensembles de l’orchestre de Normandie
et je jouerai en Normandie! en janvier prochain. une 15 aine de fois.

++++++

Je vous embrasse, et je vous espère tout les deux en forme!

Simon

—–

Salut Léonie et Simon,

A 6h. ce matin avec Pierrot nous nous sommes raconté ton courriel…
Hey! que tu travailles fort… coureur des bois… de l’Europe et de partout… Et j’ai bien hâte de contempler tous ces joyaux bijoux de Léonie qui vous allument…

Vous êtes chanceux… c’est le meilleur bois de foyer que nous ayons jamais brulé depuis les derniers 33 ans. Venez à Grande-Ile en vacances… minimum 2 dodos… Vendredi et Samedi… Peut-être dans le coin de la St-Valentin… en Février… ou bien au retour de Printemps en Mars… Selon vos désirs majesté(e)s… Nous avons une chambre privée pour vous.

Donnez-nous des nouvelles et on arrangera ça !…

Joyeuses Fêtes et la meilleure année 2017 de votre vie…

Michel le concierge

Voici notre carte de bons souhaits pour le temps des fêtes:

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Walter Benjamin

Le raconteur

Suivi d’un Commentaire de Daniel Payot

Traduction de l’allemand par Sibylle Muller

ISBN : 978-2-84242-354-4

Rédigé et publié en 1936, « Le raconteur » est l’un des textes les plus caractéristiques de l’écriture de Walter Benjamin. Dans son style elliptique, il y mobilise des ressources théoriques, littéraires et spirituelles multiples pour tenter de conjurer la catastrophe qui s’annonce.

A la dévastation et à la violence, il oppose les regards convergents de deux figures positives : dans la première, celle du raconteur, colporteur de récits mais aussi d’expériences et de sagesses, la seconde, celle du juste, reconnaît sa propre passion pour « l’aspect épique de la vérité »..

Parce que les histoires qu’il rapporte transmettent les éléments vitaux de ce qui fait communauté parmi les hommes, le raconteur devient dans ce texte celui dont l’évocation pourrait bien permettre de nouer enfin les fils que Walter Benjamin tentait de raccorder depuis le début des années 1920 : le fil politique de l’engagement révolutionnaire, le fil métaphysique d’une conception de l’histoire et du langage pour laquelle le champ de ruines des siècles n’exclut pas qu’on y discerne encore des éclats de vérité et des étincelles de justice.

Une anthropologie poétique du racontage

Le conte, qui, aujourd’hui encore, reste le premier conseiller de l’enfance, parce qu’il fut jadis le premier conseiller de l’humanité, se perpétue secrètement dans l’art du récit. (p. 140-141)

A. Entre disparition et apparition

1. L’activité vivante du racontage : échanger des expériences de bouche en bouche.
2. Une petite histoire du racontage : généalogie de l’interpénétration des laboureurs et navigateurs.
3. Leskov : biographie d’un raconteur qui « se sentait chez lui dans le lointain ».
4. Le raconteur porte conseil dans et par le racontage continué.

B. Les antinomies : tensions culturologiques
5. Racontage et roman : l’écoute commune vs. le solipsisme sourd.
6. Racontage et actualités : l’amplitude vs. l’explication.
7. Racontage et informations : la dormance vs. l’actualité.

C. Le racontage : un art pour vivre
8. L’écoute ensommeillée : le don de prêter l’oreille.
9. Le racontage : un artisanat de la reprise infinie.

D. Le racontage : un art de mémoire
10. La mort au cœur du racontage : l’inoubliable expérientiel.
11. L’autorité du racontage par un agrandissement de la mort à tous les temps et espaces.
12. Le raconteur, un chroniqueur et non un historien : un art du continu des hommes et d ela nature.
13. La mémoire comme tenue des histoires multiples du racontage : un vaste répertoire comme une constellation de souvenirs divertissants.

E. Les antinomies poursuivies : tensions poétiques
14. Le racontage et sa morale vs. le roman et le sens de la vie : l’infini du racontage vs. le fini du roman.
15. Le racontage comme passage et écoute dialogique vs. le roman comme engloutissement d’une solitude.

F. La force du racontage ou le continu poétique-éthique
16. Le racontage gravit tous les échelons de l’expérience : une complicité généralisée pour se protéger du mythe.
17. Avec le racontage, vivre l’amplitude et la pluralité des humains et trouver le juste hors de tout ensorcellement mythique.
18. L’amplitude et la pluralité des voix dans et par le racontage : une casuistique parfois burlesque plus qu’une ontologie du bien et du mal.
19. L’incorporation dans et par le racontage d’une éthique et d’une poétique : voix et main (chironimie) mêlées, du proverbe au conte, du cas fabuleux à la vie entière.

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SUR GOOGLE
Marlene la jardinière
Michel le concierge
Pierrot vagabond

LA STRATÉGIE DISCURSIVE DU DOCTORAT DOIT TOURNER AUTOUR D’UNE FORME D’ÉTHIQUE QUI CONSISTE À RÉAFFIRMER ET RÉAFFIRMER ENCORE QU’IL EST POSSIBLE DE SCULPTER UNE HUMANITÉ OEUVRE D’ART PAR LA NANOCÉMOCRATIE CITOYENNE PLANÉTAIRE

En fait, dès qu’on a dessiné l’économie dynamique des différents droits par la primauté des droits cosmopolitiques (par la nanodémocratie citoyenne planétaire), cela nous donne un outil conceptuel nous permettant de faire apparaître les bonnes et mauvaises volontés politiques étatiques par delà les déclarations d’intention tout comme leurs logiques partisanes.

La nanodémocratie citoyenne planétaire constitue donc un droit cosmopolitique citoyen existant au nom des principes supérieurs de justice. La cohérence interne des 125 citoyens nanodémocratiquement élus par tirage au sort est la condition qui légitimise la transparence légale tout comme ses conditions d’effectivité.

La justiciabilité des individus est donc consacrée hors des étaux étatiques, interétatiques tout comme transétatiques. Le droit des vainqueurs cesse de se servir du droit international (l’ONU) pour imposer politiquement sous le couvert du droit son impérialisme du plus fort par le biais du conseil de sécurité de dit-ONU.

La société civile (ong…) tout comme incivile (terrorismes, mafia…) se retrouve aspirée par la quatrième émergence des rapports de pouvoir depuis le début de l’humanité

1- le droit de la force (pré-moderne)
2- le droit de la réciprocité (moderne)
3- le droit de la coopération (moderne)

4- LE DROIT DE LA SCULPTATION (post-moderne)
soit celui de sculpter une humanité œuvre d’art
dans l’horizon d’une république universelle
kantienne, consacrant ‘individu et surtout L’ENFANT PLANÉTAIRE
comme sujet de droit cosmopolitique,
dynamisant le droit international et le droit national.

La nanodémocracie citoyenne planétaire consacre le droit des gens de Scelle tout en le bonifiant, (un droit qui au-delà des états s’adresse aux personnes comme étant les premiers sujets de la communauté cosmopolitique citoyenne).

Un nouveau droit naîtra par la nanodémocratie…
le droit de la société humaine universelle
LE DROIT DE L’HUMANITÉ OEUVRE D’ART EN SCULPTATION.

sur Google
Marlene la jardinière
Michel le concierge
Pierrot vagabond

L’IMPORTANCE D’AVOIR UNE VARIÉTÉ DE MODES D’ARGUMENTATION DANS LA MISE EN PLACE CONCEPTUELLE DE LA NANODÉMOCRATIE CITOYENNE PLANÉTAIRE DES 125 TIRÉS AU SORT ….

Que de chemins parcourus d’un vagabondage à l’autre…. où je me suis même permis d’expérimenter la méthode de Marcel Duchamp en passant par l’esthétisme de l’indifférence, et cela durant quelques années.

Que de longues journées à réfléchir au dessus d’un simple jeu d’échec…. cela m’a pris du temps à saisir que je tentais de désinstitutionnaliser mon cerveau intoxiqué par le judéo-christianisme autant que par la loi du sang obligeant la personne humaine à supporter les irritants de la vie domestique comme ceux de la parentèle élargie…

J’intuitionnais depuis le début (comme squatter à la la librairie alternative de Victoriaville où j’ai dormi durant 4 ans sur une table dans la cave entouré de livres) que le pays œuvre d’art de Frank Scott était ma destination intellectuelle.

Y arriverais-je avant ma mort? Rien n’était moins sur… Il m’a fallut marcher un pays meurtri par un résidu de nationalisme ethnique du 19eme siècle basé sur les pulsions ami/ennemi, où la langue, la race et la religion emprisonnaient la personne humaine dans des superstitions réductrices de toutes sortes. Le Québec de Lionel Groulx avait bien mal survécu à la révolution tranquille.

Un sentiment d’appartenance n’est pas une raison pour accepter sans critique un déficit cosmopolitique de la dignité abstraite de la personne humaine.

Et en ce sens

C’est la lecture de l’esprit des lois de Montesquieu qui me convainquit que le droit devait passer par une nouvelle séparation du pouvoir….. suite à la sienne (législatif, exécutif et judiciaire)

Puis celle de  Hobbes me fit trembler d’horreur quand je réalisai qu’ en reconstruisant l’imaginaire d’individus abandonnant leur état de nature à un Leviathan représentant le contrat social, Hobbes avait mis au monde un monstre… DES ÉTATS QUI ENTRE EUX se font la guerre parce qu’ils sont et restent encore aujourd’hui des nations en état de nature., et même si cela semblait restraint par les traités de Westphalie.

C’est alors surgit en notre équipe de recherche (Auld-Woodard-Rochette) le concept de nanodémocratie, de citoyens vies personnelles œuvre d’art, par tirage au sort de 125 nanocitoyens.

Michel le concierge en tira un documentaire merveilleux… «LE PAYS OEUVRE D’ART?»… Marlene la jardinière en tira une poésie intense s’incarnant dans sa mise en forme de la beauté du monde par son jardin à Grande Iles (Valleyfield) reprenant la même route ontologique que l’homme qui planta des arbres de Giono. Pierrot vagabond parcourut 4 universités comme artiste-activiste humaniste pratiquant l’art de l’infiltration sociale par le vagabondage afin d’identifier, si possible un champ de recherche qui ne soit pas fosssilisé par la bureaucratie intellectuelle des professeurs qui payent leur maison en enseignant de la matière sstructurée plus par leur paye et leurs besoins primaires que par la nécessité créatrice de chercheurs.

 

Oui, nous fumes trois citoyens du «pays œuvre d’art?» à la recherche d’un univers parallèle (dixit Michel le concierge)

Oui, nous savions tous les trois que LA LOGIQUE PARTISANE de la politique si engluée de petitesse argumentative ne pouvais satisfaire notre soif de justice cosmopolitique, et cela autant à Québec qu’à Ottawa….

Oui, nous cherchions tous les trois l’univers parallèle… et nous soumettons l’hypothèse forte suivante… LA NANODÉMOCRATIE CITOYENNE PLANÉTAIRE DES 125 VIES PERSONNELLES OEUVRE D’ART nous apparaît comme une émergence de la dignité humaine sur terre incontournable au 21eme siècle.

Oui, le jour où un consortium d’universités à travers la planète financé par un consortium de fondations humanistes créera une chaire universitaire citoyenne planétaire, cela prendre moins de trois ans à fonder la nanodémocratie citoyenne planétaire sur terre, pour que les droits des enfants de la planète soient enfin érigés comme gardiens du droit cosmopolitique sur terre, ayant primauté dymanique sur les droits interétatiques comme sur les droits étatiques.

LE DROIT COSMOPOLITIQUE
N’EST PAS UNE QUESTION
DE SOUVERAINETÉ
DES ÉTATS COMME DES INTER-ÉTATS
MAIS UNE QUESTION
DE LA DIGNITÉ
DE CHAQUE PERSONNE HUMAINE
SUR LA PLANÈTE TERRE
ET ENCORE PLUS
DU DROIT À CHA QUE ENFANT
D’AVOIR UNE ÉDUCATION
À UNE VIE PERSONNELLE OEUVRE D’ART
DANS UN PAYS OEUVRE D’ART
ARCHITECTURÉ EN PAIX JURIDIQUE
AVEC LES AUTRES PAYS OEUVRE D’ART

J’aimerais rendre hommage à notre équipe de recherche (Auld-Woodard-Rochette) au nom de qui
tout ce que j’exprime dans ce blogue n’aurait jamais pu atteindre sa variété de modes argumentaires.

en nanodémocratie
l’individu est sujet
direct du droit cosmopolitique
dans la figure la plus achevée du droit transnational
au point où
les 125 élus de la planète
par tirage au sort
pourrait constituer
de droit indépendant du droit des états
un jury
dans des procès
de cour pénale internationale
car ce sont des individus voyous
et non des états-voyous
qui doivent être emmener
en procès
pour crime contre l’humanité
CONTRE LES ENFANTS DE L’HUMANITÉ

La séparation des pouvoirs du droit des états et des inter états, des pouvoirs du droit cosmopolitique des enfants sur terre sera à la structure légale du 21eme siècle ce que fut la séparation des pouvoirs de Montesquieu au 18eme siècle des lumières françaises.

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Marlene la jardinière
Michel le concierge
Pierrot vagabond

COMME LE COUREUR DES BOIS, LE VAGABOND CÉLESTE FAIT IMPLOSER LES MYTHOCRATIES PAR LA RUSE ET L’INTELLIGENCE DE LA FRONTIÈRE ENTRE LE CONTE ET LA LÉGENDE

Je me rappelle l’année suivante… Le peintre Inou Richard s’était fait engagé au festival de l’inoucadi de Natasquan avec son nain de jardin (le vagabond céleste) qui jouait de ses chansons à la guitare pendant qu’il peignait…

On nous avait réservé deux chambres… Naturellement j’arrive seul par la route….la longue route, après avoir croisé 5 coyotes dans la drôle de forêt qui mène à Natasquan…

Quand j’arrive, on voit le vagabond qu’on a renié l’année d’avant mais on a pitié de lui… On me dit: Pierrot vagabond, en échange de surveiller les tentes la nuit, on va te donner à manger…. mais tu devras coucher avec ceux qui seront ivres et les surveiller…

Ainsi dit ainsi fait… Ricard le peintre inou arrive….deux jours plus tard je crois… et les dames organisatrices lui disent… n’étiez-vous pas supposer venir avec un certain Pierre Rochette, on a deux chambres de réservées pour vous deux…

Et Richard de dire… mais il est là depuis quelques jours… c’est lui qui surveille les tentes et à qui vous donnez à manger en échange de surveiller ceux qui sont saouls la nuit…

Et la madame d’arriver… Monsieur Rochette, Monsieur Rochette….excusez-nous… si on avait su… jamais on ne vous aurait traité de cette façon là… On a un contrat avec vous… plus une chambre et un salaire…. une belle chambre…

Et moi de répondre avec un ANGLE VIVANT D’UN SOURIRE DE GRAND-PÈRE DE LA BEAUTÉ DU MONDE… je préfère dormir dans la tente et continuer à faire votre gardien de nuit… j’ai trop de plaisir à déjouer la mythologie des vagabonds de l’histoire par une ruse digne d’Ulysse de l’Odyssée d’Homère…

Je ne sais pas si la dame y a compris quelque chose… mais elle était trop heureuse de ne pas avoir créé un scandale…

Le lendemain, pendant que Richard le peintre inou peignait en public, j’ai chanté ma chanson le camionneur… Une femme docteur avec son mari s’est mise à pleurer de désespoir… tout ce qu’il y avait dans ma chanson, malgré son argent et sa condition sociale, elle n’y avait pas accès….

Elle sortit dehors de la tente… son mari tenta en vain de la consoler…. Et le mythe se referma sur le vagabond céleste, comme il le fait dans le VAGABOND ENSORCELÉ de l’écrivain russe Nicolas Lescov.

———

Cher Simon,

Je réalise aujourd’hui que ce qui rendait heureux mon père, c’était de croiser sur sa route de vrais artistes du quotidien. Il les portait dans son être comme une bénédiction à l’humanité aspirant à s’élever. Rien ne lui aurait fait plus plaisir que je lui ramène un de mes rêveurs pour partager avec lui la joie d’illuminer les autres par un engagement esthétique envers son rêve. Je l’aurais surpris dans sa chaise berçante et je lui aurais dit p’pa, v’la un camionneur qui est de la classe de Fernand quand y corde son bois.

LE CAMIONNEUR

j’suis su l’camion 60 heures par semaine
j’t’aime

des fois j’triche un peu
j’fais des heures pour nous deux
on dormira plus tard
quand on s’ra des beaux vieux

moi je vis juste pour toé
j’ai hâte à fin de semaine
j’t’aime

de cogner du marteau
quand tu fais du gâteau
t’es si belle au fourneau
mais j’veux mieux pour ma reine

REFRAIN

suffit qu’tu m’dises
que tu veux changer la cuisine
enlever l’comptoir à mélamine

pour que la route
entre La Tuque et Trois-Rivières
soit la plus belle de l’univers

COUPLET 2

j’dors dans l’camion
4 nuits par semaine
j’t’aime

3 heures du matin
réveille par la faim
mon p’tit lit dans cabine
est ben trop grand pour rien

j’ai des idées
pour la salle à manger
j’t’aime

j’ai ben hâte d’en jaser
autour d’un bon café
j’ai acheté les néons
ceux qu’tu m’avais d’mandés

COUPLET 3

j’suis sul’camion
quand la neige a d’la peine
j’t’aime

quand le vent trop jaloux
la garoche entre mes roues
j’ai autour du c.b.
un vieux chapelet jauni

tu m’l’as donné
en pleurant comme une folle
j’t’aime

parce que t’es ben croyante
pis t’as peur quand y vente
à soir ton camionneur
rentrera plus d’bonne heure

REFRAIN FINAL

suffit qu’tu m’dses
qu’cest ben plus beau dans ta cuisine
parce que mes bras en melamine

te lèvent dans airs
entre La Tuque et Trois Rivières
toi la plus belle de l’univers

suffit qu’tu m’dises
qu’c’est ben plus beau dans ta cuisine
parce que mes bras en mélamine

te lèvent dans airs
loin de la Tuque et Trois Rivières
toi la reine de mes je t’aime
toi la reine de mes je t’aime

Pierrot
vagabond céleste

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Michel le concierge
Pierrot vagabond

UN VAGABOND CÉLESTE VIT À LA FRONTIÈRE DU CONTE ET DE L’HISTOIRE VRAIE

Tout chercheur est enfermé dans le mythe de sa propre singularité, surtout s’il a une connaissance érudite de la mythologie, de la mythonamie autant que  de celle de la mythopathie.

De par ses concepts, ses recherches et son art de la réthorique bien formalisée dans la tradition de l’oralité tout en refusant d’être un acteur institutionalisé de la vie sociale, il se fait vagabond conteur, porteur de récits, colporteur d’histoires… parfois il est un évènement qui en fait un héros, parfois une vaillance intellectuelle du quotidien qui en fait un juste.

Par exemple… j’aime bien aborder la deuxième garde des personnes humaines par un personnage de troisième garde qui me permet d’étudier la nature humaine engluée dans une contextualisation bureaucratique par le monde poétique de mes pantouffles, de ma bonne humeur et surtout par le fait que L’artiste-activiste-humaniste qui pratique l’art de l’infiltration universitaire par le vagabondage crée sa légende en connaissant t saluant par chacun son prénom la majorités des gardiens et gardiennes de sécurité de l’université du Québec (au moins une cinquantaine).

J’expérimente le passage de l’angle mort de la dignité concrète du gardien de sécurité à l’angle vivant de l’intégrité abstraite de sa personne humaine.

Hier j’entends crier… MONSIEUR PIERROTTTTTT… C’est Jolaine, une haut gradée de l’équipe de sécurité de l’UQAM… La première journée où elle a changé son métier de barbier pour agent de sécurité… j’étais là… devant elle…nerveuse… j’ai pris 15 minutes pour lui souhaiter la bienvenue au nom de l’université du Québec….. je lui ai prophétisé une brillante carrière….

Hier, c’est la dignité abstraite de sa personne humaine qui est venue me serrer la main…. son angle vivant illuminant ses yeux fut la récompense mythologique de mon personnage de grand-père de la beauté du monde…

Ce matin, un employé de l’UQAM s’est déplacé pour venir me serrer la main à mon bureau….

Ca me rappelle, il y a quelques années sur ma route de vagabondage,  qu’à Natashquan, mon ami Danny Turcotte tournait la petite séduction… la veille j’avais fait pleurer toute l’équipe par ma guitare et mes chansons… Danny me dit… « Pierrot vagabond, me fredonnerais-tu le couplet de Gens du pays juste avant la fin du tournage de l’émission… puis il me demanda d’aller poser en caméo avec tout le village réuni…

Et j’entendis crier de partout… va-t-en vagabond…va-t-en vagabond… tu fais pas partie du village toé… Danny et moi fûmes stupéfait de complicité… Je continuai ma route en me disant qu’on devient une légende vivante par la bienveillance envers ceux et celle qui nous traitent en angle mort, on devient un mythe éternel en les saluant par une main d’élégance éthique faite d’angles vivants… L’ÉDUCATION À LA DIGNITÉ ABSTRAITE DE LA PERSONNE HUMAINE EST À CE PRIX.

C’est ainsi qque l’on peux passer de mythologie à la mythomanie que l’on peut éviter les pièges de la mythopathie pour offrir à une collectivité de dignité abstraite l’insigne honneur de la MYTHOCRATIE D’UNE MASSE CRITIQUE DE VIES PERSONNELLES OEUVRE D’ART.

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