JE FUS MARIÉ À LA POÉSIE… J’AVAIS LES ÉTOILES COMME MAITRESSES… ET LES FEMMES QUI ONT CROISÉ MES BOTTES AUX MILLES ENCHANTEMENTS FURENT DES MIRAGES SOUS LE VENT DE MES LONGUES ONDULATIONS INCANTATOIRES…. COMME J’AI CHANTÉ MES CAHIERS AU CAFÉ ST-VINCENT… UN MILLER DE CHANSONS… JE N’EN CONNAISSAIS AUCUNE PAR COEUR… J’AIMAIS PASSER MES NUITS AU DACTYLO… À RECOPIER SANS CESSE MES CAHIERS… POUR EN TRANSBUVER LA BEAUTÉ DES MOTS…. J’AURAIS PU ME PASSER D’UN PUBLIC… JE N’AURAIS PU ME PASSER DE LA SCÈNE… SEUL ENDROIT PARFAITEMENT PROTÉGER CONTRE LA LAIDEUR DE LA FACTICITÉ HUMAINE… HORS TEMPS, HORS RÉALITÉ, HORS SERVITUDE, JE CHANTAIS COMME CHANTE LA BEAUTÉ DU MONDE EN MOI…. TOUS LES MATINS DU MONDE QUAND J,ARRIVE À L,UNIVERSITÉ LES DÉBRIS DE LA MÉMOIRE DU COEUR RELIÉS A LA SCÈNE CHANTENT ENCORE MAJESTUEUSEMENT EN MOI… NOUS FÛMES DES ROIS HEUREUX….

LA FEMME AU CHAR DANS L’NOIR
28 mars 2009 – 20 h 23 min
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COUPLET 1

on s’est r’trouvés tout seuls
un soir dans forêt
à dormir dans ton char
dans l’noir en secret
toute habillée désespérée
le coeur en mille morceaux brisés
t’as eu besoin d’mes bras
rien qu’de mes bras

COUPLET 2

tu m’avais ramassé sa route
malgré tes doutes
tu m’as dit qu’c’est en voyant ma guitare
qu’t’as eu confiance en mon regard
comme tu pleurais tous tes secrets
le coeur brisé par un décès
t’as eu besoin d’mon âme
rien qu’de mon âme

COUPLET 3

y avait tellement pas d’place
dans l’char entre les deux bords
que t’as dormi la tête contre mon ventre
mains agrippées autour d’ma jambe
tu respirais comme UNE enfant
qui crie papa j’ai mal en dedans
t’as eu besoin d’mes ailes
rien qu’de mes ailes

COUPLET 4

mes doigts dans tes cheveux disaient
oh sois bénie amie
j’ai pas eu d’femme entre mes deux bras
depuis deux ans et demie, amie
pour toutes celles que j’ai mal aimées
que j’ai souvent abandonnées
j’ai eu besoin d’tes larmes
rien qu’de la beauté d’tes larmes

COUPLET 5

ca s’est passé le 8 juillet 2008 pas loin d’la mer
à Natasquan entre les tentes
dans un camping inou completement désert
que ma chanson chante le mystere
d’un homme et d’une femme sur cette terre
qu’y ont eu besoin d’leurs peines
rien qu’de leurs peines
en dessous dl’leur chair humaine

Pierrot
vagabond céleste