2: PAR LES QUALIAS IMPLOSIFS ET CRÉATIFS DE LA NON-TRICHERIE, LA PERSONNE HUMAINE À LA VIE PERSONNELLE OEUVRE D’ART ET LE MULTIVERS À SA VIE COSMOLOGIQUE OEUVRE D’ART… CO-SIGNENT LA BEAUTÉ DU MONDE PAR LA DANSE DE LEURS RÊVES BIG BANGS RÉCIPROQUES

Comme le dit si bien mon ami et partenaire de recherche Michel le concierge, la nano-citoyenneté-planétaire, c’est un algorithme social dont le programme est constitué de rêves big bang, de vies personnelles œuvre d’art et de pays œuvre d’art.

Dans un de ses aphorismes dont il a le secret, Michel le concierge ajoutait cette belle pensée: Si Donald Trump perdait tout, mais absolument tout et se retrouvait dans une situation précaire inouie, il retrouverait le sens d’un verre d’eau qu’on donne à quelqu’un qui en a plus soif que soi.

C’est en ce sens que pour moi, la terre promise de l’ontologie passe peut-être par la fracture de la conscience dans son intentionnalité -sens créatrice d’objet , en repartant la recherche non pas à partir de la perception de l’objet, mais à travers la synchronivité entre les qualias de non-tricheries des rêves big bang du multi-vers et des multi-personnes-humaines (vagabond céleste) en vue de prendre soin de la beauté du monde (quali suprême téléologique)

à suivre…

 

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1: TOUT COMME POUR 7 MILLIARDS DE PERSONNES HUMAINES, UNE ROSE SENT LA ROSE (QUALIA), UN JOUR, POUR 7 MILLIARDS DE PERSONNES HUMAINES, LE MULTIVERS SENTIRA LA NON-TRICHERIE ÉMERGEANT DE TOUT RÊVE BIG-BANG DONT LA SYNCHRONIVITÉ 2.7K? TÉMOIGNERA DE LA QUALIA DE TOUTE VIE PERSONNELLE OEUVRE D’ART AU SERVICE DE LA BEAUTÉ DU MONDE

iNTUITION 1:

La non-tricherie multi-universelle peut être représentée abductivement par une rose blanche, au mitan de sa vie, (de la même qualia que le texte du cantique des cantiques de la bible) que pourraient sentir 7 milliards de personnes humaines.

Je fais l’hypothèse que toute vie personnelle œuvre d’art ne trichant pas avec son rêve big-bang aurait accès à l’intrinsèque non-tricherie, qualia suprême du multi-vers dans ses big-bangs infinis….

Quand une personne humaine triche avec son rêve big-bang, elle s’enrhume de beauté du monde temporairement. Elle est même incapable de sortir de l’engluement connexe à la peur de mourir, la peur du prochaion lunch, la peur de manquer, la peur de tout perdre, la peur de la peur. ELLE N’A PAS ACCÈS AU PARFUM ESSENTIALISTE DE LA ROSE DANS TOUTE SA QUALIA… MAIS QU’À SON PARFUM EXISTENTIAL…

Combien de fois, comme vagabond céleste, je me suis retrouvé en mode d’errance protégé par la poésie même du multi-vers non-tricherie… Les oiseaux dans le ciel, la musique de la pluie sur l’alsphate, la promptitude du vent à me souffler…. aie confiance… nous sommes ton rêve…. tu es notre rêve…. nous te protégerons…. même si tu subis le pire…. PARCE QUE TU REFUSES DE TRICHER avec ce rêve big-bang qui t’habite comme il nous habite nous les multiversiens (toi-même en prismes infinis de possibilités).

Je n’avais rien et j’avais encore trop… je n’étais rien et j’étais encore trop, je ne voulais rien et je voulais encore trop…. Comment expliquer…. Un jour, je vagabondais une route de campagne perdue, mais aussi perdue que moi, et de loi je vis un homme dans un champ me faire signe de m’approcher… Cela dut me prendre un bon 15 minutes pour y arriver… Il me dit… regarde… cette petite graine pousse…. quand même… c’est pas beau ça?…

Le rêve de l’univers qui pousse à travers cette petite graine donnait le ? nécessaire au sens de sa vie, au sens intrinsèque de sa vie…. l’amplitude et surtout, un sentiment de plénitude nous envahit tous les deux….

Mais j’étais un philosophe et lui un cultivateur… Son rêve big bang l’amenait à prendre soin de la beauté du monde en cultivant, moi en cultivant mes étiquettes conceptuelles.

J’avais tout abandonner pour une question: Si je prends soin de l’univers, Est-ce que l’univers va prendre soin de moi? Et puis… avec le merveilleux Gérard Cadieux et Suzanne Fortin à recyclo-livres, Victoriaville, nous avons passé 4 années dans un nuit et jour au grand tableau vert et craies à travailler sur une formule… celle qui devint celle de Gérard finalement: WOW-T=G.3

Nous tentions de deviner dans les clients et clientes qui fréquentaient la librairie qui trichait et qui ne trichait pas avec son rêve…. la valeur du wow… la valeur du -t…..

Je dormais dans la cave sur une table, habillé d’un drap de peinture… j’ai eu pendant 4 ans les mêmes 2 paires de jeans usés à la corde, les mêmes bas troués, je me lavais et lavais mon linge dans un bacc à vaisselle…. Gérard me pays un repas par jour à titre de bénévole, parfois des clients m’apportait à manger, parfois Gérard me faisait une petite épicerie…

4 années à présider une union des écrivains de la région (réunions parfois autour de ma table qui me servait de lit la nuit, à fonder une maison d’édition…. mais bon….

Tout se passait comme si aucun événement de ma vie, si petit fut-il n’était pas branché aujourd’hui à ce que j’étiquette conceptuellement comme LA QUALIA NON-TRICHERIE qui relie comme le tonnerre à l’éclair, toute personne humaine qui ne triche pas avec le rêve big-bang qui tonne en dedans d’elle comme tonne au-dehors d’elle les qualias infinis du multi-vers…

la non-tricherie et le wow forment le fondement qualiatique de la substance et de l’essence recherchées autant par Platon qu’Aristote…. mais le vision du cosmos ne comportant pas de big bang ni de multi-vers, ils ne pouvaient même en deviner la puissance com- conscienselle qu’annonce déjà la nano-citoyenneté-planétaire devant le cri de Munch des enfants de la planète terre qui se meurent de faim et de blessures de guerres par millions.

Cher Gérard Cadieux, Chère Suzanne Fortin…..

c’est avec dignité et tendresse que j’aimerais vous honorer en ce texte auj. Nous fûmes des pinonniers du wow-t=g3., telle que le dit la formule à Gérard.

à suivre…

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MERCI À MICHEL LE CONSIERGE ET MARLENE LA JARDINIÈRE…. POUR LA BEAUTÉ DE LEUR RÊVE (LEUR AMOUR OEUVRE D’ART) QUI M’ACCOMPAGNE TOUS LE SJOURS

À
Gaelle Eteme

Aujourd’hui à 11 h 10

tu sais, pour moi la nano-citoyenneté-planétaire, la vie personnelle œuvre d’art et le rêve big bang sont d’abord des outils épistémologiques , éthiques et politiques pour participer au quotidien de mon mieux à la protection des rêves de rêveurs et de ¸rêveuses qui dans leur quotidien, ont pris la décision de ne pas tricher pour prendre soin à leur façon de la beauté du monde:)))
Quand je vous vois Isabelle et toi combattives, fières et talentueusse… ca me rend joyeux

Un vieux chercheur

Pierrot

CHÈRE GAELLE…

À
gaelle eteme, Pierre Rochette


Aujourd’hui à 13 h 32

ton courriel me touche…

pour moi tout rêve big bang conduit à une vie personnelle œuvre d’art….
le fondement même d’une personne humaine d’exception

tu sais
j’ai mis quelques années à aider une jeune femme qui avait été violée par son père dans une secte catholique jusqu’à l’âge de 29 ans. J’ai pu l’amener à l’université de Lennoxville, faire sa maîtrise en comédie musicale, lui trouver un psychologue, lui donner mon automobile, lui trouver une famille pour l’accueillir
lui ai acheté un lit… elle dormait encore dans le lit dans lequel elle avait été violée……et disparaître après m’être assurée qu’elle était bien entourée (entre autre lui ai trouvé un vieux monsieur inventeur qui a pu jouer le rôle de grand-père dans sa vie…

Un jour que j’étais vagabond à Montréal, sale, affamé et couchant dehors…. avec ma guitare, ma canne et mon sac à dos… elle m’a reconnue….sur la rue Ste-Catherine… elle me dit…. sans que je ne lui dévoile rien de ma situation précaire… Pierrot sait-tu ce que je suis devenue à cause de toi?

Je suis iere assistante de scène à l’opéra de Montréal…. je suis reparti les larmes de joie aux yeux…. Ma mère et moi avions réussi l’impossible.

Car, je me rappelle d’avoir demandé la complicité de ma mère que j’avais été cherchée de nuit à Trois-Rivières pour que ma mère dorme avec et la prenne dans ses bras toute une nuit en la faisant pleurer… Ma mère est devenue sa mère de réserve, sa propre mère ne l’ayant pas protégé de son père…

C’est ainsi que de la protection d’un rêve à un autre, d’une année à l’autre, le plus humblement possible, mes étiquettes conceptuelles ont pris chair…. Nano-citoyenneté-planétaire, vie personnelle œuvre d’art, rêve big bang…

Ne pas tricher… ne pas tricher,… ne pas tricher… wow-t=2.7k?

6000 pages d’un blog, un 1000 pages (Monsieur 2.7k) 100 chansons…. pour en témoigner discrètement et anonymement à travers les années…

70 ans….

et le bonheur de vous voir Isabelle et toi maturer vos doctorats réciproques…devenir peu à peu les femmes d’exception que vous êtes déjà…

Je ne pourrais pas ni enseigner, ni parler de mes recherches… nui même vous en parler je crois

je ne ferais que pleurer….

comment parler de 30 ans de questions si vagabondes dans des conditions si particulières??

Comme me le dit souvent le conteur international Simon Gauthier… Pierrot tout est là…
Mais de mon vivant… je souhaite que cela reste le plus anonyme possible….
et comme Peirce…
le plus brouillon possible.

Pierrot

PAULO, YOLANDE, LA PAPAUTÉ, SON AGENCE DE VOYAGE SUR LE PERRON, LA RICHE VEUVE, LE VOL DE SES AVOIRS DANS LE TRAIN

Dans ma ville de La Tuque, quand j’étais enfant, la musique classique avait tellement fracassé la structure factuelle du réel que tout ce qui venait à ma rencontre résonnait musique.

Même quand je fis ma maîtrise sur comment fonctionne le rire dans le cerveau humain durant 14 ans en écrivant des numéros de burlesque pour expérimenter mes théories, le tout se dessinait dans ma tête en feuilles de musique, en barres de mesures, en notation.

Le plus grand chef d’orchestre que j’ai connu dans ma vie s’appelait Baptiste Tremblay… c’était un vagabond du réel vivant à La Tuque dont la spécialité était d’arrêter les trains pour faire passer les enfants… Et les trains arrêtaient et les enfants passaient…

Mais un jour, il eut la poésie lui donna la promotion… soit d’être professeur de musique pour les oiseaux dans un parc… Je le voyais récompenser les oiseaux quand ils se mettaient à chanter sous sa baguette par des sacs de miette de pain….

Dire que ce vagabond est venu habiter dans la rue donnant sur la porte de garage du café st-Vincent avec le père La montagne et l’artiste et qu’il mourut en se faisant écraser par une automobile conduite par le nouveau premier ministre de la province de Québec, René Levesque…

Paulo Rochette, le frère de mon père Roger Rochette, pianiste de son orchestre,  était un immense  poète de l’imaginaire….  Il avait une agence de voyage dont j’étais le seul voyageur. Il avait un cocottier avec un singe et une carte géographique. Il me disait.. Pierrot met ton doigt sur la carte… il virait son singe de bord… on allait sur sa galerie et on n’avait qu’à fermer les yeux pour partir en voyage.

Toute sa vie d’artiste de scène dans l’orchestre à mon pe`re, il l’avait vécue pour qu’à la fin il puisse raconter (en ordre s’il vous plait) les plus belles anecdotes de leurs joies de vivre…

Et quelque fois, quand mon partenaire de scène Denis Lamarre et moi-même donnions un spectacle à La Tuque, nous arrêtions de nuit chez Paulo qui d’une façon épique nous racontait la beauté de chaque épisode de son passé.

Yolande faisait des casse-tête… nerveuse parce que leur situation financière était toujours précaire… Et Paulo de lui dire… Yolande.. tu devrais être moins nerveuse… parce que tu risques de mourir avant moi et alors…  même si je fais tout mon possible pour rester veuf, une riche veuve va me ramasser… avec un char, un chalet et de l’argent…

Et Yolande de rire devant l’impossibilité de la poésie de Paulo…

n’empêche qu’un jour, Yolande décédée… Paulo me crie sur la rue: Pierrot… regarde… j’ai une veuve, un char, un chalet et de l’argent et je ne touche à aucun des 4:)))))))))))

Cette veuve a adoré Paulo… qui n’était pas vénal pour 5 sous… quand il lui jouait ti oiseaux au piano en chantant…. il était pour elle la fraîcheur du monde sous sa passion de bien vivre…

 

On m’a raconté que, la veille de mourir, Paulo a fait un party dans sa chambre, obligeant chacun qui pleurait de sortir… Il est mort seul, souriant et heureux.

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LA POÉSIE ÉMERGEANT PAR SYNCHRONI-VIE-TÉ D’UN RÊVE BIG BANG EST PARFOIS SI ÉBLOUISSANTE DANS SES MENUES DANSES, QUAND ON REPENSE À SA VIE

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1:

Je suis tout petit….deux ans ou trois ans… c’est le soir… il neige…. il fait doux…. mon père et ma mère me font monter la côte St-Louis… il y a une musique classique de Noel qui joue au Pignon rouge que je fredonne encore aujourd’hui… on vire sur la rue du Pignon rouge… mon père et ma mère arrête dans un dépanneur pour m’acheter des pastilles noires… on entre au couvent des sœurs… je suis dans les coulisses… on me donne des fleurs… un bouquet de fleurs… je vais le porter à quelqu’un sur la scène… on applaudit dans la salle… et de me dire… TIENS CE SERA CELA MA VIE PLUS TARD….

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2:

Il y a trois livres à la maison: adagio de Félix Leclerc. Ti-coq de Gratien Gélinas et le vagabond Jean N’arrache d’Emille Coderre… En voyant le dessin stylisé sur la courverture, de me dire… TIENS CELA SERA MA VIE PLUS TARD.

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3:

Je suis sur la galerie… le train passe sur le côté de chez nous où il ralentit toujours avant d’aboutir à une rue transversale… Je vois soudainement sur le toît d’un wagon un hobo qui saute en bas… et de me dire: TIENS CE SERA MA VIE PLUS TARD.

Surtout que j’appris beaucoup plus tard que mon grand-père Lefebvre, travaillant pour les trains, accueillait ces hobos chez lui en leur donnant à manger et en les faisant coucher sur le banc du quêteux.

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4:

Mon père et ma mère ont beaucoup d’enfants (6 à l’époque je crois)… Pour soulager ma mère, mon père entreprend de faire avec nous une version de la famille Trapp en nous faisant chanter à 6 voix…. le résultat est bouleversant… certains dimanche matins, le téléphone est ouvert, Monsieur le maire Lucien Filion est au bout de l’appareil… et sous chantons pour lui… Et de me dire: JE N’APPARENDRAI JAMAIS LA MUSIQUE MAIS JE SERAI CAPABLE UN JOUR DE FAIRE CELA.

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5-

La place des arts vient d’ouvrir à Montréal (1963) Aubert Mongrain a un rêve… que toute son harmonie de La Tuque qu’il dirige à l’école secondaire aille y jouer pour un congrès provincial des frères Maristes….

Je suis choisi avec mon frère Claude et ma petite sœur Hélène je crois pour faire partie de 2 numéros de la famille Trapp avec madame Mongrain en mère Trapp…. Je n’oublierai jamais ce passage à la Place des arts à 13 ans…ET DE ME DIRE… UN JOUR MOI AUSSI JE RÉALISERAI MON PROPRE RÊVE…

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6:

Mon père vient de faire faillite avec son poste de télévision, le ier poste de télévision sur cable au Canada…. où j’étais caméraman chaque soir après l’école.
Il monte à Montréal… rentre au collège Jean-de Brébeuf…il voit un bureau demande au jésuite qui il est: c’est le père Trudeau qui me racontera lui-même cette scène que mon père n’a jamais conté par humilité.

Qui êtes-vous Monsieur?… et l’homme de répondre: Je suis le père Trudeau, directeur de ce collège… et mon père de lui dire: J’ai un problème de père de famille et quand je vais sortir de votre bureau, vous allez avoir un problème de prêtre.

J’ai un fils… sa tante habite à la rue d’à côté… Vous allez le faire travailler pour qu’il puisse payser ses études car je viens de faire faillite avec mon rêve… Et le père de dire.. a-t-il de bonnes notes? et mon père de répondre: Non, mais il va en avoir….

et le père Trudeau de dire: Monsieur, pour la beauté du geste que vous venez de poser, je vais prendre votre fils et il va travailler ici pour payer ses études.

Mon père revient,… ne me dit pas un mot jusqu’à la dernière journée… il me dit: Tu prends l’autobus pour aller étudier demain à Montréal… non que je lui dis..Je suis un artiste… je veux devenir un artiste… Il me dit… monte dans ta chambre… si dans 15 minutes tu es du même avis,  je vais me plier à ton choix… 15 minutes plus tard, je redescend et lui dis: Je vais monter à Montréal mais rendu là, je fonde un groupe musical… Mon père me dit: fais-ce que tu veux en autant que tu étudies et que tu réussisses…

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7-

Je passe l’été à expo 67…. et là me vient un rêve… fonder un groupe de musique pour aller représenter le Canada à expo 70…. Je rentre dans la classe à Brébeuf en septembre (me rappelant que j’étais capable de faire faire des voix comme mon père avait fait avec nous petits) et je dis: Qui veut faire de la musique? On lève la main un à un Monique Desroches, Fabienne Desroches, Michel Claveau, Pierre Anger, Roseline Lebel… C’est ainsi que sont nés les contretemps.

En 1969, nous gagnions le championnat nord-américain du meilleur groupe de folklore collégial à Toronto, puis, après avoir été mentionné au parlement canadien pour le ier long jeu bilingue canadien, nous étions choisi pour représenter le Canada au Japon à l’exposition d’Osaka en 1970.

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8-

Un clown de Toronto fait partie d’une troupe de patinage artistique sur glace qui passe entre nos spectacles… Je le trouve exceptionnel… La dernière journée avant de quitter pour Hawai, je lui demande en pleurant: Monsieur pourquoi vous êtes un artiste et je n’en suis pas un?

Et lui de me dire… Je vais te dévoiler un secret qu’on ne se partage qu’entre initiés à travers le monde. Il y a 4 étages dans une âme d’artiste. 1) le cabotinage, 2) le don de soi, 3) la communion, 4) la catharsis…. Ca prend toute une vie d’artiste sans tricherie pour se rendre au quatrième…

Et moi de lui demander… Mais comment vais-je faire pour savoir que j’ai traversé un étage? Et lui de me dire: chaque étage ne disparaîtra jamais en toi… Mais chaque fois que quelqu’un t’appellera maître, tu sauras que tu es rendu à l’étage supérieur… et rendu au dernier étage que se passe-t-il? Je n’ai pas le droit de te le dire… Tu verras bien…

Et voilà que je décide de faire carrière sur scène juste pour traverser mes étages et que j’arrêterai la scène quand j’aurai franchi le quatrième étage… J’entre donc au Café St-Vincent…. avec le cabotinage comme ier étage…. et chaque soir, je désespère de monter au deuxième… Cela prendra plusieurs années (une bonne dizaine je crois) pour qu’un jour enCôte d’ivoire alors que je représentais le Canada à Abidjan et que j’étais devenu en une seule prestation à la télévision la vedette d’un jour, un africain vient à mon hôtel et me dit:

JE VOUS AI VU À LA TÉLÉVISION MAÎTRE…

Et moi de lui dire… Pourquoi tu m’appelles maître frère… et lui de me dire.. parce que j’ai vu que tout ce qui compte pour vous, c’est les autres…

Le clown avait donc raison…. mais comment on fait pour se rendre au troisième? L’année suivante, ce fut un tel succès à la semaine canadienne pour l’ambassade du Canada qu’on me redemande… Après le plus grand succès sur scène de ma carrière, une limousine vient me chercher… elle m’amène chez une grande chanteuse africaine qui me dit:

MAÎTRE, OÙ EN ÊTES VOUS RENDU EN VOUS?

Je lui dis sans hésiter la communion… et elle de me dire…. c’est ce que j’ai ressentis en vous écoutant ce soir…

Mais là je me suis dis… wow… à quand la quatrième étape?  Quand je quittai la scène un soir en chantant la quête de Jacques Brel à l’auberge la Calèche, j’avais perdu tout espoir de réussir ma quatrième étape…

Je deviens donc squatter dans une galerie alternative à recyclo-livres Victoriaville durant 4 ans en dormant sur une table dans la cave habillé seulement par un drap de peinture…

Une jeune femme de 19 ans vient… Monsieur vous avez fondé une association des écrivains dont vous êtes le président… accepteriez-vous de me guider dans mon ier roman…. durant plus de 2 ans, elle vient me voir et je lui lis ses propres textes…. elle publia finalement…

Un jour, alors que j’étais vagabond céleste et que j’étais à la baie James, je reçois un courriel sur le site www.demers.qc.ca où elle me dit qu’elle étudie en littérature et qu’elle apprend institutionnellement tout ce que je lui ai appris vagabondément.. et elle de me dire

VOUS AVEZ ÉTÉ MON MAÎTRE

C’est là que j’ai su que ma 4eme étape venait d’être franchie… à 58 ans….. la catharsis, c’est l’étape où on obtient enfin la grâce de n’être maître de rien…

Tout était déjà inscrit dans la petite chanson scoute

ego sum pauper (je suis pauvre)

nihil habeo (je n’ai rien)

et nihil dabo (je ne demande rien)

 

à suivre

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COURRIEL DE MON AMI, LE CONTEUR INTERNATIONAL SIMON GAUTHIER

À
pierrot rêveur
Aujourd’hui à 11 h 04
Allo Pierrot!
Rdv Tim Horton à côté de l’hôpital juif de MTL.
12 janvier samedi

Bien hâte de renouer avec toi et nos activages de rêveries appliquées.

Au travers de vagabondages d’histoires
j’aimerais que tu me parles de Paulo. De Paulo et de Yolande
Sa papauté et autres grands moments

J’ai déjà dans l’actif Paulo: son agence de voyage (perron), son remariage avec la riche veuve. Le vol de leurs avoirs dans le train.

Du Paulo

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Aussi, il y a ton histoire après avoir vu le clown… Tu me l’avais raconter hi hi hi merveilleuse mais je l’ai égarée, pourrais-tu me la re raconter stp. avec tout le cheminement de pallier Maître! (l’africaine etc!)

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Margaret Sanger: aurais tu un bon livre à son sujet et avec l’inventeur Pincus

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Aussi je fais de l’écoute documentaIre au sujet de Darwin.

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Également j’aimerais passer du temps avec Michel le concierge.

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Bref, j’avance dans le brassage de ton sillage et je fais de liens avec ton épopée!

Pierrôt! tu vas l’avoir ! Je t’encourage. Tout se tient.

à bientôt

ton ami Simon dans l’hiver tranquille ébullition!

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RÉPONSE-COURRIEL DE PIERROT À SIMON

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Cher Simon,

pour Margaret Sanger, tu peux faire venir le livre en anglais sur amazon…. «the autobiography of Margaret Sanger»…

“A moving story of action — direct, forceful, and plain-spoken.…It would be difficult to overestimate the importance of this autobiography.” — Saturday Review of Literature.
While working as a nurse amid the squalor of New York’s Lower East Side in the early twentieth century, Margaret Sanger witnessed the devastating effects of unwanted pregnancies. Women already overwhelmed by the burdens of poverty had no recourse; their doctors were either ignorant of effective methods of birth control or were unwilling to risk defying the law.
Sanger resolved to dedicate her life to establishing birth control as a basic human right. Her battles brought a world of troubles — arrest, indictment, and exile among them — but ultimately she triumphed, opening the first American birth control clinic in 1916 and serving as the first president of the International Planned Parenthood Federation in 1953.
A fascinating firsthand account of an early crusade for women’s healthcare, this autobiography is a classic of women’s studies and social reform.

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Pour ce qui est de Paulo, Yolande, la papauté et autres grands moments (son agence de voyage sur le perron, son remariage avec la riche veuve, le vol de leurs avoirs dans le train)….

Cher Simon, c’est toute la poésie de mon enfance que tu me demandes de te raconter… et je me demande si mes mots seront assez épiques pour bien peindre de grands artistes du quotidien que furent ces pionniers et pionnières grâce à la musique classique et la fanfare du moulin de La Tuque.

Imagine-toi un village issu de l’impossible…. Perdu entre deux montagnes, à 100 kilomètres par bois et rivière St-Maurice de la petite ville de Trois-Rivières, un moulin à papier surgit de nulle part parce que des américains, la famille protestante des Brown venant des États-Unis veut faire le commerce de la pulpe sous différentes formes.

Mon grand-père Lucien Rochette arrive donc de St-Raymond de Portneuf pour s’y établir, comme des centaines d’autres.

Rapidement s’établissent donc deux communautés: Les dominants, protestants anglophones (quelques dizaines de personnes)  ne parlant qu’anglais qui vivent dans de jolies maisons l’autre bord de la track menant au moulin… et de l’autre côté de la track, les dominés catholiques francophones peu ou pas instruits tournant autour du curé Corbeil qui lui se charge de faire régner la paix entre protestants et catholiques, parce que les protestants donnent de l’emploi.

Ces anglophones dominants protestants sont ce qu’il y a de plus paternalistes… La main d’œuvre est captive, soumise, dévouée… L’ouvrage est difficile… personne n’a le moyen de perdre… ni les anglais, ni les français.

Dans ce temps-là, il n’y avait ni radio, ni t.v…. et un des propriétaires de l’usine de papier Brown est un amoureux fou de la musique classique…. amoureux fou au point d’acheter des instruments pour que les travailleurs de l’usine puissent en jouer et former une harmonie… Les répétitions auront lieu dans un local annexe à l’usine…

Ces hommes peu instruits et soumis à la hiérarchie des pouvoirs apprennent sans même qu’ils le sachent la poésie, la liberté, le rêve par la musique qu’ils apprennent à jouer alors que la plupart sinon tous n’avaient même jamais joué d’un instrument dans leur vie.

La musique rend la ville folle de joie de rêver collectivement l’impossible… Comment être heureux, solidement heureux alors que tout le contexte pionnier rend sédentaire des misères du quotidien.

Nous sommes quelque part vers 1920…. Selon ce que je me souviens des racontes de mon grand-père Lucien, il est un jeune homme heureux…. Son père est mort quand il avait 5 ans après être tombé du toît qu’il déneigeait et il est tombé sur un piquet de clôture…, Etais-ce à St-Raymond de Port neuf ou à la Tuque? probablement St-Raymond de Portneuf… il se rappelle qu’à Noel, pendant que son père hurlait de douleur, il avait ordonné à sa femme d’aller jouer de l’accordéon à piton , pipe dans la bouche, et de faire danser les enfants en pied de bas pour qu’on ne l’entende pas crier…

Mon grand-père Lucien aurait rencontré ma grand-mère Lumina alors qu’elle s’en allait aux États avec ses parents travailler dans une manufacture…. ils se sont finalement mariés… je sais peu de choses là-dessus car ma grand-mère Lumina était en fait une spécialiste des larmes de joie ( elle pleurait à chaque iere neige, à chaque arc-en ciel, à chaque naissance) mais refusait de pleurer de peine…  Plusieurs fois, J’ai entendu mon grand-père Lucien qui ne comprenait rien à la différence entre les larmes de joie et les larmes de peine….  lui dire: Lumina, va faire le tour du carré le temps que ça sèche…

Souvent, quand j’étais petit, j’allais chez Memère Lumina et ensemble, chacun sur notre chaise, on pleurait en silence des larmes de joie… elle était la reine de la beauté du monde par la fraîcheur de ses larmes….

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Durant ces ieres années de la fondation de la ville de La Tuque,La musique ensorcèle tous ces hommes qui travaillent au moulin…. au point où rapidement, selon les racontes de mon grand-père Lucien, deux orchestre se partagent la ville…. deux orchestres des Rochette… celle de Pitt Rochette à un bout de la petite ville et celle de Lucien Rochette à l’autre bout… et cela en plus des répétitions de l’harmonie où tous et chacun viennent puiser le courage relié à la poésie du quotidien.

Celle de Pitt est composée d’adultes… Celle de mon grand-père elle surgit d’une poésie reliée et à l’épique de ses choix, et à la magie de l’enfance.

Un jour mon grand-père (selon ses racontes) arrive à l’usine et dit à son patron immédiat: Je suis un artiste… je quitte pour créer mon orchestre et je sais qu’un jour le moral des gars va être tellement bas que t’auras pas le choix de me réengager….

Un de mes frères, (François je crois) qui possède l’album de famille) détient une photo où l’on voit sur sa galerie Mon grand-père Lucien, ma grand mère Lumina et leur 4 enfants en train de répéter pour fonder son orchestre Rochette: Objectif… jouer dans les mariages, les fêtes de famille en échange de manger….

Mon père Roger est tellement petit que sa mandoline (si je me souviens bien) paraît grosse entre ses mains, mon oncle Paulo, ma tante Dine et ma tante Micheline..

Mon père n’a jamais trouvé très drôle cette période de sa vie où ils avaient de la misère à manger et à se chauffer parce que mon grand-père Lucien refusait de travailler parce qu’il était un artiste….

Mais la ville grandit… Arrive Aubert Mongrain…. chef de l’harmonie de La tuque et enseignant à l’école St-Zéphirin… Un homme passionné, autoritaire, charismatique qui fera en sorte que la ville de Latuque soit la ville de la musique au Québec.

Quand il se marie dans le bout de Trois-Rivières, il louera un autobus pour transporter tous ses musiciens pour qu’ils jouent à ses noces… Mon père doit avoir 15 ans… Il va le voir…. lui dit Monsieur Mongrain, j’aimerais apprendre la trompette… Monsieur Mongrain lui donne un livre et lui dit… passe à travers ça et après ion verra ce que je peux faire pour toi… Quelques mois plus tard, mon père revient… il a de loin dépassé le livre… il joue devant Aubert Mongrain stupéfié (mon père gagnera le premier prix de trompette de la province de Québec à C.K.A.C en 1948, l’année de ma naissance.)

A ce moment-là, comme tous les jeunes hommes de la ville de La Tuque, mon père a commencé à travaillé au moulin. Aubert va voir le propriétaire du moulin et demande que mon père travaille sur H R Hillier comme vendeur d’habit de jour pour qu’il puisse devenir iere trompette à l’harmonie de La Tuque.

C’est dans ce contexte que mon père rencontre ma mère… Histoire qui m’a été contée par la fille de la chambrière qui a accueilli mon père…. Parce que mon grand-père Lucien est reparti avec sa femme et  ses autres enfants à St-Raymond de Portneuf après s’être acheté un cheval, mon père prend la décision d’habiter en chambre… Il a comme tout effet personnel, sa trompette et une grande malle vide qu’il veut remplir morceau par morceau parce qu’il a idée de se marier…..

Il passe souvent avec son bel habit de joueur de l’harmonie de La Tuque et sa trompette sur la rue commerciale où habite le père de ma mère, Pepére Lefebvre et sa femme (caractère incroyablement difficile) qui elle surveille comme la prunelle de ses yeux sa dernière fille encore à la maison (Rolande)…

Mon grand-père Lefebvre , après avoir travaillé au moulin a trouvé un emploi sur le train et ce nouveau statut fait que sa femme a horreur de la liberté d’artiste irresponsable dit-elle de Lucien Rochette et sa ribambelle de flyés. Mon père n’a donc aucune chance…

Mais pourtant si… Ma mère est profondément amoureuse, au point de rencontrer mon père en cachette ( les femmes me diront plus tard qu’elle était considérée comme la plus belle femme de la ville de La Tuque).

La malle de mon père, son trousseau de noces est prêt…. tout a été payé… il n’a rien mais il n’a pas de dettes…. Pour tenter de conquérir la mère de ma mère, il fait la promesse à ma mère d’abandonner la musique ap`res son mariage… Mais rien n’y fait…

Mon grand-père Lucien revient de St-Raymond de Portneuf…. il a échangé son cheval pour des bottes pour aller plus loin dans la vie… Il veut aller au mariage de mon père avec ses belles bottes d’artiste… La guerre pogne entre mon père et mon grand-père Lucien….

Dans le même moment, mon oncle Paulo , aussi laid que Fernandel, décide de conquérir ma tante Yolande en passant devant chez elle en brassant ses cennes noires dans ses poches…. Se disant que si mon père a réussi avec sa trompette à conquérir son épouse,  il est capable de mieux faire que lui et de réussir avec ses cennes noires à conquérir la sienne…

Tout cela sur fond de musique classique… car durant l’été, toutes les fins de semaine, l’harmonie de La Tuque joue au parc pour la population… Ma mère y va…. Mon grand-père Lucien joue de la grosse caisse je crois, mon oncle Paulo lui est rebelle… et comme mon père est iere trompette… quand il la lève dans les airs… c’est toute une population qui lève avec lui.

Le mariage a lieu, pour le meilleur et pour le pire… Sur la photo de noces que mon frère François a je crois, personne n’est heureux…. Sauf le père de ma mère qui avec sa sagesse d’homme des silences-musiques en lui-même semble savoir que tout va finir par s’arranger. La mère de ma mère a prétendu avoir eu une faiblesse cardiaque pour ne pas y assister….

Nous sommes en 1947… le 12 décembre 1948, je nais…

Je nais dans la magie de l’amour…. Mes plus anciens souvenirs tournent autour de la même scène… mon père part travailler… le père de ma mère arrive, avec sa pipe, dans la chaise bercante après avoir sorti les poubelles ou pelletter le perron, puis dans un silence presque parfait… il écoute ma mère parler de son bonheur au quodidien…

C’.est drôle parce qu’aujourd’hui, depuis 7 ans maintenant, depuis qu’Isabelle m’a demandé d’être son grand-père, je me revois dans cet homme de respect et de silence et je me trouve chanceux d’avoir eu un modèle de bienveillance si lumineux dans ma petite enfance….

Ma mère m’a conté que mon père, en se mariant, lui avait fait la promesse de ne plus jamais refaire de musique, ni à l’harmonie ni ailleurs pour se consacrer à sa vie de couple… Mais un jour, que m’a dit ma mère, mon oncle Paulo l’appelle de l’hotel pour dire qu’il manque un musicien.. qu’on a vraiment besoin de lui… Ce soir-là, ma mère le voyant soufrrir en marchant de long en large dans la maison, l’a relevé de sa promesse…

La mère de ma mère, rancunière à l’extrême refusait de revoir ma mère… Mon grand-père Lefebvre voyageait entre les deux maisons avec une sagesse étonnante.. Un jour il arrive avec un pydjamas que la mère de ma mère avait tricoté pour moi… Et mon père de dire: OK c’est le temps d’aller lui montrer son petit-fils habillé dans son pydjamas… Et je me rappelle de ce moment-là… Je ne me rappelle pas avoir vu ma grand-mère maternelle par la suite… Sans doute est-elle morte pas longtemps après….

La suite de cette petite enfance est faite de la poésie de mon oncle Paulo… Je me rappelle de l’orchestre de mon père venant répéter dans le salon entre Noel et le jour de l’an… des jeunes hommes… Mon oncle Paulo à l’accordéon, mon oncle Raymond à la guitare, mon père à la trompette, Flash Léveque à la batterie, Castrof à la contrebasse…..

Puis, comme ma mère me l’a conté… une veille de jour de l’an chez mon grand-père Lucien, les meubles avaient été sorti dehors pour une soirée de danse avec l’orchestre de mon père… une histoire de bataille reliée à la saoulerie… le lendemain, gueule de bois ou pas, tous étaient là pour la bénédiction paternelle de mon grand-père Lucien…. et ma mère qui n’a jamais bu a refusé par la suite de retourner à ces partys de famille des Rochette… elle tenait bien de sa mère là-dessus… (rancunière))).

Et là, mon oncle Paulo qui avait conquis ma tante Yolande par la poésie de ses cennes noires dans ses poches s’est mis à rêver plus grand…. Après avoir conquis son cœur par des cennes noires, il voulait conquérir son respect par des 10 cents…

Il a donc organisé un pianothon…. dehors, devant le couvent de La Tuque… avec un long ruban gommé sur lequel les gens venaient déposer des 10 cents pour l’encourager… Il s’est arrangé pour faire un recond qui serait enregistré dans le guilness.. mais pas trop grand pour qu’il puisse le battre l’année suivante….

Je me rappelle y avoir été et déposé un 10 cent que mes parents m’avaient donné…

Après avoir conquis le cœur de ma tante Yolande par les cennes noires, et son respect par les 10 cents, il voulut pousser sa poésie encore plus loin…. ce fut la conquête de la confiance en sa poésie par le biais de 25 cents…. l’année suivante… par un autre pianothon….

Quand mon père arrivait à 3 heures du matin après sa veillée à l’hôtel à jouer de la fanfare (dans ce temps-là, les gens s’habillaient comme des cartes de mode pour aller danser et entendre un spectacle d’un ou d’une artiste de Montréal)

Comme je dormais en haut… je me levais et collais mon oreille sur le plancher.. et j’entendais mon père parler de ses lèvres qui saignaient, de sa peine de voir ses musiciens boire au lieu de se consacrer à la beauté de la musique…..

Très souvent, le samedi soir, mon père ramenait à la maison un ou une artiste de Montréal pour manger des toasts à 3 heures du matin… Ma mère m’a dit souvent que ces moments firent partie des moments les plus heureux de sa vie.

Des fois, le dimanche après midi, mon père m’amenait à ses répétitions avec l’orchestre parce qu’il avait reçu les partitions de l’artiste de la semaine suivante à accompagner… Je me rappelle d’avoir été attaché à une chaise avec une ceinture pendant qu’il me montrait la beauté du monde par sa trompette levée dans les airs.

Chaque dimanche matin, mon père se faisait les lèvres sur sa trompette pour sa répétition de l’après-midi… Une nuit… je me mis à répéter exactement tous ses motifs du matin… Je me mis à pleurer… je réalisai que je n’aurais pas le choix de devenir un artiste… et cela me fit une peine terrible….

Et je grandis avec la poésie épique de mon oncle Paulo au piano, au caractère sacré de mon père à la trompette, au pur plaisir de vivre de Castrof à la contrebasse et surtout avec l’amour des femmes de Flash Levesque à la batterie….

La musique avait trouvé en moi le courage d’être poésie universelle au cœur d’une facticité déroutante.

à suivre… www.wow-t.com

 

 

 

 

 

 

 

 

QUAND LA BRILLANTE DOCTORANTE EN SOCIOLOGIE, GAELLE ENTEME, ME DIT DANS SON BUREAU OÙ ELLE VIT UN NUIT ET JOUR DE RECHERCHES ME DIT: «AS-TU NOTÉ DANS TON CARNET CE QUE TU VIENS DE ME DIRE». jE PRENDS ALORS MON STYLO DE L’UQAM ET JE NOTE DES PHRASES QUI RESSEMBLENT À CELLE D’HIER SOIR: « JE SOUPÇONNE QUE QUELQU’UN QUI VIT DE L’ONTIQUE SANS TRICHERIE PAR UNE VIE PERSONNELLE OEUVRE D’ART VIT DE L’ÊTRE AUTOMATIQUEMENT, SI LOIN DES RECHERCHES EN ONTOLOGIE ET EN MÉTAPHYSIQUE DES PHILOSOPHES DE L’HISTOIRE.

«J’ai l’impression que l’être n’habite que la non-tricherie de l’ontique». «Socrate était profondément de l’ontique»

Gaelle Eteme, doctorante en sociologie sur le thème de la raison cosmétique, me faisait remarquer que je parle très peu de moi autant à elle qu’à Isabelle.

Je suis leur vieillard… Le 31 décembre au soir, vers 11 heures du soir comme tous les jours de l’an… j’étais au café de la place des arts à entamer le dernier quart de mon dictionnaire de philosophie… Un 1183 pages dévoré dans un nuit et jour sans faille… Marlene et Michel étant partis pour la semaine à Toronto, je m’enfonçais dans un ascétisme toujours plus déroutant…

Peu à peu des images naissent en moi… Entre autres, celles des rêveurs et des rêveuses big bang dont j’ai vraiment pris soin depuis tellement d’années.

Je me rappelle de cette jeune femme que j’ai accompagné dans des passages extrêmement douloureux de sa vie et qui a terminé sa maîtrise en comédie musicale à l’université de Lennoxville… Un jour, elle me revoit dans les rues de Montréal et me reconnait.. Pierrot.. me reconnais-tu?… je suis maintenant première assistante de scène à l’opéra de Montréal.

A ce moment-là je dormais dehors, j’étais sale et affamé. Mais bon….

Alors le 31 décembre 2018 au soir, le téléphone du café sonne au café de la Place des arts ( je n’ai pas de tel ni d’ordi)… je suis à une table à lire mon gros dictionnaire…. La veille, un monsieur algérien récemment venu au Canada m’a demandé si j’accepterais de recevoir son épouse qui était professeur de philosophie en Algérie… mais bon…. et cette autre étudiante en maîtrise en environnement me parlant de son rêve blessé parce qu’elle avait été refusé en mdecine… mais bon….

Alors le téléphone du café sonne…  la serveuse que j’appelle Mon me le tend… Allo Pierrot, c’est Gaelle… Isabelle et moi avons fait à manger… On s’en vient te retrouver pour partager un repas pour le jour de l’an… Une heure plus tard, elles arrivent…. nous tentons d’aller à la gare centrale… ca ferme… on retourne chez Isabelle et jusqu’à 5 heures du matin, un vieillard a passé la nuit (comme dit Arnaud) avec les deux plus belles femmes de l’université du Québec:))))))))))))))))))

J’ai répondu : Arnaud, j’ai passé la nuit à écouter émerveillé deux jeunes femmes d’une grande intégrité, d’une grande intelligence…. Isabelle Mathieu et Gaelle Eteme… et je peux témoigner, qu’après ma mort, chacune à sa manière, elles vont changer le monde dans la défense des droits de la femme par un génie inventif et conceptuel a travers deux doctorats dont la question est aussi remarquable tout autant pour l’une que pour l’autre…

Ce matin-là
le vieillard s’est couché bien fatigué

à suivre…

à suivre…

À 70 ANS, LE VAGABOND CÉLESTE EST DEVENU PEU À PEU UN MOTIF À L’INTÉRIEUR DE LUI-MÊME… PARFOIS CE MOTIF PREND LA FORME DE TOUTES LES SCÈNES OÙ J’AI RÊVÉ TOUT HAUT DURANT MA CARRIÈRE DE 32 ANS… PARFOIS CE MOTIF PREND LA FORME DE L’HORIZON QUI ACCOMPAGNAIT MES VAGABONDAGES…. MAIS COMME MON PÈRE ME L’AVAIT DIT À LA FIN DE SA PROPRE CARRIÈRE DE TROMPETTISTE, TU VERRAS… À LA FIN… TU ENTENDRAS LE VENT… IL NE RESTERA QUE LE VENT….

Quand j’entend le vent la nuit, toute ma vie comme les feuilles d’un arbre à l’automne, s’envole et flotte en images diamantées par le soleil de mon rêve big bang. Mon corps devient comme un stradivarius aux sons célestes… il gémit l’impossible caché au cœur de l’essentiel poétique.

Et les visages disparus dans la brume du passé viennent se coller au mien tendrement… pour me dire… on ne comprend rien à ce vent jaloux qui garoche toute tempêtes existentielles entre les roues de nos vies inquiètes….

Mon père a raison…. vieux… on devient motif… au point où je suis incapable d’aller assister à quelque spectacle que ce soit… Mon père peinait à venir aux miens… Je me rappelle à la butte aux pierrots à Val David… j’étais sur scène avec la Poune… il était assis sur le bord iere rangée, une seule petite larme à un de ses yeux… je lui ai demandé après.. Est-ce que cette larme était pour moi? et lui de me dire… non elle était pour moi… le vent… quand on a finit notre vie d’artiste… on n’entend que le vent…

Ma vie s’est terriblement simplifiée… Je me lève si heureux le matin à 6h. am pour prendre un café avec mon partenaire de recherche Michel le concierge… Nous sommes âgés tous les deux… nous avons été sur la même scène du St-Vincent des pierrots, puis des deux pierrots durant plusieurs années…

Il ne reste qu’un vent doux et puissant entre nous deux… Sa guitare est sur le mur de son bureau… il en joue encore quelque fois… la mienne est dans la forêt… il vente sur elle maintenant comme bientôt sur mon je pense…

La nano-citoyenneté-planétaire, les enfants du monde entier qui meurent de faim ou de blessures de guerre, notre algorithme social wow-t=2.7k?….. chaque matin nous espérons lui et moi et Marlene qui se lève plus tard que le vent jaloux fera faire le tour du monde à cette poésie de toute vie personnelle œuvre d’art….

Comme la chanson au clair de la lune… nul besoin de savoir qui a rêvé cette poésie pour le soulagement de la condition humaine sur terre…….

à suivre…
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COMMENT UN VAGABOND CÉLESTE PEUT-IL ÊTRE EN AMOUR DE N’ÊTRE RIEN, DE N’AVOIR RIEN ET DE NE DÉSIRER RIEN À CE POINT-LÀ?

Et pourtant, quand un ou une de mes jeunes camarades de recherche en maîtrise ou en doctorat a faim ou est incapable de payer son loyer, je suis saisi d’une frayeur ontologique. Il est du devoir de tout vieux chercheur de tout faire pour protéger le rêve d’un ou d’une jeune chercheuse.

Tout se passe comme si le multivers m’avait soufflé à l’oreille… la chanson du camionneur par Fred va te donner quelques droits d’auteur et tu pourras discrètement contribuer au rêve big-bang à travers ceux et celles dont tu respectes la non-tricherie.

Parfois
j’ai si honte de ne pas être à la hauteur…
si je faisais des sous, je pourrais mieux aider autour de moi

à suivre…