EN 2003, DANS MON 1000 PAGES «MONSIEUR 2.7K?»… VOICI CE QUE J’ÉCRIVAIS AU SUJET DE MON AMI MICHEL LE CONCIERGE ALORS QUE JE NE L’AVAIS PAS REVU DEPUIS PLUSIEURS ANNÉES

MICHEL LE CONCIERGE,
1870,
p.369-370
extrait
Les animateurs-chansonniers étaient devenus des plus habiles à ”K”…réer des explosions de joie à l’intérieur du St-Vincent et cela soir après soir. Chaque chansonnier, ”K”…omme le torero face au taureau, avait développé son style. Menaud se ”K”…ontentait de plus en plus de rechercher le passage de la fissure du temps à travers le talent d’animer de ses confrères.
Marcel Picard, plutôt chansonnier-animateur
qu’animateur chansonnier possédait l’art
poétique d’être immobile à chanter du Brassens ou du Guy Béart, avec pour seul outil d’animation le rythme lent mais ensorcelant de ses doigts sur la guitare. ”K”…omment arrivait-il à faire monter les gens sur les tables sans même bouger ni faire le moindre effort et à les faire descendre avec cette légèreté ahurissante tout en chantant des textes poétiques? Certes il y avait le personna”K”…ui dépassait l’art de chanter sur la scène et ça c’était magique, absolument magique.
Pierre David, pur animateur-chansonnier
tressaillant le ”K”…ôté dur et novateur du style
courbait le temps sans même s’imaginer ”K”…ue ce talent fut inné en lui. Il attaquait en nuances,
ensuite en ”K”…ontrastes, puis il explosait lui-même
de joie entraînant la salle dans une folie de vivre dont lui seul avait le secret.
Et il y avait Jos Leroux, animateur ou chansonnier, jamais les deux à la fois. Ce ”K”…ui lui donnait un charme primitif. Parfois le douanier Rousseau, Parfois fauve comme les premiers Matisse. Le p’tit gros sur deux pattes, qui forçait, suait, criait, pour ”K”…ue les clients embarquent. Et il ne lâchait jamais la pression de peur qu’ils débarquent. Alors chez lui, oubliez les ”K”…ourbes. Tout le monde en haut puis ça presse. Il lui arrivait de brûler sa salle. Mais il la rallumait avec passion pour ”K”…u’elle atteigne à nouveau l’orgasme de foule.

Michel Woodart, le troubadour romantique, de son côté, telles les peintures allemandes de Friedrich, passait par la délicatesse, le charme et la tendresse. Même répertoire, même façon de monter les gens debout sur les tables, mais avec une palette de nuances illustrant la bonté ”K”…ui surgissait de ses yeux. Il avait toujours l’air de dire merci au public de lui donner la chance de pratiquer le plus beau métier du monde : animateur poétique de foule.

Et tous les autres…..