ISABELLE LA BOXEUSE ANIMÉE PAR UNE PASSION ÉPIQUE: CHANGER LE MONDE TOUT EN CHANGEANT L’HISTOIRE DE L’ART

Cela fait maintenant 6 ans, presque 7, que je suis un témoin privilégié d’une aventure intellectuelle d’une rare intensité, celle d’une jeune boxeuse qui retourne aux études pour réfléchir sur le rapport entre l’art et la boxe.

Hier soir, au restaurant, elle a étalé, comme elle le fait à chaque fois,  son exemplaire de mémoire de maîtrise sur la table, tel une série de feuilles de musique mainte fois annotée de nouvelles réflexions au crayon à mine. Et cela même si, ce mémoire est déjà remis. Et passer devant ses trois correctrices pour évaluation ne constituera qu’une simple formalité institutionnelle.

Mais ce n’est pas le diplôme qui l’intéresse, ni se trouver un travail d’enseignante… Non… elle ne vit que pour changer le monde et changer l’histoire de l’art.

On reconnait un génie au bruit qu’il fait quand il part.

Quand Isabelle entre au restaurant… elle lit sa maîtrise comme si elle était au collège de France, elle pratique l’insulte quand j’ose un commentaire (non pas à la manière de Schopenhauer et de sa rhétorique dans l’art d’avoir toujours raison) mais de façon péremptoire avec un mélange étonnant d’intelligence argumentaire et de rhétorique incendiaire et cela en des formules à ce point lapidaires que les gens autour dans le restaurant pensent qu’elle agresse un vieillard:))))) Son insolence est en soi  un mécanisme de création, enrubant son respect de la personne humaine  par l’action sociale et non pas par la courtoisie formelle.

Comme si elle était en atelier de création,  elle rit, elle crie, elle pleure, elle déconstruit une étiquette pour en évaluer les attributs essentiels (ex: le réalisme) avant d’en réinventer une nouvelle vision tenant compte des aporismes reliés à ses enjeux. Elle note, elle efface, elle parcourt , elle architectonise sa conclusion ouverte en fonction d’une réflexion approfondie tenant compte de son oeuvre finale: LA ROSE BLANCHE.

Pour elle l’écriture orale n’est pas de la littérature, elle est l’action même: LE RING EST LE TABLEAU QUE J’HABITE. Elle implose de ligne pure, elle recherche sans cesse le sens de la construction dans un dérapage contrôlé d’intensité rhétoricienne. Elle est hors-cadre, jubilatoire, radicalité mouvante d’un corps de la femme qu’elle perçoit comme un espace de droit, d’art et de boxe.

Pour moi, Isabelle la boxeuse (elle a horreur que je nomme son nom) , c’est l’absolu même de la performance au Québec (elle m’assommera parce que je ne dis pas de la planète entière:)))))) au sens de l’intégrité de sa question probante la transcende au point où chacune de ses hypothèses fortes n’en constitue qu’une poïétique d’une recherche sans fin.

Non seulement, elle a tout d’une future doctorante, mais je dirais qu’elle possède une force à la Simone de Beauvoir ou à la Marie Wollstonecraft d’un tel rayonnement didactique qu’elle pourra un jour (et cela j’en suis convaincu) diriger avec génie des mémoires de maîtrise autant que des thèses de doctorat.

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LA CHANSON DU CAMIONNEUR
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LÂCHE-MOE PAS
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Marlene, jardinière de la beauté du monde
Michel, concierge de la beauté du monde
Pierrot, vagabond de la beauté du monde