ISABELLE LA BOXEUSE… UNE PLUME D’EXCEPTION

Dans une maîtrise-création sur l’art et la boxe où on ne lui demande institutionnellement que 30 pages plus une œuvre finale…..cette créatrice a déjà pondu un brouillon de 100 pages dont la danse entre la rhétorique passionnée d’oralité littéraire et l’argumentaire nano-féministe bien ancré dans des recherches culturelles me semble une grande œuvre d’art.

Une partie de sa conclusion parle de notre dyade. Celle du VIEILLARD ET DE LA BOXEUSE, qui dure maintenant depuis 5 ans.
cette CRÉATRICE EXCEPTIONNELLE, QUI ÉCRIT AVEC LES MOTS DE ZOLA HABITÉS MAGIQUEMENT PAR LA RUGOSITÉ DU TEMPÉRAMENT CRÉATEUR DE CEZANNE, décrit ma personne n’habitant même plus ma chair depuis tant années avec une élégance d’oralité littéraire à couper le souffle.

Je sais qu’elle m’en voudra d’en dévoiler un extrait… parce que ce n’est encore qu’un brouillon. Mais comment résister? En autant que je nomme pas son nom de famille qu’elle m’a déjà dit:))))))))))

Surtout qu’elle a comme projet d’écrire une pièce de théâtre dont le titre sera «LE VIEILLARD ET LA BOXEUSE» et qu’elle a l’intention d’en être l’auteure, la metteure en scène et l’actrice principale.

Je la verrais bien à l’usine C, comme créatrice participant à la révolution féministe par la transthéâtralité, bien appuyée par Brigitte Poupart. Elle devraient se connaître ces deux-là. La même fougue à transthéatraliser le droit des femmes de la nano-modernité.

——————
ESTRAIT DE LA CONCLUSION
DU BROUILLON DE LA MAÎTRISE
D’ISABELLE LA BOXEUSE

En conclusion….
Résumons, puisque cette jeune femme, c’est moi.
Celle qui aura persistée de ses préceptes à ses concepts, celle aura affronté le rachitisme réflexif d’un vieillard n’ayant jamais boxé, celle qui aura su faire taire les trente ans de connaissance de ce vieil érudit la chemise poudrée de pellicules lui disant : « T’as raison, mais s’pas l’temps que t’ailles raison ! », celle qui aura affronté ses vieilles chaussettes teintées de patriarcat comme la confiture d’un bonbon goudronné, celle qui s’emporta, s’offusqua et se fâcha à plusieurs reprises est celle qui aura rejeté la méthodologie insignifiante de cet impotent incapable de se faire couler un café qui osa rajouter : « Hey ! C’est moé qui mène » avec le ton acerbe d’un vieux John Wayne sartrien furieux et rougit par la passion qui le désorganise imposa un branlebas d’arguments logique, trop lent pour elle.
Retenons celle qui a refusé les lectures en diagonal, lisant en entier tous les ouvrages essentiels à ses recherches forçant l’éloge d’un mérite dont ce monsieur supérieur – j’ai raté mes trois mariages – ne pourra jamais se glorifier.
Cette jeune femme, c’est moi, confrontée à l’insistant d’une seule réplique positive :
« M’inque qu’tu fasses œuvre, toi, y’a une carrière qui attends » lui qui exigeait toujours plus.
Ce vieil homme aura été opposé à une jeune femme intègre dont les efforts couvrent une telle démarche. Je suis celle qui aura réservé, maintenu son autonomie et atteint sa maturité intellectuelle malgré les commentaires d’un vieillard frustré disant et réfléchissant parfois à sa place, le concept de l’Arthlétisme, trop heureux tel un livre refoulé dérangeant, voulant définir avec l’heure un terme plus grand encore que la possession matérielle de ses bouteilles en plastique contaminées le rassurant dans son rôle d’Einstein, un concept qui, avouons-le, le concerne peu, et même pas du tout, car Le ring est le tableau que j’habite, il est mon seul tableau. Et ce de quelle manière ?
Rappelons-le lui ainsi qu’à d’autres, tel qu’il est écrit depuis déjà plusieurs années dans le synopsis de l’œuvre vidéographique et documentaire produite intitulée Boxe-painting :
« J’ai en mémoire la boxe comme une éternelle seconde vie, je suis seule avec cette idée qui habite mon âme, comme si elle avait son espace dans mon esprit. Ce souvenir est d’horreur et de privations, il m’interpelle si fort que maintenant j’ai froid. »
Que pourrait une jeune femme aujourd’hui devant ce vieillard baptisé le grand-père œuvre d’art en regard à ses recherches doctorales, qu’il tente de transmettre, puisque ça ne m’intéresse pas. Que pourrait défendre une jeune femme insultée par l’hermétisme la déduction ? Je dirais qu’elle doit, devrait continuer à jouer à l’assistante de recherche, d’un grand-père qu’elle n’a jamais eu, pensant à l’hypothèse de son doctorat à elle, et sachant qu’elle est de loin plus analytique, plus précise que ce dictionnaire vivant qui ne sert à rien.
Nous formons une dyade professionnelle à la hauteur d’un pays, dont l’éthique marquera peut-être l’Histoire c’est pourquoi j’accepte la présence – de ce vieil homme, parce que c’est lui.
Je suis celle qui ayant vécue par le biais de la pratique pugilistique des états de conscience altérée, mettant en relief une chose, mais dont le corps était en état de vieille, plutôt en survie en proie aux exigences et aux contraintes physiques dont il avait été forcé, celle qui, lorsqu’elle était dans le ring, fut suffisamment lucide pour admettre que cette chose, dans l’état où elle se trouvait , ne pouvaient pas être données à voir par la volonté ni par ses prouesses sportives.
Celle qui croyant en cette chose a fait l’expérience d’une énergie, d’une force vitale plus grande encore, que ce à quoi elle s’attendait, écrivons-le, ce n’était ni la conscience pensante ou réfléchissante, mais bien un espace à l’intérieur d’elle qui combattait à sa place, un peu comme si la noblesse et la sagesse réunies à travers ses os avait choisi de livrer ces performances malgré ce corps épuisé, drainé et fatigué. Comme si la noblesse étant elle, ne voulait plus être Elle, comme si le courage de cette sagesse étant lui, ne voulait plus être Lui.
Mes recherches m’auront permis d’identifier ce qu’il se passait en moi, lorsque l’instinct se bat avec l’Intelligence, et ce continuellement, derrière se loge l’intelligence créatrice et intuitive ayant pour fonction de synthétiser les émotions sous-jacentes qui traversent le corps lorsqu’il se meut. Cette jeune femme c’est moi, celle qui aurait voulut atteindre l’universel, celle qui voulut comprendre cette énergie dont elle était habitée. Maintenant, parce que je suis née combattante, je peux écrire que j’ai fait l’expérience de ce que l’on peut appelle aujourd’hui l’Esprit de la boxe.

A SUIVRE:))))))

————–
AGENDA DE PIERROT
je me lance donc dans un nuit et jour de la lecture des deux livres exceptionnels de Paul Benichou sur le romantisme français, Isabelle la boxeuse était l’héritière du romantisme vitalisme de Simone de Beauvoir et Pierrot vagabond l’héritier du vieillard de la «complainte du vieux marin» de Coleridge, d’un romantisme anglais idéaliste naissant de 1798.

Comme un sculpteur de ma vie personnelle oeuvre d’art, mes lectures inassouvies, insatiables me tracent, me défoncent, me découpent, m’épannent, m’ébauchent, me finissent pour qu’à la fin il ne reste que le cri de la multitude nano-citoyenne-œuvre d’art comme peau de mon âme habitant mon corps avec distraction vagabonde et céleste.

sur You Tube
Michel le concierge

sur Google
Marlene A. jardinière du pays œuvre d’art