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RUFIN DOIRON, LE MAURICE RICHARD DU PORT DE CARAQUET

Je n’en reviens pas des personnages sculptés comme des légendes vivantes que je rencontre à Caraquet. Dans une conversation un à un d’une heure, Rufin Doiron est dans une classe à part.

Intense, passionné, lucide, ne cachant jamais ni ses échecs, ni ses failles, homme de peu de mots entrecroisés de silences imposants, j’avais l’impression d’être en face de Maurice Richard, non pas le joueur de hockey, mais l’homme derrière.

Il fait partie de ces grands rêveurs et grandes rêveuses du Canada que j’ai rencontré(e)s sur ma route de vagabond, tellement dévoué(e)s à leur rêve qu’ils en sont presqu’épuisés d’avoir trop rêvé à la fin de leur vie, comme l’a fait Rufin Doiron pour le port de caraquet durant 28 ans (dont les dernières années comme directeur général).

Vraiment, Caraquet, c’est un bastion national du rêve  international acadien au 21ème siècle de par la stature civique et communautaire  de ses citoyens.

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2012
Prix d’excellence pour le Comité du port de Caraquet

La candidature du Comité du port a retenu l’attention du jury en raison de son attiude “proactive et novatrice”, qui a appuyé “de façon efficace” les besoins de l’industrie et de ses “bonnes relations avec les intervenants” dans le “respect des intérêts des communautés”. On aperçoit Michelle D’Aurey, sous-ministre de Pêches et Océans; Aldrice Comeau, président du Comité du port de Caraquet; Gail Shea, ministre des Pêches et des Océans et Rufin Doiron, directeur général du Comité du port de Caraquet

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Pierrot vagabond

LE PASSAGE DE MINORITÉ LINGUISTIQUE À MAJORITÉ CULTURELLE: L’ART DE FAIRE DE SA RICHESSE CULTURELLE UNE RICHESSE ÉCONOMIQUE QUI SEULE PERMET L’ÉQUITÉ CONSENSUELLE DES DROITS LINGUISTIQUES

Selon ma vision de ce que constitue un chercheur en philosophie politique, lorsqu’on adopte la position de vagabond, ou d’artiste-activiste-humaniste pratiquant l’art de l’infiltration sociale par le vagabondage, on peut se permettre de tenter une réinterprétation du récit local sans se sentir censuré par la promiscuité quotidienne  provenant du devoir vivre ensemble des communautés exigues.

Plus j’avance dans ma lecture de ” l’Acadie d’hier et d’aujourd’hui, histoire d’un peuple” (suis rendu à la p.250) plus je perçois que l’impossibilité de traduire une richesse culturelle du récit acadien en richesse économique, SECRET DE TOUTE RICHESSE POLITIQUE,  provient en grande partie de la mauvaise lecture qu’on se fait de l’Evangéline de Longfellow.

La plus pénible de ces lectures  étant, à mon humble avis, celle provenant de la deuxième renaissance acadienne au Nouveau-Brunswick ou un certain nombre d’artistes et d’historiens locaux (plusieurs étant devenus des copains que j’adore) n’en saisissent pas toute la richesse économique et politique parce que la stratégie prospectiviste d’un récit provient d’abord de conteurs reconnus et célébrés par le plus petit d’une société, amplificateurs nano-modernistes de la culture orale traditionnelle.

La plus intéressante lecture provient de la recherche du sociologue Joseph Yvon Thériault qui se pose la question fondamentale: Comment se peut-il qu’un simple récit aie pu fonder trois sociétés acadiennes différentes (la démocratie américaine, la Louisiane et l’acadie du nord) avec la même puissance? Mais, Monsieur Thériault, en bon sociologue qu’il est, ne pousse pourtant pas la logique argumentative de sa conclusion jusqu’à cette hypothèse forte qui m’apparaît pourtant la conséquence même de la brillance de sa recherche.

A titre de vagabond-chercheur, J’avancerais l’hypothèse forte suivante… forte en autant que paradigmatiquement elle puisse opérationnellement constituer un nouveau champ d’action politique et social dans les 100 ans à venir.

TOUT COMME L’ODYSSÉE D’HOMÈRE
POUR LA GRÈCE ANTIQUE
L’ÉVANGÉLINE DE LONGFELLOW
A FONDÉ L’AMÉRIQUE DU NORD
EN FAISANT DE L’ERRANCE FANTÔMATIQUE
DU GRAND DÉRANGEMENT ACADIEN
UNE ERRANCE POÉTIQUE
À VALEUR UNIVERSELLE EXCEPTIONNELLE
APPARTENANT POUR TOUJOURS
À L’ENSEMBLE DE L’HUMANITÉ
ET CELA SANS ÉGARD
AUX FRONTIÈRES NATIONALES.
FAISANT PAR LE FAIT MÊME DE L’ACADIE
DU 21ÈME SIÈCLE LA IERE NATION SANS ÉTAT
QUI RÉUSSIRA À FAIRE
DE SA PUISSANCE CULTURELLE
UNE PUISSANCE ÉCONOMIQUE
LUI PERMETTANT UNE  PUISSANCE POLITIQUE INOUIE
DE SES DROITS LINGUISTIQUES
INCONTOURNABLES, PARCE QUE RECONNUS POUR TOUJOURS INTERNATIONALEMENT.
LÀ OU L’ACADIE A DU SE BATTRE
DANS L’ERRANCE AXIOLOGIQUE
QUE CONSTITUE SA IERE ET DEUXIÈME
RENAISSANCE, ELLE POURRA MODÉLISER
UN PAYS OEUVRE D’ART POUR TOUTES
LES NATIONS SANS ÉTATS DE LA PLANÈTE DONT ELLE CONSTITUERA LA PLUS ÉCLATANTE DÉMONSTRATION  QU’EN CONSTITUE DÉJÀ LA FIERTÉ DE SA DIASPORA.

C’est un peu cette hypothèse qui m’apparaît manquer cruellement au niveau philosophique dans les discours politiques sur les minorités de Justin Trudeau, Stephen Harper et Thomas Mulcair.

Pierrot vagabond

L’ÉVANGÉLINE DE LONGFELLOW A FAIT POUR L’AMÉRIQUE DU NORD CE QU’HOMÈRE A FAIT POUR LA GRÈCE ANTIQUE: LA VICTOIRE INTEMPORELLE DU RÉCIT DU CONTEUR SUR CELUI DE L’HISTORIEN

Dans le livre 2014 intitulé L’ACADIE HIER ET AUJOURD’HUI, L’HISTOIRE D’UN PEUPLE, un texte de Barry Lean Ancelet titré: LE TOURISME CULTUREL CADIEN ET ACADIEN (P.61) me semble symboliser l’impossibilité du récit du chercheur universitaire, souvent historien, de compétionner herméneutiquement avec la puissance du conteur.

Pour bien illustrer mon propos, j’aimerais en citer quelques lignes…

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… On retrouve le phénomène d’Evangéline. Il est clair que ce personnage a joué et joue encore un rôle crucial dans le tourisme culturel de toutes les Acadies. Issue d’un patrimoine mythique sorti de l’imagination de l’écrivain américain Longfellow, Evangéline a fini par prêter son nom à toute une gamme d’entreprises (si bien chanté par Angèle Arsenault) par imposer “le”costume et par s’imposer comme l’identité mythique lors de nos festivals. Elle personnifie une version de l’histoire acadienne comme l’aiment les anglo-canadiens et les américains.

Je ne veux diminuer en rien une histoire chérie par de nombreuses personnes, mais il y a un problème identitaire qui se dissimule derrière ce phénomène. Evangéline était une victime, elle n’a opposé aucune résistance. Elle ne menaçait pas le pouvoir en place, comme cela fut le cas de beausoleil-Broussard, un héros de la résistance qui a vraiment existé. Il s’agit d’une belle histoire d’amour et, bien sûr, un symbole admirable de loyauté et de dévotion. A la fin de l’histoire, Evangéline meurt sans laisser de traces. Elle est même morte à Philadelphie. Je ne dis pas que nous devrions nous en débarrasser, mais réservons-lui une place particulière, pour ensuite découvrir et ajouter d’autres histoires- nos propres histoires qui révèlent nos véritables expériences et notre vrai passé. Il existe des personnages historiques qui font notre fierté, comme le résistant beausoleil-Broussard et Joseph et Marie Dugas, le premier couple acadien à s’établir courageusement le long su rivage rocheux de la baie Sainte-marie, dans la Nouvelle-Ecosse postérieure à la déportation. Il y a aussi nos populaires personnages acadiens fictifs, comme Rosalba et la Sagouine.

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A ce texte je répondrai ceci: Une saga archétype comme l’Odyssée d’Homère ou l’Évangéline de Longfellow ne fut pas, n’est pas et ne sera jamais une histoire, une vraie histoire, une vraie vraie histoire issue d’une vraIe vraie recherche d’un groupe de chercheurs universitaires souvent historiens d’une saga locale qui au niveau international n’intéresse personne.

Vu du vagabond-céleste que je suis, la Sagouine par exemple, m’apparaît une version féministe de la deuxième renaissance acadienne en quête d’une construction identitaire nationale interne.

Alors que l’Evangéline est issue d’une tradition orale synthétisée contextuellement par un conteur. L’Évangéline est un conte d’une puissance telle qu’il ne cesse d’engendrer un archipel d’identités acadiennes.

C’est comme le MINUIT CHRÉTIEN… Quand j’étais jeune, la radio de Radio-Canada nous faisait entendre différentes interprétations DU MINUIT CHRÉTIEN des plus grands chanteurs d’opéra sans nous dire le nom du célèbre chanteur. Et on faisait voter des gens. Et à chaque fois, c’était le ténor québécois Richard Verreault qui gagnait, comme dans l’émission la voix, à titre d’interprétation du siècle. Le minuit chrétien perdait son fondement religieux sous le poids imaginaires de se sonfement culturel local.

A mon humble avis, le tourisme culturel international se promenera touristiquement d’une Acadie à l’autre, D’UNE ÉVANGÉLINE À L’AUTRE, comme j’ai eu l’honneur de me promener dans l’oeuvre brillantissime de Joseph Yvon Thériault démontrant d’une façon écrasante l’erreur que nano-modernité pourrait commettre en traitant l’Evangeline de Longfellow comme un historien, et non comme un conteur.

On devient la reine culturelle des Etats sans nation, non par une histoire vraie mais par un conte inspirant, donc majoritaire poétiquement au point ou s’efface le point de vue minorité linguistique ou géographique, tels que vécus par l’errance fantômatique et axiologique des deux premières renaissances.

Grâce aux conteurs ibntergénérationnels,  la troisième renaissance acadienne portera L’ACADIE TRIOMPHALE, de par la réinterprétation homérique du mythe Evangéline à partir duquel on compétitionnera internationalement  pour en faire l’illustration la plus enracinée dans notre saga locale…. ET LÀ ON PRENDRA PLAISIR À DÉCOUVRIR PÉLAGIE LA CHARETTE ET LA SAGOUINE parce que ces deux versions locales du mythe acadien enrichiront l’Evangéline plutôt que de tenter de lui faire compétition par un faux combat régionaliste entre deux récits, l’un fondateur et l’autre issus de raconteurs d’une fondation à sculpter en pays oeuvre d’art par des personnages à vie personnelle oeuvre d’art..

A QUAND UN FESTIVAL INTERNATIONAL DE CONTEURS AU VILLAGE ACADIEN?

Pierrot vagabond

MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE, MICHAEL CORMIER 9 ANS

“De toute ma vie de vagabond-chercheur, je n’ai jamais vu un enfant de neuf ans avec un tel charisme. Intelligent, vivant le quotidien comme une pièce de théâtre dont il est l’auteur, le metteur en scène et l’acteur principal, il se promène au côté de son grand-père Yvon Cormier, l’auteur du livre Caraquet le village le plus long du monde, comme si ce grand-père bienveillant et permissif était son chef de cabinet.

Et quand je le salue en lui disant: Comment allez-vous Monsieur le premier ministre, il trouve cela tout à fait naturel, lui qui à trois ans aidait les employé(e)s au Grain de folie en donnant un coup de main à la vaisselle, qui se permet depuis toujours des becs aux femmes, surtout les belles, et qui se sent une vocation de LouisX1V dans une Acadie qui ne cesse de produire des personnages aussi colorés que ceux créés par le génie d’Antonine Maillet.

Car, il faut bien le dire, son roman Pélagie la Charette, représente pour moi le chef d’oeuvre absolu de la deuxième renaissance acadienne, tous les arts confondus, et qui mérite amplement sa résonance internationale.

Mais, tout comme le rapport entre L’Odyssée d’Homère et l’Ulysse de James Joyce, Pélagie la charette reste un pastiche constructiviste extraordinairement talentueux d’Evangéline  produit par l’Acadie de la deuxième Renaissance. Alors qu’Evangeline, telle l’Odyssée d’homère, renaît encore une fois magiquement comme  icône nano-moderniste de l’Acadie triomphante dont l’année de fondation de ce qu’on appellera un jour la troisième renaissance, peut être située en 2005, grâce au passage euphorique d’Annie Blanchard à l’émission Académie star avec la chanson de Michel Conte, Evangeline, immense succès radiophonique populaire jamais démenti depuis.

A la page 8 de l’Acadie nouvelle de ce matin, il y avait un article intitule Place au cirque à Dieppe, avec un passage des plus révélateurs qui me semble ajouter un argument inopiné   à mes intuitions philosophico-politiques. Il se lit comme suit:

Le numéro hommage à la mémoire de Marc Chouinard – ce bâtisseur culturel qui un jour a rêver d’emmener le cirque dans la région de Dieppe, en créant d’abord Circus Stella et ensuite le festival du cirque – a clôturé la soirée en beauté, avec folie en tendresse.

Intitulée EVANGÉLINE, cette pièce très théâtrale et créative imaginée par Circus Stella relate l’épopée acadienne et celle du célèbre personage d’Évangéline. Touchant et festif, sur la musique de Jean-François Mallet, Dominique Dupuis et du groupe B3, le numéro a réuni plusieurs disciplines: les échasses, le tissue aérien, la danse, l’acrobatie et les arts visuels. A la fin, une peinture créée en direct par Mathieu Francoeur sur laquel était inscrit “merci Marc” a été dévoilée.

“Marc Chouinard voulait depuis longtemps faire un numéro de cirque sur cette thématique, mais il est parti trop tôt et il n’a pu réaliser son rêve. Ce soir nous avons voulu terminer son oeuvre” a indiqué l’artiste du tissue aérien, Yves Landry.

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Aux Etats-Unis, pour me ressourcer comme artiste de scène,  je suis allé sur un site ou se produisent une vingtaine d’artistes célèbres, chacun  possédant son théâtre. Tous les spectacles sans exception se terminent par un tableau original tournant autour de l’hymne national américain et son drapeau, et en rappel un numéro sur Dieu. C’est hallucinant et fascinant.

Je verrais très bien le même rituel culturel s’installer en Acadie. Que tous les spectacles se terminent par une création originale tournant autour du drapeau acadien et son hymne avec en rappel une performance tournant autour de la chanson D’Evangéline de Michel Conte.

Si Jimmy Hendrix à Woodstock a pu rendre mondialement célèbre l’hymne national américain avec sa guitare électrique, je ne verrais pas pourquoi le cirque du soleil, par exemple,  ne pourrait pas réussir le même exploit avec l’âme acadienne, promise prospectivement à une brillante carrière internationale

Pierrot vagabond

 

L’ACADIE NOUVELLE OU L’IMPUISSANCE ÉDITORIALE À FLAIRER LA DIRECTION DE L’HISTOIRE

Cela fait plus d’un mois maintenant que je lis scrupuleusement l’Acadie nouvelle, et cela tous les jours.

On se croirait dans les derniers soubresaults nationalistes de la deuxième renaissance que je résumerais sous le paradygme suivant: Nous sommes une nation minoritaire aux droits menacés et à la langue française plus que jamais sur la défensive car les années qui s’en viennent s’annoncent sombres à s’en épuiser de se battre pour nos droits, jusqu’à se caricaturer nous-mêmes par des voyages en autobus scolaire d’enfants otages d’enjeux nationalistes passés date.

Alors que la modernité structurale s’est éteinte depuis longtemps sous la puissance mondialisée des individualités plurielles post-modernes, un nouveau paradygme ou l’Acadie sera reine change les donnes.

Grâce à la diaspora numérique, l’Acadie se retrouve la capitale majoritaire des nations sans état (2500 à travers le monde) écrasant potentiellement par sa république de l’imagination les 185 états pris pour gérer la décroissance des biens et services face aux multinationales de toutes sortes.

Le nouveau paradygme de nation sans état avec une romance (Evangéline) inspirante permettra aux acadiens, de passer d’un bilinguisme soustractif à un bilinguisme additif, d’une économie matérielle à une économie virtuelle touchant une clientèle internationale, ceux qu’on appelle en philosophie politique, les nouveaux aventuriers de la société horizontale.

Prenons un exemple… Il existe une croisière Gauguin ou tous les amoureux de Gauguin à travers le monde se retrouvent pour vivre avec l’aide d’historiens et d’activités culturelles de haut calibre l’aventure de Gauguin à Tahiti.

Au 21eme siècle, Une langue donnera le goût d’être apprise non pas en véhiculant un récit de minorité menacée dans son ethnicité par une ethnicité indifférente et majoritaire, mais par la puissance romantique de son récit devenant, tel Ulysse et Pénélope d’Homère en Grèce, Roméo et Juliette en Angleterre, Don Quichotte en Espagne, un rendez-vous incontournable des amoureux de la langue française à travers la planète.

Le Québec a déjà perdu son combat culturel par sa soif aveugle de plomberie du pouvoir que même le refus global de Borduas invitait à fuir en 1948.

L’Acadie gagnera le sien parce qu’une langue a besoin d’une légende inspirante, pôle magnétique indispensable pour conquérir les coeurs des francophiles de tout le globe terrestre. Evangéline lance le message nanomoderniste suivant: Croyez-en vos rêves comme Evangéline a cru en Gabriel.

L’Acadie nouvelle, à mon humble avis, se doit de réussir ce que les institutions religieuses on fait pour la iere renaissance: créer de toutes pièces un contexte structurel pour ses élites de demain, surtout ses politiciens qui devront d’abord être d’envergure internationale avant d’être à la remorque d’une population qui ‘arrive pas à faire le deuil d’une jeunesse écartelée entre la faim de survivre (l’emploi) et la fin de l’exil (valeur symbolique ajoutée d’un sens à l’existence).

Oui, ce journal, l’Acadie nouvelle, un fleuron parmi les journaux régionaux à travers le Canada, se doit d’avoir une page de philosophie politique ou les nouveaux enjeux sortiront le quotidien de la chèvre et du chou que l’on protège tactiquement mais qui finit par nous donner les politiciens qu’on mérite.

Pierrot vagabond

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VÉRONIQUE RICHARD, UNE PASSIONNÉE RÊVEUSE AUX YEUX DÉVOREURS D’AVENIR

Ça fait tellement d’années maintenant que j’ensemence des jeunes rêveurs et des jeunes rêveuses des quatres questions fondatrices d’une marche heureuse vers son rêve))))

Ils ou elles ont tous ou toutes les mêmes yeux… dévoreurs d’avenir qui n’attendaient que d’être rassurés ou rassurées par un vieux rêveur.

Véronique Richard, en quête d’un poste de professeur d’histoire au secondaire, serveuse dans un restaurant local en attendant, 26 ou 27 ans, se sent fébrilement en stand by et se demande bien comment elle va réussir à provoquer un destin favorable à son épanouissement professionnel.

Ça m’a rappelé ces deux années ou comme artiste chansonnier du Québec fondateur des pierrots, j’ai représenté l’ambassade du Canada en Côte d’Ivoire, plus précisément à Abidjan pour la semaine canadienne.

L’ambassadeur et moi roulions vers la brousse de Yamassoucro ou nous devions (en compagnie des ambassadeurs de France, des Etats-Unis de Belgique et de l’Australie si ma mémoire est bonne) , inaugurer un dispensaire médical pour un ensemble de tribus.

J’étais assis en avant avec son chauffeur (l’ambassadeur, par le protocole est tenus de s’asseoir en arrière) et celui-ci me dit… Connais-tu l’histoire de mon chauffeur… Ça vaut la peine que je te la raconte parce que lui n’osera jamais se dévoiler à toi.

Ce jeune homme a passé toute sa vie à parler de son rêve… conduire un jour la limousine d’un ambassadeur d’un autre pays. Lui qui n’avait qu’un crayon et même pas de chaussures pour marcher ses kilomètres en vue de s’instruire, se fit donc engager comme garçon à tout faire chez une madame très riche.

Un jour, je participe à titre d’ambassadeur à une de ses soirées et elle me glisse à l’oreille… Lui y arrête pas de fatiguer les oreilles de tout le monde avec son rêve… conduire un jour la limousine d’un ambassadeur d’un autre pays.

Quelques années plus tard, je perdis mon chauffeur et je me rappelai du jeune rêveur… Je fis tout pour le retrouver me dit l’ambassadeur… Sans dire qui j’étais, je lui demandai son rêve…. Ses yeux s’illuminèrent. les années avaient passé mais son rêve n’avait pas vieilli… C’est ainsi qu’il est devenu mon chauffeur:))))

Et moi d’ajouter à Véronique Richard…. Si tu parles de ton rêve (surtout qu’elle travaille dans un restaurant ou la clientèle vient de partout) c’est impossible qu’il ne t’arrive pas ce qui est arrivé au jeune africain en Côte d’Ivoire. La masse critique d’un pays oeuvre d’art sera toujours une vie personnelle oeuvre d’art qui passe le secret aux autres.

Pierrot vagabond

LA ROMANCE, LA VICTOIRE DU PETIT PEUPLE SUR LES ILLUSIONS DE SON ÉLITE

Quand on réfléchit sur le thème de  la légende de toute nation sans état par l’angle de sa romance qui fait frémir le petit peuple, et cela il me semble d’une tendance universelle, on ne peut qu’être étonné de la dialectique nano-dynamique bêtement utilitariste créant un malaise entre l’élite et son petit peuple ici même à Caraquet.

Prenons par exemple, la romance d’Evangéline.

Bien sûr, Longfellow en créant ce poème pour consolider le cosmopolitiste américain bien enrobé dans son fondement protestantiste (Evangéline termine quand même sa vie à Philadelphie) ne pourra jamais s’imaginer qu’une traduction biaisée de Pamphile Lemay (1870) puisse provoquer le passage de l’errance fantomatique à l’errance axiologique d’une collectivité dispersée en mode de renaissance culturelle élitiste.

Mais pourquoi donc la romance d’Evangeline, malgré le malaise moderniste des héros romantiques 1969 Moncton qui aimeraient bien s’en débarrasser, malgré les détournements constructivistes maladroits de la déportation (Antonine Maillet, Claude Le Bouthiller et les autres), gagne-t-elle dans l’imagination du petit peuple une position archétype indéracinable?

A cause d’Annie Blanchard qui à star académie 2005, réussit l’impossible, faire de la chanson de Michel Conte un hymne post-moderniste à un cri universel, une nouvelle sédimentation herméneutique. Cette Annie blanchard devient elle-même l’incarnation puissante d’Evangeline, tout comme Emma Haché en littérature théâtrale. Le petit peuple, dans la méfiance instinctive de son élite, sait reconnaître l’universel d’une légende, c’est-à-dire, l’émotion de sa romance.

Dans une perspective nano-moderniste (l’épanouissement du post-moderniste) quand je regarde chanter Annie Blanchard sur You Tube, sa performance de 2005 est devenu un hymne de la république de l’imagination des nations sans états que constitue l’Acadie, mais surtout Caraquet, qui profitant de sa position unique du village le plus long du monde (reconnu historiquement par un dictionnaire), s’est même auto-proclamée capitale de l’Acadie, qui n’existe même pas légalement.

Que nous dit Annie Blanchard, l’Evangéline de la post-modernité acadienne? Qu’il est important d’être en amour avec son rêve avec la même puissance qu’Evangéline a rêvé son amour pour Gabriel.

Le village acadien de la nano-modernité sera peut-être un jour une histoire que l’on marche, mais ou on a hâte d’arriver à la maison la plus vieille du Nouveau-Brunswick ou nous attendent Annie Blanchard et Wilfred Lebouthiller, les Evangéline et Gabriel triomphants, qui nous chantent Evangéline avant de venir nous serrer la main et nous souhaiter bonne chance dans notre vie personnelle oeuvre d’art, le village acadien étant devenu le pays oeuvre d’art des rêveurs et rêveuses de demain.

La fava sera de la nano-modernité sera peut-être une histoire ou, comme pour  le douanier Rousseau en 1890 ou le compositeur minimaliste Eric Satie, on osera célébrer l’artiste naif Patrice Léger et son village de Noel, tout en démontrant par un récit nano-moderniste de l’histoire de l’art que la beauté, étant passée de l’oeuvre à la signature et de la signature à la poïétique reconnaît l’Evangéline des artisans de l’art naif, comme un des moteurs de la capitale de la république de l’imagination que constitue pour sa diaspora, Caraquet.

Durant le festival acadien, tous les jours à midi, on pourrait entendre les cloches des églises, suivi de la chanson d’Evangéline par Annie Blanchard.

On pourrait avoir dans un kiosque au centre des livres des auteurs acadiens, des traductions de la chanson dans toutes les langues, avec comme chanteur ou chanteuse des ambassadeurs et ambassadrices de tous les pays. Car ce qui rend international, c’est l’émotion unique et virale  d’une collectivité nano-numérique (la tour effel pour Paris ou la statue de la liberté pour New York)

Evangéline reste le coeur brûlant d’une nation sans état des plus exceptionnelles, qui possède par son histoire poétique majoritaire ce que l’écrivain et essayiste Edouard Glissant a tenté toute sa vie de modéliser pour sa propre nation, soit une rhysomatisation émouvante dans le tout monde de demain et sa créoalisation nano-moderniste du 21eme siècle dont la globalité de la mondialisation a tant soif.

L’Acadie est au Québec ce que le peintre Poussin est au peintre Caravage, une nation fière de son intemporalité créatrice versus une nation qui se meurt d’inimagination à force d’utilitarisme en quête d’état parmi les états..

La légende d’Evangéline est pour l’Acadie toute entière le pôle magnétique le plus puissant de l’histoire française du Nouveau-Brunswick. Sa force dépasse même le texte du refus global de Borduas au Québec, parce qu’il appartient pour toujours au petit peuple, servant de boussole imaginative aux créateurs et créatrices élitistes de demain, et cela dans tous les arts confondus.

Pierrot vagabond

LE VILLAGE ACADIEN, FUTUR ROMANTISME POÉTIQUE D’UNE DIAPORA EN QUÊTE D’UN RÉCIT FONDATEUR NANO-MODERNISTE

Lors de mon vagabondage sur la Côte-nord, entre Tadoussac et Natashquan, j’ai assisté à trois assemblées récréo-touristiques animées par les mêmes acteurs… Celle de Natashquan, celle de Havre-St-Pierre et celle de Sept-iles.

Ce qui m’a frappé, c’est à quel point il est difficile pour les instances régionales de décision touristique de recentrer le récit en fonction du tourisme international.

Et moi de leur dire que la Côte nord représentait la dernière région mythologique du Québec, reliée au tourisme d’aventure spirituelle qui se cherche une suite à Compostelle.

Ce tourisme Compostellien pourrait partir de Tadoussac et le long de la Côte nord, et avoir accès à une infra-structure de conteurs autochtones et québécois, autour d’un petit campement indien et d’un feu d’une plage à l’autre ou il pourrait progresser dans la spiritualité autochtone jusqu’à un grand rassemblement de l’Inoucadie à Natashquan. L’europe rêve des autochtones et nous les méprisons… quelle incompétence inter-ethnique:))))

Pourquoi est-ce que je raconte cette anecdote? Parce que le village acadien me semble prisonnier de la même impasse. Issu d’un projet de la modernité d’institutionnaliser la tradition pour la mémoire acadienne, il s’est trouvé soudainement graduellement empoussiéré par la post-modernité avec une gestion tâtonneuse de la décroissance.

Dans la nano-modernité, issue de l’épanouissement de la post-modernité, le réseautage mondialisé et numérique donne une valeur ajoutée à toute diapora d’état sans nation (il y en a 2500 à travers le monde, contre 185 pays je crois) qui met en valeur la rencontre entre les descendants plutôt que sur la mémoire du passé.

Le village acadien que j’ai visité m’apparaît générationnellement dans un purgatoire temporaire, le temps de recibler le marketing sur les animaux (un zoo pour les enfants), une célébration des familles fondatrices par la remise de vignettes à leur nom, une mise en valeur de la plus vieille maison du Nouveau-Brunswick perdue dans le décor, et une recontextualisation du discours plus issu sur les enjeux entre les purs et les impurs, dans une créoalisation du tout-monde (voir l’oeuvre d’Edouard Glissant) ou la déconstruction de la langue (locale, historique et normative), de la religion ( le rapport entre la croyance vue d’en bas, Ste-Anne et vue d’en haut par l’élite (Marie) et de la race (les acadiens pure laine et les métis) éduquant à un Canada du 21eme siècle ou chaque morceaux de la mosaique aura besoin de la la plus value de sa majorité poétique au récit mobilisateur.

Caraquet m’apparaît déjà un exemple du Canada de demain ou toute minorité pourra se concevoir majoritaire par sa romance identaire aux dimensions romantiques internationales plutôt que de se sentir écrasée par son infériorité géographique.

Dans la nano-modernité mondialisée, le village acadien doit réfléchir sur son marketing numériquement ciblé sur la diaspora, tout comme le festival acadien à mon humble avis.

Toute activité ciblée sur la rencontre nano-généalogique pourra attirer le tourisme d’aventure qui n’attend qu’un positionnement plus conscient de la croissance mondiale d’une clientèle à conquérir.

Ca me rappelle d’une cabane à sucre située à Vaudreuil entre Montreal et Ottawa, le propriétaire avait vendu l’idée aux compagnies internationales d’aviation de faire en sorte que le tourisme arrête chez lui pour diner avant de se rendre de Montréal à Ottawa… ou l’inverse…. Tout était pensé pour qju’en deux heures, le tourisme goûte et à la nourriture et à la tradition de comment on fait le sucre et la musique traditionnelle….. Et ce fut pour cet homme un succès étonnant…

Le village acadien est promis à un brillant avenir… Dès qu’il se détachera d’une vision muséale passéiste pour se recentrer autour d’une psycho-pédagogie socio-culturelle de calibre international.

Pierrot vagabond

L’ACADIE DE CARAQUET, L’ARCADIE DU CANADA MOSAÏQUE DU 21EME SIÈCLE

Le vagabond-chercheur dort sous la galerie d’un musée, se ramasse au Tim Horton pour son premier petit déjeuner au coeur des rires de ceux et celles qui ont vécu la même enfance et n’en finissent plus “d’enjoy la vie” comme on dit ici par une sociabilité toute villageoise.

Puis un deuxième café au Burger King ou dans un coin se réunissent une douzaine d’historiens, politiciens, millionnaires de la pêche qui se tirent la pipe comme seules les élites rurales peuvent le faire.

Puis il passe ses journées dans une petite bibliothèque remarquable parce que centrée sur le droit de parler de parents dont les jeunes enfants viennent se réunir autour de clubs de lecture, consacrant ses journées à parcourir la littérature savante d’ici (poésie, roman, écrits sociologiques sur les minorités, etc…)

Puis, un café au grain de folies, après avoir bouquiné la petite librairie francophone… Le vagabond répète à tous ceux et celles qui se questionnent sur l’événementiel de sa présence qu’il part demain… et ce sera probablement la même réponse demain:))))

Puis diner ou souper au restaurant du IGA… Puis
le quai de Caraquet pour assister en gagne émerveillée au coucher de soleil… encore plus vrai qu’un tableau de Poussin, parce que la parole même se fait arcadienne.

Ce village le plus long au monde, le long d’une longue route ou il est impossible de marcher sans se faire dire constamment bonjour par presque toute la population passante…

Caraquet, c’est vraiment l’Arcadie du Canada mosaïque, non pas celle des grecs, mais celle du peintre Poussin, contemporain des fondateurs de L’Acadie de la première errance fantômatique, peignant à la main l’oeuvre d’Ovide réinterprétée dans un classicisme ou se construit la noblesse de l’homme.

Pour moi, Serge Maltais, responsable de la piscine de Caraquet, représente l’arcadien acadien par exellence. Equilibré, d’une courtoisie remarquablement au service des autres, ancrant ses valeurs professionnelles sur ses valeurs familiales, il porte par sa convivialité la joie romantique de l’Acadie de demain, perpétuateur de la digne vision de Gérard St-Cyr dont la piscine porte le nom.

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Auteur : Annie Levasseur

La piscine de l’École des Pêches de Caraquet porte, depuis hier, le nom de Piscine Gérard Saint-Cyr. Le Collège communautaire du Nouveau-Brunswick a voulu rendre hommage à cet homme qui fût directeur de l’établissement durant 20 ans.

« La piscine, c’est la première chose [à avoir été réalisée] pour la survie des pêcheurs », se remémore monsieur Saint-Cyr

C’est avec beaucoup d’émotion que l’homme de 94 ans a appris que la piscine de l’École des Pêches de Caraquet porterait dorénavant son nom. Entre 1964 et 1984, il a été directeur de l’établissement et était habité par le désir de rendre la pêche plus sécuritaire.

« Je lisais souvent dans les journaux que certains pêcheurs étaient passés par-dessus bord du bateau, se désole-t-il. Je trouvais ça terrible. Les capitaines n’avaient même pas un câble et une ceinture de sécurité à bord de leur bateau. »

« À l’époque, il s’est rendu compte que les pêcheurs apprenaient à naviguer et à préparer les engins de pêche, mais on n’avait rien pour la sécurité maritime, raconte Michel Doucet, actuel directeur du campus du Collège communautaire qui comprend l’École des Pêches depuis 2000. Monsieur Saint-Cyr a vu loin. On l’a identifié comme un visionnaire et un bâtisseur. »

Dès son arrivée à la direction de l’École des Pêches, Gérard Saint-Cyr a travaillé fort pour doter l’établissement d’une piscine afin d’enseigner les mesures d’urgence en mer.

« Quand on tombe dans une piscine, c’est moins épeurant que de tomber dans la mer, explique-t-il. La mer n’a pas de limites. C’est profond, c’est grand. Une piscine, c’est limité. »

Selon le directeur actuel, monsieur Saint-Cyr a grandement contribué au développement de l’établissement. En plus d’avoir une vocation communautaire, la piscine permet aux élèves de s’adapter aux nouvelles technologies.

« La piscine a également mené à la création du Centre d’urgences sur mer qui est aussi sous la gouverne du Collège communautaire, se réjouit Michel Doucet. Ses contributions sont remarquables et ses contributions à la formation maritime sont inégalées jusqu’à maintenant. »

C’est tout à l’honneur de l’homme qui est à l’origine de la piscine, Gérard Saint-Cyr.

IL SUFFIT D’UN RÉCIT POUR CHANGER UN PAYS

Il manque au canada mosaïque du 21ème siècle, une romance de la beauté de celle d’Evangéline. Une romance fondatrice du pays oeuvre d’art marquant l’imaginaire canadien par l’épanouissement de la post-modernité à travers la nano-odyssée d’un vagabond céleste représente comme projet une tentative philosophico-politique à long terme pour y arriver.

Un des grands mérites du brillantissime sociologue acadien Joseph-Yvon Thériault est d’avoir démontré trois fois plutôt qu’une ( Evangéline de Longfellow, fondatrice du melting pot américain, de l’ennoblissement permettant le droit au rêve américain des cadiens de la Louisiane, et de l’errance  d’une ethnicité  qui a du traverser l’errance fantomatique, puis l’errance axiologique inspirée par la traduction de Pamphile Lemay) pour atteindre enfin l’errance poétique (la diaspora du dernier congrès mondial acadien) qu’il suffit d’un récit en dialectique avec la culture orale, pour changer un pays. Mandela ne l’a-t-il pas démontré en fondant la nouvelle constitution de l’Afrique du sud sur deux mots: LA NATION ARC-EN-CIEL?

Dessiner un récit de fondation permet le basculement de l’institutionnalisme à l’homme vrai. Le canada mosaïque réussira l’écologie transculturelle de sa globalité culturelle en autant qu’une légende virale, rhizomique puisse la transpercer pour la propager vers l’avenir d’un mieux vivre ensemble, et cela d’un océan à l’autre.

Qu’un vieux monsieur, ayant donné tous ses biens, parcourt les 10 provinces du Canada à la recherche des grands rêveurs tout en ensemançant ses citoyens de quatre questions…
quel est ton rêve? Dans combien de jours? qu’as-tu fais aujourd’hui pour ton rêve? En quoi ton rêve prend-il soin de la beauté du monde? Voilà le fondement de la légende du vagabond céleste que le conteur international Simon Gauthier raconte depuis quelques années à travers la francophonie, et qu’une petite équipe de rêveurs équitables (Michel Woodart et Marlene Auld) documente et archive depuis plusieurs années. Un pays oeuvre d’art (le rêve de Frank Scott, francophile anglophone de montréal) deviendra possible par une masse critique de citoyens oeuvre d’art (voir le roman philosophique MONSIEUR 2.7 K, disponible gratuitement sur Internet.), tel est le pari, tel est l’enjeu. Et le pays oeuvre d’art naîtra d’abord au coeur d’une nation sans état, minoritaire géographiquement, majoritaire poétiquement). Comme il y a près de 2500 nations sans état à travers le monde, et 185 pays, la nation sans état acadienne me semble la plus lumineuse pour que le pays oeuvre d’art puisse y surgir, dans une première fondation éclatante.

Grâce aux travaux de ce phare exceptionnel de l’Acadie intellectuelle qu’est le sociologue Joseph Yvon Thériault, le projet de philosophie politique d’un vagabond-chercheur peut maintenant prendre sa dimension pan-canadienne comme pan-culturelle dans sa pluralité. Si le récit d’Evangéline a réussit trois fois l’impossible historiquement, il n’y a aucune raison pour que le vagabond céleste n’y arrive pas:))))), surtout s’il s’appuie passionnément sur l’imaginaire acadien issu du récit d’Evangeline.

Pierrot vagabond

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QUI EST JOSEPH YVON THÉRIAULT?

Joseph-Yvon Thériault,
sociologue, Département de sociologie, UQAM
Chaire de recherche du Canada en mondialisation, citoyenneté et démocratie.

Études
B.A. Université de Moncton (Bathurst), 1971
M.A. (science politique), Université d’Ottawa, 1973
Doctorat (sociologie du développement), École des hautes études en sciences sociales (EHESS) Paris (1981)

Carrière

Il a été professeur de sociologie à l’Université d’Ottawa (1978 à 2008), directeur du département de sociologie (1987 à 1990), doyen associé à la recherche (1992 à 1998) et doyen intérimaire (1996-1997). Il a été le directeur fondateur du Centre interdisciplinaire de recherche sur la citoyenneté et les minorités, (CIRCEM) de 2000 à 2007 et titulaire de la Chaire de recherche identité et francophonie (2004-2008).

Depuis 2008 il est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en mondialisation citoyenneté et démocratie (Chaire MCD) à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et professeur de sociologie 2 à la même université.

Œuvre

Son travail sociologique porte sur la tension dans les sociétés démocratiques entre les tendances à l’individualisation et à la pluralisation, et la permanence des identités et des mémoires collectives (citoyenneté et identité). Il est reconnu pour ses travaux sur l’Acadie, le Québec et les communautés minoritaires francophones du Canada (l’aire culturelle du Canada français). Cette démarche s’est ouverte aux enjeux propres aux petites sociétés et au phénomène nationalitaire en général.

Distinctions[modifier le code]
1996 – Prix France-Acadie pour L’identité à l’épreuve de la modernité
2002 – Prix Richard-Arès pour Critique de l’américanité
2003 – Prix de la présidence de l’Assemblée nationale du Québec (Livre politique de l’année pour Critique de l’américanité)3
2004 – Élu membre de la Société royale du Canada
2007 – Lauréat de la Fondation Trudeau (2007-2010)4
2009 – Professeur émérite, Université d’Ottawa5.
2013 – Prix du CRCCF, 20136.
2013 – Finaliste Prix du Gouverneur général pour Évangéline : contes d’Amérique 7
2014 – Prix Jean-Éthier-Blais pour Évangéline : contes d’Amérique

Bibliographie (principaux ouvrages)[modifier le code]

Livres[modifier le code]
Évangéline : Contes d’Amérique. Québec Amérique , 400 pages. (ISBN 978-2-7644-2135-2)
Faire société. Société civile et espace francophone, Sudbury, Prise de parole,‎ 2007, 384 p. (ISBN 978-2-89423-204-0).
Critique de l’américanité : Mémoire et démocratie au Québec, Montréal, Québec Amérique,‎ 2005 (1re éd. 2002), compact, 386 p. (ISBN 2-7644-0450-6).
L’identité à l’épreuve de la modernité, Écrits politiques sur l’Acadie et les francophonies minoritaires,, Moncton, Éditions d’Acadie,‎ 1995, 323 p. (ISBN 2-7600-0292-6).
La société civile : ou la chimère insaisissable, Montréal, Québec Amérique,‎ 1985, 160 p. (ISBN 2-89037-265-0). Cet ouvrage est disponible en version électronique pour consultation gratuite sur le site Les Classiques des sciences sociales (Cet ouvrage n’est pas libre de droit et toute reproduction, modification ou diffusion est soumise au droit de son auteur).

Direction d’ouvrages (revues)[modifier le code]
F. G. Dufour et J. Y. Thériault (dir.), « Sociologie du cosmopolitisme, numéro spécial, », Sociologie et sociétés, PUM, vol. 44, no 1,‎ 2012
Joseph Yvon Thériault, Anne Gilbert et Linda Cardinal (dir.), L’espace francophone en milieu minoritaire au Canada : Nouveaux enjeux, nouvelles mobilisations, Montréal, Fides,‎ 2008, 564 p. (ISBN 978-2-7621-2860-4).
E-Martin Meunier et Joseph Yvon Thériault (dir.), Les impasses de la mémoire : Espace, filiation, nation et religion, Montréal, Fides,‎ 2007, 390 p. (ISBN 978-2-7621-2759-1)
Jacques-L. Boucher et Joseph Yvon Thériault (dir.), Petites sociétés et minorités nationales : enjeux et perspectives comparées, Québec, PUQ,‎ 2005, 420 p. (ISBN 2-7605-1359-9)
Joseph Yvon Thériault (dir.), Les francophonies minoritaires du Canada : l’état des lieux, Moncton, Éditions d’Acadie,‎ 1999, 576 p.