PATRICK BLAKE OU UN CANADIEN COSMOPOLITIQUE FIN CONNAISSEUR DE LA CULTURE QUÉBÉCOISE COMME JE LES ADORE…

La nano-citoyenneté planétaire est fondée sur une démarche axiomatique et non aprioritique où quatre simples questions:

1: Quel est ton rêve?
2: Dans combien de jours?
3: qu’as-tu fais aujourd’hui pour ton rêve?
4- comment ton rêve prend-il soin de la beauté d monde?

amène à la cinquième question…

5: Comment nos rêves prennent-ils soin de la beauté du monde?

dans le but de mettre en marche planétairement cinq objectifs pour l’instant aporitiques parce qu’englués dans le système actuel des états en posture «états de nature» hobbiens.

1: la gratuité scolaire partout sur la planète
2: la défense de l’environnement partout sur la planète.
3: la fin des inégalités sociales partout sur la planète
4: le respect de la diversité culturelle partout sur la planète
5: la reconnaissance intrinsèque de la dignité abstraite de toute personne humaine qu’importe sa langue, sa race, sa religion partout sur la planète.

Ce matin, à la gare centrale, ma rencontre avec Patrick Blake, professeur de littérature à la retraite qui a voyagé à travers le monde me fut réellement agréable. Un canadien, défenseur des droits individuels, fin connaisseur (parle 3 langues) de la culture multi-culturelle de Montréal tout comme de la culture francophone ( il connait la boite à chansons les Pierrots et les deux Pierrots que Pierrot David et moi-même avons fondé en 1974, l’ayant fréquentée lui-même à partir de 1978.

Et si je joins l’immense plaisir de cette rencontre avec celle d’un brillant chercheur haïtien en maîtrise, Monsieur Ernst Mathurin, je me sens un vieux monsieur comblé. Ajoutons à cela mes deux jeunes chercheurs universitaires d’une très grande aisance conceptuelle,  Alexis l’élégance institutionnelle même  et Isabelle la boxeuse, héroïne éclatante du droit des femmes de toutes conditions.

Comment ne pas se sentir inondé de bienveillance heureuse…

De là …… la passion intellectuelle de notre équipe de recherche multi-contextuelle (Marlene la jardinière, Michel le philosophe-cinéaste-concierge et Pierrot ) à inventer la nano-citoyenneté planétaire pour que cesse cette tragédie DES MIGRANTS FANTOMATIQUES bien ramassée dans le dernier livre « LA FISSURE» de Carlos Spottorno et Guillermo Abril, publié chez Gallimard.

Comme le titre si bien le journaliste Fabien Deglise dans son article du Devoir de ce matin, AUX FRONTIÈRES D’UNE CRISE MIGRATOIRE… LA FISSURE SONDE EN PHOTOS L’EFFET DES EXILS SUR LES CONTOURS DE L’UNION EUROPÉENNE.

La nano-citoyenneté-planétaire sera le fondement axiomatique-constructiviste même des nouvelles règles du jeu instaurées par l’aurore de la nano-modernité sur terre.

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Michel le concierge

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Marlene A. jardinière du pays œuvre d’art
Michel W. philosophe-cinéaste-concierge du pays œuvre d’art
Pierrot vagabond

«TOUTE PERSONNE QUI APPELLE ET PROCLAME LA GUERRE DOIT OBLIGATOIREMENT ÊTRE LE IER EN AVANT AVEC SA FAMILLE» DIXIT MICHEL LE PHILOSOPHE-CINÉASTE-CONCIERGE.

Ce que j’apprécie le plus de mon partenaire de recherche, Michel le philosophe-cinéaste-concierge, c’est son intelligence synthétique qui en quelques mots nous trace une RAISON IGNÉE (en feu) du monde.

Ce matin, son propos commençait simplement par ces mots: Le règlement no 1 du pays œuvre d’art serait le suivant: Toute personne qui appelle et proclame la guerre DEVRA OBLIGATOIREMENT être le premier en avant avec sa famille.

Et Michel de poursuivre au travers de mes rires gargantuesques: «MERCI POUR TA DISPONIBILITÉ… VOICI MAINTENANT TOUTES TES MÉDAILLES AU CAS QU’ON NE TE REVOIE PAS».

Michel me fait penser à Hobbes.

Il arrive à Hobbes de prononcer de ces phrases assassines qui traversent les siècles. Comme celle-ci par exemple: LA CRAINTE DES PUISSANCES INVISIBLES, IMAGINAIRE OU TRANSMISE PAR TRADITION S’APPELLE RELIGION QUAND ELLE EST ÉTABLIE AU NOM DE L’ÉTAT; ELLE S’APPELLE SUPERSTITION LORSQU’ELLE N’A PAS D’ORIGINE OFFICIELLE.

C’est peut-être en contraste avec Michel le philosophe-cinéaste-concierge et Hobbes que le vagabond céleste définirait MATERIALISTEMENT le fondement même de sa philosophie existentielle:

DANS UN UNIVERS SANS FINALITÉ, LA FIN DE L’HOMME EST LA JOIE DE L’ÂME OU LA TRANQUILLITÉ, RÉSULTAT DES EFFORTS RATIONNELS DE L’HOMME SAGE POUR FAIRE UN USAGE MODÉRÉ DES PLAISIRS (Démocrite, Épicure Lucrèce).

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Marlene A. jardinière du pays œuvre d’art
Michel W. philosophe-cinéaste-concierge du pays œuvre d’art
Pierrot vagabond

MARLENE LA JARDINI.ERE, MICHEL LE CONCIERGE, PIERROT LE VAGABOND, DES PERSONNAGES HOLOGRAMMIQUES CONCEPTUELS DANS LA LIGNÉE RHYZOMIQUE DES PERSONNAGESCONCEPTUELS DE DEULEUZE GUATTARI

Gilles Deleuze, Félix Guattari
Qu’Est-ce que la philosophie?
minuit, «critique» 1980

« La liste des personnages conceptuels n’est jamais close et joue par conséquent un rôle important dans l’évolution ET LES MUTATIONS de la philosophie.»

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COMMENTAIRE

La différence entre les personnages hologrammiques conceptuels de Marlene la jardinière, Michel le concierge et Pierrot le vagabond et les personnages conceptuels philosophiques de Deleuze Guattari, c’est l’originalité paradigmatique de la méthodologie de notre équipe de recherche (Auld, Woodard, Rochette).

Notre équipe de recherche est parti de trois vrais être shumains pour soudre leur archétype aux fondements de la condition humaine sous forme de quatre questions afin d’en faire de réels personnages conceptuels philosophiques.

Pour Deleuze Guattari, les personnages conceptuels ne sont pas des personnages en chair et en os, MAIS DES FORMES DE LA PENSÉE QUI EXPLICITENT UNE DÉFINITION PHILOSOPHIQUE. Et comme le commente si bien Guillaume Leblanc dans «courir méditations physiques (champs essais, Flammarion 2015, p.36)… «Dans le petit monde grec des premiers philosophes, l’Ami, l’Amoureux, le Concurrent, le Rival équivalent à des déterminations: ce ne sont pas des incarnations exemplaires de problèmes philosophiques, plutôt DES PERSONNAGES QUI PEUPLENT LE THÉÂTRE PHILOSOPHIQUE, lui donnent une contenance propre.

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Quand Pierre le brillant doctorant haïtien en philosophie politique s’est présenté à ma table hier à la bibliothèque de l’UQAM pour m’inviter à une lecture de son exposé de synthèse (30 pages) sur sa thèse (le rapport entre la gouvernance et la démocratie délibérative), il avait devant lui un personnage conceptuel hologrammique (PIERROT LE VAGABOND) fuyant la bureaucratie institutionnelle de la pensée stratifiée pour faire exploser les a prioris de sa problématique de recherche.. par des lectures analogiques vagabondes déconstructives des étiquettes comme des attributs essentiels autant sous leurs formes synchrétiques que transhistoriques.

Le plus hallucinant, c’est que par le plus pur des hasards, Pierre le chercheur haitien et notre équipe de recherche travaillons exactement sur la même problématique, mais que les a prioris qui constituent le fondement même de son argumentaire sont déjà résolus par notre groupe (Auld,Woodard,Rochette) et cela par l’invention montesquienne d’une nouvelle séparation des pouvoirs entre les citoyens et les états, soit l’invention de la NANO-CITOYENNETÉ PLANÉTAIRE.

Si le moindrement ce brillant chercheur qu’est Pierre l’haitien se penche sérieusement sur les 10500 pages que constituent ce blogue, il ne pourra faire autrement que de découvrir ce que ni Kelsen, ni Smith, ni Hobbes, ni Rousseau n’ont pu même imaginer, le droit citoyen planétairement en contre poids architecturés à la John Rawls propédeutique à une sortie des états de l’état de nature.

A 68 ans, je n’aurai probablement pas le temps de mettre au propre toute cette érudition chirurgicalement réfléchie par notre équipe de recherche multi-contextuelle sur un archivage poïétiquement filmé et archivé depuis presque 10 ans maintenant.

Mais d’après les 30 pages que j’ai lues de Pierre hier, voici une future étoile de la recherche en philosophie politique dont les intuitions sont en ce moment menottées par la logique du savoir universitaire. T’as beau avoir deux directeurs de recherches, un en théorie et en autre en empirisme politique, cela ne fait pas des Walter Benjamin ou des Eisenstein ou des Feuerbach. Un talent de théoricien repose d’abord sur l’explosion intuitive des a prioris qui nous ont précédé et non sur leur archivage en forme de thèse, antithèse, synthèse avec espérance qu’en conclusion ouverte l’on pourra éclaircir l’objectif (ce qui m’apparait un exercice pénible par le fait même d’être encadré par des prof qui payebnt leur maison en perroquettant du savoir d’une année à l’autre sous forme de synthèses engluantes).

Aucun des chercheurs depuis le début de l’histoire de l’humanité n’a encore réussi à concevoir une gouvernance citoyenne planétaire non-étatique permettant l’imputabilité des dirigeants comme personne humaine devant la criminalité envers la dignité abstraite de la personne humaine sur terre. Je pense sincèrement que ce que notre équipe de recherche a trouvé (Auld, Woodard,Rochette) nous donnera un jour un prix nobel de la paix.

Penser le citoyen planétaire hors de l’engluement des systèmes étatiques, c’est mettre échec et mat et Kersen et son droit universaliste autant que Smith et son droit inaliénable à la souveraineté des peuples.

La vraie problématique n’est pas le rapport entre la gouvernance et l’assemblée constituante, mais plutôt l’invention à partir de la question de Montesquieu d’une nouvelle séparation des pouvoirs qui permette à n’importe quelle sorte de gouvernements sur terre de vivre un plus dans ses opérations d’éthique de gouvernance autant que d’expression citoyenne de cette même gouvernance, dans des règles du jeu fixés par 125 personnes humaines élues par tirage au sort.

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Michel W. philosophe-cinéaste-concierge du pays œuvre d’art
Pierrot vagabond

BARACK OBAMA, PALAIS DES CONGRÈS DE MONTRÉAL, LA NANO-CITOYENNETÉ-PLANÉTAIRE

Dans le devoir de ce matin, l’éditorial de Fabrice Vil m’est apparu particulièrement pertinent. Entre autres dans ce paragraphe où il souligne les thèmes chers à Obama.

« Notons plus particulièrement son insistance à encourager la participation citoyenne afin de soutenir la démocratie. Il postule que la crise de confiance naît notamment de la perception qu’ont les citoyens de ne pas participer, au contraire des élites, aux décisions AYANT UN IMPACT SUR LA SOCIÉTÉ. Voilà un appui non équivoque aux instances favorisant leur participation, tels les forums jeunesse et les organismes communautaires.»

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COMMENTAIRE

COMMENTAIRE
DE PIERROT VAGABOND
AU NOM DE L’ÉQUIPE DE RECHERCHE
EN NANO-MODERNITÉ
(AULD, WOODARD, ROCHETTE)

La nano-modernité se caractérise par l’invention de la nano-citoyenneté-planétaire hors de «LA SACRO-SAINTE SOUVERAINETÉ NATIONALE» tout comme «DES INTÉRÊTS SUPÉRIEURS DES ÉTATS» pour que plus jamais les « POPULATIONS NE SOIENT SACRIFIÉES AU NOM D’INTÉRÊTS GÉO-POLITIQUES ET GÉO-ÉCONOMIQUES PEU HUMANISTES». L’universalité des principes humanitaires ne peut passer par une réforme du conseil de sécurité, car seule UNE NOUVELLE SÉPARATION DES POUVOIRS (MONTESQUIEU/RAWLS) entre le nano-citoyen-planétaire et les états peuvent engendrer cette nano-modernité basée sur les droits universels humanistes de chaque personne humaine en fonction de sa dignité abstraite appuyée par une terre nano-sociale.

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LE CENTRE MONDIAL DU PLURALISME ET LA NANO-CITOYENNETÉ PLANÉTAIRE POUR FAIRE FACE À LA MONTÉE DU POPULISME SUR LA PLANÈTE TERRE

May 17, 2017 Pierrot le Vagabond Chercheur
Edit

Dans le devoir de ce matin, Marie Vastel, correspondante parlementaire à Ottawa rapporte une phrase exceptionnelle de lucidité politique planétaire de Kofi Annan qui se lit comme suit: « LE MONDE POLITIQUE DOIT S’OCCUPER DES LAISSÉS-POUR-COMPTE, ET NON LEUR MENTIR.»

Cette défense du pluralisme par l’ancien secrétaire général des Etats-Unis qui participera cette semaine à l’ouverture du CENTRE MONDIAL DU PLURALISME fondé par Aga Khan et le gouvernement canadien est d’une telle acuité que je n’ai pu m’empêcher de fêter les 10 ans de recherche de notre équipe multi-contextuelle (un vagabond, un concierge et une jardinière).

La nano-citoyenneté planétaire sur laquelle notre équipe de recherche (Auld la jardinière, Woodard, le concierge et Pierrot le vagabond) fonde la nano-modernité du 21eme siècle est un projet socio-politique Montesquieu-Rawls qu’il est possible d’actualiser en moins de 3 ans par le biais d’une fondation et d’une chaire universitaire en nano-démocratie planétaire dans le but de sortir de la pauvreté des millions de personnes de la pauvreté et cela dans la dignité abstraite de la personne humaine , dont la déclaration des droits de l’homme de 1948 en fut le PRODROME.

« quand vous ne faites pas ça et que vous leur mentez, dit Kofi Annan, je m’inquiète de voir ce qui se produira la prochaine fois qu’ils réaliseront qu’ils ont été dupés. VONT-ILS DESCENDRE DANS LES RUES? QUE VONT-ILS FAIRE?

Ce qui est extraordinaire, c’est que l’organisme a décidé de s’installé au Canada parce que « le multiculturalisme fonctionne» (M. Stein).

Moi qui porte un passion démesurée pour l’intelligence multicultraliste du Canada, je sais que 50 ans après ma mort, L’INVENTION SOCIO-POLITIQUE PLANÉTAIRE de notre équipe de recherche (Auld, Woodard,Rochette) recevra la même consécration que reçut LA SÉPARATION DES POUVOIRS DE MONTESQUIEU dans la deuxième partie du 18eme siècle (Paine).

BRAVO POUR LE CANADA… IL MERITE L’ÉVÉNEMENT D’UN CENTRE MONDIAL DU PLURALISME AU COEUR MÊME DE SA TRADITION DÉMOCRATIQUE.
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L’INVENTION DE LA NANO-CITOYENNETÉ-PLANÉTAIRE PAR L’ÉQUIPE DE RECHERCHE (AULD,WOODARD,ROCHETTE) GAGNERA UN JOUR LE PRIX NOBEL DE LA PAIX… POURQUOI LE CENTRE MONDIAL DU PLURALISME N’EN SERAIT-IL PAS LE CHAMP DE RÉFLEXION CRITIQUE VALIDANT LA POTENTIALITÉ OPÉRATIONNELLE D’UNE TELLE INVENTION… DANS LE BUT POUR FONDERLA NANO-MODERNITÉ ET DE METTRE FIN À LA POST-MODERNITÉ DONT LA SIGNATURE AURA ÉTÉ LE FOSSÉ DE PLUS EN PLUS SCANDALEUX POUR NOTRE HUMANITÉ…. ENTRE LES GAGNANTS ET LES PERDANTS DE LA MONDIALISATION.

April 5, 2017 Pierrot le Vagabond Chercheur

Chaque nano-citoyen ou nano-citoyenne participant par sa vie personnelle oeuvre d’art transhumanisée par les quatre questions (nomades humanitaires)……

1- Quel est ton rêve?
2- Dans combien de jours?
3- Qu’as-tu fais aujourd’hui pour ton rêve?
4- Comment ton rêve prend-il soin de la beauté du monde?

…. au tirage au sort de chaque village ou chaque ville de la planète en vue de constituer les 125 nano-citoyens-planétaires deviendront les MÉDECINS SANS FRONTIÈRES de la nano-démocratie-planétaire au 21eme siècle enfin réunis pour réfléchir opératoirement à la cinquième question…

5- COMMENT NOS RÊVES PRENNENT-ILS SOIN DE LA BEAUTÉ DU MONDE?

… permettant d’architecturer concrètement d’abord… la mise en justice comme équité de la problématique de la faim dans le monde.

Voici enfin venu le nano-romantisme de l’intelligence citoyenne dans une perspective culturelle qui exalte la subjectivité (la personne humaine) contre l’objectivité (le capital), la vie (écologie) contre la (l’instrumentalisation de la raison technologique), le concret (un seul enfant qui meurt de faim) contre l’abstrait( des millions qui meurent de faim).

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Quand, IL Y A 10 ANS MAINTENANT, (plus de 120 heures filmées) notre équipe de recherche (Auld, Woodard,Rochette) avons commencé ce doctorat multicontextuel (un concierge, une jardinière, un vagabond) en autodidacte SANS JAMAIS NOUS INSCRIRE DANS UNE UNIVERSITÉ, jamais, jamais, jamais, nous ne nous serions douté que le thème, le sujet comme l’objet de ce doctorat deviendrait LA NANO-CITOYENNETÉ-PLANÉTAIRE et que la méthodologie en serait l’archivage documentée du premier nano-citoyen planétaire, soit Michel le concierge dans l’optique de la sociologie qualitative dans sa forme individualiste méthodologique restreinte dans une autobiographie raisonnée nano-critique-planétaire.

Mais où le déposer? en sciences politiques? en philosophie politique? en sociologie? A Mc Gill, à Montréal, a Concordia, à l’UQAM?

Il est certain que le cadre théorique de ce dopctorat en sera un restreint au comment marche notre invention (la nano-citoyenneté-planétaire) et quelles sont les étapes sur trois ans à partir de laquelle une nouvelle chaire en nano-démocratie-planétaire) pourrait le mettre en opération avec comme objectif d’aller chercher le prix Nobel de la paix.
LA PLAN DU DOCTORAT SE PRÉCISE PEU À PEU.

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MARLENE LA JARDINIÈRE, MICHEL LE CONCIERGE, PIERROT VAGABOND… AUTO-FICTION FONDATRICE D’UNE PLANÈTE-PROJET NANO-CONVENTIONNALISTE PAR UN PROJET PLANÉTAIRE CITOYEN NANO-JURIDIQUE

March 24, 2017 Pierrot le Vagabond Chercheur

Le projet de doctorat de notre équipe de recherche (Auld, Woodard,Rochette) se situe dans la droite ligne de la sociologie conventionnaliste de Boltanski et Thévenot (les économies de la grandeur, 1991) métissant l’individualisme méthodologique de Boudon à l’éco-parité des humains et des non-humains de Bruno Latour dans une NANOSOCIOLOGIE QUI A POUR OBJECTIF DE DONNER ACCÈS À LA 8ÈME CITÉ ( LA PLANÈTE DU PROJET), suite nanosociologique des sept autres (la cité marchande, la cité de Dieu, celle du renom, la cité domestique, la cité civique, la cité industrielle et la 7eme, la cité du projet) de Boltanski et Thévenot.

La nano-sociologie fait appel à l’individu nano-libre par les quatre questions DE LA VIE PERSONNELLE OEUVRE D’ART… en esquivant l’holitisme des données factuelles par une construction de modèles nano-théoriques abstraits «idéals-typiques» dans un paradigme para-juridique planétaire (Rawls) où les règles du jeu se visant neutres axiologiquement reposent sur la praxisation concrète du VOILE D’IGNORANCE PAR DES MÉCANISMES DE TIRAGE AU SORT en nano-démocratie planétaire…. le tout hors du cadre international des états.

PARCE QU’UN QUART DE LA POPULATION PLANÉTAIRE
EST CONSTITUÉE D’INFRA-HUMAINS
QUI SE MEURENT DE FAIM…..

Le consensus conventionnaliste des nanocitoyens planétaires tournera autour de la cinquième question de notre doctorat….

COMMENT NOS RÊVES PRENNENT-ILS SOIN DE LA BEAUTÉ DU MONDE?

Chaque des nano-citoyen (nes) ayant comme a priori les quatre premières nano-questions:

1: Quel est ton rêve?
2: Dans combien de jours?
3: Qu’as-tu fais aujourd’hui pour ton rêve?
4- Comment ton rêve prend-il soin de la beauté du monde?

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PLAN EN TROIS ANS POUR INVENTER LA NANOCITOYENNETÉ PLANÉTAIRE SUR TERRE

PLAN DU DOCTORAT DE L’ÉQUIPE DE RECHERCHE (AULD, WOODARD, ROCHETTE)

QU’EST-CE QUE LA NANODEMOCRATIE CITOYENNE PLANÉTAIRE OEUVRE D’ART?

Une nano-démocratie instaurant, PAR TIRAGE AU SORT, une assemblée constituante de 125 vies personnelles œuvre d’art pourrait-elle constituer le prélude au surgissement du premier pays œuvre d’art sur la planète terre?

pré-essai d’une MODELISATION THÉORIQUE

A) Imaginons un site web genre Google map où sont identifiés toutes les villes et tous les villages de la planète, sans exception.

B) Imaginons que quatre questions y sont posées dans toutes les langues, au désir de chaque vie personnelle œuvre d’art.

a) Quel est ton rêve?
b) dans combien de jours
c) qu’as-tu fais aujourd’hui pour ton rêve?
d) En quoi ton rêve prend-il soin de la beauté du monde?

C) Imaginons que dans chaque ville et dans chaque village de la planète, une invitation est lancée à toute vie personnelle œuvre d’art intéressée à ces quatre questions pour que se constitue une assemblée constituante mondiale à réfléchir sur la conséquence des quatre questions sur l’éco-système du mieux vivre ensemble,…. soit UNE CINQUIÈME QUESTION qui se définirait de la façon suivante….

D) En quoi NOS RÊVES prennent-ils soin de la beauté du monde?

E) Imaginons que qu’importe le nombre de vies personnelles œuvre d’art qui s’inscrivent dans chaque ville ou chaque village, UN PREMIER TIRAGE AU SORT SÉLECTIONNE UNE VIE PERSONNELLE OEUVRE D’ART PAR VILLE ET UNE VIE PERSONNELLE OEUVRE D’ART PAR VILLAGE.

F) Imaginons que sur toutes ces villes et villages de la planète entière qui sont maintenant représentés par une vie personnelle œuvre d’art, UN DEUXIÈME TIRAGE AU SORT SÉLECTIONNE 125 de ces vies personnelles œuvre d’art…. en vue d’une RENCONTRE PLANÉTAIRE.

G) Imaginons que ces 125 vies personnelles œuvre d’art se réunissent à tous les quatre ans pour LES OLYMPIQUES DE LA JUSTICE COMME ÉQUITÉ SUR TERRE, en assemblée constituante et cela en direct sur internet accessible à la planète entière.

H) Imaginons que….. la question….EN QUOI NOS RÊVES PRENNENT-ILS SOIN DE LA BEAUTÉ DU MONDE? devienne soudainement, selon notre hypothèse forte, l’actualisation pragmatique du voile de l’ignorance de John Rawls.

I) Imaginons qu’une fois l’assemblée constituante des 125 vies personnelles œuvre d’art terminée, un premier vote soit pris par chaque vie personnelle œuvre d’art sélectionné comme représentant chacune des villes et chacun des villages…. SUR UNE QUESTION DE FOND touchent à la justice comme équité comme paramètre de la beauté du monde.

J) Imaginons qu’une fois LE PREMIER VOTE TENU, UN DEUXIÈME VOTE soit tenu par chaque conseil municipal de chaque ville et chaque village auprès de la population entière… et cela partout sur la planète terre.

EN CONSEQUENCE DE QUOI

K- Il n’est pas difficile d’imaginer que l’émergence d’une conscience citoyenne planétaire autour de la question EN QUOI NOS RÊVES PRENNENT-ILS SOIN DE LA BEAUTÉ DU MONDE?… puisse instaurer une pression éthique nano-démocratique invitant chaque état à cheminer vers une gouvernance qui respecte la modélisation planétaire d’une théorie de la justice et de l’équité au point d’en faire
un jour DES PAYS OEUVRE D’ARTS DIGNES DE LEUR CITOYENS VIES PERSONNELLES OEUVRE D’ART.

L- La priorisation des errants fantomatiques accompagnant l’éthisation des errants axiologiques, pour mieux faire de chaque humain un errant poétique face à son rêve personnel, la liberté reliée aux 5 questions de la vie personnelle œuvre d’art deviendrait enfin accessible à chaque personne humaine, tel un droit inaliénable inscrit en annexe à charte des droits de l’homme à l’ONU.

M– objectif:
nouvelle conscience éthique-esthétique
planétaire en vue de la réforme des états
pays œuvre d’art par la masse critique
nano-numérique des vies personnelles œuvre
d’art, éco-philanthropes de l’espace-monde.

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7- CONCLUSION (OUVERTE FINALE)…15 PAGES

L’implantation planétaire de la nano-démocratie pourrait être la condition éco-philanthropique nécessaire à l’émergence d’un premier pays œuvre d’art sur la planète terre, rêve universel potentiel d’une masse critique-citoyenne-numérique de vies personnelles œuvre d’art sous l’inspiration d’une cinquième question dont l’énoncé serait le suivant:

– retour sur les quatre questions
menant à la cinquième question
éco-philanthrope de l’espace-monde:
-COMMENT NOS RÊVES PRENNENT-ILS SOIN DE LA BEAUTÉ DU MONDE?

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SUJET DU DOCTORAT…. LA NANOCITOYENNETÉ PLANÉTAIRE

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DOCTORAT

SUJET
la nanocitoyenneté planétaire

QUESTION
Comment fonder la priorité juridique
du droit nanocitoyen planétaire
sur le droit juridique existant
des états?

OBJET CONTEXTUEL

La nanocitoyenneté planétaire n’aurait pu être possible avant la mondialisation virale de l’usage quotidien du téléphone intelligent. En conséquence de quoi, Il devient donc possible que l’histoire du 21eme siècle puisse s’écrire par le biais d’une masse critique INOUIE de personnes humaines se percevant d’abord et avant tout comme DES NANOCITOYENS PLANÉTAIRES réclamant une reconfiguration juridique majeure accordant désormais une priorité non négociable aux droits de l’humanité sur le droit des états.

Mais comment conceptualiser un nanocitoyen planétaire?

Notre méthodologie de recherche se concentrera sur le cadre théorique de la genèse d’une vie humaine… soit celle de Michel Woodard, 66 ans, tout en identifiant les différentes stratifications de son cerveau l’ayant conduit de Michel Woodard à Michel chansonnier du Vieux Montréal, à Michel le concierge à Michel W concierge du pays œuvre d’art ier nanocitoyen planétaire, le tout documenté sur film et sur blogue, dans un contexte des grandes avances d’une conscience planétaire et de ses enjeux.

Puis l’équipe de recherche (Auld, Woodard, Rochette) suggérera un passage conceptuel pragmatique entre LA VIE PERSONNELLE OEUVRE D’ART, la nanocitoyenneté planétaire œuvre d’art et le pays œuvre d’art afin de proposer un laboratoire concret de mise en application d’une nanocitoyenneté planétaire par une chaire recherche universitaire.

L’objectif étant de proposer un dialogue performatif (Austin, Habermas) entre le droit juridique nanocitoyen planétaire construisant des mécanismes éthiques-juridiques permettant la priorité des droits de l’humanité sur le droit des états.
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SUR YOU TUBE
MICHEL LE CONCIERGE

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Pierrot vagabond

QUEL MAGNIFIQUE CONSEIL DE CRÉATIVITÉ DE NOTRE ÉQUIPE DE RECHERCHE (AULD, WOODARD, ROCHETTE) CE MATIN À 6H.30 AM

Maintenant que le documentaire «LA PELLE JAUNE» de Michel le philosophe-cinéaste-concierge a été soumis au festival international du documentaire de Montréal, nous avons jusqu’au mois d’octobre  2017… pour dessiner une stratégie d’équipe en vue de réaliser le rêve de George Sand, soit un archétype PUBLIC de la philosophie d’en bas MICHEL LE CONCIERGE, dont le constructivisme dialectique de son équipe de création hologrammique va filmer au jour le jour tous les mécanismes de réflexion de façon à constituer l’archivage du making of d’un laboratoire rhyzomique médiatique intelligent.

Durant ce temps, Michel filmera la progression de l’archétype de MARLENE LA JARDINIÈRE dans sa praxis entre son jardin de la beauté du monde et la mise en appliquation des quatre questions de la vie personnelle œuvre d’art.

Tant qu’à Pierrot le vagabond-chercheur, il passera l’été à creuser la différence conceptuelle entre la dialectique (Hegel, Marx, Engels, Lukacs) et le constructivisme dialectique (Eisenstein, Benjamin) de façon à redessiner le constructivisme radical (Valery, Bachelard, Lemoigne, Morin….et surtout Siegfried) par une stratégie de synthèse rhyzomique (Deleuze, Gattari, Glissant) DES QUATRE QUESTIONS DE LA VIE PERSONNELLE OEUVRE D’ART.

L’objectif étant toujours de réfléchir à la question de la mécanique de la gouvernance nano-citoyenne-planétaire à partir de l’angle de Montesquieu qui se résumerait à peu près à ceci: «QUE FAUT-IL INVENTER COMME MÉCANISME POUR QUE N’IMPORTE QUELLE FORME DE GOUVERNEMENT PUISSE S’AMÉLIORER?).

Pendant qu’Alexis travaille pour son doctorat sur LA CRÉATION D’UN MUSÉE DE LA FLÂNERIE…. soit d’un musée constructiviste à flânerie 3 D (IMENSION) (contemplative, surréaliste, dialectique) à partir d’une centrale électrique devenu patrimoine…… , que Pierre le merveilleux chercheur haitien en philosophie politique travaille de son côté  sur le rapport consubstantif entre une forme de gouvernance et une forme de démocratie délibérative, qu’Isabelle la boxeuse chirurgicalise la finale multi-théorisée de sa maîtrise,  moi  recteur poétique de l’UQAM:)))))))))))))))

….je déguste le fabuleux anonymat d’une vie de chercheur à 15 heures par jour, 7 jours par semaine. En pantoufles et en guenilles royales:)))))))))))))))))))))

Merci à Marlene et Michel,

Sans leur partenariat d’amitié intellectuelle, jamais je ne pourrais rêver de la possibilité réelle QUE NOTRE ÉQUIPE DE RECHERCHE GAGNE UN JOUR LE PRIX NOBEL DE LA PAIX par la création de la nano-citoyenneté-planétaire lançant la nano-modernité par l’avènement nano-juridique-planétaire, hors de  l’éta, du point de vue du nano-citoyen,…. de la dignité abstraite de toute personne humaine sur terre.

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Michel le concierge

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Pierrot vagabond

LE VISAGE DIALECTIQUE DE MICHEL LE CONCIERGE, LA DIALECTIQUE DE L’IMAGE EN ARRÊT DE WALTER BENJAMIN, LE MONTAGR DES ATTRACTIONS D’EISENSTEIN, UNE CONSTELLATION PRAGMATIQUE D,UNLAVORATOIRE CINÉMATOGRAPHIQUE «LA PELLE JAUNE»

Ce qui est extraordinaire de l’amitié dans notre équipe de recherche (Auld, Woodard, Rochette) c’est la configuration de la séparation des pouvoirs que nous avons instaurée au travers des années. Pendant que le vagabond s’occupe des recherches pour bien découper l’originalité de notre cadre théorique, le concierge lui travaille L’ARCHÉTYPE dialectique de son visage avec comme iere spectatrice, la jardinière.

En fait, nous pratiquons l’art du documentaire par la théorisation pointue découpant son archivage théorique entre le montage des attractions d’Eisenstein et la dialectique de l’image en arrêt de Benjamin.

Le tout dans une lignée constructiviste menant au constructivisme radical en passant par les constructivistes russes du début du 20eme siècle, Valéry, Piaget, Edgar Morin)… avec en filigramme les trois mêmes objectifs de modléisation

1: RECONSTRUIRE LA VIE
2: TRANSFORMER LA SOCIÉTÉ PAR LES MOYENS DE L’ART
3- ACCOMPLIR LA RÉVOLUTION DE L’ESPRIT
PAR LA MONDIALISATION NANO-CITOYENNE-PLANÉTAIRE DES QUATRE QUESTIONS DE LA VIE PERSONNELLE OEUVRE D’ART.

1: Quel est ton rêve?
2: dans combien de jours?
3: Qu’as-tu fais aujourd’hui pour ton rêve?
4- comment ton rêve prend-il soin de la beauté du monde?

Du vagabond chercheur, le documentaire ne présente que la voix à laquelle réagit à 5h. le matin avant d’aller pelleter la dialectique en mouvement et arret du visage du concierge qui se transforme en pelleteur commenté par sa propre vois en arrière champ, le tout dans une philosophie documentariste du ONE SHOT NO CUT.

Duchamp et son urinoir en stratégie d’artéfact déconstruit de l’aura comme d’une attraction montée n’aurait pas reniée notre modélisation rhyzomique d’un téléphone intelligent nano individualiste autant que constructiviste radicalisé par par l’invention d’une errance poétique au 21eme siècle sous-entendant le droit à la dignité abstraite créatrice de toute personne humaine habitant sur cette terre. De là la cinquième question:

COMMENT NOS RÊVES PRENNENT-ILS SOIN DE LA BEAUTÉ DU MONDE

——
Wikipédia
le constructivisme

Chantier de construction. Le constructivisme présente les connaissances humaines comme des constructions (par exemple : des « construits sociaux ») et non comme le reflet fidèle de la réalité (tel qu’envisagé par le positivisme)
Le constructivisme, en épistémologie, est une approche de la connaissance reposant sur l’idée que notre image de la réalité, ou les notions structurant cette image, sont le produit de l’esprit humain en interaction avec cette réalité, et non le reflet exact de la réalité elle-même. Pour Jean-Michel Besnier, le constructivisme désigne d’abord « la théorie issue de Kant selon laquelle la connaissance des phénomènes résulte d’une construction effectuée par le sujet1 ». Ensuite il note qu’en un sens voisin « les travaux de Jean Piaget ont mis en lumière […] les opérations de l’intelligence dont résultent les représentations du monde ».

La conception constructiviste s’oppose à une certaine tradition dite réaliste, comme l’indique Ernst von Glasersfeld. Elle marque

« une rupture avec la notion traditionnelle selon laquelle toute connaissance humaine devrait ou pourrait s’approcher d’une représentation plus ou moins “vraie” d’une réalité indépendante ou “ontologique”. Au lieu de prétendre que la connaissance puisse représenter un monde au-delà de notre expérience, toute connaissance est considérée comme un outil dans le domaine de l’expérience2. »

Il existe différents courants de pensée constructivistes, selon les disciplines auxquelles cette approche est appliquée et selon les perspectives envisagées.

Sommaire [masquer]
1 Courants de pensée
2 Histoire 2.1 Les Lumières
2.2 Le constructivisme de Kant
2.3 XIXe siècle
2.4 XXe siècle

3 Description 3.1 Gnoséologie : qu’est ce que la connaissance ? 3.1.1 Pas d’objet sans sujet
3.1.2 Téléologie : le sujet a toujours un but

3.2 Méthodologie : comment la connaissance est-elle engendrée ? 3.2.1 Modélisation systémique complexe
3.2.2 Principe de raison dialectique

3.3 Valeur de la connaissance et réalité 3.3.1 Une connaissance « comme une symphonie »
3.3.2 Une connaissance « actionnable »
3.3.3 Une réalité représentée

4 Constructivisme et disciplines scientifiques 4.1 Constructivisme et science physique
4.2 Herbert Simon et les « sciences de l’artificiel »
4.3 Le constructivisme en psychologie
4.4 Le constructivisme social
4.5 Économie et constructivisme

5 Apport du constructivisme
6 Critiques
7 Bibliographie 7.1 Études générales
7.2 Études sur un auteur 7.2.1 Sur Jean-Louis Le Moigne
7.2.2 Sur Edgar Morin
7.2.3 Sur Mioara Mugur-Schächter

8 Notes et références
9 Voir aussi 9.1 Articles connexes
9.2 Liens externes 9.2.1 Textes en ligne

Courants de pensée[modifier | modifier le code]

Ian Hacking distingue trois grandes familles de constructivisme3,4, qui chacune engage des considérations épistémologiques particulières :
le constructivisme mathématique (de Luitzen Egbertus Jan Brouwer) ;
un constructivisme philosophique développé notamment par des auteurs tels que Nelson Goodman, et que Ian Hacking appelle, avec Goodman, le « constructionnalisme5 ». D’autres philosophies plus continentales, comme la phénoménologie de Husserl, peuvent être rapprochées de cette forme de constructivisme philosophique6 ;
un constructivisme sociologique, développé notamment par des sociologues des sciences, comme Michel Callon, et que Ian Hacking appelle le « constructionnisme ». Il fait également référence à une théorie sociologique de la connaissance initiée par Peter L. Berger et Thomas Luckmann dans l’ouvrage classique La construction sociale de la réalité (1966).

Selon Ian Hacking, ces trois constructivismes s’ignorent largement, mais tous ont en commun l’héritage de la pensée kantienne : « La plupart des constructionnistes n’ont jamais entendu parler du constructivisme en mathématiques. Les constructivistes, les constructionnistes et les constructionnalistes vivent dans des milieux intellectuels différents. Pourtant, les thèmes et les attitudes qui caractérisent chacun de ces “ismes” ne sont pas tellement différents. De tous trois, nous apprenons que les choses ne sont pas ce qu’elles semblent être7. » C’est en cela que tous ces constructivismes logent dans la « maison de Kant7 », qui fut, toujours selon Ian Hacking, le « grand pionnier de la construction8 », et dont tous les constructivismes, « y compris le constructionnisme social, semblent dériver9 ».

Il existe par ailleurs une quatrième famille, ignorée de Ian Hacking, qui se réclame du constructivisme dans le champ de l’épistémologie : le constructivisme radical, développé notamment par Ernst von Glasersfeld à partir des travaux de cybernétique et de systémique, et repris en France par Jean-Louis Le Moigne sous le nom d’épistémologie constructiviste. On y croise notamment les travaux d’épistémologie génétique de Jean Piaget, qui présente les « épistémologies constructivistes » (au pluriel) en 1967 dans le fameux article de l’Encyclopédie de la Pléiade « Logique et Connaissance scientifique », ou encore les travaux d’épistémologie complexe d’Edgar Morin10.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les constructivismes épistémologiques, s’ils dérivent largement de la pensée de Kant, plongent leurs racines dans des traditions philosophiques notablement plus anciennes, depuis le scepticisme de l’Antiquité jusqu’au nominalisme du Moyen Âge11.

Pour Tom Rockmore (en), le constructivisme philosophique « fut inventé par Hobbes, repris et corrigé par Giambattista Vico, et encore découvert à nouveau de façon indépendante par Kant12 ». À la suite de Kant, il cite parmi les penseurs constructivistes « des idéalistes allemands comme Fichte, Hegel, et Marx, des “hégéliens” tels Cassirer, Croce et Collingwood et des pragmatistes américains, tels que Peirce et Dewey ».[réf. nécessaire]

Cette liste est néanmoins à considérer avec précaution, parce qu’il y a très peu de liens entre l’épistémologie exposée par Thomas Hobbes au début du Léviathan et celle exposée par Emmanuel Kant dans la Critique de la raison pure.

Les Lumières[modifier | modifier le code]

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[afficher]Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (avril 2017).

Giambattista Vico (1668-1744), considéré comme le premier « vrai constructiviste » par Ernst von Glasersfeld13, propose l’ingenio, « cette étrange faculté de l’esprit qui est de discerner pour relier et conjoindre » à la place de la méthode de Descartes, qui vise à « cerner pour diviser et séparer ». Il insiste également sur l’importance de l’action pour la cognition (« Verum ipsum factum » : « Le vrai est le faire même »).

Le constructivisme de Kant[modifier | modifier le code]

De la même façon, que Ian Hacking considère Emmanuel Kant comme le « grand pionnier de la construction », pour Tom Rockmore, « la révolution copernicienne de Kant est constructiviste de part en part14 ».

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Les tenants du pragmatisme, école américaine (fin XIXe–début XXe siècle) fondée par Charles Sanders Peirce (1839-1914), considèrent qu’une théorie ne se distingue d’une autre que par les effets qu’elle produit une fois qu’elle est posée. Peirce introduit notamment le concept d’abduction, par lequel une règle hypothétique est générée par un cas unique ou un fait surprenant. Contrairement à l’induction et à la déduction, l’abduction est, selon Peirce, le seul mode de raisonnement par lequel on peut aboutir à des connaissances nouvelles. Les deux autres grandes figures du pragmatisme sont William James (1842–1910) et John Dewey (1859–1952).

Le philosophe allemand Hans Vaihinger (1852–1933), dans sa Philosophie des Als Ob (philosophie du « comme si »)15, défend l’idée que nous ne pouvons percevoir que des phénomènes, à partir desquels nous construisons des modèles de pensée fictionnels auxquels nous accordons une valeur de réalité. Nous nous comportons « comme si » le monde correspondait à nos modèles. Vaihinger souligne que « nous sommes habitués à considérer comme réel tout ce à quoi nous donnons un nom, sans penser que nous pouvons certes attribuer un nom au réel, mais aussi à l’irréel16 ».

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Pour le physicien allemand Max Planck (1858–1947), « la question de savoir ce qu’est une table en réalité ne présente aucun sens. Il en va de même ainsi de toutes les notions physiques. L’ensemble du monde qui nous entoure ne constitue rien d’autre que la totalité des expériences que nous en avons. Sans elles, le monde extérieur n’a aucune signification. Toute question se rapportant au monde extérieur qui ne se fonde pas en quelque manière sur une expérience, une observation, est déclarée absurde et rejetée comme telle17 ».

L’écrivain français Paul Valéry (1871–1945) rappelle l’importance de la représentation et de l’action : « On a toujours cherché des explications quand c’étaient des représentations qu’on pouvait seulement essayer d’inventer […] ma main se sent touchée aussi bien qu’elle touche ; réel veut dire cela, et rien de plus […] Les vérités sont choses à faire et non à découvrir, ce sont des constructions et non des trésors18 »19.

Gaston Bachelard (1884–1962) insiste sur la question, ou le problème, qui précède toute construction théorique : « Et, quoi qu’on en dise, dans la vie scientifique, les problèmes ne se posent pas d’eux-mêmes. C’est précisément ce sens du problème qui donne la marque du véritable esprit scientifique. Pour un esprit scientifique, toute connaissance est une réponse à une question. S’il n’y a pas eu de question, il ne peut y avoir de connaissance scientifique. Rien ne va de soi. Rien n’est donné. Tout est construit20 ».

En introduisant la notion de projet, Bachelard réintroduit (sans prononcer le mot) le caractère téléologique de l’épistémologie21 ; il souligne ainsi que « dans la pensée scientifique, la méditation de l’objet par le sujet prend toujours la forme du projet. C’est l’objectivation qui domine l’objectivité ; l’objectivité n’est que le produit d’une objectivation correcte22 ».

Pour Bachelard, « Il faudrait ici créer un mot nouveau, entre compréhension et extension, pour désigner cette activité de la pensée empirique inventive […] comme au temps d’Abélard, nous voudrions nous fixer nous-mêmes dans une position moyenne, entre les réalistes et les nominalistes, entre les positivistes et les formalistes, entre les partisans des faits et les partisans des signes23 ».

Parmi les participants aux Conférences Macy on peut citer Norbert Wiener (1894–1964), un des fondateurs de la cybernétique, et son texte « Behavior, purpose and teleology » (1943), qui réhabilite la notion de finalité à travers la téléologie ; Gregory Bateson (1904–1980) et son ouvrage de référence Vers une écologie de l’esprit, 1972 ; Heinz von Foerster (1911–2002) qui, invité par Jean Piaget au Symposium d’épistémologie génétique de 1976 à Genève, présenta « Objects: takens for (Eigen-) behaviour », texte qui allait devenir une référence pour le constructivisme.

Jean Piaget (1896–1980), après la création en 1955 du Centre International pour l’Épistémologie Génétique à Genève, est le premier à utiliser l’expression « épistémologies constructivistes » (au pluriel) en 1967 dans Logique et connaissance scientifique, un texte majeur pour l’épistémologie. Jean Piaget est « la figure de proue du constructivisme et de la rupture avec les idées conventionnelles sur l’acquisition des connaissances2 ». Pour Piaget, « on ne connaît un objet qu’en agissant sur lui et en le transformant24 ».

Herbert Simon (1916–2001) nomme « sciences de l’artificiel » ces nouvelles sciences (cybernétique, sciences cognitives, sciences de la décision et de l’organisation) qui, du fait de l’abstraction de leur objet (information, communication, décision), ne trouvent pas leur place dans l’épistémologie classique avec la méthode expérimentale et la réfutabilité.

Ernst von Glasersfeld (1917–2010) est l’auteur prolifique d’un constructivisme qu’il qualifiera de « radical ».

Paul Watzlawick (1921-2007), figure de proue de l’École de Palo-Alto et promoteur de la Nouvelle communication, publie en 1981 l’ouvrage collectif L’invention de la réalité25 qui comprend notamment des articles de Ernst von Glasersfeld et de Heinz von Foerster. Pour Watzlawick, « la psychothérapie constructiviste n’a pas l’illusion de croire qu’elle va faire voir au client le monde tel qu’il est réellement. Au contraire, le constructivisme est pleinement conscient de ce que la nouvelle vision du monde est, et ne peut être que, une autre construction, une autre fiction, mais une vision utile, moins douloureuse26 ».

Edgar Morin (né en 1921) définit sa façon de penser comme « coconstructiviste27 » en précisant : « je parle de la collaboration du monde extérieur et de notre esprit pour construire la réalité ». Son œuvre monumentale qu’est la Méthode est une source de premier ordre pour le constructivisme et la connaissance de la connaissance en général. « Toute connaissance acquise sur la connaissance devient un moyen de connaissance éclairant la connaissance qui a permis de l’acquérir. […] La connaissance élaborante essaie de se connaître à partir de la connaissance qu’elle élabore, et qui lui devient ainsi collaborante28 ».

Jean-Louis Le Moigne (né en 1931), dans une œuvre encyclopédique, vise à donner ses lettres de noblesse au constructivisme. « La connaissance implique un sujet connaissant et n’a pas de sens ou de valeur en dehors de lui »11.

Anthony Wilden (né en 1935) aborde des thématiques constructivistes avec sa théorie des contextes. Il a travaillé avec Gregory Bateson à l’élaboration de la cybernétique de la deuxième génération d’où sortira l’approche écosystémique.

Mioara Mugur-Schächter, issue de la physique quantique, élabore une méthode intitulée Méthode de Conceptualisation Relativisée (MCR) d’inspiration nettement constructiviste.

Mikkel Borch-Jacobsen (né en 1951) aborde l’histoire de la psychiatrie et de la psychanalyse dans une perspective constructiviste.

Pour Jean-Paul Baquiast et Christophe Jacquemin, de la revue en ligne Automates Intelligents, « les prétendus phénomènes sociaux ne sont pas des réalités en soi d’un réel transcendantal — non plus d’ailleurs que les objets du monde physique. Ce sont des constructions élaborées par certains observateurs utilisant certains instruments et poursuivant ce faisant certaines finalités qui les intéressent en propre mais qui ne peuvent prétendre à l’universel ».[réf. nécessaire]

Description[modifier | modifier le code]

Jean Piaget29 proposait de définir l’épistémologie « en première approximation comme l’étude de la constitution des connaissances valables », dénomination qui, selon Le Moigne, permet de poser les trois grandes questions :
qu’est ce que la connaissance (la question gnoséologique) ?
comment est-elle constituée ou engendrée (la question méthodologique) ?
comment apprécier sa valeur ou sa validité ?

Gnoséologie : qu’est ce que la connaissance ?[modifier | modifier le code]

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[afficher]Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (octobre 2016).

Pour répondre à cette question, Jean-Louis Le Moigne pose deux hypothèses : d’une part une hypothèse phénoménologique, selon laquelle l’objet ou le phénomène à connaître est inséparable du sujet connaissant; d’autre part une hypothèse téléologique (la téléologie étudie les systèmes de finalisation), qui se rapporte au but qui motive toujours le sujet connaissant. Ces hypothèses s’opposent à celles de l’épistémologie positiviste, soutenue par l’hypothèse ontologique selon laquelle la réalité existe en soi, et de l’épistémologie réaliste, soutenue par l’hypothèse déterministe.

Pas d’objet sans sujet[modifier | modifier le code]

« La connaissance implique un sujet connaissant et n’a pas de sens ou de valeur en dehors de lui »[réf. nécessaire] explique Jean-Louis Le Moigne qui appelle cela « l’hypothèse phénoménologique ». Ce qui signifie qu’il n’y a pas d’objet d’étude sans sujet étudiant. « Ma main se sent touchée aussi bien qu’elle touche. Réel veut dire cela, rien de plus », disait Valéry30.

Piaget l’exprime ainsi : « On ne connaît un objet qu’en agissant sur lui et en le transformant ».[réf. nécessaire] Et pour Arthur Schopenhauer « tout ce qui existe, existe seulement pour le sujet ».[réf. nécessaire]

À l’interprétation de Copenhague, la mécanique quantique a d’ailleurs corroboré cette vision de l’observateur comme indissociable de la mesure effectuée (réduction de la fonction d’onde lors de la mesure).

Téléologie : le sujet a toujours un but[modifier | modifier le code]

La présence du sujet invite à se demander pourquoi celui-ci avance tel modèle ou telle théorie, dans quel but, pour quelle finalité; ce que Jean-Louis Le Moigne appelle l’hypothèse téléologique. Car l’homme cherchant, modélisant, a toujours une motivation, un but. Dans certains cas, l’institution ou la personne qui mène une recherche est aussi un acteur qui a son propre but ou intérêt et pour lequel le résultat n’est pas neutre, ce qui peut amener évidemment un biais dans l’étude. Gaston Bachelard l’exprima parfaitement en écrivant que « la méditation de l’objet par le sujet prend toujours la forme du projet ».[réf. nécessaire] Si chaque sujet a son point de vue, alors comment produire une connaissance ?

Méthodologie : comment la connaissance est-elle engendrée ?[modifier | modifier le code]

Pour l’épistémologie positiviste-réaliste, deux principes permettent de construire une connaissance : le principe de modélisation analytique, défini par Descartes, consistant à analyser un objet en à le décomposer en parties, et le principe de raison suffisante ou déterminante, ainsi appelé par Leibniz, correspondant à la logique déductive.

Par miroir, Le Moigne propose une méthode basée sur le principe de modélisation systémique complexe et le principe de raison dialectique ou avisante ou encore délibérante.

Modélisation systémique complexe[modifier | modifier le code]

Le modèle est un outil qui ne doit pas être confondu avec le réel, car « la carte n’est pas le territoire » (Alfred Korzybski). En effet, le monde observé ne saurait être mis en équations ou décrit complètement.

Edgar Morin présente dans le court article « Pour une réforme de la pensée » [archive] les éléments sur lesquels peut s’appuyer une modélisation systémique complexe :

« La pensée complexe est une pensée qui cherche à la fois à distinguer — mais sans disjoindre — et à relier. D’autre part, il faut traiter l’incertitude. Le dogme d’un déterminisme universel s’est effondré. L’univers n’est pas soumis à la souveraineté absolue de l’ordre, il est le jeu et l’enjeu d’une dialogique (relation à la fois antagoniste, concurrente et complémentaire) entre l’ordre, le désordre et l’organisation. »

« La pensée de la complexité se présente […] comme un édifice à plusieurs étages. La base est formée à partir de la théorie de l’information, de la cybernétique et de la théorie des systèmes et comporte les outils nécessaires pour une théorie de l’organisation. Vient ensuite un deuxième étage avec les idées de Von Neumann, Von Foerster, Atlan et Prigogine sur l’auto-organisation. À cet édifice, j’ai voulu apporter des éléments supplémentaires, notamment, trois principes que sont le principe dialogique, le principe de récursion et le principe hologrammatique. »

« Le principe dialogique unit deux principes ou notions antagonistes, qui apparemment devraient se repousser l’un l’autre, mais qui sont indissociables et indispensables pour comprendre une même réalité. Le physicien Niels Bohr a reconnu la nécessité de penser les particules physiques à la fois comme corpuscules et comme ondes. Blaise Pascal avait dit : « Le contraire d’une vérité n’est pas l’erreur, mais une vérité contraire » ; Bohr le traduit à la façon : « Le contraire d’une vérité triviale est une erreur stupide, mais le contraire d’une vérité profonde est toujours une autre vérité profonde. » Le problème est d’unir des notions antagonistes pour penser les processus organisateurs et créateurs dans le monde complexe de la vie et de l’histoire humaine.

Le principe de récursion organisationnelle va au-delà du principe de la rétroaction (feed-back) ; il dépasse la notion de régulation pour celle d’autoproduction et auto-organisation. C’est une boucle génératrice dans laquelle les produits et les effets sont eux-mêmes producteurs et causateurs de ce qui les produit. Ainsi, nous individus, sommes les produits d’un système de reproduction issu du fond des âges, mais ce système ne peut se reproduire que si nous-mêmes en devenons les producteurs en nous accouplant. Les individus humains produisent la société dans et par leurs interactions, mais la société, en tant que tout émergeant, produit l’humanité de ces individus en leur apportant le langage et la culture.

Le troisième principe « hologrammatique » enfin, met en évidence cet apparent paradoxe de certains systèmes où non seulement la partie est dans le tout, mais le tout est dans la partie : la totalité du patrimoine génétique est présent dans chaque cellule individuelle. De la même façon, l’individu est une partie de la société, mais la société est présente dans chaque individu en tant que tout, à travers son langage, sa culture, ses normes. »

Principe de raison dialectique[modifier | modifier le code]

A contrario de la vision classique, Edgar Morin souligne qu’« il faut abandonner tout espoir de fonder la raison sur la seule logique»31 et il précise que « la vraie rationalité reconnaît ses limites et est capable de les traiter (méta-point de vue), donc de les dépasser d’une certaine manière tout en reconnaissant un au-delà irrationalisable ».

C’est ce qu’exprimait déjà Montaigne, dans les Essais32 : « Puisque les sens ne peuvent arrêter notre dispute, étant pleins eux-mêmes d’incertitude, il faut que ce soit la raison ; aucune raison ne s’établira sans une autre raison : nous voilà à reculons jusques à l’infini ».

Pour Jean-Louis Le Moigne33, « la raison humaine “a plus d’un tour dans son sac” (Les ruses de la raison) : tirant parti de la complexité des représentations symboliques (en particulier discursive) qu’elle sait construire, elle saura produire des inférences plausibles par lesquelles elle donnera sens ou intelligibilité aux phénomènes qu’elle cherche à interpréter ». Il se réfère également à Herbert A. Simon qui « proposera d’appeler “procédurales” ces formes de la rationalité exprimant les “délibérations” de l’esprit développant consciemment ces “interactions moyens–fins–moyens–fins […]” qui caractérisent la dialectique récursive, la pensée des moyens de la fin devenant le moyen de repenser les fins ».[réf. nécessaire]

Valeur de la connaissance et réalité[modifier | modifier le code]

Une connaissance « comme une symphonie »[modifier | modifier le code]

Comme le postmodernisme, le constructivisme a été soupçonné, parfois violemment, de relativisme nihiliste, ce à quoi Edgar Morin réplique que « le fond du nihilisme contemporain, je le surmonte en disant que s’il n’existe pas de fondement de certitude à partir duquel on puisse développer une connaissance vraie, alors on peut développer une connaissance comme une symphonie. On ne peut pas parler de la connaissance comme d’une architecture avec une pierre de base sur laquelle on construirait une connaissance vraie, mais on peut lancer des thèmes qui vont s’entre-nouer d’eux-mêmes34 ».

C’est bien d’une nouvelle conception de la connaissance qu’il s’agit, formulant un nouveau paradigme.

Une connaissance « actionnable »[modifier | modifier le code]

S’inspirant du pragmatisme, Jean-Louis Le Moigne emploie l’expression « connaissance actionnable » dans l’ouvrage Le constructivisme, t. 3 : Modéliser pour comprendre35.

« On a toujours cherché des explications quand c’était des représentations qu’on pouvait seulement essayer d’inventer », disait Paul Valéry. Ainsi le constructivisme propose une connaissance vue comme une représentation, ou un modèle, qui par la compréhension qu’elle nous apporte sur un phénomène, nous permet de mener une action sur lui. E. von Glaserfeld l’exprime ainsi36: « Ne plus considérer la connaissance comme la recherche de la représentation iconique d’une réalité ontologique, mais comme la recherche de manière de se comporter et de penser qui convienne. La connaissance devient alors quelque chose que l’organisme construit dans le but de créer de l’intelligibilité dans le flux de l’expérience. »

Une réalité représentée[modifier | modifier le code]

À la suite de Kant, l’épistémologie constructiviste voit la réalité objective, le réel en soi comme une limite impossible à atteindre. La réalité que nous pouvons appréhender est vue comme une représentation — « le monde est ma représentation », mais est aussi « ma volonté » selon Arthur Schopenhauer — tandis que l’objectivité se voit remplacée par une intersubjectivité.

Cette position est justifiée notamment par les travaux de Mioara Mugur-Schächter avec ce qu’elle appelle une Méthode de Conceptualisation Relativisée (MCR), qui étend le regard issu de la physique quantique aux autres disciplines.

Ainsi, Mugur-Schächter explique37 que le concept de ‘connaissance de la réalité physique telle qu’elle est en elle-même’ est auto-contradictoire car l’expression ‘telle qu’elle est’ dit-elle impliquent des qualifications, tandis que l’expression ‘en elle-même’ nie toute qualification accomplie, or toute description (…) implique un objet de la description et des qualifications de cet objet, qui en constituent la description.

D’ailleurs, Montaigne faisait une démonstration semblable en remarquant, dans les Essais32, que :

« Pour juger des apparences que nous recevons des sujets, il nous faudrait un instrument judicatoire ; pour vérifier cet instrument, il nous y faut de la démonstration; pour vérifier la démonstration, un instrument : nous voilà au rouet. »

Par ailleurs, Paul Watzlawick note qu’« une idée, pour peu qu’on s’y accroche avec une conviction suffisante, qu’on la caresse et la berce avec soin, finira par produire sa propre réalité »38.

Constructivisme et disciplines scientifiques[modifier | modifier le code]

C’est souvent à partir de disciplines scientifiques spécifiques que s’est développé l’épistémologie. Parmi les références du constructivisme, plusieurs auteurs se sont référés à des époques différentes aux « nouvelles sciences » : Giambattista Vico et son ouvrage La scienza nuova dès 1708, Gaston Bachelard et Le nouvel esprit scientifique (1934), Herbert Simon et la nouvelle science de l’artificiel (The science of the artificial, 1969).

Constructivisme et science physique[modifier | modifier le code]

La Méthode de Conceptualisation Relativisée (dite MCR) proposée par Mioara Mugur-Schächter et issue de la physique quantique peut clairement être classée comme une méthode constructiviste.

Cette épistémologie formalisée (MCR) introduit un véritable saut épistémologique : il s’agit d’une épistémologie qualitative mais formalisée, construite par des généralisations appropriées à partir de l’étude des fondements de la mécanique quantique. La démarche est déductive, fondée sur un nombre restreint de principes, de postulats et de définitions. Elle est enracinée directement dans la factualité physique a-conceptuelle. On y établit une unification profonde, génétique, entre logique et probabilités. La place du sens dans la théorie de l’«information» de Shannon y est élucidée. On y construit un algorithme d’identification de la loi factuelle de probabilités à poser sur l’univers des événements élémentaires d’un espace de probabilités. On y définit des mesures relativisées de complexité qui sauvegardent les contenus sémantiques.

Herbert Simon et les « sciences de l’artificiel »[modifier | modifier le code]

Par l’expression « sciences de l’artificiel », Herbert Simon entend désigner ces disciplines dont l’objet d’étude est créé par l’homme et non issu de la nature, à savoir : à partir de la théorie de l’information, la cybernétique, l’informatique, l’automatique, mais aussi les sciences de la cognition, de la décision, etc. Ces disciplines, qui n’ont pas trouvé place dans la classification classique des sciences observant la nature, se voient réintégrées par le constructivisme. En effet, celui-ci considère tout objet d’étude comme construit par un sujet, y compris les sciences naturelles traditionnelles.

Le constructivisme en psychologie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Constructivisme (psychologie).

En psychologie, le constructivisme est considéré comme une théorie de l’apprentissage, développée, entre autres, par Jean Piaget ou encore par les membres de l’École de Palo Alto en réaction au behaviorisme.

L’École de Palo Alto est un courant de pensée et de recherche ayant pris le nom de la ville de Palo Alto en Californie, à partir du début des années 1950. On le cite en psychologie et psycho-sociologie ainsi qu’en sciences de l’information et de la communication. Ce courant est notamment à l’origine de la thérapie familiale et de la thérapie brève. Parmi ses principaux fondateurs on trouve Gregory Bateson, Donald D. Jackson, John Weakland, Jay Haley, Richard Fisch et Paul Watzlawick.

En 1976, Heinz von Foerster, qui, comme Gregory Bateson, avait participé aux conférences Macy, se lie au MRI à l’occasion de la deuxième conférence à la mémoire de Donald D. Jackson, au cours de laquelle il fait un exposé sur la portée des fondements du constructivisme radical sur la psychothérapie.

Le constructivisme devient progressivement un des fondements de l’approche de Palo-Alto, comme en témoigne la publication en 1981 de L’invention de la réalité, Contributions au constructivisme sous la direction de Paul Watzlawick, qui comprend des contributions de von Foerster et von Glasersfeld.

Le constructivisme social[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Constructivisme social.

En sociologie, le constructivisme social est au croisement de différents courants de pensée et fut présenté par Peter L. Berger et Thomas Luckmann dans leur livre The Social Construction of Reality (1966) à la suite des travaux de Alfred Schütz. Ce dernier cherche à découvrir la manière dont la réalité sociale et les phénomènes sociaux sont « construits » c’est-à-dire la manière dont ces phénomènes sont créés, institutionnalisés et transformés en traditions. Dans son œuvre Choses dites, le sociologue Pierre Bourdieu propose de donner à sa théorie sociologique le nom de « structuralisme constructiviste » ou de « constructivisme structuraliste »39, affichant par là sa volonté de dépasser l’opposition fréquente en sociologie entre le structuralisme (qui affirme la soumission de l’individu à des règles structurelles) et le constructivisme (qui fait du monde social le produit de l’action libre des acteurs sociaux).

Cependant, il faut préciser, comme le note Marc Loriol dans l’article « Réflexions sur la notion de “construction sociale” » [archive], que la conception de la réalité des sociologues utilisant la notion de « construction sociale » est diverse, s’éloignant parfois singulièrement de la conception de la réalité des épistémologies constructivistes.

Économie et constructivisme[modifier | modifier le code]

Claude Mouchot présente dans son ouvrage Méthodologie économique ce que peut constituer une approche constructiviste en économie. Évoquant les conceptions épistémologiques issues de la physique, il titre : « Le point de vue dominant aujourd’hui : le constructivisme ». Il montre notamment que les « représentations de l’économie font partie de l’économie ».

Robert Delorme a fait des travaux sur la complexité en économie.

Par ailleurs, on peut noter le développement d’une approche constructiviste en géographie40.

Apport du constructivisme[modifier | modifier le code]

Le constructivisme propose de dépasser les antinomies classiques idéalisme / empirisme, sujet / objet, etc.

Cette position dépasse le réalisme scientifique tout en évitant le piège du relativisme.

En cherchant à produire des connaissances actionnables « qui marchent », le constructivisme réhabilite la notion d’analogie et donne ses lettres de noblesse aux disciplines appliquées comme l’ingénierie et le management. Un siècle avant la méthode de Descartes, explique Jean-Louis Le Moigne41, Léonard de Vinci invente sur le papier le parachute, l’hélicoptère et le sous-marin. Il est ainsi, poursuit-il, un symbole de l’intelligence concevant un modèle valide par le dessin : c’est le disegno en italien qui a donné design en anglais.

Critiques[modifier | modifier le code]

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[afficher]Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (octobre 2016).

Un certain nombre de critiques ont été formulées à l’encontre du constructivisme social et, en filigrane, de l’épistémologie constructiviste.

La plus fréquente est celle que cette théorie fait le lit du relativisme, car elle définit la vérité comme une « construction » sociale qui dépend donc de la société où elle apparaît. Ceci aboutit à des accusations de contradiction interne : en effet, si ce qui doit être considéré comme « vrai » est relatif à une société particulière, alors cette conception constructive doit elle-même n’être vraie que dans une société particulière. Elle pourrait bien être « fausse » dans une autre société. Si c’est le cas, le constructivisme serait faux dans cette société. En outre, cela signifie que le constructivisme social peut à la fois être vrai et faux. Les détracteurs du constructivisme rappellent alors cet axiome de logique : « si une proposition est à la fois vraie et non vraie, elle est non vraie » ; donc selon les principes mêmes du constructivisme social, celui-ci est faux.

Une autre critique du constructivisme consiste à rappeler qu’il soutient que les concepts de deux formations sociales différentes sont entièrement différents et ne peuvent être comparés. Si c’est le cas, il est impossible de juger, en les comparant, des déclarations effectuées selon chacune de ces visions du monde. Ceci parce que les critères pour effectuer cette comparaison devront bien être issus d’une vision du monde concrète.

Les constructivistes prétendent souvent que le constructivisme libère parce que :
1.il permet aux groupes opprimés de reconstruire « le monde » conformément à leurs intérêts propres plutôt qu’en fonction des intérêts des groupes dominants dans la société ;
2.il oblige des personnes à respecter les conceptions du monde alternatives des groupes opprimés parce qu’il n’y a aucune manière de les considérer comme étant inférieures aux conceptions du monde dominantes. Mais comme le philosophe wittgensteinien Gavin Kitching42 l’indique, les constructivistes adoptent habituellement implicitement une perspective déterministe de la langue qui contraint sévèrement les esprits et l’utilisation des mots par des membres des sociétés : ces esprits « ne sont pas simplement construits » par la langue, mais ils sont littéralement « déterminés » par celle-ci. Kitching relève la contradiction : on ne sait trop comment, mais l’adepte du constructivisme n’est pas sujet à cette contrainte déterministe. Alors que les autres personnes sont le jouet des concepts dominants de leur société, l’adepte du constructivisme peut identifier et dépasser ces concepts. Édouard Mariyani-Squire a fait une remarque semblable43 :

« Même si le constructivisme social devait être vrai, il n’y a rien de particulièrement libérateur à savoir que les entités sont des constructions sociales. Considérer que la Nature est une construction sociale n’apporte pas nécessairement d’avantage politique si, en tant qu’agent politique, on se voit systématiquement coincé, marginalisé et soumis par une construction sociale. En outre, quand on se penche sur une grande partie du discours constructiviste social (en particulier celui influencé par Michel Foucault), on observe un genre de bifurcation entre le théoricien et le non-théoricien. Le théoricien joue toujours le rôle du constructeur des discours, alors que le non-théoricien joue le rôle de sujet construit d’une façon totalement déterministe.

Ceci n’est pas sans rappeler la remarque déjà faite au sujet du théisme solipsistique avec ici le théoricien, au moins au niveau conceptuel, qui « joue Dieu » avec son sujet (quel qu’il soit). Bref, alors qu’on pense souvent que le constructivisme social induit souplesse et non-déterminisme, il n’y aucune raison logique de ne pas considérer les constructions sociales comme fatalistes. »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Études générales[modifier | modifier le code]
Gaston Bachelard, Le nouvel esprit scientifique, 1934 (ISBN 2130443745)
Gaston Bachelard, La formation de l’esprit scientifique, 1938 (ISBN 2711611507)
Normand Baillargeon, « De bien fragiles assises : le constructivisme radical et les sept péchés capitaux » dans Contre la réforme pédagogogique, Montréal, vlb éditeur, 2008 (ISBN 978-2-89649-046-2)
(en) Peter L. Berger et Thomas Luckmann, The Social Construction of Reality, New York, Doubleday, 1966
Mikkel Borch-Jacobsen, Constructivisme et psychanalyse, 2005, avec Bernard Granger, débats avec Georges Fischman
Ernst von Glasersfeld, Site Web [archive] : nombreux articles en ligne (en anglais et allemand, quelques-uns en français)
Ernst von Glasersfeld, Pourquoi le constructivisme doit-il être radical ? [archive] / (en) An Introduction to Radical Constructivism [archive]
Ian Hacking, Entre science et réalité : La construction sociale de quoi ?, Paris, La Découverte, 2001
Douglas Hofstadter, Gödel, Escher, Bach : les brins d’une guirlande éternelle, 1979
Jean-Louis Le Moigne, La Théorie du système général. Théorie de la modélisation [archive], 1977, PUF. Rééditions en 1986, 1990, 1994 et 2006 ; disponible en ligne
Jean-Louis Le Moigne, Les épistémologies constructivistes, coll. « Que sais-je ? », 1999 (ISBN 978-2-13-060681-9) Document utilisé pour la rédaction de l’article
Jean-Louis Le Moigne, Le constructivisme, L’Harmattan 2001, Les enracinements (t. 1) (ISBN 2747525759)
2002, Épistémologie de l’interdisciplinarité (t. 2) (ISBN 2747534715)
2003, Modéliser pour comprendre (t. 3) (ISBN 2747556271)

Edgar Morin, La Méthode (6 volumes) 1977, La Nature de la nature (t. 1) (ISBN 2020046342)
1980, La Vie de la vie (t. 2) (ISBN 2020056372)
1986, La Connaissance de la connaissance (t. 3) (ISBN 2020092573)
1991, Les Idées (t. 4) (ISBN 2020136694)
2001, L’Humanité de l’humanité (t. 5) (ISBN 2020227150)
2004, L’Éthique complexe (t. 6) (ISBN 2020786389)

Mioara Mugur-Schächter, Le tissage des connaissances, en cours de publication ; manuscrit [archive] et vidéo [archive] disponibles en ligne
Jean Piaget, Logique et connaissance scientifique, Encyclopédie de La Pléiade, 1967
Jean Piaget, L’épistémologie génétique, coll. « Que sais-je ? », PUF (ISBN 2130549977)
Tom Rockmore, Hegel et le constructivisme épistémologique [archive], Revue de métaphysique et de morale 2007/1, no 53, p. 103-113 Document utilisé pour la rédaction de l’article
Lynn Segal, Le Rêve de la réalité, Heinz von Foerster et le constructivisme, 1990 (ISBN 202011471-2).
(en) Herbert Simon, The science of the artificial, 1969 (ISBN 0262690233)
Herbert Simon La science des systèmes, science de l’artificiel, 1974, trad. André Demailly et Jean-Louis Le Moigne (ISBN 2729702873, 2070301524, 2040198156 et 0262193744)
Jean-Claude Tabary, Théorie de la connaissance et autonomie biologique [archive] — Thèse constructiviste sur la genèse de la pensée en lien avec la structure du cerveau (20 chapitres et articles, environ 600 pages de texte)
Paul Watzlawick (dir.), Ernst von Glaserfeld, Heinz von Foerster, Rupert Riedl, David L. Rosenhan, Rolf Breuer, Jon Elster, Gabriel Stolzenberg et Francisco J. Varela, L’invention de la réalité, contributions au constructivisme, 1981, trad. Anne-Lise Hacker (ISBN 202009861X, 2020294524, 2020156776 et 2020294524)

Études sur un auteur[modifier | modifier le code]

Sur Jean-Louis Le Moigne[modifier | modifier le code]
Marie-José Avenier et Dominique Genelot (dir.), Agir et penser en complexité avec Jean-Louis Le Moigne : Témoignages de mises en actes, L’Harmattan, 2012 (ISBN 2296965407)
Interview de J. L. Le Moigne par Denis Failly à propos du livre Le Constructivisme, modéliser pour comprendre [archive]
Notes de lecture : Sur Les épistémologies constructivistes, 1 [archive]
Sur Les épistémologies constructivistes, 2 [archive]
Sur Le constructivisme, t. 1 : Les enracinements [archive]
Sur Le constructivisme, t. 2 : Épistémologie de l’interdisciplinarité [archive]
Sur Le constructivisme, t. 3 : Modéliser pour comprendre [archive]

Sur Edgar Morin[modifier | modifier le code]
Note de lecture sur Edgar Morin, La Méthode, Les Idées (t. 4) [archive]

Sur Mioara Mugur-Schächter[modifier | modifier le code]
Jean-Paul Baquiast, Note de lecture sur Mioara Mugur-Schächter, Sur le tissage des connaissances, 28/07/06 [archive]
Jean-Louis Le Moigne, Note de lecture sur Mioara Mugur-Schächter, Sur le tissage des connaissances, 16/08/06 [archive]

Notes et références[modifier | modifier le code]

1.↑ Jean-Michel Besnier, Les Théories de la Connaissance, PUF, coll. « Que sais-je ? », Paris, 2005 (ISBN 978-2-13-055442-4).
2.↑ a et b Ernst von Glasersfeld, « Pourquoi le constructivisme doit-il être radical? », 2004.
3.↑ Ian Hacking, 2001, Entre science et réalité. La construction sociale de quoi ?, Paris, La Découverte, p. 72-74.
4.↑ Amy Dahan Dalmenico et Jean-Jacques Rosat, 2001, À plusieurs voix sur Entre science et réalité. La construction sociale de quoi ? [archive], Mouvements 4(17).
5.↑ Constructivisme/positivisme : où en sommes-nous avec cette opposition ? (PDF) [archive].
6.↑ Voir Subjectivité comme auto-organisation. Une étude du constructivisme radical au départ de Husserl [archive] par Edmund M. Mutelesi, Dissertation doctorale à l’Institut Supérieur de Philosophie, Université Catholique de Louvain (Belgique).
7.↑ a et b Ian Hacking, 2001, p. 74.
8.↑ Ian Hacking, 2001, p. 65.
9.↑ Ian Hacking, 2001, p. 64.
10.↑ qui se définit comme « coconstructiviste » dans cet entretien [archive] en précisant : c’est-à-dire que je parle de la collaboration du monde extérieur et de notre esprit pour construire la réalité.
11.↑ a et b Jean-Louis Le Moigne, Les épistémologies constructivistes.
12.↑ T. Rockmore, « Hegel et le constructivisme épistémologique», Revue de Métaphysique et de Morale, 2007/1, no 53, p. 103–113.
13.↑ (en) Ernst von Glasersfeld An Introduction to Radical Constructivism.
14.↑ T. Rockmore, cité précédemment.
15.↑ Philosophie des Als Ob [archive]
16.↑ Cité dans Paul Watzlawick, Les Cheveux du baron de Münchhausen, 1988.
17.↑ Max Planck, L’image du monde dans la physique contemporaine.
18.↑ Paul Valéry, Cahiers VIII, p319
19.↑ Jean-Louis Le Moigne, « Sur la contribution de Paul Valéry aux développements contemporains des épistémologies constructivistes », Le blog secret de Jean-Louis LE MOIGNE,‎ octobre 2008 (lire en ligne [archive])
20.↑ Gaston Bachelard, La formation de l’esprit scientifique, p. 14, Librairie Philosophique J. Vrin, 1970.
21.↑ Jean-Louis Le Moigne, Les épistémologies constructivistes, p. 62.
22.↑ Gaston Bachelard, Études.
23.↑ Gaston Bachelard, La formation de l’esprit scientifique, 1938.
24.↑ Jean Piaget, Psychologie et épistémologie, Paris, Denoël, 1970, p. 85.
25.↑ Paul Watzlawick, L’invention de la réalité. Contributions au constructivisme, Paris, Seuil, 1981, 384 p. (ISBN 9782020294522)
26.↑ Paul Watzlawick, Stratégie de la thérapie brève, Seuil, 1998.
27.↑ Voir dans cet entretien [archive].
28.↑ Edgar Morin, La Méthode, t. 3 La connaissance de la connaissance.
29.↑ Cité par Jean-Louis Le Moigne dans son Que sais-je ? Les épistémologies constructivistes.
30.↑ Mon Faust, Œuvres, t. 2, Pléiade, cité par Jean-Louis Le Moigne.
31.↑ Edgar Morin, La Méthode IV. Les idées, Paris, Seuil, 1991, 416 p. (ISBN 9782757845172)
32.↑ a et b Voir dans cet extrait [archive].
33.↑ Dans l’article Représenter et raisonner les comportements socio-économiques [archive].
34.↑ « Le complexus, qui est tissé ensemble », dans La Complexité, vertiges et promesses, Le Pommier/Poche, 2006, p. 25.
35.↑ Éd. l’Harmattan, 2003.
36.↑ E. von Glaserfeld, ” L’invention de la réalité ” (dans P. Watzlawick, 1981-1985, p. 41).
37.↑ Dans Le tissage des connaissances [archive].
38.↑ Dans Faites vous-mêmes votre malheur, Seuil (2009), p. 54.
39.↑ Choses dites, Minuit, 1987, p. 147. Voir aussi Philippe Corcuff, Le constructivisme structuraliste de Pierre Bourdieu [archive].
40.↑ Voir l’article Constructivisme [archive] de l’encyclopédie Hypergeo.
41.↑ Précédemment cité.
42.↑ G. Kitching 2008. The Trouble with Theory : The Educational Costs of Postmodernism, Penn State University Press.
43.↑ E. Mariyani-Squire 1999, Social Constructivism: A flawed Debate over Conceptual Foundations, Capitalism, Nature, Socialism, vol. 10, no 4, p. 97–125.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]
Systémique
Cybernétique

Liens externes[modifier | modifier le code]
Programme Européen Modélisation de la Complexité; Association pour la Pensée Complexe [archive]
Définition rapide du constructivisme sur le site du Centre d’Étude et de Recherche en Information et en Communication [archive]
Groupe d’Études Constructivistes [archive] animé par Isabelle Stengers
Revue Automates Intelligents

Textes en ligne[modifier | modifier le code]
(en) Revue Constructivist Foundations [archive]
Subjectivité comme auto-organisation. Une étude du constructivisme radical au départ de Husserl [archive] par Edmund M. Mutelesi, Dissertation doctorale à l’Institut supérieur de philosophie, université catholique de Louvain (Belgique)
Constructivisme et justification éthique [archive] de Gérard Fourez
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Constructivisme
Intuitionnisme
Sciences de la complexité
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JOËLLE BASQUE, NICOLAS BENCHERKI ET LA NANO-CITOYENNETÉ-PLANÉTAIRE… UN POST-RÉCIT NANO-CONSTRUCTIVISTE

Joëlle Basque, chercheuse postdoctorale au groupe d’étude sur LA PRATIQUE DE LA STRATÉGIE à HEC Montréal et Nicolas Bencherki, professeur adjoint au Département de communication de la State University of New York of Albany ont pondu un bijou de texte dans LE DEVOIR DE PHILO de cette semaine… intitulé… QUAND LES BONNES HISTOIRES DE TRUMP TIENNENT LIEU DE VÉRITÉ. (Le penseur des communications Walter Fisher explique pourquoi des récits si loin de la vérité objective convainquent les partisans du président.

Dans leur argumentaire reposant sur « homo narrans» de Walter Fisher où l’être humain est défini comme un «animal utilisateur de symbole», nous retrouvons toute l’intelligence de Paul Ricoeur dans son essai sur «le récit» mais avec les inquiétudes relies à l’émergence de la post-vérité au 21eme siècle.

De là l’importance d’une bonne stratégie du récit pour lancer par une chaire universitaire la mise en marche de la nano-citoyenneté-planétaire (en 3 ans) DANS UN CONTEXTE DE NANO-MODERNITÉ…  en évitant le piège de la post-vérité par la mise en orbite des quatre questions de la vie personnelle œuvre d’art?

1: Quel est ton rêve?
2: Dans combien de jours?
3- qu’as-tu fais aujourd’hui pour ton rêve?
4- Comment ton rêve prend-il soin de la beauté du monde?

le tout conduisant à une cinquième question une fois la nano-citoyenneté-planétaire mise en place..

5 COMMENT NOS RÊVES PRENNENT-ILS SOIN DE LA BEAUTÉ DU MONDE?

sur You tube
Michel le concierge

sur Google
Marlene A. jardinière du pays œuvre d’art
Michel W. philosophe-cinéaste-concierge du pays œuvre d’art
Pierrot vagabond

LA JOURNÉE QUE TU DONNES UNE PELLE À TOUT LE MONDE, POURQUOI TU IRAIS VOLER CELLE DU VOISIN?….. DIXIT MICHEL LE PHILOSOPHE-CINÉASTE-CONCIERGE

Tous les matins, 6h.15 am… Michel cogne à la porte de la selle de couture où je dors sur le plancher pour honorer les réfugiés dans les camps des exclus de la mondialisation.

Puis, je lui raconte les dernières lectures qu’il commente dans des images de synthèses qui me stupéfient au point où je les note dans mon petit calepin-laboratoire.

L’image de ce matin était particulièrement savoureuse:

LA JOURNÉE QUE TU DONNES UNE PELLE À TOUT LE MONDE… POURQUOI TU IRAIS VOLER CELLE DU VOISIN?

Y A DES PERSONNES QUI VONT SE SERVIR DE LA PELLE POUR CREUSER.

Y EN A D’AUTRES QUI VONT SE SERVIR DE LA PELLE POUR ASSOMMER SON VOISIN, LUI VOLER SA PELLE POUR FAIRE TRAVAILLER L’AUTRE À SA PLACE.

———-
Cet été, au lieu d’aller vagabonder l’île du Prince-Edouard, je vais étudier À LA BIBLIOTHEQUE DE L’UNIVERSITÉ MC GILL….. les liens nano-conceptuels entre la praxis du marxisme occidental de l’école de Franckfort (Lucas, Hockeimer, Adorno, Benjamin, Marcuse, Habermas)…. la méthodologie constructivisme (Jean Louis Lemoigne, Eisenstein) la dialectique de l’image en arrêt (Benjamin)… TOUT COMME LE CONCEPT DE RHYZOME (Deleuze, Gattari, Edouard Glissant…. tout comme Benjamin avait métissé sa méthodologie des citations par fragments dans son «Paris capitale du 19eme siècle» et la dialectique de l’image en arrêt.

OBJECTIF… QUE MICHEL LE PHILOSOPHE-CINÉASTE-CONCIERGE RÉUSSISSE PAR SES PROCHAINS DOCUMENTAIRES CINÉMATOGRAPHIQUES LA FLÂNERIE RÉVOLUTIONNAIRE DES MASSES TELLE QUE LA CONCEVAIT BENJAMIN, mais sans MESSIANISME.

«LA PELLE JAUNE» dans la division de la vois (le vagabond derrière la caméra) et du visage (le concierge devant la caméra) en étant la propédeutique et le prodrome conceptuels incontournables en fondu dialectique hologrammique des quatre questions du pays œuvre d’art.

1- Quel est ton rêve?
2- Dans combien de jours?
3- qu’as-tu fais aujourd’hui pour ton rêve?
4- Comment ton rêve prend-il soin de la beauté du monde?

La synthèse constructiviste-rhyzomatique étant

5 COMMENT NOS RÊVES PRENNENT-ILS SOIN DE LA BEAUTÉ DU MONDE?

sur you tube…. Michel le concierge

«LA TENDANCE NATURELLE D’UNE THÈSE (DIALECTIQUE) ASPIRÉE PAR SON ANTI-THÈSE L’AMÈNE À TOMBER DANS LE PIÈGE LOGIQUE DE SA SYNTHÈSE» DIXIT MICHEL LE PHILOSOPHE-CINÉASTE-CONCIERGE.

Ce qui est extraordinaire de notre équipe de recherche (Auld,Woodard,Rochette) c’est le fait qu’elle se soit construite d’abord sur l’amitié entre (une jardinière, un concierge et un vagabond) pour ensuite bénéficier par un pur effet de constellation de réflexions… d’une multi-contextualité des plus originales.

D’une certaine façon, le vagabond présente LA THÈSE, soit une somme inouie de lectures sous forme de connaissances théorisées en multiples champs de forces autant transhistoriques que syncrétiques…. tandis que le philosophe-cinéaste-concierge de par sa formation en programmation transmut le tout en un problème (antithèse) complet et le décompose en éléments PRATIQUABLES.

La synthèse reste donc ouverte par son refus de la vérité des contrastes (Héraclite), de l’opérationnalité de la maîeutique (Socrate), de l’existence magnétiseurs d’un monde des idéaux (Platon) de la force d’un argumentaire à trois temps (Aristote) de la force téléologique de l’histoire de l’esprit (Hegel), de celle de la lutte des classes (Marx), de la direction de la révolution par une classe instruite (Lenine), par la réinterprétation de la division des classes par le fétichisme de la marchandise (Lukacs) par la dialectique de la raison (Adorno Hockermer) par la critique de la dialectique de la raison (Sartre) ou même par l’image dialectique en arrêt par un arrière-fond messianique (Walter Benjamin).

En fait, la dialectique nano-planétaire de l’équipe de recherche (Auld, Woodard,Rochette) insère dans l’archétype de la jardinière le principe du rhyzome par la résolution signée différemment par chaque nano-personne-humaine aux quatre questions portées par l’antithèse et cadrée par la thèse.

C’est en ce sens que je définis la poïétique de ce blog… Non pas comme l’a créé Paul Valery en 1939 dans son cours au collège de France (comme le chemin menant à l’œuvre, ou théorisée ensuite par René Passeron (un monde en soi plus important que l’œuvre en finale)… mais plutôt UNE TRACE QUI RESPIRE ET RÉFLÉCHIT pour que la nano-réception-planétaire puisse rhyzomatiquement faire œuvre sous cette simple question résultante:

COMMENT NOS RÊVES PRENNENT-ILS SOIN DE LA BEAUTÉ DU MONDE?

sur You tube
Michel le concierge

sur Google
Marlene A. jardinière du pays œuvre d’art
Michel W. philosophe-cinéaste-concierge du pays œuvre d’art
Pierrot vagabond

DANS LA DIALECTIQUE NANO-HOLOGRAMMIQUE, LES QUATRES QUESTIONS SURGISSENT DE L’ANTITHÈSE (MICHEL LE CONCIERGE) POUR SE RHYZOMER NANO-SYNTHÉTIQUEMENT PAR TOUTES LES ARCHÉTYPES JARDINIER(E)S DE LA PLANÈTE TERRE

L’ordre sous-entendant le monde moral servant de cadre théorique à trois formes de dialectiques: 1) celle des contraires, (Héraclite Parménide). 2) celle de la maïeutique conduisant au monde des idées (Socrate, Platon) et 3) celle des trois moments de la logique (Aristote)..

…. annonçant l’écroulement progressif de cet ordre moral englué dans l’histoire sous trois autres formes 1) (la dialectique de la phénoménologie de l’esprit, Hégel…. thèse, antithèse,synthèse),2) la dialectique des infra structures économiques… thèse antithèse synthèse.. Marx, Lenine, Lukacs). 3) puis la dialectique messianique des superstructures par l’éveil (dialectique de l’image en arrêt) Walter Benjamin.

Dieu étant mort (Nietzsche), le chaos ayant remplacé l’ordre comme connaissance du monde, l’éthique par le nano-droit devient le fondement de la nouvelle dialectique issue des sciences du sens et ses différentes approches théoriques (Herméneutisme, constructivisme etc…)

Cette dialectique nano-hologrammique vise non pas la synthèse comme résultante de la thèse par l’antithèse, mais l’expression fascinante de l’antithèse (Michel le concierge) comme porteuse des quatre questions du pays œuvre d’art dont la résultante constitue UNE INVITATION À UNE VIE PERSONNELLE OEUVRE D’ART OU LA RHYZOMATIQUE DES NANO-ARCHÉTYPES JARDINIER(E)S DE LA PLANÈTE TERRE.

Contrairement à toutes les formes de la dialectique, cette dernière est centrée sur le rhyzome de l’antithèse au fondement même de son archétype cinématographique…. soit la dialectique telle qu’intuitionnée par Walter Benjamin mais sans son pessimiste messianique.

sur You Tube
Michel le concierge

sur Google
Marlene A. jardinière du pays œuvre d’art
Michel W. philosophe-cinéaste-concierge du pays œuvre d’art
Pierrot vagabond