AU 21EME SIÈCLE, PAR QUELLE STRATÉGIE LA NANO-CITOYENNETÉ-PLANÉTAIRE PEUT-ELLE RENVERSER LA PRIMAUTÉ DU POUVOIR INTER-ÉTATIQUE MUS PAR L’EFFET PERVERS DE LEUR ÉTAT DE NATURE HOBBIEN À L’EFFET PERVERS UNIVERSEL?

Plus je réfléchis à l’émergence de la nano-citoyenneté-planétaire dans une conjoncture où les nano-personnes-humaines de la planète pourraient par le simple effet de la masse critique de leur multitude obliger les individus à la tête des états dit «états de nature» à rendre compte de la criminalité de leurs actes commis envers l’humanité, plus je réalise l’importance de  l’aspect stratégique de la conceptualisation impliquant une connaissance approfondie de LA SCIENCE DE LA STRATÉGIE POLITIQUE…

On devient maître d’œuvre d’une philosophie d’en bas rhizomique que si l’on perçoit la démarche conceptuelle comme le fait UN MAÎTRE AUX ÉCHECS… Le jeu d’échec ayant l’avantage sur la politique internationale d’avoir des règles du jeu FRANCHES ET ÉQUITABLES pour les deux opposants.

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Jean-Jacques Rousseau (écrits sur l’abbé St-Pierre) autant que Eisenstein (Yvan le terrible) ou Raymond Aaron (paix et guerre entre les nations) ont à la fois bien ciblé la problématique sans avoir les moyens d’en avoir l’invention d’une synthèse organique opérationnelle incontournable… et cela… parce qu’internet, le téléphone intelligent, le gps n’avaient pas encore été inventés.

L’élite pouvait utiliser les errants fantomatiques en les rassemblant idéologiquement sous le vocable de PEUPLE… QUE L’ON POUVAIT ENVOYER À LA GUERRE PAR LE SIMPLE EFFET DE LA COLÈRE AVEUGLE.

Alors que la nano-personne humaine-planétaire rassemblée sous l’effet de la multitude en marche vers ses rêves d’humanité par des droits inaliénables de justice comme équité pour tous peut espérer se réseauter au point où l’effet du nombre peut renverser la structure étatique DE NATURE HOBBIENNE par la nano-citoyenneté-planétaire.

La problématique DES ÉTATS COMME ÉTATS DE NATURE… se trouve magnifiquement bien résumée dans ce texte de Rouseau (écrits sur l’abbé St-Pierre, in œuvres complètes, vol. 111, «la pléiade», Gallimard, 1970 p.610)

«La première chose que je remarque, en considérant la position du genre humain, c’est une contradiction manifeste dans sa constitution, qui la rend toujours vacillante. D’homme à homme, nous vivons dans L’ÉTAT CIVIL ET SOUMIS AUX LOIS; de peuple à peuple, CHACUN JOUIT DE LA LIBERTÉ NATURELLE; Ce qui rend au fond notre situation pire que si ces distinctions étaient inconnues. Car, vivant à la fois dans l’ordre social et dans l’état de nature, nous sommes assujettis aux inconvénients de l’un et de l’autre, sans trouver la sûreté dans aucun des deux. La perfection de l’ordre consiste, il est vrai, dans le concours de la force et de la loi; MAIS IL FAUT POUR CELA QUE LA LOI DIRIGE LA FORCE.; au lieu que, dans les idées de l’indépendance absolue des princes, la seule force, parlant aux citoyens au nom de loi et aux étrangers au nom de raison d’état, ôte à ceux-ci le pouvoir et aux autres la volonté, de résister, en sorte que le vrai nom de justice ne sert partout QUE DE SAUVEGARDE À LA VIOLENCE.»

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Et qu’ajouter à ce magnifique extrait de Paix et guerres entre les nations de Raymond Aron, p.29

« Le double problème, de la survie individuelle et de la survie collective, n’a jamais été résolu durablement par aucune civilisation. Il ne pourrait l’être définitivement que PAR UN ETAT UNIVERSEL OU LE RÈGNE DE LA LOI. On peut appeler ¸PRÉDIPLOMATIQUE l’âge où les collectivités n’entretenaient pas de relations régulières les unes avec les autres, POSTDIPLOMATIQUE l’âge d’un ÉTAT UNIVERSEL qui ne laisserait place qu’à des luttes intestines. Aussi longtemps que chaque collectivité doit songer à son salut propre en même temps qu’à celui du système diplomatique ou de l’espèce humaine, la conduite diplomatico-stratégique ne sera jamais déterminée rationnellement, même en théorie.»

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C’est fou de réaliser qu’Eisenstein, en produisant son chef d’œuvre cinématographique «Yvan le terrible» ne faisait que raconter la dictature de Staline tout en subissant l’effroi des conditions de travail qui pouvaient mettre un terme à sa propre vie, sort qui fut réservé à l’inventeur de la mise en scène au théâtre russe, Meryerhold et sa deuxième femme.

QUEL EST TON RÊVE?

DANS COMBIEN DE JOURS?

QU’AS-TU FAIS AUJOURD’HUI POUR TON RÊVE?

COMMENT TON RÊVE PREND-IL SOIN DE LA BEAUTÉ DU MONDE?

COMMENT NOS RÊVES PRENNENT-ILS SOIN DE LA BEAUTÉ DU MONDE?

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Marlene A. jardinière du pays œuvre d’art
Michel W. philosophe-cinéaste-concierge du pays œuvre d’art
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LE DOCUMENTAIRE «LA PELLE JAUNE » DU PHILOSOPHE-CINÉASTE-CONCIERGE CO-CRÉATEUR DE LA PHILOSOPHIE D’EN BAS… UN ÉVÉNEMENT ICONIQUE DU CRI DE MUNCH UNIVERSEL DES ERRANTS FANTOMATIQUES EN MOUVEMENT MIGRATOIRE PARTOUT SUR LA PLANÈTE

Notre équipe de recherche (Auld, Woodard,Rochette) filmant, archivant et bloguant la poïétique de nos conseils d’administration de la créativité depuis plus de 10 ans maintenant, me rend tellement heureux. Et j’en suis sur qu’il en est exactement de même pour Marlene et Michel.

Nous avons pris le pari de créer une nouvelle philosophie planétaire, peut-être avec la même naïveté conceptuelle que les transcendantalistes américain de la fin du 19eme siècle (Emerson, Thoreau, Whitman).

LA PHILOSOPHIE D’EN BAS, c’est une nouvelle séparation des pouvoirs entre l’état et les personnes-citoyennes grâce au renversement du sablier de la philosophie d’en haut et de la philosophie d’en bas.

Pendant que la philosophie d’en haut architecture des concepts complexes, la philosophie d’en bas crée quatre questions…. (quatre étiquettes) comme patrimoine iconique immatériel de l’humanité du 21eme siècle.

1: Quel est ton rêve?
2: Dans combien de jours?
3: Qu’as-tu fais aujourd’hui pour ton rêve?
4: Comment ton rêve prend-il soin de la beauté du monde?

Les réponses à ces quatre questions dissolvent toute croyance de masse (étatique, race, langue, religion….etc… des formes d’agrégats proto-nano-humanistes) pour les remplacer par UN RÊVE PERSONNEL, UNE FORME INDIVIDUELLE DE MÉTA-PSYCHOLOGIE-PHÉNOMÉNOLOGIQUE À CONSTRUIRE.

La cinquième question conduisant à la nano-citoyenneté-planétaire en est la résultante rhyzomique autant que incontourrnable de par la qualité intrinsèque même de l’invention conceptuelle (visant à la même excellence que la séparation des pouvoirs de Montesquieu).

5: COMMENT NOS RÊVES PRENNENT-ILS SOIN DE LA BEAUTÉ DU MONDE?

Le documentaire «LA PELLE JAUNE» du philosophe-cinéaste-concierge Michel en est l’événement fondateur iconique.

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PLAN EN TROIS ANS POUR INVENTER LA NANOCITOYENNETÉ PLANÉTAIRE SUR TERRE

PLAN DU DOCTORAT DE L’ÉQUIPE DE RECHERCHE (AULD, WOODARD, ROCHETTE)

QU’EST-CE QUE LA NANODEMOCRATIE CITOYENNE PLANÉTAIRE OEUVRE D’ART?

Une nano-démocratie instaurant, PAR TIRAGE AU SORT, une assemblée constituante de 125 vies personnelles œuvre d’art pourrait-elle constituer le prélude au surgissement du premier pays œuvre d’art sur la planète terre?

pré-essai d’une MODELISATION THÉORIQUE

A) Imaginons un site web genre Google map où sont identifiés toutes les villes et tous les villages de la planète, sans exception.

B) Imaginons que quatre questions y sont posées dans toutes les langues, au désir de chaque vie personnelle œuvre d’art.

a) Quel est ton rêve?
b) dans combien de jours
c) qu’as-tu fais aujourd’hui pour ton rêve?
d) En quoi ton rêve prend-il soin de la beauté du monde?

C) Imaginons que dans chaque ville et dans chaque village de la planète, une invitation est lancée à toute vie personnelle œuvre d’art intéressée à ces quatre questions pour que se constitue une assemblée constituante mondiale à réfléchir sur la conséquence des quatre questions sur l’éco-système du mieux vivre ensemble,…. soit UNE CINQUIÈME QUESTION qui se définirait de la façon suivante….

D) En quoi NOS RÊVES prennent-ils soin de la beauté du monde?

E) Imaginons que qu’importe le nombre de vies personnelles œuvre d’art qui s’inscrivent dans chaque ville ou chaque village, UN PREMIER TIRAGE AU SORT SÉLECTIONNE UNE VIE PERSONNELLE OEUVRE D’ART PAR VILLE ET UNE VIE PERSONNELLE OEUVRE D’ART PAR VILLAGE.

F) Imaginons que sur toutes ces villes et villages de la planète entière qui sont maintenant représentés par une vie personnelle œuvre d’art, UN DEUXIÈME TIRAGE AU SORT SÉLECTIONNE 125 de ces vies personnelles œuvre d’art…. en vue d’une RENCONTRE PLANÉTAIRE.

G) Imaginons que ces 125 vies personnelles œuvre d’art se réunissent à tous les quatre ans pour LES OLYMPIQUES DE LA JUSTICE COMME ÉQUITÉ SUR TERRE, en assemblée constituante et cela en direct sur internet accessible à la planète entière.

H) Imaginons que….. la question….EN QUOI NOS RÊVES PRENNENT-ILS SOIN DE LA BEAUTÉ DU MONDE? devienne soudainement, selon notre hypothèse forte, l’actualisation pragmatique du voile de l’ignorance de John Rawls.

I) Imaginons qu’une fois l’assemblée constituante des 125 vies personnelles œuvre d’art terminée, un premier vote soit pris par chaque vie personnelle œuvre d’art sélectionné comme représentant chacune des villes et chacun des villages…. SUR UNE QUESTION DE FOND touchent à la justice comme équité comme paramètre de la beauté du monde.

J) Imaginons qu’une fois LE PREMIER VOTE TENU, UN DEUXIÈME VOTE soit tenu par chaque conseil municipal de chaque ville et chaque village auprès de la population entière… et cela partout sur la planète terre.

EN CONSEQUENCE DE QUOI

K- Il n’est pas difficile d’imaginer que l’émergence d’une conscience citoyenne planétaire autour de la question EN QUOI NOS RÊVES PRENNENT-ILS SOIN DE LA BEAUTÉ DU MONDE?… puisse instaurer une pression éthique nano-démocratique invitant chaque état à cheminer vers une gouvernance qui respecte la modélisation planétaire d’une théorie de la justice et de l’équité au point d’en faire
un jour DES PAYS OEUVRE D’ARTS DIGNES DE LEUR CITOYENS VIES PERSONNELLES OEUVRE D’ART.

L- La priorisation des errants fantomatiques accompagnant l’éthisation des errants axiologiques, pour mieux faire de chaque humain un errant poétique face à son rêve personnel, la liberté reliée aux 5 questions de la vie personnelle œuvre d’art deviendrait enfin accessible à chaque personne humaine, tel un droit inaliénable inscrit en annexe à charte des droits de l’homme à l’ONU.

M– objectif:
nouvelle conscience éthique-esthétique
planétaire en vue de la réforme des états
pays œuvre d’art par la masse critique
nano-numérique des vies personnelles œuvre
d’art, éco-philanthropes de l’espace-monde.

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7- CONCLUSION (OUVERTE FINALE)…15 PAGES

L’implantation planétaire de la nano-démocratie pourrait être la condition éco-philanthropique nécessaire à l’émergence d’un premier pays œuvre d’art sur la planète terre, rêve universel potentiel d’une masse critique-citoyenne-numérique de vies personnelles œuvre d’art sous l’inspiration d’une cinquième question dont l’énoncé serait le suivant:

– retour sur les quatre questions
menant à la cinquième question
éco-philanthrope de l’espace-monde:
-COMMENT NOS RÊVES PRENNENT-ILS SOIN DE LA BEAUTÉ DU MONDE?

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SUJET DU DOCTORAT…. LA NANOCITOYENNETÉ PLANÉTAIRE

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DOCTORAT

SUJET
la nanocitoyenneté planétaire

QUESTION
Comment fonder la priorité juridique
du droit nanocitoyen planétaire
sur le droit juridique existant
des états?

OBJET CONTEXTUEL

La nanocitoyenneté planétaire n’aurait pu être possible avant la mondialisation virale de l’usage quotidien du téléphone intelligent. En conséquence de quoi, Il devient donc possible que l’histoire du 21eme siècle puisse s’écrire par le biais d’une masse critique INOUIE de personnes humaines se percevant d’abord et avant tout comme DES NANOCITOYENS PLANÉTAIRES réclamant une reconfiguration juridique majeure accordant désormais une priorité non négociable aux droits de l’humanité sur le droit des états.

Mais comment conceptualiser un nanocitoyen planétaire?

Notre méthodologie de recherche se concentrera sur le cadre théorique de la genèse d’une vie humaine… soit celle de Michel Woodard, 66 ans, tout en identifiant les différentes stratifications de son cerveau l’ayant conduit de Michel Woodard à Michel chansonnier du Vieux Montréal, à Michel le concierge à Michel W concierge du pays œuvre d’art ier nanocitoyen planétaire, le tout documenté sur film et sur blogue, dans un contexte des grandes avances d’une conscience planétaire et de ses enjeux.

Puis l’équipe de recherche (Auld, Woodard, Rochette) suggérera un passage conceptuel pragmatique entre LA VIE PERSONNELLE OEUVRE D’ART, la nanocitoyenneté planétaire œuvre d’art et le pays œuvre d’art afin de proposer un laboratoire concret de mise en application d’une nanocitoyenneté planétaire par une chaire recherche universitaire.

L’objectif étant de proposer un dialogue performatif (Austin, Habermas) entre le droit juridique nanocitoyen planétaire construisant des mécanismes éthiques-juridiques permettant la priorité des droits de l’humanité sur le droit des états.
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LA NANO-CITOYENNETÉ-PLANÉTAIRE, LES QUATRE QUESTIONS DE LA VIE PERSONNELLE OEUVRE D’ART, LE CRI DE MUNCH DES ERRANTS FANTOMATIQUES DE LA PHILOSOPHIE D’EN BAS…. QU’EST-CE QUE PHILOSOPHER À HAUTEUR D’HOMME?

Philosopher à hauteur d’homme

Louis Cornellier
19 août 2017 |Louis Cornellier | Livres | Chroniques

Avec le cégep qui recommence lundi, on peut dire que la philosophie s’apprête à reprendre du service. Où vit-elle, en effet, dans notre société, cette discipline qui impose le respect mais fait fuir le quidam, sinon dans les classes du collégial et, bimensuellement, dans Le Devoir de philo ? Bien sûr, il y a de la philosophie à l’université, mais celle-là est un peu trop savante pour l’honnête homme, qui demande pourtant qu’on l’aide à réfléchir.

« Les forces coalisées de la société, du monde professionnel, de la famille, des loisirs, les routines innombrables, la fatigue, le vieillissement : tout conspire à nous empêcher de penser », constate l’essayiste Alexandre Lacroix dans Pour que la philosophie descende du ciel.

Or, continue-t-il, il n’y a pas que ces obstacles qui nous éloignent d’une véritable réflexion sur les grandes questions comme l’amour, la mort, la justice ou le sens de la vie. La philosophie elle-même aurait sa part de responsabilité dans cette affaire, qui tiendrait à son « péché originel » : elle aurait « placé les idées trop haut », « au-dessus de l’expérience ordinaire » et sensible, écrit Lacroix.

Phénoménologie et méthode

«La lecture des livres de philosophie permet de mettre des mots sur les idées qui se trouvent en nous à l’état diffus, exactement comme la lecture de romans nous aide à mettre des mots sur nos sentiments diffus.»

Alexandre Lacroix

Alain Finkielkraut, dans La sagesse de l’amour (Gallimard, 1984), une magnifique introduction à la pensée d’Emmanuel Lévinas, explique, dans le même esprit, que la philosophie fait souvent peur au lecteur de bonne foi, dubitatif devant « ces systèmes qui désincarnent la vie au moment même où ils prétendent en traiter ». Finkielkraut salue donc l’avènement, au début du XXe siècle, de la phénoménologie, cette méthode centrée sur « le drame métaphysique qui se joue dans les petits riens de la vie ».

En proposant de considérer les idées comme « de simples événements de notre vie » et de partir de la vie vécue — conversations, émotions, souvenirs, lectures — pour réfléchir aux grandes questions, Lacroix s’inscrit, modestement, dans cette tradition. Il ne s’y enferme pas, toutefois, puisqu’il se réclame aussi, pour la liberté de ton, des penseurs antiméthodiques du moi que furent Montaigne et Nietzsche.

D’abord publiés dans Philosophie magazine, dont Lacroix est le directeur de la rédaction, les courts textes réunis dans Pour que la philosophie descende du ciel brillent par leur fluidité stylistique et par une simplicité qui n’exclut pas la profondeur. Lacroix, pourrait-on dire, pratique un journalisme philosophique de classe, dans lequel le concret donne corps à l’abstrait.

Prenons, par exemple, notre expérience du temps libre. Vous avez, disons, une heure à vous, sans contrainte, pour ne rien faire. Le bonheur ? Pas vraiment, explique Lacroix. Le vague à l’âme, presque toujours, surgit, « comme si l’absence de toute préoccupation, la levée provisoire des soucis venait révéler une dimension ombreuse et menaçante de l’existence ».

Notre agitation permanente, doit-on comprendre, sert à nous faire oublier que « la souffrance est le fond de toute vie », selon la formule de Schopenhauer, étant donné que notre désir et notre volonté sont infinis, mais que nous ne le sommes pas. Avoir une heure à soi, sans la remplir de travail ou de divertissement et sans sortir son téléphone, c’est, au fond, « toucher du doigt la condition mortelle ». En trois pages, Lacroix nous plonge au coeur de l’essentiel.

Originalité et élégance

Le philosophe aime bien aller à rebours des idées reçues. Il conteste la sagesse du carpe diem, refuse la théorie freudienne de la sublimation en lui opposant que « le désir ne répond pas à une logique soustractive, mais cumulative », et déconstruit l’affirmation selon laquelle « la nature fait bien les choses » en invoquant les maladies dentaires qui affligent les animaux.

À ceux qui soutiennent qu’il serait presque immoral de procréer dans notre monde de tous les dangers, le romancier et père de famille qu’est aussi Lacroix réplique en brandissant La route, de Cormac McCarthy. Ce roman apocalyptique, explique-t-il, montre que, dans un monde transformé en enfer, « l’amour entre parents et enfants est la dernière chose qui vaille encore la peine d’être vécue ». Le père de l’histoire, au milieu du chaos et des barbares, reste digne et moral, pour offrir à son fils « le modèle de ce que peut être le bien, en dépit du mal universel », illustrant ainsi que, « dans la pire adversité, la filiation est le dernier rempart de l’humanité ». Forte et originale interprétation.

Dans une prose à la fois accessible et élégante, Alexandre Lacroix nous invite à philosopher à hauteur d’homme. Voilà une excellente façon de s’élever un peu.

Pour que la philosophie descende du ciel
★★★ 1/2
Alexandre Lacroix, Allary Éditions, Paris, 2017, 240 pages.

LES QUATRE QUESTIONS DE LA VIE PERSONNELLE OEUVRE D’ART PEUVENT CHANGER LA PLANÈTE TERRE PARCE QUE LES ÉTIQUETTES APPARTIENNENT À L’HUMANITÉ TANDIS QUE LES ATTRIBUTS SECONDAIRES DE CHACUNE DES QUESTIONS APPARTIENNENT DANS SON ORIGINALITÉ INTRINSÈQUE À CHAQUE NANO-PERSONNE-PLANÉTAIRE

La pensée nomade de May Telmissany

La philosophe pourfend une époque où l’opinion tue la réflexion
Le Devoir
19 Aug 2017
FABIEN DEGLISE

JAKE WRIGHT
L’auteure, née en 1965 au Caire, en Égypte, est débarquée à Montréal à la fin des années 1990.

Il y a peut-être là un esprit de contradiction. Face au magma de généralisations qui habitent le débat public, par les temps qui courent, la romancière, activiste, chroniqueuse et universitaire May Telmissany a décidé de prendre le chemin de la résistance, par l’expression de sa différence. Une voix, parfois entendue et convaincante dans d’autres régions du globe, mais qui, en troublant les certitudes ici, finit par convoquer le silence, dit-elle, celui qui permet «de réfléchir à nouveau».

« Nos sociétés néolibérales nous ont entraînés à émettre des opinions qui reposent sur des goûts, plus que sur des informations », lance à l’autre bout du fil la prof de langues et littératures modernes à l’Université d’Ottawa, qui signe Ceci n’est pas un paradis (Mémoire d’encrier), recueil de chroniques que lui a commandé entre 2006 et 2009 la revue sociale et intellectuelle égyptienne Rose El Youssef — du nom de la féministe qui l’a fondée en 1925 — et qui pour la première fois est publié au Québec dans une traduction en français. «Nous ne réfléchissons plus assez. Nous aimons ou nous n’aimons pas. Nous avons des opinions, mais pas d’arguments. Or, une réflexion sur la politique doit profiter du temps et reposer sur des arguments solides, informés, plus que sur une approbation ou une désapprobation.»

De la parole aux actes, c’est bien ce qu’a fait cette philosophe de la modernité, débarquée à Montréal à la fin des années 90, pendant près de cinq ans en réfléchissant sur l’exil, le multiculturalisme canadien, la pensée occidentale contemporaine, l’émigration, le rejet et la tolérance, chaque semaine, dans les pages de Rose El Youssef, depuis son pays natal, où elle revient parfois, mais aussi depuis Ottawa ou Saint-Armand au Québec. Hasard? Coïncidence? La dernière chronique de cette militante pour la laïcité en Égypte a été publiée le mardi 25 janvier 2011, jour de déclenchement de la révolution. Elle s’adressait à la majorité silencieuse qui, face au massacre de 21 Coptes devant l’église d’Al Kidissine d’Alexandrie, quelques jours plus tôt, a préféré se taire et baisser les yeux plutôt que de dénoncer un crime guidé par l’intolérance et l’obscurantisme.

«Ma critique de la société égyptienne passe par le Canada et la vie que j’y mène, dit-elle. Je veux montrer ainsi que, dans d’autres pays du monde, il est possible de vivre dix fois mieux parce que des choix politiques y ont été faits pour favoriser la justice sociale, l’égalité, le respect des différences… Au Canada, nous vivons en harmonie au coeur d’une très grande diversité éthique, culturelle, religieuse,

alors qu’en Égypte, deux groupes seulement cohabitent, musulmans et Coptes, sans arriver à vivre dans la paix. »

Décence ou intolérance

Dans une chronique intitulée «Un maillot illégitime», May Telmissany raconte pourquoi elle ne fréquente plus les plages d’Alexandrie quand elle revient sur sa terre de naissance, plages envahies par des groupes de femmes voilées, «imposant cette couleur de religiosité qui se veut en apparence une norme de décence, mais qui, au vrai, est un puits de régression et d’ignorance». «Le maillot habituel n’attire pas le regard parce qu’il est illégitime, ajoute-t-elle, mais parce que les gens ont pris l’habitude de se juger mutuellement, ignorant les valeurs liées à la tolérance et

l’art de côtoyer la différence.»

Qualifiées de chroniques nomades — l’auteure nourrit une réflexion depuis plusieurs années sur la citoyenneté nomade, un concept philosophique qui incline autrement le regard sur ce que l’on a pu appeler à une autre époque la «citoyenneté du monde» —, ses lettres à l’Égypte écritent s’adressent aussi au Canada et au Québec, où sa pensée philosophique a pris racine au contact des milieux universitaires qu’elle fréquente, des penseurs contemporains qu’elle a lus, des poètes qu’elle redécouvre, de l’hiver et des questions qu’on lui a parfois posées, dans des cafés, dans des conférences, et qui lui font dire que l’Égypte n’a pas le monopole des discours réducteurs et que le fanatisme n’est pas l’apanage des pays arabes.

«Tous les pays du monde ont leur dose de fanatisme, résumet-elle au téléphone lors d’une entrevue accordée au Devoir au coeur de l’été. Ce qui diffère,

c’est la réponse. En Égypte, on est dans le déni quant à ça, alors qu’au Canada, les fanatismes se retrouvent au coeur du débat social et politique. On l’affronte et c’est forcément la réponse la plus positive que l’on peut lui apporter.»

Dans ses textes, May Telmissany finit par faire l’éloge de l’esprit nomade, qui consciemment décide d’appartenir «à une autre nation tout en suivant une ligne de pensée critique du nationalisme », écrit-elle en avouant se plaire dans un Canada où la majorité « ne cherche pas […] à imposer, légitimer et instrumentaliser [des] déterminants culturels et historiques en vue d’un éventuel dénigrement des autres nationalités vivant au Canada», comme cela peut se jouer dans d’autres pays, dont la France, où elle va parfois parler de ses romans, mais où elle ne «voudrait jamais vivre», pose-t-elle dans la conversation, avec assurance.

Elle lance aussi, subtilement, une fronde au tenant du bonheur à tout prix, à qui elle dit que le paradis sur terre n’existe pas, mais que, à certains endroits, plus que d’autres, il est possible de s’en rapprocher, particulièrement dans les pays, comme le Canada, où l’on peut, sans peur de représailles ou d’ostracisme, se demander pourquoi, à une époque où l’information circule si vite et si bien, le fascisme, les discours diviseurs et les généralités toxiques arrivent à prendre racine et où s’en va la démocratie quand elle se heurte à beaucoup trop d’opinions et trop peu de réflexions, conclut-elle.

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ISABELLE LA BOXEUSE A TERMINÉ UN MÉMOIRE DE MAÎTRISE QUE JE CONSIDÈRE EXCEPTIONNEL D’INTÉGRITÉ, D’INTELLIGENCE ET D’INVENTIVITÉ THÉORIQUE

Je viens de lire la partie de sa dédicace
qui me concerne.
j’en suis très touché

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Au vieillard, l’érudit, vieux John wayne sartrien, grand-père fondateur du Pays œuvre d’art, pour son concept de la Nano-démocratie, pour l’enseignement de son professorat alors qu’il n’a jamais fait comme du monde au Conservatoire de Musique n’ayant même pas eu la patience qu’il fallait, pour les 10% supplémentaire qu’il accordait aux filles rien parce qu’elles étaient des femmes philosophes, fondateur de la Boite à chansons Les deux Pierrots, dont on se fou tous les deux de la réputation, détenteur d’une Maîtrise sur le rire (quatorze ans d’études, vous dirait-il) faisant de lui le théoricien canadien de l’Intelligence Humoristique, à celui qui ne change pas ses bas errant dans les universités et les bibliothèques, payant la charge des factures qui lui revient, à la vision de l’Université McGill que nous partageons. Merci vieux Socrate, rupélien de l’amitié. Vous êtes suffisamment fort pour que je vous consacre ces quelques lignes. Et surtout, ne parlez plus des boxeurs ni des boxeuses, tous statuts confondus, comme si vous saviez….sinon je vous vomis dessus et vous empaille. Vous savez qu’aucun livre ne parlera de nous, les boxeuses, comme celui qui naîtra.

Votre petite fille adoptive Isaboxe

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LA PHILOSOPHIE D’EN BAS DE L’ÉQUIPE DE RECHERCHE EN NANO-CITOYENNETÉ-PLANÉTAIRE (AULD, WOODARD, ROCHETTE) LA NOUVELLE ÉTOILE POLAIRE DE LA GALAXIE PHILOSOPHIQUE

www.radio-canada.ca
18 aout 2017

Droits et démocratie à l’ombre de la révolution numérique avec Hervé Fisher

«C’est une révolution vraiment anthropologique, beaucoup plus que technologique». Selon l’artiste et philosophe Hervé Fisher, l’arrivée d’Internet a créé une CONSCIENCE PLANÉTAIRE EN TEMPS RÉEL, inédite dans l’histoire de l’évolution et la biologie humaine peut à peine la contenir. Il explique à Stéphane Bureau pourquoi l’homme aura besoin d’une mutation du cerveau POUR QUE SA SAGESSE soit à la hauteur DE SA PUISSANCE.

…. «Nous avons maintenant ce que j’appelle UNE ÉTHIQUE PLANÉTAIRE. Elle est universelle parce qu’elle est basée sur les droits élémentaires des êtres humains. A la protection, à la santé, à l’éducation, à la sécurité publique. Plus elle est bafouée – car elle est bafouée constamment – plus nous avons collectivement le sentiment qu’il faut intervenir, faire quelque chose, apporter sa contribution individuelle, ça finit par faire un effet général ».

Hervé Fisher participera à la plénière intitulée «droits et démocratie à l’ombre de la révolution numérique- à l’Université du Québec à Montréal – à l’occasion de l’Université populaire des Nouveaux cahiers du socialisme.

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LE CRI DE MUNCH DES ERRANTS FANTOMATIQUES DE LA PHILOSOPHIE D’EN BAS ONT COMMENCÉ LEUR NANO-MIGRATION. ILS ONT MAINTENANT UN VISAGE CLÔNE DE MILLIARDS DE VISAGES… CELUI DE LA COLÈRE DES PERDANTS DE LA MONDIALISATION

Demandeurs d’asile
Devoir se débrouiller en pays inconnu

Déboussolés, les migrants doivent rapidement chercher à s’installer sans savoir où se diriger

18 août 2017 |Lisa-Marie Gervais | Actualités en société

Arrivés samedi dernier, Suze Dautruche et son fils Maxon devront quitter le centre d’hébergement sis dans l’ancienne école Saint-Raphaël d’ici la fin du mois.

Photo: Jacques Nadeau Le Devoir
Arrivés samedi dernier, Suze Dautruche et son fils Maxon devront quitter le centre d’hébergement sis dans l’ancienne école Saint-Raphaël d’ici la fin du mois.

Malgré le vacarme de l’autoroute 40 et les travaux de construction dans l’immeuble en face, c’est le calme plat aux abords de l’ancienne école Saint-Raphaël, immeuble vacant faisant partie de la dizaine de centres d’hébergement de la région métropolitaine pour les demandeurs d’asile ayant traversé la frontière à Lacolle. Sur la pelouse inondée de soleil, Suze Dautruche et son fils de 16 ans, Maxon, tournent un peu en rond en attendant l’heure du dîner. « C’est impossible de rester en Haïti. C’est pire que tout en ce moment. Pire que le tremblement de terre », raconte la dame.

Son histoire ressemble à celles de centaines d’autres Haïtiens qui, comme elle, arrivent au Québec via les États-Unis ces derniers jours, craignant d’être expulsés par les autorités américaines : menaces de kidnapping et de viol, rançons et vols, peur et misère au quotidien. Et tout comme c’est le cas pour son amie Yolette, qui a tout perdu dans le séisme et qui a laissé derrière elle trois enfants et quatre petits-enfants, le Canada est apparu comme un espoir à Suze Dautruche. « Aux États-Unis, le président… enfin… ce n’est pas Obama », dit-elle timidement.

C’est Maxon qui a tapé quelques mots clés sur Internet. Il y aurait tout appris sur l’immigration au Canada, le chemin Roxham et les espoirs d’une vie meilleure.

Après deux mois passés chez nos voisins du sud pour visiter de la famille, sa mère et lui se sont fait reconduire à la frontière qu’ils ont traversée à pied, valises en main, il y a dix jours. D’abord hébergés dans des tentes militaires à Lacolle, les voilà en plein coeur de Montréal, à dormir dans des lits d’appoint dans une classe, avec mille questions en tête.

Est-ce que mon fils va pouvoir aller à l’école ? Où allons-nous pouvoir habiter ? Serons-nous renvoyés en Haïti ? Suze Dautruche semblait étonnée que ce soit une possibilité.

Incités à partir

Comme tous les demandeurs d’asile au lendemain de leur installation dans un centre d’hébergement, ils ont fait la file aux nouveaux bureaux du PRAIDA (Programme régional d’accueil et d’intégration des demandeurs d’asile), près du métro Sherbrooke. Là, ils prennent connaissance des démarches légales à faire, reçoivent une carte Opus pour leurs déplacements, apprennent comment s’inscrire pour recevoir de l’aide sociale.

En attendant leur premier chèque qui les aidera à patienter jusqu’à leur audience devant la Commission de l’immigration et du statut de réfugié (CISR) à la toute fin de décembre, les Dautruche doivent se chercher un logement. Ils se sont fait dire qu’ils devaient quitter le centre d’hébergement à la fin du mois d’août.

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L’ERRANCE FANTOMATIQUE OU LA KINESTHÈSE DE LA MARCHE HUSSERLIENNE COMME «CRI DE MUNCH» CONSTITUTIF D’UNE PERCEPTION DU MONDE …. EN COLÈRE

Tout ce que Husserl a écrit sur le système kinesthésique pour la constitution de l’objet de perception ne fonctionne plus dès qu’il s’agit d’un errant fantomatique qui marche SA COLERE EXISTENTIELLE, ONTIQUE ET ONTOLOGIQUE en suivant le gps d’un téléphone intelligent pour se sortir de SON CRI DE MUNCH UNIVERSEL…. apeurant les errants fantomatiques cachés sous leur imagination conceptualisée par des croyances, des superstitions comme par des artéfacts de culture insérant des idéologies de race, de langue, de religion pour mieux diviser l’humanité par UN MUR D’INVISIBILITÉ entre gagnants et perdants de la mondialisation effrénée.

Mais la masse critique des errants fantomatiques en migration est à ce point inouie qu’il sera impossible de contrer ses débordements et cela partout sur la terre.

Les errants fantomatiques ont faim et soif de pain comme de justice sociale. Les errants axiomatiques vivent sur un ilot d’anti-humanisme inter-étatique scandaleux.

Et c’est la marche kinesthésique même des errants fantomatiques qui réinventera un rapport au monde D’ERRANCE POÉTIQUE  qu’avaient intuitionné Bergson (l’élan vital dans son évolution créatrice) Spinoza (le conatus) et John Rawls (la juscice comme équité par le voile d’ignorance).

En résultera une nano-citoyenneté planétaire, soit l’impossible émergence d’un droit à la dignité abstraite de toute personne humaine, et cela prévalant a prioritiquement sur les droits des états.

La question conclusive du rêve… QUEL EST TON RÊVE?…. en deviendra ce flambeau  cosmographique d’une liberté des conditions de la condition humaine trans-humanisée qui soulèvera le 21eme siècle menacé environnementalement dans ses fondements même.

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Ecrits

Images photographiques et images cartographiques
Pour un art de l’entre-deux
L’artiste comme aventurier du contemporain
L’expérience kinesthésique du marcheur
Train d’images
Marches et ralentissements
Le corps sensible à l’œuvre dans le contemporain
La photographie contemporaine à l’épreuve du temps

« L’expérience kinesthésique du marcheur. Etude à partir de quelques déambulations artistiques », in Steven Bernas (dir.), Corps sensible, Paris, l’Harmattan, pp. 63-72

La marche réduit l’immensité du monde aux proportions du corps. David Le Breton[1] Dans de nombreuses œuvres nées d’une déambulation, le choix du mode de déplacement est fonction du propos, de l’investissement et du discours de l’artiste. Si la marche à pied invite à appréhender le monde à un rythme alternatif à celui imposé par les modes de transport motorisés, elle semble influer aussi sur les perceptions du corps. La spécificité de ce mode de déplacement est de faire appel au système kinesthésique de l’individu dont les sens sont alors en éveil. Comment le marcheur perçoit-il l’environnement traversé ? Quels sens sont alors sollicités dans ces déambulations ? Comment la vue intervient-elle au sein d’un tel dispositif ? On s’attachera à interroger la relation se créant entre l’expérience du corps mobile et la perception de l’environnement traversé, en prenant appui sur des œuvres pour lesquelles la marche demeure le medium de prédilection. Notre analyse s’appuiera également sur des travaux faisant intervenir l’image comme mode de restitution de déambulations afin de questionner la relation entre le corps et les représentations visuelles des espaces traversés.

Edmund Husserl[2] distingue à juste titre deux attitudes possibles d’un corps mobile : alors que le mouvement est un fait objectif, ne changeant rien au monde matériel, le « se mouvoir » s’exprime par les sensations kinesthésiques. Pour le philosophe, le système kinesthésique constitué par des « sensations kinesthésiques » désigne un champ sensoriel assemblant champ visuel et champ tactile. Husserl met ainsi l’accent sur la relation entre la faculté de percevoir un monde objectif et la capacité d’agir sur ce monde. Ce système kinesthésique prend forme dans un corps mobile, évoluant au sein d’un espace ; la kinesthésie déterminant notamment la perception visuelle de l’individu mobile. Alors que les modes de déplacement motorisés engendrent certes une modification de la perception et un mouvement, le déplacement à pied conditionne une mobilité de tout le corps ouvrant à un champ plus large de perception d’un environnement. Pour Husserl, la marche se définirait comme l’expérience qui permettrait de saisir notre corps dans sa relation avec le monde. C’est par lui que l’on expérimente l’environnement comme une unité, en pratiquant les trajectoires. Si le corps bouge, le monde aussi et c’est ainsi que l’individu parviendrait à distinguer le soi de l’autre, dans la continuité d’un mouvement amenant à comprendre les rapports réciproques entre ces deux entités. Le corps apparaît alors comme révélateur de soi et du corps de l’autre, qu’il soit corps-propre ou corps-objet.
Les pratiques artistiques itinérantes contemporaines ont pour particularité de dépendre davantage du fait de se mouvoir que du simple mouvement du corps. Parmi elles, certaines s’attachent à replacer le corps dans un processus d’expérimentations du contexte spatio-temporel dans lequel il s’immerge. La spécificité de ces œuvres est de relever du performatif et de prendre toute leur importance au sein de l’hic et nunc de l’expérience vécue corporellement. Ces artistes placent donc l’expérience déambulatoire au centre d’un processus conduisant à éprouver et révéler le contexte dans lequel ils prennent position. Parmi eux, Laurent Tixador et Abraham Poincheval usent du corps comme instrument de mesure des espaces traversés. Ils mettent leur corps à l’épreuve afin de percevoir et de ressentir la variation des paysages qu’ils rencontrent. Mais expérimenter corporellement les trajectoires comme nouveau terrain d’investigation relève aujourd’hui de l’aventure périlleuse car ces artistes ont fait des interstices l’espace privilégié de leurs expérimentations itinérantes. Pour l’Inconnu des grands horizons[3], allant de Nantes à Metz en passant par Caen guidés seulement par une boussole, ils arpentent ces trajectoires à pied. Lors de ce périple au nord de la France, équipés tels des campeurs, ils affrontent le froid, le poids du matériel et l’hostilité d’un territoire pourtant habité, mais pas pour autant pensé pour le vagabondage. Rappelant les périples du Grand Tour de la jeune bourgeoisie anglaise au XVIIème et XVIIIème siècle, les deux artistes découvrent un monde autre, un ailleurs qui ne se caractérise pas tant par sa distance au territoire connu, qu’à la spécificité de ses fonctions. Ils découvrent un environnement mixte, entre un reliquat d’univers paysans, gagné petit à petit par l’émancipation urbaine et des paysages périphériques, constitués de zones commerciales et industrielles, traversés d’autoroutes où il n’est possible d’accéder que par un mode de transport motorisé. Dans le travail de Tixador et Poincheval, le corps est considéré comme le medium de l’œuvre et son appréhension en reste multiple suivant les situations mises en place : corps ouvrier, corps comme mesure de l’espace, corps éprouvant l’expérience, corps sensible et corps créateur. Marcher aujourd’hui est une forme de résistance aux pratiques contemporaines des trajectoires. En déambulant ainsi, ils mettent à l’épreuve leur corps au sein d’un environnement impropre à de tels vagabondages et invitent à interroger la place du corps contemporain au sein d’une société qui semble ne plus lui accorder un rôle central.
Husserl opère une distinction entre la chair (Leib) qu’on peut appréhender comme étant le corps que je ressens, le corps vécu et vivant, du corps (Körper) physique externe objectivé et dont la subjectivation le rend à sa vie intime[4]. Parce que le corps est au centre du système kinesthésique, c’est bien le corps-chair éprouvant le corps environnant qui est placé au cœur d’un tel dispositif. Pour Jean-Luc Lannoy, « par la marche, je me meus dans la mobilité retrouvée du monde où mon corps (…) devient précisément corps chair participant à la chair du monde[5] ». Ce ressenti du corps dans son environnement repose à la fois sur les « déterminités » visuelles et sur les « déterminités » tactiles. Husserl s’interroge pourtant sur l’interdépendance de ces deux sensations. Il énonce ainsi : « Qu’est-ce qui fait l’identité de l’espace qui se matérialise une fois visuellement, l’autre fois tactilement, et, dans la double matérialisation, est l’unique et identique ? » En quoi la marche pourrait-elle être appréhendée comme système engendrant une perception à la fois tactile et visuelle de l’environnement pratiqué ?
Si la référence à la kinesthésie permet d’appréhender la marche comme approche phénoménologique du déplacement, il reste pourtant à s’interroger sur le fondement d’un tel système, c’est-à-dire sur les relations existant entre les différents sens mis en éveil et le mouvement du corps. A ce titre, Merleau-Ponty distingue le visible comme étant ce qu’on saisit avec les yeux, du sensible qu’on saisit par les sens[6]. La spécificité de la marche consiste à mettre à l’épreuve les sensations de mouvements du corps au sein d’un environnement alors perçu au rythme de sa traversée ; la marche impliquant un certain éclaircissement du paysage parcouru. Pour Jean-Luc Lannoy « c’est moins le regard porté au loin qui éveille le mouvement de la marche que la marche qui éveille le regard à des impressions et sollicitations toujours nouvelles [7]». Mais cette sensation émanant de la déambulation ne passe pas nécessairement par la vue. Du moins, il importe d’interroger la relation de la perception visuelle aux autres sens dans un processus artistique en marche.
Lorsque les membres du collectif Ici-même décident de parcourir la ville les yeux fermés afin d’éprouver cet espace différemment, ils interrogent le corps comme medium de perception de l’environnement pratiqué. Déambulant les yeux fermés, ils tentent de révéler une autre image de la ville à travers les sons, les odeurs, les textures et la variété des intensités lumineuses traversés. Le collectif Ici-même place au cœur de ses problématiques ces questions de fictions, d’interventions et d’interactions avec la ville et ses acteurs. Aussi, ont-ils proposé lors des workshops mis en place en avril 2009 à Paris dans le cadre de l’exposition En Marche[8], des ateliers invitant les participants à déambuler par deux dans le 15ème arrondissement. Alors que celui conservant les yeux ouverts tient le rôle du guide et accompagne le guidé par un geste délicat du bras devenu pour l’occasion outil d’orientation, le guidé, gardant les yeux fermés, est invité à appréhender la ville en aveugle, ne percevant que quelques formes à travers le masque que constituent les paupières. Dès lors, le son et le touché occupent la place monopolisée d’ordinaire par la vue. Les distances se mesurent à l’aune des variations hertziennes, tandis que les dénivelés du sol, d’ordinaires imperceptibles, composent toute une panoplie de textures variées. La vue n’est pourtant pas absente de l’expérience. A travers le voile des paupières, on perçoit des formes variant en fonction de la luminosité traversée. Le guide, quant à lui, a la responsabilité de créer la narration de l’expérience, de faire varier les atmosphères tactiles, sonores et lumineuses traversées. Son corps doit prendre la consistance des deux corps réunis afin de parer au danger, comme de jouer avec les limites et les sensations du corps du guidé. Le corps redevient dès lors la mesure et l’échelle de l’espace éprouvé, il devient l’instrument de mesure de la trajectoire effectuée, il est comme replacé au centre du système circulatoire des transports. Les perceptions sensorielles mises en éveil dans ces pratiques de la marche conduisent à redéfinir la ville, inventant un autre usage du monde, tout à la fois poétique et fictionnel.
Husserl considère que « ce n’est que par l’image qu’on parle d’une expansion du son et d’un remplissage de l’espace par le son, c’est en quelque sorte l’image d’un fluide qui sert de guide : l’image est une image visuelle ou tactile, l’image d’une fluidité qui est représentée sur le mode d’un authentique plein spatial, et sert ensuite à la représentation analogique de la propagation des effets de son dans l’espace [9]». Le philosophe souligne que les sensations kinesthésiques sont davantage en relation avec la vue qu’avec le son perçu. Le mouvement est dicté par le mécanisme inhérent à la marche et guidé par la vision du paysage englobant. La vue conduit également les pas dépendant de la perception de l’opacité du sol qui née de la relation intime existant entre le corps et le sol. Dans la lignée de Lannoy, on pourrait concevoir une forme d’interdépendance entre la marche et la vue : « la marche n’est pas seulement, quant à son orientation et son équilibre, dans la dépendance de la perception. La vue est aussi dans la dépendance de la marche[10]. » En avançant à pied, le corps, par le biais de la vue, prend connaissance de sa consistance au sein de l’environnement traversé et participe, par son immersion, à la constitution de cet espace. Ainsi, le corps se meut dans la mobilité en tant que corps de chair « participant à la chair du monde[11] ».
Dans sa vidéo intitulée Ground Zéro[12], l’artiste Laurent Malone filme ces pas en déambulant sur le terrain vague situé avenue Roger Salengro à Marseille. Par le déplacement du corps, le spectateur découvre le sol arpenté constitué de fissures au sein desquelles la nature reprend le dessus. Le transect effectué, reposant sur les lignes présentes au sol, suit la cadence des pas rythmant l’avancé du corps du cameraman. Les pas saccadés et les vibrations du corps transparaissent dans le film. L’image, plan en plongée sur le sol, est complétée par le son environnant, renseignant sur l’espace dans lequel le marcheur évolue. Si le spectateur ne fait pas lui-même l’expérience de la déambulation, Laurent Malone place la caméra proche de son corps, la rendant d’autant plus sensible aux variations de ce dernier. Le procédé mis en œuvre par l’artiste invite à perturber la relation d’ordinaire établie entre le mouvement du corps et la perception visuelle. La vision ne se focalise pas sur l’horizon afin de dicter le pas et l’avancé du marcheur, mais sur le sol et tout particulièrement sur la relation établie entre les mouvements des pieds percutant le sol et la planéité investie. Les repères du marcheur – ainsi que ceux du spectateur – ne sont plus dictés par l’horizontalité d’une perception classique mais par la géographie du sol, constituée de lignes, de plantes et de détritus. Le son proche renseigne sur les éléments présents au sol tout en étant par moment occulté par des bruits périphériques. Pour autant, la proposition de Laurent Malone conduit-elle à distinguer la constitution de l’espace visuel de celui fondé sur une approche kinesthésique ? En plaçant sa caméra au niveau du centre de gravité de son corps – c’est-à-dire à hauteur du bassin – il tend à déplacer la vision au cœur de la mécanique kinesthésique. Et lorsque, à l’arrêt, il relève la caméra pour filmer à l’horizontale, le système de perception en mouvement s’arrête pour laisser place à une recontextualisation de la scène au sein d’un espace urbain. Le son du hors-champ qui, jusqu’à présent, ouvrait à l’imaginaire du cadre spatial de la marche, perd de son importance pour devenir simple illustration de l’image horizontale. Comment alors matérialiser cet espace, d’abord perçu par le son, puis visuellement ? « Dans le mouvement en alternance de la marche se produit une sorte d’aller et retour entre l’espace tactile et l’espace visuel, entre le toucher du sol et le découvrement perceptif[13] » énonce Jean-Luc Lannoy. Ground Zero invite à réinterroger cette relation entre système kinesthésique, perception visuelle et construction d’un espace environnant. Mais cet espace se conçoit-il globalement ou convient-il d’isoler la perception visuelle de la compréhension d’un espace par le biais de la vue ? En déambulant les yeux fermés, le collectif Ici-même interroge les sensations d’un corps et la sensibilité des autres sens lors d’une marche à pied. Si l’absence du regard empêche d’associer image et contexte environnant, cette configuration invite à percevoir d’autant mieux l’architecture du corps-chair en mouvement et sa relation à l’opacité du sol.
Le système kinesthésique associe le tactile et le visuel comme sens complémentaire ouvrant à une représentation de la trajectoire effectuée. Lorsque certains artistes mettent en œuvre des processus dans lesquels l’outil d’enregistrement – qu’il s’agisse d’une caméra ou d’un appareil photographique – devient acteur de la marche et contrainte au sein du concept que s’impose l’opérateur, l’image produite pourrait révéler à la fois cette perception visuelle du déplacement, mais aussi la place occupée par un outil appréhendé tactilement. Laurent Malone demeure un des artistes qui interroge au mieux cette relation entre le déplacement de son corps et l’usage d’une caméra ou bien d’un appareil photographique. Il parvient à lier ces deux pratiques, en faisant de l’outil d’enregistrement le prolongement de son œil et surtout le moyen par lequel il parvient à mettre en place des dispositifs conduisant à interroger le déplacement. Mais la présence d’un tel outil implique a fortiori une perturbation dans la constitution même du système kinesthésique. Car le corps n’est plus seulement rythmé par les pas qui foulent le sol. Il est donc nécessaire de prendre en considération l’appareil d’enregistrement comme prolongement du regard et comme prothèse se rajoutant au corps du marcheur. Comment mettre en place un tel dispositif en tenant compte de la présence de l’appareil ? Quelle est alors la place du corps au sein de ces processus ?
L’appareil photographique et la caméra offrent au marcheur la possibilité de replacer le corps au sein d’une mobilité par le biais de la représentation visuelle. Alors que pour certains, la Nouvelle Objectivité correspond à un mouvement photographique ouvrant à l’originalité des points de vue proposés, pour d’autres, dont Olivier Lugon[14], cette photographie a su révéler la place de l’image fixe dans un processus en marche, la photographie dépassant ainsi son assimilation à l’art graphique, pour devenir, au même titre que la danse ou la promenade, un art de l’espace et du temps. La Nouvelle Objectivité ne serait donc pas caractérisée par la course à l’originalité formelle, mais aurait cherché avant tout à traduire l’expérience concrète de la vision en mouvement à travers une pratique fondée en premier lieu sur la marche comme construction du regard. L’appareil photographique ne doit pas être considéré comme camera obscura, enregistrant mécaniquement le cadre sélectionné dans le viseur, mais peut-être pensé aussi comme medium révélant la sensibilité du corps en marche. Preuves en sont les nombreuses expérimentations déambulatoires de Laurent Malone qui fait usage de la caméra comme outil rendant possible l’enregistrement de plans fixes et de sons, donnant lieu à un travail photographique “en mouvement“. En effet, dans certains de ses travaux, il fait usage de la caméra et opère un enregistrement de plans fixes de plusieurs secondes défilant les uns à la suite des autres, offrant au spectateur un diaporama sonore de ses déambulations. La caméra, placée proche du corps du marcheur, malgré sa fixité, laisse transparaître les légers mouvements de l’artiste. Le son invite à imaginer ce que le cadre imposé occulte. La spécificité de la démarche de Laurent Malone réside dans l’utilisation qu’il fait de l’appareil photographique en tant qu’il est intégré au dispositif mobile mis en œuvre. Sa pratique de la marche est fondée sur la relation entre les pas et la respiration qui déclenchent le regard et vice-versa. Cette articulation donne lieu à une marche lente mais qui peut durer très longtemps. La question de l’épuisement du corps est centrale, provoquant notamment un vertige du regard. C’est donc tout naturellement que l’appareil photographique est intégré au processus artistique en marche et devient non pas le prolongement de l’œil, mais bien celui du bras, dans la logique d’une photographie qui relèverait davantage des arts vivants que des arts visuels. Laurent Malone ne place pas son appareil devant son visage, mais vise avec tout son corps et cadre avec sa main. Une telle démarche est appliquée pour JFK[15], marche photographique effectuée à New York avec Dennis Adams, mais aussi dans de nombreux transects visuels pour lesquels il détourne l’usage traditionnel de la caméra afin de jouer sur le hors-champ sonore qu’elle rend possible. Ces diaporamas vidéographiques invitent à parcourir les trajectoires avec le photographe qui offre un point de vue fragmenté des paysages. Le spectateur ne peut que ressentir la présence du corps qui porte la caméra. C’est à travers l’image qu’on perçoit le ressenti du corps éprouvant l’environnement pratiqué. La relation intime que Malone parvient à dresser entre l’outil d’enregistrement et son propre corps permet de faire émerger l’image de l’expérience du trajet.

Dans ces processus artistiques déambulatoires, le corps chair serait alors replacé dans un contexte d’appréhension d’un environnement dont il deviendrait le principal outil d’analyse et de perception. La spécificité de telles démarches est d’être liée au quotidien d’un espace et d’un temps réactivés par ces expériences. Le corps est le moyen par lequel on perçoit l’expérience artistique : corps éprouvant la rudesse d’un environnement dans les situations proposées par Tixador et Poincheval, corps aveugle dans les déambulations guidées par le collectif Ici-même ou bien corps vecteur d’images dans les transects visuels de Laurent Malone. Le corps de l’artiste devient alors ce par quoi passent les sensations ressenties dans cette traversée, le référent de l’acte créatif et le moyen par lequel cette expérience peut-être véhiculée et partagée avec un public. La kinesthésie, en tant que sensation d’un corps qui se meut dans l’espace, invite à comprendre l’investissement de tels artistes pour qui marcher serait une posture à la fois artistique et politique témoignant de leur présence au monde.

[1] David Le Breton, « Les marcheurs d’horizon », in La Marche, la vie, Solitaire ou solidaire, ce geste fondateur, Paris, Autrement, 1997, p.126.
[2] Edmund Husserl, « L’Importance des systèmes kinesthésiques pour la constitution de l’objet de perception », in Chose et Espace, Leçons de 1907, tr. fr., Paris, PUF, coll. Epiméthée, 1989, p. 189.
[3] Laurent Tixador et Abraham Poincheval, L’Inconnu des grands horizons, Paris, Editions Michel Paverey, 2003.
[4] Nathalie Depraz, Husserl, collection Synthèse, série Philosophie, Paris, Armand Colin, 1999, p.91-92.
[5] Jean-Luc Lannoy, Langage, perception, mouvement, Blanchot et Merleau-Ponty, Grenoble, Editions Millon, 2008, p. 244.
[6] Maurice Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception, Paris, Gallimard, 1945, p. 13.
[7] Jean-Luc Lannoy, Langage, perception, mouvement, Blanchot et Merleau-Ponty, op. cit., p. 216.
[8] Exposition-workshop présentée à la galerie Michel Journiac, Université Paris 1, La Sorbonne. http://galeriemicheljourniac.sup.fr/
[9] Edmund Husserl, Chose et Espace, Leçons de 1907, tr. fr., Paris, PUF, coll. Epiméthée, 1989, p. 93.
[10] Jean-Luc Lannoy, Langage, perception, mouvement, Blanchot et Merleau-Ponty, op. cit., p. 236.
[11] Idem, p. 244.
[12] Laurent Malone, Ground Zero, vidéo, Marseille, 2003.
[13] Jean-Luc Lannoy, Langage, perception, mouvement, Blanchot et Merleau-Ponty, op. cit., p. 262.
[14] Olivier Lugon, « Le marcheur, piétons et photographes au sein des avant-gardes, in Etudes Photographiques n°8, Paris, Novembre 2000.
[15] Dennis Adams et Laurent Malone, JFK, Marseille, Editions IntegralLaurentMalone, 2002. .

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«PAUVRES GRENOUILLES, J’AI PITIÉ POUR ELLES, ELLES ARRIVENT CHEZ LES ÊTRES HUMAINS» DIXIT MICHEL PHILOSOPHE-CINÉASTE-CONCIERGE DE LA PHILOSOPHIE D’EN BAS

«Comment dans la misère humaine, peut-on s’intéresser aux grenouilles et aux cabanes à moineaux?» dixit Michel.

J’imagine que Duchamp a du se poser la même question quand il a commencé à élever de la poussière comme à s’intéresser à faire d’un urinoir un événement fondateur de l’histoire de l’art au 20eme siècle.

Parfois Michel a de ses phrases si incisives qu’on dirait des aphorismes. Comme celle-ci par exemple:

«LE FEU EST EN TRAIN DE POGNER SUR LA TERRE ET ON A PAS ASSEZ DE POMPIERS POUR ÉTEINDRE ÇA».

Pourtant, de partout surgissent des indices d’une dégradation exceptionnelle de notre environnement. Des trous dans la couche d’ozone, les icebergs qui fondent, les baleines noires qui meurent, les bombes atomiques qui vieillissent mal. Des dirigeants qui s’infantilisent dans des logiques de guerre inter-étatiques.

Aristophane dans sa comédie «les grenouilles» utilisent des souffleurs dans un trou de souffleurs pour faire des croassements de grenouilles pendant que Dionysos rame sur un étang supposé contenir des grenouilles à la recherche de l’Enfer où sont décédés trois écrivains de théâtre grec: Sophocle, Eschyles, Euripide.

En viendrons-nous à imiter les grenouilles dans nos cris d’errants fantomatiques ou axiologiques devant notre impuissance à comprendre le monde que l’on habite?

«LA CHOSE LA PLUS EXTRAORDINAIRE QUI PUISSE M,ARRIVER CHAQUE JOUR EST DE POUVOIR MANGER UN BON REPAS» dixit Michel le concierge.

La philo d’en bas est fait d’un pragmatisme inouï. Tout tient à un fil en ce monde… à un bon repas… pour les grenouilles comme pour les humains. L’homme des caverne ne pensait pas autrement. Le feu, l’eau, l’air et la terre…. la nourriture.

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LES GRENOUILLES DE MICHEL LE PHILOSOPHE-CINÉASTE-CONCIERGE VERSUS LES GRENOUILLES D’ARISTOPHANE EN CONTRASTE AVEC CELLES DE JEAN ROSTAND

Michel le philosophe-cinéaste-concierge, co-créateur de la philosophie d’en bas réfléchit en ce moment sur le rapport entre 3 grenouilles œuvre d’art et trois cabanes à moineaux, pour le tournage de son prochain documentaire à sa maison secondaire de Grandes-iles.

De mon côté, j’entreprends une quête de lectures à travers une culture pointue des 14 pièces de théâtre d’Aristophane (dont les grenouilles) et sa place dans la suite des œuvres dramatiques et comiques du théâtre grec (Sophocle, Eschyles, Aristophane, Euripide….) tout en planifiant une lecture de la biographie de Jean Rostand et son rapport scientifique  aux grenouilles.

Et comme le dit si bien mon ami Michel

«LA GRENOUILLE, C’EST UN THERMOMÈTRE POUR MESURER LA QUALITÉ DE LA CONDITION DE VIE SUR TERRE»

Parallèlement, je vois l’importance pour le féminisme nano-citoyen-planétaire d’élaborer l’archétype hologrammique de Marlene la jardinière en résonnance avec les personnages de femmes dans le théâtre grec.

La philosophie d’en bas… c’est aussi une suite d’aphorismes comme celui avec lequel Michel nous a fait rire ce matin, Marlene et moi:

PEUX-TU DEMANDER À QUELQU’UN DE PERFORMER À HAUT NIVEAU QUAND TU Y METS LES CHAÎNES AUX PIEDS?

LA NANO-CITOYENNETÉ-PLANÉTAIRE DE LA PHILOSOPHIE D’EN BAS, J’EN SUIS CONVAINCU QU’ON L’ADOPTERA COMME SI ÇA VIENT D’AILLEURS COMME SI C’ÉTAIT PAS NOUS AUTRES QUI L’AVAIT INVENTÉE.

vive notre équipe de recherche (Auld, Woodard, Rochette)

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