LA VIE PERSONNELLE OEUVRE D’ART… LA MÉMOIRE POÉTIQUE DE L’AVENIR D’UNE PERSONNE HUMAINE AMOUREUSE DE LA BEAUTÉ DU MONDE

La vie personnelle œuvre d’art n’est pas une suite de renoncements, mais un processus d’adaptations, d’enrichissement et surtout de DENSIFICATION.

La nano-densification m’est venue de mes 14 ans de recherche menant à une maîtrise sur le rire tissée de 250 spectacles par année avec le duo Rochette-Lamarre dont j’écrivais les numéros en fonction des enjeux reliés aux trois formes d’émotion que provoque un rire dans le cerveau humain: le rire de supériorité, le rire de soulagement et le rire d’incongruité.

Toute ma vie personnelle œuvre d’art tournait autour de ces nuits et jour de lectures et de réflexion, de laboratoire par des séquences comiques où seul la théorisation architecturée du décodage des 3 formes de rire, d’un rire à l’autre comptait de façon à ce que le lendemain, je puisse réussir par le rythme ( comme la poune disait, quand le public va vite, va lent, quand le public va lent va vite) et le pacing.

Dès que mon diplôme de maîtrise fut réussi, je perdis tout intérêt pour la scène, mais pas pour ma vie personnelle œuvre d’art.

Combien de fois à l’intermission d’un spectacle Denis m’a retrouvé dans un coin perdu à continuer la lecture d’un chapitre de Bergson, demandant de retarder le retour sur scène pour que je puisse terminer mon chapitre. Je ne conaissais ni le trac, ni le plaisir d’être quelqu’un… mais que la joie d’être un chercheur que le public et l’institutionnalisation du métier dérangeait.

Arriver tôt, dormir dans un garde-robe d’un club de golf, repartir, passer la nuit à lire dans le camion plutôt que de rentrer… la réalité me fuyait et je la fuyais… A cette époque, la radio de radio-canada était somptueusement élitiste et beaucoup d’émissions provenaient de France-Culture. Que de joies dans des silences absolus entre deux villes.

Sans boire, ni fumer, ni droguer, sans aucune dépendance, illuminé de poésie existentielle, je n’ai pas vu passer la vie parce que la vie ne m’a jamais intéressé. Trop banale, trop instinctive, trop formelle par les traditions, morales ou institutions.. non j’aimais le rêve relié à une vie personnelle œuvre d’art LA MÉMOIRE DE L’AVENIR, qui non seulement ne renonçait à rien, mais qui e plus se nourrissant d’adaptations, d’enrichissements et de densification par la lenteur que donne la beauté d’une séquence parfaite d’osmose inouie entre l’artiste et le public.

Souvent au retour, Denis dans le camion faisait jouer des chansons de chansonniers inconnues que l’on commentait en long et en large, après avoir encodé et théorisé des moments exceptionnels de rythme enivrant entre le public et nous.

Que de fois, mon camion contenant tous les costumes de tous les numéros servait à nourrir une improvisation du spectacle s’appuyant sur la composition du public lorsqu’elle était d’une densité particulière.

Que de numeros de slapstic, de burlesque, de monologues, de duos, entrelacés de longues recherches sur la valeur axiologique positive, tout en prenant soin à l’intermission de gens qui souffraient en se rendant à leur chaises pour communiquer notre condition humaine.

Comme Michel le philosophe-cinéaste-concierge fut aussi un partenaire de scène au st-Vincent et aux Pierrots et aux deux pierrots durant près de 8 ans dans les années 70, je retrouve en nos conseils d’administration du matin la même soif de vie personnelle œuvre d’art. Lui se réalisant par sa vie de couple admirable et moi par un célibat céleste dédié à la beauté du monde.

Merci la vie

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Michel le concierge

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